LEGA
sincèrement attaché à Bonaparte : il lui fut du plus grand secours à la séance de Saint-Cloud, dans la journée du 19 brumaire; il commandait alors la 17* division militaire, dont Paris était le chef-lieu.
lefebvre-gineau iLouis) , physicien, né en 1754 dans les Ardennes, mort en 1829, fut nommé en 1786 professeur de mécanique au collège de France, remplit pendant la révolution des fonctions municipales à Paris, et fut persécuté pour sa modération; entra à l’Institut dès sa création, fut chargé, lors de l'établissement des nouvelles mesures, de fixer l’unité des poids, devint ensuite inspecteurgénéral et conseiller honoraire de l’université. Membre du Corps législatif, puis de la Chambre des Députés, il se montra toujours libéral : aussi perditil sa chaire en 1827. On lui doit une édition estimée des Infiniment petits de L’Hôpital, 1780.
LEFORT (François) , général et amiral au service de Russie, né à Genève en 1656, servit d’abord en France, quitta ce service par suite d’une affaire d’honneur, et passa en Russie sous le czar Fédor Alexiewitch. Il était capilaine à la mort de ce prince, et contribua puissamment à faire proclamer Pierre 1. 11 devint dès ce moment le conseiller intime et le confident du czar, qui le nomma général de ses troupes, amiral de ses armées, viceroi de Novogorod. Lefort inspira à Pierre I de grands projets de réforme, l’accompagna dans ses voyages, l’aida à civiliser les Russes, créa une marine, une armée , battit les Turcs et organisa un système de finances. Il mourut en 1699. Pierre 1, en apprenant sa mort, s’écria : « Hélas ! je perds le meilleur de mes amis. »
LEFRANC DE POMP1GNAN. Voy. pompignan.
LE FRANÇOIS (l’abbé), auteur de la géographie dite de Crozat. Voy. crozat.
LEFS1NA, l’ancienne Eleusis. Voy. lepsina.
LEGALLOIS (J. -César), médecin, né à Cherrueix, près de Dol (Ille-et-Vilaine), vers 1775, se fit recevoir docteur en 1801, et se plaça au premier rang des physiologistes par ses Expériences sur le principe de la vie , des mouvements du cœur, et sur le siège de ce principe (la moëlle épinière) , Paris, 1812. Il était depuis un an médecin de Bicêtre lorsqu’il mourut en 1814. — il laissa un fils qui marchait sur ses traces , mais qui périt jeune, en Pologne, victime du choléra qu’il était allé combattre (1831).
LEGANES, bourg d’Espagne (Madrid), à 11 kil. S. O. de Madrid ; 2,000 hab. Titre d’un marquisat.
LEGANÈS (le marquis de), général espagnol, fut chargé par l’empereur, à la mort du duc de Savoie Yictor-Amédée (1637), de s’opposer à ce que la duchesse Christine de France fut reconnue régente ; assiégeaTurin en 1639, et fut forcé de lever le siège ; il fut plus tard employé en Espagne, et força le comte d’Harcourt 5. lever le siège de Lérida (1646).
LÉGAT. Sous l’empire romain, on donnait ce nom aux délégués de l’empereur. Leurs attributions pouvaient être civiles, militaires, judiciaires et administratives. S’ils étaient membres de la cour impériale, ils prenaient le titre de missi a latere. — Dans les pays catholiques, on appelle légat un envoyé du pape chargé de le représenter. Les légats à latere sont des cardinaux envoyés extraordinairem. avec des pouvoirs très-étendus près des princes étrangers, ou dans des prov. de l’État ecclésiastique. Ceux qui sont envoyés dans les divers pays avec des pouvoirs ordinaires s’appellent nonces. — On donne le nom de ligats nés , legaii nati , aux vicaires perpétuels qui représentent le pape dans les royaumes éloignés de Rome: tels étaient en France les archevêques d’Arles et de Reims, en Angleterre celui de Cantorbéry.
LÉGATIONS et DÉLÉGATIONS, noms donnés dans plusieurs états d Italie aux principales divisions territoriales. Ainsi les États de l’Église sont divisés eu six légations et treize délégations. Le royaume