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ford), à 26 kh . S. 0. de Bedford , sur l’Ousc et le canal*de Great-Junetion ; 5,000 hab. Commerce.
LEIGNÉ-SUR-USSEAU, ch.-l. de cant. (Vienne), à 12 kil. de Châtellerault ; G00 hab.
LEINE , riv. d’Allemagne, prend sa source dans le Harz, au m. Dün (Saxe pruss.), entre dans le roy. de Hanovre, où elle arrose Gcettingue, devient navigable près dellanovre, et tombe dans l’Aller après un cours de 250 kil.
>EIN1NGEN. Voy. linange.
LE1NSTER ou LAGEN1E, une des quatre grandes divisions de l’Irlande, bornée au N. par l’Uister, à l’E. par la mer d’Irlande, au S. par le canal Saint-George , et à 10. par les provinces de Munster et de Connaught. : 250 kil. sur 100 ; 1,700,000 hab. Ch.-l., Dublin, capitale de toute l’Irlande. Le Leinster contient 12 comtés. Voy. Irlande. -
LEIPAou BOE1IM1SCH-LEIPA, ville de Bohême (Leitmeritz), à 35 kil. N. E. de Leitmeritz; 5,000 hab. Draps, polissage des glaces, etc.
LEIPN1K, ville des États autrichiens (Moravie), à 13 kil. N. O. de Prérau ; 4,000 hab. Draps.
LEIPSICK, Leipzig en allemand, ville d'Allemagne, dans le roy. de Saxe, ch.-l. d’un cercle de même nom, au confluent de l’Elster blanc et de la Pleisse, à 102 kil. N. O. de Dresde, par 10° V long. E., 51° 20’ lat. N.;55,b00 li (1843). Monum. remarquables : le château do Plcisscnbourg avec un observatoire, les églises de Saint-Nicolas et de Saint-Thomas, l’hôlel-de-ville, la bourse, le Paulinum, le bâtiment de l’Université, etc. Outre son université, une des plus renommées de l’Allemagne, Leipsick possède 5 bibliothèques, un jardin botanique, etc., des sociétés savantes, d’arts, de bienfaisance, et divers établissements d’instruction. Plusieurs chemins de fer. Commerce actif, principalement la librairie; il s'y tient trois foires célèbres (1er janvier, 3e lundi après Pâques, dimanche après la Saint-Michel ; la 2e est particulièrement consacrée à la librairie). Kæstner, Teller, Fabricius, Leibnitz, Thomasius sont nés à Leipsick. — Cette ville est assez ancienne; elle tire son nom d’un mot slave qui veut dire tilleul. Les Suédois remportèrent aux environs deux victoires signalées sur les Impériaux en 1G31 et 1G42. Les Prussiens la prirent en 1745, et Ferdinand de Brunswick en 1756 ; Davoust s’en empara en 1806 après la bataille d’iéna. Du 18 au 19 octobre 1813, se livra sous ses murs la célèbre bataille de Leipsick, connue en Allemagne sous le nom de bataille des Nations ( Vœlker schlacht), dans laquelle les Français, fort inférieurs en nombre, furent obligés de battre en retraite devant l’armée des alliés, après une résistance acharnée, et par l’effet de la défection des corps saxons.
LEIRIA, ville murée du Portugal (Estramadure), à 115 kil. N. E. de Lisbonne; 2,500 hab. Châteaufort. Évêché. Palais du roi Denis. Commerce. Aux environs, grande verrerie de Marinha-Grande. — Alphonse Henriquez l’enleva aux Maures; mais ceux-ci la reprirent, et elle ne retomba au pouvoir des Chrétiens qu’au xm* siècle, sous Sanche J. Résidence de plusieurs souverains.
LEIRIA, ville d’Espagne. Voy. leria.
LEISSNIG, ville de Saxe, à 44 kil. S. E. de Leipsick; 2,600 hab. Drap, flanelles, futaine, etc. Patrie du philosophe et historien Schwarz.
LEITH, jadis Inverleith , ville et port d’Ëcosse (Edimbourg), à 2 kil. N. E. d'Edimbourg, à l’embouchure du Leith dans le Fortli ; 25,853 hab. C’est en quelque sorte le port d’Edimbourg. Quelques beaux édifices (l’église neuve, bourse, douane, collège, docks, etc.). Toile à voiles, corderies, verreries, forges, tréfilerie, chantiers de construction. Grand commerce extérieur. Leith s’agrandit tous les jours, et üù tardera pas à rejoindre Edimbourg.
LEITHA , riv. des Etats autrichiens, naît dan? î’archiduehé d’Autriche (Vienerwald) , à 9 kil. S de Neustadt; entre dans la Hongrie à Neusiedels’unit à un bras du Danube, près de Wieselbur;/ et tombe avec ce bras dans le Danube à Raab, anrès 133 kil. de cours.
LEITMERITZ, ville des États autrichiens (Bohême), ch.-l. du cercle de même nom , à 53 kil. N. O. de Prague, sur l’Elbe; 3,800 hab. Evêché. Commerce actif. — Le cercle de Leitmeritz, borné par la Saxe et les cercles de Rakonitz et de Bunzlau, a 98 kil. sur 35 et compte 335,112 hab.
LEITRIM, bourg d’Irlande (Leitrim), à 5 kil. N. de Carrick-on-Shannon. Jadis importante.
leitrim (comté de), comté d’Irlande, dans le Connaught, entre ceux de Fermanagh à l’E., de Donegal au N., de Longford au S. E., de Roscommon et de Sligo à l’O. : 90 kil. sur 22; 141, 303 hab. Ch.-l., Carrick-on-Shannon. Sol varié; vallées fertiles, mais agriculture arriérée.
LEJAY (Guy-Michel), né à Paris en 1588, mort en 16 M, fut d’abord avocat au parlement de Paris, puis embrassa l’état ecclésiastique. 11 est l’éditeur d une célèbre Bible polyglotte en sept langues (hébraïque, samaritaine, chaldéenne, grecque, syriaque, latine, arabe), qu’il commença en 1628 et n’acheva qu’en 1645, et dont l’exécution consuma toute sa fortune.
lejay (Gabriel-François), jésuite, né à Paris vers 1657, mort en 1734 , professa la rhétorique avec succès pendant l9ansau collège Louis-le-Grand, et compta Voltaire au nombre de ses élèves. On a de lui une traduction des Antiquités romaines de Denys d’Halicarnasse, avec notes, Paris, 1723,2 vol. in-4; Bibliotheca rhetorum, 1725, 2 vol. in-4, et 1809-13, 3 vol. in-8 (édition revue par Amar).
LEJEUNE (Jean), prêtre de l’Oratoire, fils d’un conseiller au parlement de Dole, né en 1592 à Poligny, mort en 1672 à 80 ans, s’attachait surtout dans ses sermons à détruire les abus et les vices, plutôt qu’à discuter les questions de dogme. Il perdit la vue en 1635; mais cet accident ne lui fit pas suspendre ses travaux apostoliques. On a de lui des Sermons imprimés à Toulouse, 1662 et années suivantes, 10 vol. in-8, et réimprimés à Lyon sous ce titre : le Missionnaire de l'Oratoire, 1825-27, 15 vol. in-3. Massillon faisait grand cas deces sermons.
LEKA1N (Henri-Louis), acteur tragique, fils d’un orfèvre de Paris, né en 1728, mort en 1778, manifesta de bonne heure un goût prononcé pour le théâtre, et trouva dans Voltaire un protecteur. Il débuta à la Comédie- Française en 1750, et fut très applaudi dès la première représentation; il ne cessa depuis de s’exercer, et arriva dans son art ail plus haut degré de perfection. Les rôles qu’il affectionnait étaient ceux d' Or este, de Néron, de Gengis-Khan et de Mahomet. Lekain était d'une taille courte et un peu pesante; il avait une figure commune et la voix voilée; mais par l’étude il corrigea ou fit oublier ces défauts de la nature : sa démarche devint imposante et grave, ses traits et sa voix purent exprimer toutes les passions. Animé d’une sensibilité profonde, il s’identifiait avec ses personnages. Il avait une connaissance parfaite de son art, et on lui doit plusieurs réformes importantes, celle, entre autres, du costume : jusqu’à lui on avait représenté des personnages antiques avec les habits du jour. Son fils a publié • Mémoires de H.~ L. Lekain , suivis d’une Correspondance de Voltaire, Garrick, Colardean, etc., Paris, 1801, in-8.
LE LABOUR EUR (Jean), historien, né à Montmorency en 1623, mort en 1675, élait prieur de Jnvigné et aumônier du roi. 11 est auteur de : Tombeaux des personnes illustres, avec leurs éloges, Paris, 1642, in-fol.; Histoire du maréchal de Gué~ briant, 1656, in-fol. : Histoire et relation d'un v
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de la reine de Pologne , 1648, in-4. On lui doit une édition des Mémoires de Michel de Caslelnau} 1659, et 1721, 3 vol. in-fol. ; l’ Histoire du roi Charles VI, traduit du latin en français sur un manuscrit tiré de la bibliothèque du président de Thou, 1663, 2 vol. in-fol.; Y Histoire de la pairie et du parlement de Paris, Londres, 1740, in-î2.
le laboureur (Louis), poëte médiocre, frère aîné du précédent, né vers 1615 à Montmorency, mort en 1679, est auteur de divers poèmes, entre autres : les Victoires du duc d’Enghien, 1647, in-4; Charlemagne, 1664, in-8, 1687, in-12, etc.
LELAND (John), théologien anglais, né en 1691 à Wigan (Lancastre), mort en 1766, était ministre presbytérien à Dublin. 11 combattit dans des écrits pleins de logique les incrédules de son temps, Tindal, Morgan, Dodwell, Bolingbroke; publia en 1754 une Revue des écrivains déistes de l' Angleterre, et donna en 1760 un traité des Avantages et de la Nécessité de la révélation chrétienne, qu’on regarde comme son chef-d’œuvre. — Un autre John Leland se distingua comme antiquaire au xvie siècle ; on a de lui : Principum... in Anglia virorum encomia, Londres, 1589; Ilinerary of Gréai Britain , publié en 1710, et réimp. par Hearne en 1744. Il mourut en 1552.
leland (Thomas), né à Dublin en 1722, mort en 1785, a publié : Histoire de Philippe, Dublin, 1758 ; Histoire d'Irlande, 1773, et a traduit Démosthène.
LÉLÊGE& ou LÉLÈGUES, une des populations primitives de la Grèce. Ils partirent, dit-on, de la Carie, passèrent en Crète, de là dans le S. du Péloponèse, puis se répandirent en Mégaride, en Etolie, en Eubée et en Asie-Mineure , aux environs d’Adramytte. — Le premier roi de Lacédémone fut un Lélex (vers 1740 av. J.-C.); un autre Lélex régna aussi à Mégare (vers 1580). Ces princes paraissent n’être que des personnifications du peuple lélège.
LELEX. Voy. léléges.
LEL10, nom par lequel les Italiens désignent au théâtre l’emploi des amoureux. On connaît particulièrement sous ce nom l’acteur Louis Riccoboni. Voy. RICCOBONI.
LÉL1US. Voy. lælius.
LELONG (le Père Jacq.), oratorien, néàParis en J 665, m.enl721, professâtes humanitésdansplus. collèges de son ordre et fut bibliothécaire de l’Oratoire (rue Saint-Honoré). 11 savait l’hébreu, le chaldéen, le grec, l’espagnol, le portugais, l’anglais; avait des connaissances étendues en mathématiques, en philosophie, et surtout en bibliographie. On a de lui : Bibliotheca sacra, 1709 et 1723; Bibliothèque historique de la France , contenant le catalogue des ouvrages imprimés et manuscrits qui traitent de l’histoire de ce royaume , Paris, 1719, ouvrage très important, réimprimé avec des augmentations considérables en 1768, 5 vol. in-fol. R avait aussi préparé un recueil des historiens de France qui a été depuis achevé et publié par les Bénédictins.
LE LORRAIN, peintre. Voy. lorrain.
LELY (Pierre van der faes, dit le chevalier ), peintre allemand, né en 1618 à Soest (Westphalie), essaya d’abord le paysage, puis se consacra tout entier au portrait. Etant passé en Angleterre , il devint peintre de Charles I, et fit le dernier portrait de ce monarque dans la prison de Hampton- Court. Lely reproduisit aussi les traits de Cromwell, devint en 1668 peintre du roi Charles II, qui le créa chevalier, et mourut à Londres en 1680.
LEMAIRE (Jean), dit de Belges, historien et poëte français du XVe siècle, né à Belges (Bavai) en Hainaut vers 1473 , mort vers 1547, était eleredes finances du roi de France et du duc P. de Bourbon. Il fut chargé par Louis XII de diverses missions, soit à Venise, soit à Rome. On a de lui : le Temple d'honneur et de vertus, en prose et en vers, Paris, 1503; la Légende des Vénitiens, Paris, 1509, in JS.,
la Légende du Désiré, Paris, 1 509, in-8 ; le Triomphe de l'amant vert (le perroquet), Paris, *635 , in-16; Traité de la différence des schismes et des conciles, etc., Lyon, 1511, in-4 ; Promptuaire des conciles de l’Eglise , etc., Paris, 1512, Lyon, 1532, in-16; Illustration des Gaules, etc. (il y fait descendre les Francs de Francus, fils d’Hector), Paris, 1512, in-fol.; la Couronne margaritique , Lyon, 1549, in-fol. Dans les démêlés de Louis XII avec Jules II, Jean Lemaire écrivit en faveur du roi.
lemaire (Jacq.) , navigateur hollandais, découvrit en 1615 avec le pilote Schouten le détroit qui porte son nom, et qui sépare la Terre de Feu de la Terre des Étals. Après avoir traversé ce détroit, il navigua dans la mer du Sud, visita la Nouvelle- Guinée, relâcha à Batavia, et mourut pendant son retour en Europe, 1616.
lemaire (Nic.-Eloi), né en 1767 à Triaucourt (Meuse), mort à Paris en 1832, obtint de grands succès dans ses études au collège Ste-Barbe ; se distingua surtout par son talent pour la poésie latine; remplaça dès l’âge de 23 ans son ancien professeur, Binet, dans sa chaire de rhétorique ; remplit pendant la révolution quelques fonctions judiciaires et administratives; fut nommé sous l’empire professeur de poésie latine, d’abord au Collège de France, puis à la Faculté des lettres de Paris (18 1 1), et devint doyen de cette Faculté (1825). Plein d’enthousiasme pour les grands maîtres, il obtint dans son enseignement de brillants succès. On lui doit la grande entreprise des Classiques latins, 1 54 vol. in-8. Cette belle collection, publiée sous les auspices du gouvernement et imprimée par les Didot, fut commencée en 1818 et ne fut achevée que l’année de la mort de l’éditeur : elle reproduit les éditions les plus correctes, et offre un choix des meilleurs commentaires et plusieurs travaux entièrement originaux.
LEMAIRE (détroit de) , à l’extrémité S. de l’Amérique méridionale , entre la Terre de Feu et l’île des Élats, doit son nom au navigateur hollandais Jacq. Lemaire.
LEMA1STRE (Ant.), d’une famille qui s’était depuis longtemps illustrée dans la magistrature, né à Paris en 1608, mort en 1658, était par sa mère parent des Arnauld de Port-Royal, et fut lui-même un ardent janséniste. Il exerça d’abord la profession d’avocat et s'acquit une grande réputation au barreau; puis il quitta le monde et se retira vers 1636 à Port-Royal où il se livra jusqu’à sa mort à des études et à des exercices de piété. On a de lui un Recueil de plaidoyers , Paris, 1654; un traité de Y Aumône, 1658, et des brochures de circonstance contre les Jésuites.
lemaistre de sacy, frère du précédent, plus conna sous le nom de Sacy. Voy. sacy.
LÉMAN (lac), ou DE GENÈVE, dit quelquefois chez les anciens Accion palus. Voy. Genève. — Le lac Léman donna son nom à un département de l’empire français, formé de la partie septentrionale de la Savoie, jointe à la ville et au territoire de Genève ; il était borné au N. par la Suisse, à l’E. par le départ, du Siinplon, au S. par celui du Mont- Blanc, à l’O. par ceux de l’Ain et du Jura, et avait pour ch.-l. Genève. — Le canton de Vaud porta aussi un instant, sous l’Empire, le nom de c. du Léman
LEMARE (P.-Alex.), grammairien, né en 1766 àGr.-Rivière (Jura), mort à Paris en 1835, était principal du collège de Saint-Claude en 1789, et remplit pendant la révolution quelques fonctions administratives dans son pays. Franchement républicain, il fut proscrit sous l’Empire ; il vint alors à Paris, y enseigna avec succès la langue latine, et fonda l’Athénée de la jeunesse. 11 cultivait à la fois la grammaire, les sciences et l’industrie ; il se fit recevoir médecin à 50 ans. On lui doit plusieurs inventions ingénieuses, notamment celle des calé^ac