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leurs. On a de lui : Cours théorique et pratique de la langue latine, 1804 ; troisième édition, 1817, in-8; Cours de langue française, 1807, in-8; Dictionnaire français par ordre d'analogie, 1820, etc. Dans ses ouvrages degrammaire, qui sont justement estimés, ii procède analytiquement, commençant par citer de nombreux exemples avant de poser la règle.
LEMBAYE, ch.-l. de cant. (Basses- Pyrénées), à 26 kil. N. E. de Pau ; 1,000 hab.
LEMBERG ou LÉOPOL, ville des Etats autrichiens, capit. de la Galicie, à 302 kil. E. de Cracovie ; 52,000 hab. (dont 15,000 Juifs). Château. Archevêché arménien-uni. Université, académie, école normale2 gymnases.Cathédrale catholique et autres édifices remarquables. Draps, toiles, cotonnades, rosoglio; carrosserie; teinturerie, imprimerie. Commerce avec l'Autriche, la Prusse, la Russie, la Moldavie. PatriedeStan.LeczinsKy. Fondée v. 1300p. je duc J .éon.Vainem. assiégée parlesRuss.cn 1656, L. fut prise par les Turcs en 167 1, puis par Charles XII en 1704 ; ce prince y fit couronner roi de Pologne Stanislas Leczinski — Mines de sel aux environs. I LEMERCIER (Jacfj.), architecte du roi, ne à Pontoise v. 1 590, m. à Paris en 1660, construisit plus, édifices remarquables, notamment : à Paris, la Sorbonne (1629-35), le palais Cardinal (depuis Palais-Royal), régi, de l’Oratoire, l’égl. St-Ruch(1653); dans le Poitou, le château de Richelieu ; et acheva le Louvre.
lemercier ( Népomucène - Louis ) , littérateur, membre de l’Académie Française, né à Paris en 1772, mort en 1840, est resté toute sa vie homme de lettres. Il a composé un grand nombre d’ouvrages, presque tous remarquables, entre autres : les tragédies d 'Agamemnon, 1797 (c’est son chef-d’œuvre); Ophis, 1798 ; la Démence de Charles VI, 1820 ; Frèdègonde et Brunehaut, 1821; les comédies de Pinto, 1800; Christophe Colomb, 1809; la Journée des Dupes, reprise en 1835; i Atlantiade, poème épique dont Newton est le héros, 1812; la Panhypocrisiade ou Spectacle infernal du xvie siècle, sorte de satire, 1817; enfin un Cours analytique de littérature , 3 vol. in-8, 1817. Le caractère du talent de Lemercier est une singulière hardiesse de pensées et d’expression, et une véritable originalité; on trouve dans ses écrits des beautés de premier ordre et des bizarreries presque ridicules. Il est un des premiers qui aient entrepris de modifier les habitudes de la scène française, en violant la règle des trois unités prescrite par Boileau. II a eu pour successeur à l’Académie M. Victor Hugo.
LÉMERY (Nie.), chimiste, né à Rouen en 1645, acquit une grande réputation par les cours de chimie qu’il fit à partir de 1672, et compta le grand Condé au nombre de ses disciples. Inquiété comme calviniste, il se réfugia en 1683 en Angleterre, où Charles II l'accueillit fort bien; mais il revint peu après en France, et il y abjura l’hérésie en 1686 J l exerça simultanément la médecine et la pharmacie, et fut nommé membre de l’Académie des Sciences. Il publia en 1675 un Cours de chimie qui a eu plusieurs éditions; en 1697, un Traité des drogues simples et une Pharmacopée. On lui doit encore plusieurs inventions d’une application journalière. — Il laissa deux fils qui se distinguèrent'aussi comme chimistes. Louis, l’aîné (1677-1708), est auteur d’un Traité des aliments, 1702.
LEMGO ou LEMGOW , Lemgovia , ville d’Allemagne, dans la principauté de Lippe-Detmold, à 11 kil. N de Detmold ; 3,400 hab. Jadis ville hanséatique et impériale. Patrie du médecin Kæmpfer.
LEMIERRE (Ant.-Marin) , poète , né à Paris en 1723, mort en 1793, fut nommé en quittant le collège secrétaire d’un fermier-général qui lui laissa le loisir de se consacrer aux lettres. Il remporta plusieurs fois le prix de poésie à 1 Académie (1753- 1757), puis s’adonna au théâtre et fit représenter
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plusieurs tragédies: Hypermnestre, 1758 ; fdoménéc 1764; Artaxerce, 1766; Guillaume Tell, 1766 • /a Veuve de Malabar, 1770; Barnevelt, 1790; quelques-unes eurent beaucoup de succès. 11 composa en même temps deux poèmes didactiques: la Peinture en trois chants, 1769 ; les Fastes ou les usages de l’année, 1779. On reproche en général à la versification de Lemierre de l’incorrection et de la dureté ; mais on trouve aussi quelquefois dans ses tragédies et dans ses poèmes de grandes beautés. Ses œuvres ont été recueillies par R. Périn, 1810, 3 vol. in-8.
LEMNO, Myrina, ville de la Turquie d’Europe, ch.-I. de l’île de Stalimène ou Lemnos, sur la côte 0. ; 2,000 hab.
LEMNOS, auj. StaHmène, primitivement Diopolis et Hypsipyle, île de la mer Egée, au S. de celles d lmbros et de Samothrace, renfermait des volcans : ce qui la fit regarder comme le séjour de Vulcain, qui, clit-^on, y tomba (juand il eut été précipilé du ciel. Elle fut primitivement peuplée par les Pélasges : ceux-ci lurent tous massacr e en une seule nuit par leurs femmes qui se voyaient négligées pour des étrangères. Les Argonautes y relâchèrent peu après cet événement, et les Lemniennes s’empressèrent de les accueillir. Vers 1100 av. J.-C., de nouveaux Pélasges, chassés de l’Aüique, vinrent occuperTîle. Plus tard , des Cariens s’en emparèrent. Darius I l’occupa en 511. Enfin Miltiade la soumit aux lois d’Athènes vers 495 av. J.-C. Cependant elle se révolta plusieurs fois contre cette république, notamment pendant la guerre sociale (359-356). — Lemnos avait deux villes, Héphestiade et Myrine, etun fameuxlabyrinthe.
LEMOINE (Jean), cél. cardinal, néau xmcsièele,à Cressy dans le Ponthieu, mort à Avignon en 1313. Après avoir été reçu docteur en théologie à l’université de Paris, il se rendit à Rome, y fut nommé auditeur de rote, commenta le 6e livre des Décrétales , et reçut le chapeau de cardinal en récompense de ce savant travail, qui obtint l’approbation universelle. Nommélégaten France par BonifaceVllI (1302), il chercha à rétablir la paix entre Philippe-le-Bel et le Saint-Siège. Le cardinal Lemoine avait fondé à Paris le collège de son nom (quai S. -Bernard).
lemoine (Franç.), peintre, né à Paris en 1688, fut reçu à l’Académie en 1711, devint professeur de l’Académie et premier peintre du roi ; c’est lui qui a peint le salon d’Hercule à Versailles. Victime de quelques injustices, il perdit la raison et se tua, 1737. Lemoine avait été le maître de Natoire et de Boucher.
lemoine (Edme-Marie-Joseph), instituteur, né à Essoyes (Champagne) en 1751, mort à Paris en 1816, fréquenta d’abord le barreau, et se consacra ensuite à l’éducation ; il publia plusieurs livres élémentaires qui devinrent classiques, fut nommé professeur de mathématiques et de physique, et fonda à Paris une école connue sous le nom d 'In stilution polytechnique , d’où sont sortis plusieurs bons élèves. On a de lui : Principes de géographie, Paris, 1780, 1784 ; Traité du globe, etc., mis à la portée des enfants, 1780; Traité élémentaire de mathématiques, etc., 1778, souvent réimprimé; Principes d arithmétique décimale, 1801 et 1804.
lemoine (Pierre), poète. Voy. lemoyne.
LEMONNIER (Pierre), professeur, né à Sainl- Sever, près de Vire, en 1675, mort en 1757, enseigna longtemps la philosophie au collège d’Harcourt à Paris, et devint membre de l’Académie des Sciences peu avant sa mort. On a de lui : CurstL philosophiæ, 1750, 6 vol. in-12, ouvrage assez bien écrit et qui a été quelque temps classique.
lemonnier (P.-Ch.), astronome, fils du précédent, né à Paris en 1715, mort en 1799, professeur de physique au collège de France et membre do
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l’Académie des Sciences de Paris. Ï1 détermina les changements des réfractions en hiver et en été, entreprit de réformer les labiés du soleil, et calcula l’obliquité de l’écliptique et la hauteur du pôle de Paris. On a de lui : Institutions astronomiques , 1 7 4 G , in-4 ; Astronomie nautique lunaire , 1771, in-8; etc. Il fut le premier maître de Lalande et eut dans la suite avec son élève de vives discussions.
lemonnier (Guill.-Ânt.), littérateur, né en 1721, mort en 1797, était curé en 1789. Inquiété un moment en 1793, il fut en 1794 nommé bibliothécaire du Panthéon. On a de lui des traductions de Térence et de Perse, quelques pièces de théâtre, entre autres le Bon Fils ( 1773), des Fables et Contes qui lui acquirent quelque réputation. — Un autre Lemonnier, Pierre-René, né en 1731, mort en 1796, est auteur de plusieurs comédies : le Mariage clandestin , 1775; le Maître en droit , opéra-comique, 1760; Renaud d’Ast, 1765, etc.
LËMONTEY (P.-Edouard), littérateur et avocat, né à Lyon en 1762, mort en 1826, se fit connaître comme publiciste à l’époque de la révolution, et fut député du Rhône â l’Assemblée législative. Il prit les armes avec ses compatriotes lors du siège de Lyon, et n’échappa à la mort qu’en se réfugiant en Suisse. Il revint en 1795, fut en 1804 nommé chef de la commission de censure des pièces de théâtre, et entra en 1817 à l’Académie Française. Ses principaux ouvrages sont : Essai sur l’établissement monarchique de Louis XIV , et une Histoire de la régence , ouvrage posthume, 1832. Ses œuvres ont été publiées en 7 vol. in-8, 1829-31.
LEMOS (Pedro-Juan, comte de), né en Espagne vers 1560, mort en 1634, fut président du conseil des Indes en 1609, vice-roi de Naples en 1611, et se montra constamment le protecteur des gens de lettres. Cervantès lui dédia son roman de Persilès.
LEMOT (Franç.-Fréd.), statuaire, né à Lyon en 1773, mort à Paris en 1827, membre de l’Institut, professeur à l’École des beau-x-arts , a exécuté de beaux ouvrages qui ornent divers établissements, entre autres : Lycurgue , Lèonidas , Cicéron , Jean Bart (à Dunkerque), Henri IV (sur le terre-plein du Pont-Neuf), Louis XIV (à Lyon).
LEMOVICES, Limousin et partie de la Marche , peuple de la Gaule (Aquitaine lre), entre les j Bituriges Cubi au N. et les Cadurci au S., avait pour ch.-l. Augustoritum , depuis Lemovices, auj. Limoges. — César fait mention d’un peuple qu’il appelle Lemovices Armoricani, qui avait pour ch.-l. Ratiatum , dans l’Aquitaine 2e, non loin de l’embouchure de la Loire, entre Nantes et Machecoul ; près de là se trouve un lieu nommé encore aujourd’hui la Limousinière.
LEMOYNE (le Père), poète médiocre, né en 1602 à Chaumont en Bassigny, mort en 1671, entra chez les Jésuites, se livra successivement à l’enseignement et à la prédication, et cultiva en même temps la. poésie. On a de lui un poème épique de Saint Louis , en dix-huit chants, 1651-53 ; ce poème montre de l’imagination, mais manque complètement d’intérêt. Le P. Lemoyne prit part aux querelles théologiques du temps ; il publia en 1652 la Dévotion aisée, que Pascal a raillée dans sa 11e Provmciale.
LEMPR1ÈRE (John), écrivain anglais, néà Jersey vers 1775, mort en 1824, dirigea différentes écoles à Abingdon, à Exeter, puis devint en 1811 recteur ou curé de Meeth (comté de Devon). On a de lui un Dictionnaire classique des noms propres mentionnés dans les auteurs anciens , in-8, publié pour la première fois en 1788 et souvent réimprimé depuis, et une Biographie universelle , 1808; le Dictionnaire classique , qui n’est qu’un extrait du grand Dictionnaire des auteurs classiques de Sabbathier de Châîons. a été traduit en français par M. Christophe,
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Paris, 1804, et a été refondu d’après un plan nouveau par M. Douillet dans son Dictionnaire classique de l’Antiquité , Paris, 1826, 2 vol. in-8.
LEMPS (le grand-), ch.-l. de cant. (Isère), à 33 kil. N. O. de Grenoble; 2,000 hab.
LÉMURES ou LARVES, nom donné chez les Etrusques et les Romains aux âmes ou aux ombres des morts, s’appliquait surtout aux âmes tristes et malheureuses. On les regardait comme des divinités malfaisantes, et l’on institua en leur honneur des fêtes nommées Lémuries.
LÉNA, riv. de la Russie d’Asie (Sibérie), sort des monts Baïkal, au N. O., par 53° lat. N. et 103° 60’ long. E.; coule au N. É. jusqu’à Iakoutsk, puis au N., et se perd dans l’Océan Glacial arctigue par 125° long. E.,73°4’ lat. N. Cours, 2,600 kil.
LENCLOITRE, ch.-l. de cant. (Vienne), à 17 kil. O. de Ghàtellerault ; 2,000 hab.
LENCLOS (Ninon de), femme célèbre du XVIIe siècle, née à Paris en 1616, morte en 1706, était fille d’un gentilhomme aisé de la Touraine. Devenue, à l’âge de 15 ans, par la mort de ses parents, maîtresse de ses actions, elle donna un libre cours à son penchant pour le plaisir. Belle, spirituelle, jouissant d’une honnête fortune, elle se fit une philosophie toute épicurienne, renonça au mariage et eut des aman ts,qo elle trahissait sans scrupule. Joignant L'incrédulité à la licence des mœurs, elle résista constamment aux efforts de ceux qui voulaient la rameuerà la religion etàlarertu. Du reste, elle observa toujours la décence à l’extérieur et se vit recherchée par les dames du plus haut rang, mesdames de Maintenon, de La Sablière, de La Ferté, de La Fayette, etc., qui ne craignaient pas de lui donner le nom d’amie. Sa maison, située rue des Tournelles, fut le rendez-vous de ce que la cour et la ville avaient de plus poli, de plus illustre. Ninon conserva ses charmes jusqu'à l’âge le plus avancé. Dette courtisane brillait aussi par son goût en littérature : Molière, Saint-Évremond, Fontenelle, la consultaient sur leurs ouvrages ; elle devina le génie de Voltaire, accueillit le jeune poète au sortir du collège, et lui légua, en mourant, 2,000 fr. pour acheter des livres. Elle fut toujours fidèle en amitié, fut une sage conseillère pour ses amis et les aida souvent de sa bourse. On a d’elle quelques Lettres à Saint-Evremond (dans les Œuvres de cet auteur). Les Correspondances de Ninon avec Villarceaux , Sévigné , etc., sont des ouvrages supposés. Rret a écrit des Mémoires sur Ninon , 1751.
LENDINARA, ville du roy. Lombard-Vénitien, à 15 kil. O. de Rovigo; 6,000 hab. Ville ancienne.
LENFANT (Jacques), ministre protestant, né à Bazoche (Beaucej en 1661, mort en 1728, passa à Genève, de là à Heidelberg, où il fut pasteur de l’église française, et chapelain de l’éleetrice douairière. Lors de l’invasion des Français dans le Palatinat (1688), il se retira à Berlin, où il devint prédicateur de la reine de Prusse, et fut reçu à l’Académie des Sciences de cette ville. On a de lui: Histoire du concile de Constance , Amsterdam, 1727, — du concile de Pise , 1724; — du concile de Belle , 1731, etc. Ces ouvrages sont à V Index.
lenfant (le père) , prédicateur , né à Lyon en 1726, mort en 1792, entra chez les Jésuites, quitta la France après la suppression de son ordre ; prêcha avec succès devant Stanislas, roi de Pologne, et Joseph II, empereur d’Allemagne; revint en Fiance sous Louis XVI, et prêcha à la cour. Incarcéré à l’Abbaye, il fut enveloppé dans les massacres de septembre. Ses sermons avaient obtenu le plus grand succès; ils font moins d’effet à la lecture; on lésa publiés en 1818, 8 vol. in-12.
LENGERICH, ville des États prussiens (Westphalie), à 27 kil. N. E. de Munster; ï ,075 hab. On y signa les préliminaires du traité de Weslphalie.
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LENGLET-DUFRESNOY (l’abbé), laborieux compilateur, né à Beauvais en 1674, mort en 1765, fut nommé en 1705 secrétaire pour les langues latine et française de l'électeur de Cologne qui résidait à Lille ; revint à Paris sons la régence, et contribua à la découverte de la conspiration de Cellamare. Il fut, sous Louis XV, mis plusieurs fois à la Bastille pour la hardiesse de ses écrits. 11 mourut d’accident, à près de 82 ans, étant tombé dans le feu auprès duquel il lisait. Il avait une grande érudition, mais peu de goût et de critique. Ses principaux écrits sont : Méthode pour étudier l’histoire , 1 7 1 3-1729 ; Méthode pour étudier la géographie , 1716-1742, 7 vol. in-12 ; De l'usage des romans , 1734 (sous le nom de Gordon de Percel); l’ Histoire justifiée contre tes romans f 1735, in-12 ; Histoire de la philosophie hermétique , 1742, 3 vol. in-12; Tablettes chronologiques de l histoire universelle , sacrée et profane, 1744 ; Traité sitr les apparitions , etc., 1751, 2 vol. in-12; l'Histoire de Jeanne d’Arc , 1753, 3 parties in-12. On a en outre de lui plusieurs éditions d’auteurs anciens et modernes.
LENGNAU, village de Suisse (Berne), h G B il . N. de Buren, au pied du Jura. Combat entre les Français et les Suisses (1798).
LENNAPE (famille) , une des nations indigènes de l’Amérique septentrionale , se partageait, avant l’arrivée des Européens, en un grand nombre de peuplades, qui toutes habitaient à l’E. des monts Àlleghany, depuis le cap Breton jusqu’au cap Hatteras. Leur nombre a considérablement diminué ; les principales tribus de cette famille actuellement existantes sont: les Sawanou dans l’état d’Indiana; les Sakis et les Ottogumis le long du Haut-Mississipi; les Miamis et les Illinois dans les états d’Indiana, d Illinois et de Michigan; les Lenni-Lennape ou Delawares, auj. sur les bords de l’Arkansas; les Micmaks (Souriquois) , sur la côte orientale du Ganada et les îles voisines; les Algonquins et les Chippaways, dans le Michigan et le district Huron ; les Knistenaux , dans le Bas-Canada et le Labrador.