LEO B
noble en 1749, mort à Paris en 1825, fut un instant ministre de la police sous le Direct — . Enfin le chev. Alex. Lenoir, m. en 1839, est ^él comme fondateur du Musée de l’École des Beaux-Art»
LE NOTRE (André), architecte, célèbre surtout comme dessinateur de jardins, né à Paris en 1613 mort en 1700, avait été destiné par son père à là peinture; mais il préféra se livrer à l’art des jardins et y acquit bientôt un talent supérieur. Louis XIV, qui sut l’apprécier, lui confia le soin dé distribuer et d’orner plusieurs jardins royaux. Le Noire planta pour ce monarque les jardins de Versailles des Tuileries, de Clagny. de Chantilly, de Saint-Cloud, de Meudon, de Sceaux, de Saint- Germain et de Fontainebleau. On peut le regarder comme ie véritable créateur de son art. Le roi lui accorda des titres de noblesse.
LENOX, Levina ou Elgovia , ancien pays d’Ëcosse, au N. de la Clyde, est auj. réparti entre les comtés de Stirling et Dumbarton.— C'était autrefois un comté (érigé plus tard en duché), qui appartenait à une branche de la famille des Stuarts. Matthieu Stuart, comte de Lenox, fut père de Henry Darnley; ce dernier, en épousant Marie Stuart, joignit le comté à la couronne. Il fut depuis donné à un fils naturel de Charles II et de la duchesse de Portsmouth, qui unit le titre de comte de Lenox b celui de duc de Richmond. Voy. richmond.
LENS, Elenœ ? Lenlium ou Lendum , ch.-l. de cant. (Pas-de-Calais), à 17 kil. S. E. de Béthune; 2,646 hab. Eau-de-vie de grains, genièvre. Saline! Jadis place forte. Le maréchal de Gassion fut tué sous ses murs en 1 64 7 cl Coudé y remporta une grande victoire sur les Impériaux en 1648. — Il y a un autre Lens en Belgique (Rainant), sur la Dender, à 13 kil. N. O. de Mons; 2,280 hab. Beau château.
LENTAGIO, nom actuel du bourg de Tagina , eu Ombrie, où Narsès, général de l’empereur Justinien, battit, en 552, Totila, roi des Ostrogoths. V. tagina.
LËNTINI ou LEONTIN1, Leontium , ville de Sicile (Syracuse), à 22 kil. O. d’Agosta; 4,800 hab
Leurlangue a de l’analogie avec celle des Samoyèdes. Ruinée par un tremblement de terre eu 1169
LENNEP, ville des Etats prussiens (province r c‘'VTnr’TTI TTO - A' - 1 - - 4
Rhénane), à 34 kil. S. E. de Dusseldorf; 6,400 hab.
Drap, siamoises, etc. Commerce de vins et laines.
LENNEP (J. -Daniel van), helléniste, né à Leeuwardenen 1724, mort à Aix-la-Chapelle en 1771, fut professeur de littérature grecque et latine à Groningue, puis àFraneker. On lui doit une édition de Coluthus, Leeuwarden, 1747, in-8; des lettres de Phalaris , 1777 ; des Observations sur l’analogie de la langue grecque et sur les Étymologies grecques , in-8, Utrecht, 1790,3 vol., publiées par Scheidius : ce dernier ouvrage est son chef-d’œuvre.
LENNOX(mistriss Charlotte), femme-auteur, née à New-York en 1720, morte en 1804, vint dès l’àge de 15 ans à Londres et y vécut de sa plume. On a d’elle : Mémoires d’Henriette Stuart, 1751 ; le Don Quichotte femelle, 1762; Henriette, 1768; Sophie,
1763, etc. ; presque tous ces romans ont été traduits en français.
LENNOX. comté d’Écosse. Voy. lenox.
LENO, ville du roy. Lombard-Vénitien , à 19 kil.
S. de Brescia; 3,400 hab.
LENOIR (J. -Ch.), magistrat, né à Paris en 1732, fut longtemps lieutenant-criminel et lieutenant de police de Paris (1774), et se distingua dans l’exercice de ses fonctions par son zèle, son désintéressementetsa philanthropie. Il créa plusieurs établissements utiles, entre autres le Mont-de-Piété; améliora les hôpitaux, les prisons, et fit abolir la torture. Il donna sa démission en 1790, se retira en Suisse et de lâ à Vienne. Il revint en France 1802, et obtint de Napoléon une pension de
en
4,000 francs ; c’était son unique ressource. — Un autre Lenoir, J.-J. Lenoir-Laroche, né à Gre-
LENTULUS, nom d’une brancne de ia famille romaine des Cornélius, qui a fourni plusieurs consuls à la république.
lentulus sura (P. Cornél.), un des principaux complices de Catilina, tenta de faire entrer dans la conspiration les députés des Allobroges, et leur confia des lettres signées de lui et des principaux conjurés. Il fut trahi et périt étranglé dans sa prison. Lentulus avait été consul l’an 71 av. J.-C.
lentulus spinther (P. Corn.), consul l’an 53 av. J.-C., était ami de Cicéron et contribua puissamment à son rappel. Dans les guerres civiles, il suivît le parti de Pompée.
LENZBOURG, ville de Suisse (Argovie), à 11 kil. E. d’Aarau, autrefois ch.-l. d’un comté de Lenzbourg; 2,000 hab. Ancien château situé sur une colline, résidence des comtes. Grande blanchisserie.
LEO (Léonard) , compositeur italien , né à Naples vers 1694, mort vers 1744 , était maître du conservatoire de Santo-Onufrio , et compositeur particulier de la chapelle du roi. Il contribua puissamment à l’illustration de l’école napolitaine, et forma entre autres élèves Traetta et Piccini. Ses principales compositions sont les opéras suivants ; Sophomsbe , 1718; Olimpiade , Demofonte, Caio Gracco, 1720; Tamerlane, 1722; Timocrate, 1723; Catone in Utica, 1726; la Clemenza diTito, 1735; Ciro riconosciuto, 1739 ; Achille in Sciro , 1740; Vologese, 1744. On a aussi de lui quelques opérascomiques, plusieurs Oratorios, Motets et Cantates , et un Miserere qui est un chef-d’œuvre.
LEO ALLAT1US. Voy, ALLATIUS.
LEOBEN ou LÉUBEN, ville des Etats autrichiens (Styrie), à 12 kil. S. O. deBriick ; 2,000 hab.
LEOlN
LEÜiN
Usines à cuivre, à fer. Aux environs, mines de houille. — C’est là que furent signés en 1797, par le général Bonaparte et l’archiduc Charles, les préliminaires de la paix de Carnpo-Formio.
LEOBSCHUTZ, ville des Etats prussiens (Silésie), à 49 kil. S. d’Oppeln; 4,600 hab. Ch.-l. de la principauté de Jægerndorf. — Cette ville souffrit beaucoup pendant la guerre de Trente-Ans.
LEODEGARIUS. Voy. léger (saint).
LEUDiUM, nom latin de la ville de liège.
LEOGANE, v. de l’île d’Haïti (dép. de l’Ouest), à 25 k. O. de Port-Républicain ; 2,800 hab. — Presque détruite par Dessalines ; elle commence à se relever.
LÉOGANE (golfe de), dit aussi de Gonave, golfe formé par la mer des Antilles sur la côte occidentale de l’île d’Haïti; 200 kil. de large sur autant de profondeur? il reçoit l’Artibonite, et renferme les îles de Gonave, des Cayemites, etc.
LEOMINSTEK, ville d’Angleterre (Hereford), à 18 kil. N. d'Hereford; 6,000 hab. Hôlel-de-ville de construction singulière. Gants, chapeaux, cuirs, peaux, laines.
LÉON , Legio septima gemina ou Germanica , ville d’Espagne, ch.-l. de l’intendance de Léon et de l’anc. roy. de Léon, à 1 16 kil. N. O. de Valladolid, sur le Toro et la Bornesga; 5,600 hab. Evêché (le plus ancien de l’Espagne). Belle cathédrale gothique (où sont déposées les cendres de 38 rois). Toiles, gants, bonneterie. — Fondée avant le règne de Galba et nommée d’après la légion qui l’occupait (Voy. legio); prise aux Maures par Pélage en 722. Résidence des derniers rois d’Oviédo et Léon, puis des rois de Léon, depuis Ordogno jusqu’à l’extinction de cette dynastie en 1037; enfin d Alphonse VI, 1065-1086, de Ferdinand 11 et Alphonse IX (1157-1230).
Léon (intendance de), province d’fc]spagne, faisant partie de la capitainerie-générale de la Vieille-Castille, est bornée au N. par les Asturies, à l’E. par les provinces de Toro et de Palencia, au S. par celles de Valladolid et de Zarnora, à 10. par la Galice ; 200 kil. sur 90; 250,000 hab. Ch.-l., Léon. Elle est traversée par les monts Cantabres ; arrosée par un grand nombre de rivières (Esta, Curueno, Toro, Bornesga, Orbigo, Sil, Boeza, Cabrera, etc.). Climat varié, riches pâturages. Forêts dans les vallées et sur les montagnes. Nombreux troupeaux, beaucoup de gibier: mines et carrières; sources thermales et minérales.
Léon (royaume de), une des 15 grandes divisions anciennes de l’Espagne, entre 40° i0’-43° 5’ lat. N., et 6°-9° 30’ long. O., était borné au N. par les Asturies, à l’E. et au S. E. par la Vieille-Castille, au S. par l’Estramadure, à 10. par la Galice et le Portugal. — Ce pays était jadis habité par les Vetiones-, après avoir obéi aux Romains, aux Wisigo>ths, aux Maures, il fut enlevé à ces derniers par les rois d’Oviédo ou des Asturies, successeurs de Pélage. En 913, Ordogno 11 forma, sous le nom de royaume de Léon-et- Asturies, un royaume qui, outre ces deux provinces, comprenait la Galice, et étendait sa suzeraineté sur les provinces basques et même en partie sur le comté de Castille. Neuf princes se succédèrent sur le trône après Ordogno 11. Mais Bermude 111 ayant péri en 1037, dans un combat contre Ferdinand I, roi de Castille, celui-ci réunit le royaume de Léon à la couronne de Castille. Après la mort de Ferdinand 1 (1065), le royaume de Léon fut détaché de la Castille en faveur d’Alphonse VI, troisième tils de ce prince: mais en 1071, Sanche II, le Fort, frère aîné d’Alphonse VI, et qui régnait en Castille, déposséda son frère; toutefois Alphonse VI 1 reconquit le royaume de Léon l’année suivante, et de plus enleva la Castille à Sanche ; les deux royaumes furent alors de nouveau réunis. — Après la mortd’Alpuonse VIII, roi de Castille-et-Léon (1167), j le royaume de Léon fut une seconde fois détaché
de la Castille. Ferdinand II et Alphonse IX y régnèrent successivement; mais Ferdinand III, fils d’Alph.IX, qui du chef de sa mère était déjàdev. roi de Castille en 1217, devint aussi roi de Léon après la mort de son père, 1230. Le nom de royaume de Léon disparut alors pour faire piace à celui de royaume de Castille, bien que ce fût la branche de Léon qui régnait en Castille.
Rois de Léon.
Ordogno II, 913 BermudelII, 1027
Froïla II, 923 Réun. à la Castille, 1037
Alphonse IV, 924 Alphonse VI, 1065
Ramire II, 927 Réun. à la Castille, 1072
Ordogno III, 950 Ferdinand II, 1157
Sanche 1, le Gros, 955 Alphonse IX, 1187
Ramire 111, 967 Ferdinand III, 1230
Bermude II, 982 Réunion définitive
Alphonse V, 999 à la Castille, 1230
Léon (île de), Cotinussa et Eryihrœa , dans l’Océan, sur la côte S. O. de l’Espagne, dont la sépare un canal de 2 kil. de large, renferme deux villes, Cadix et Isla-de-Léon ou San-Fernando ( V. ce nom). La révolut. de 1820 prit naissance dans l’île de Léon. Ce point del’Esp. est le seul qui n’ait pas été conquis pai Napoléon; il fut occ. en 1823 par le duc d’Angoulême léon, ville de la Confédération de Guatimala, ch.-l. de l’état de Nicaragua, par 12° 20’ lat. N., 88" 36’ long. O.; 38,000 hab. Evêché. Cathédrale, université; rues larges et bien bâties, places régulières. Commerce assez étendu. — Fondée en 1523.
léon (nouveau-), état de la Confédération mexicaine, borné au N. O. par l’étal de Cohahuila , à l’O. par celui de Chihuahua, au S. par ceux de Zacato.ûns et de, San-Luis de Potosi, à l’E. par celui de Tamaulipas : 270 kil. sur 180, et 39,604 hab. Monterey en est le ch.-l.
léon (saint-pol de), vil’le de France. Voy. saintpol de LÉON.
LÉON. Ce nom a été porté par un grand nombre de personnages divers : empereurs, rois, papes, saints, écrivains.