‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 62 sur 1261 · ANTI · texte numérisé non relu

ANTI

i Antiochus irrité était en route pour aller les combattre en personne, lorsqu’il mourut d'une chute de cheval, 164 av. J.-C.

antiochus v, Eupator, fils d’Antiochus Epiphane, lui succéda en 164, à peine âgé de 9 ans. DémÂtrius Soter, son cousin-germain, s’empara de ses états, et le fit mourir après 18 mois de règne.

antiochus vi, surnommé Dionysius, Bacchus , fils de l’usurpateur Alexandre Bala , se disait issu d’Antiochus Théos. Tryphon, qui avait pris soin de son enfance, fit valoir ses prétentions contre Démétrius Nicator et le plaça sur le trône (143) f pour régner à sa place, mais il le fit mourir un an après.

antiochus vu, surnommé Sidét'es, Chasseur, fils de Démétrius Soter, monta sur le trône l’an 139 av. J.-C., chassa l’usurpateur Tryphon, réduisit les Juifs et battit les Parthes ; mais il fut enfin batf,a lui-même par Démétrius Nicotor , qui s’empara Or ses états l’an 130 av. J.-C.

antiochus vm, dit Grypus, c.-à-d. nez aquilin, fils de Démétrius Nicator et de Cléopâtre , monta sur le trône l’an 123 av. J.-C., après avoir chassé l’usurpateur Zébina; il s’allia avec le roi d’Égypte, en épousant sa fille , eut à soutenir une guerre contre son frère Antiochus de Cyzique , et fut forcé de lui céder une partie de ses états (112 av. J.-C.). Ils régnèrent conjointement jusqu’à l’an 97, époque de la mort d’Antiochus Grypus.

antiochus ix, surnommé Philopator, qui aime scv. père, dit aussi de Cyzique, parce qu’il avait été élevé à Cyzique, frère utérin d’Antiochus Grypus, était fila d’Antiochus Sidétès et de Cléopâtre ; il contraignit son frère à lui céder la Cœlésyrie, 1 14. A la m. de celui-ci, 97 av. J.-C., il régna sur toute la Syrie; mais 3 ans après, un fils d’Antiochus Grypus, Séleucus VI, lui livra bataille et le réduisit à se tuer.

antiochus x, dit Eusèbe, Pieux, fils d’Antiochua de Cyzique, reprit, l’an 94 av. J.-C. , le trône sur Séleucus, fils d’Antiochus Grypus, qui avait détrôné son père ; mais 2 ans après il fut lui-même détrôné par deux autres fils de Grypus. On croit qu’il mourut chez les Parthes, vers l’an 75 av. J.-C.

antiochus XI, dit Philadelphe, ami de son frère, fils d’Antiochus Grypus , prit le titre de roi , ainsi que son frère Philippe, après la mort de Séleucus VI, leur aîné (93) ; ils vengèrent la mort de ce prince en

Ëassant au fil de l’épée les habitants de la ville de lopsueste, où il avait été brûlé vif. Ils furent peu après vaincus et détrônés par Antiochus X. Antiochus Philadelphe se noya dans sa fuite, 90 av. J.-C.

antiochus xii , surnommé Dionysius , Bacchus, 5e fils d’Antiochus Grypus, prit la couronne lorsqu’il sut que Démétrius III son frère était prisonnier des Parthes ; il périt dans une expédition contre les Arabes, 83 av. J.-C.

antiochus xiii, l'Asiatique, fils d’Antiochus X, avait été élevé au fond de l’Asie , d'où lui vint son surnom, et avait longtemps vécu en simple particulier. Il fut, en 69 av. J.-C., rétabli par Lucullus sur le trône d’où son père avait été chassé. Pompée le dépouilla de ses états et réduisit la Syrie en province romaine (64 av. J.-C.).

antiochus d’Ascalon , philosophe académicien , disciple de Philon, eut pour auditeurs et pour amis Cicéron, Lucullus, Brutus. Il chercha à concilier les doctrines des Académiciens, des Péripatéticiens et des Stoïciens, n’admettant entre eux de dissidence que dans les mots, et fut considéré comme le chef d'une nouvelle Académie. Il mourut en 69 av. J.-C.

ANT10PE, fille de Nyctée, roi de Thèbes, fut b 6 duitc par Jupiter métamorphosé en satyre, et eu eut deux fils, Zéthus et Amphion. Elle inspira aussi de l’amour à Lycus, roi de Thèbes. Dircé, femme de ce prince, l’enferma pour se venger d’elle dans une étroite prison, et lui fit souffrir de cruels tourments. Elle parvint à s’échapper et ss réfugia auprès de ses

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Üls, qui la vengèrent par la mort de Lycusetde Dircé.

antiope, reine des Amazones, fut vaincue par Hercule, épousa Thésée et donna le jour à Hippolyte.

ANTIOQU1A, prov. de la Nouvelle-Grenade, a pourch.-l. Medellin.Santa-Fé d’Antioquia, à 400 kil. N. O. de Bogota, en est une des villes principales.

ANTIPAPES. V. leurs noms dans la liste des papes.

ANT1PABOS, Oliaros, lie de l’Archipel, vis-à-vis de Parus; 26 k. de tour. Célèbre grotte à stalactites.

ANTI PAS (Hérode). Voy. hérode.

ANTIPATER, général macédonien, avait été premier ministre de Philippe et fut chargé par Alexandre du gouvernement de la Macédoine et de la Grèce pendantqu’il faisaitsesconquêlesen Asie. Quoiqu’il se fût acquitté de ses fonctions avec le plus grand succès, Olympias, mère d'Alexandre, le fit par ses intrigues dépouiller de son gouvernement; mais il en reprit possession à la mort du conquérant. Il eut à soutenir une guerre fort vive contre les Grecs qui réclamaient la liberté: vaincu d'abord et assiégé dans Lamia(323), il vainquit les Athéniens à Cranon (322). 11 venait d’être chargé de la régence pendant la minorité des enfants d’Alexandre lorsqu'il mourut, 320 av. J. -G. On l’a accusé, mais sans fondement suffisant, d’avoir fait empoisonner Alexandre pour se venger de ce qu’il l’avait révoqué de ses fonctions. Il était père de Cassandre, qui gouverna la Macédoine après lui, — Un autre Anti pater, fils de Cassandre, et gendre de Lysimaque, régna sur la Macédoine, 298-295 av. J.-C., conjointement avec son frère Alexandre, et eut de continuels démêlés avec lui.

ANT1PATR1S, primitivement Caphar Seba, auj. Saranas, ville de Palestine, au N. O. de Samarie, sur la route de Jérusalem à Césarée. Ainsi nommée par Hérode en l’honneur d’Antipatcr, son père.

ANT1PHON, sophiste, né à Rhamnus dansl’Attique, s’établit à Athènes vers 430 av. J.-C., et fut le maître de Thucydide. Il contribua à l’établissement du conseil dit des quaire-cents , et fut condamné à mort après la chute de ce gouvernement, 411 av. J.-C. il reste de lui 16 discours (on les trouve dans la collection de Reiske) ; quelques-uns ont été traduits en français par l’abbé Auger, à la suite d’1aocrate.

ANTIPOLÎS, auj. Antibes , ville de la Gaule, ch. -1. des Deciates , faisait partie de la Province Romaine (Yiennaise, puis Narbonnaise seconde).

ANT1ST11ÈNE, philosophe grec, fondateur de l’école des Cyniques, né à Athènes vers l’an 424 av. J.-C., avait d'abord étudié sous le sophiste Gorgias, et avait enseigné la rhétorique avec succès; mais , ayant un jour entendu Socrate, il ferma son école et se livra tout entier à l'étude de la philosophie. Il mourut dans un âge avancé. Antisthène professait la morale la plus austère ; il prétendait qu’il n’y a de beau que la vertu, de laid que le vice, et s’élevait au-dessus des bienséances sociales, qu’il regardait comme de vains préjugés. On l’a accusé d’être vertueux avec ostentation : Socrate disait de lui qu’il voyait son orgueil percer à travers les trous de son manteau. Il composa plusieurs traités de philosophie, mais il ne n6us reste rien de lui que quelques lettres, qui sont peut-être apocryphes. Riehter a publié une dissertation De vita,moribus ac placitis Aniislhenis, léna, 1724, in-4°.

ANT^TAURUS, c.-à-d.en face du Taurus, chaîne de morL de l’Asie-Mineure, joint le Tauru3 au Caucase, court au N., puis à l’E. en traversant les eyalets de Siwas et de Trébizonde, et porte les noms d'Eutch-Kapo’.ou, de Tchicheghi-Dagh, d'Aghi-Dagh.

ANT1UM, auj. Anzio et JSettuno, ville du Latium, capit. des Volsques, sur la mer Tyrrhénienne, à 50 kil. S. O. de Rome. Elle fut l’asile de Coriolan exilé. Prise en 468 av. J.-C. par Quintius Capitolinus. Pat. de Caligula et Néron. On y voyait 2 temples cél., l’un d£}sculaoe l’autre de ta Fortune C’est dans les

ruines d’Antium qu’on a trouvé l’Apollon du Belvédère, il y a environ 200 ans.

ANT1VAR1 ou BAR, ville delà Turquie d’Europe (Roumélie), à 37 kil. O. de Scutari. Port. Château sur un roc très escarpé. Archevêché grec. Entrepôt des marchandises de la vallée du Ürin.

ANTOINE (Marc-1, orateur romain, grand-père du triumvir, fut consul l’an 99 av. J.-C. et se distingua dans la guerre contre les alliés. S’étant, pendant la guerre civile, prononcé contre Marius, celui-ci donna l’ordre de l’assassiner, et fit exposer sa tête sur la tribune aux harangues.

Antoine (Marc-), triumvir, petit-fils du précédent, né l’an 86 av. J.-C., se distingua dès sa jeunesse dans les guerres contre les Juifs, et fut de bonne heure nommé tribun du peuple. Il se lia d’abord avec les tribuns Curion etClodius, puis s’attacha à César, et lui donna le conseil de marcher droit à Rome après le passage du Rubicon. 11 commanda l’aile droite de l’armée à Pharsale. Lorsque César devint dictateur (47), il fut nommé maître de la cavalerie. Il osa un jour de fête présenter un diadème à César, mais il ne fit par cette démarche imprudente que hâter la mort du dictateur. Après le meurtre de César, il prononça son oraison funèbre, ameuta le peuple contre ses assassins, les poursuivit vigoureusement, et vint assiéger Décimus Rrutus dans Mutina (Modène), l’an 43 av. J.-C. Mais le sénat l’ayant déclaré ennemi de l’état, les consuls Hirtius et Pansa marchèrent contre lui et le défirent. Trop faible pour résister seul, An toine s’unitavec Lépide et Octave, 43, et, pour cimenter cette union, épousa Octavie, sœur d’Octave, après la m. de Fulvie,sa tre femme. Ce 2e triumvirat débuta par d’horribles proscriptions, et remplit l’italie d’exécutions sanglantes. L’année suivante, 42, Antoine, suivi d’Octave, défit Brutus et Cassius dans les plaines de Philippes, et anéantit ainsi le parti républicain. Les triumvirs se partagèrent ensuite l’empire romain; dans ce partage, Antoine obtint la Grèce et l’Asie. Épris bientôt des charmes de Cléopâtre, reine d’Egypte, il délaissa pour elle sa femme Octavie, sœur de son collègue. Celui-ci saisit cette occasion pour rompre avec Antoine, et bientôt les deux rivaux se livrèrent près d’Actium une bataille navale qui décida du sort du monde (31). Antoine fut vaincu et forcé de fuir avec Cléopâtre. Il se réfugia à Alexandrie ; mais se voyant près de tomber entre les mains d’Octave, il se donna la mort. Cet homme célèbre possédait les qualités d’un grand guerrier, mais il se livra à tous les excès de l’intempérance et de la débauche. — V. fulviè et cléopatre.

Antoine (saint), instituteur de la vie monastique, né en 251, dans un village nommé Coma, que l’on croit être dans la H. -Égypte , d’une famille riche, vendit ses biens et se retira dans une solitude de la Thébaïde : une foule de disciples vint se ranger sous sa discipline, et il fonda plusieurs monastères pour les réunir. Il sortit de sa retraite une fois pour soutenir les Chrétiens persécutés par Maximin, et une autre fois pour défendre la foi contre les Ariens. Respecté des Païens mêmes, honoré des empereurs, il mourut en 356, à l’âge de 105 ans. On rapporte que dans sa solitude il fut pendant 20 ans poursuivi par le démon qui chercha par tous les moyens à le séduire: mais il résista à toutes les tentations. II reste de lui sept Lettres, une Rèyle et des Sermons, que l’on trouve dans la Bibliothèque des Pères. On le fête le 17 janvier.

ANTOINE (saint), dit de Padoue, né à Lisbonne en 1195, mort à Padoue en 1231, se fit religieux de Saint-François et s’embarqua pour aller en Afrique convertir les infidèles : un coup de vent l’ayant jeté en Italie, il s’y livra à la prédication et à l’enseignement de la théologie. Il brilla surtout par la sainteté de sa vie et fit des miracles. Il a laissé des Semions et la Concorde morale de la Bible, publ. à Yenise,

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