‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 628 sur 1261 · LIEU · texte numérisé non relu

LIEU

trats. Vingt-quatre licteurs marchaient devant le dictateur, douze devant les consuls, six devant les préteurs. Ils portaient sur leurs épaules des faisceaux de verges, du milieu desquels sortait une hache. Ils écartaient le peuple, frappaient avec leurs faisceaux à la porte de ceux chez lesquels se rendait le magistrat, et exécutaient les sentences. Dans les condamnations capitales, ils attachaient le criminel à un poteau, la battaient de verges, puis lui tranchaient la tête a\ec leur hache. On les nommait licteurs, a ligando , parce qu’ils liaient le coupable.

LICUS, auj. le Lech , rivière de Vindélicie, affluent du Danube. Yoy. licates.

L1DDA, ville de Syrie. Yoy. lydda.

LIDI (i), c’est-à-dire les bords, chaîne de sept îles du royaume Lombard-Vénitien, qui s’étendent sur les bords de la mer Adriatique, de l’embouchure de la Brenta à celle de la Piave. Elles ont été formées par des atterrissements successifs, et sont aujourd’hui couvertes de jardins charmants.

L1DO-D1-PALESTRINA et L1DO-D1-SOTOMA- RINA, îles du golfe de Venise, l’une à 16, l’autre à 28 kil. au S. de Venise, chacune avec un bourg ou ville de même nom (2,600 hab. dans la deuxième).

LIÉBAULT (Jean) , agronome et médecin du xvi* siècle, né à Dijon, mort en 1596, vint de bonne heure à Paris où il épousa la fille de l’imprimeur Ch. Estienne, et exerça la médecine avec succès. 11 acheva et mit en français l’ouvrage de Ch. Estienne, intitulé : Théâtre d' Agriculture et Maison rustique , Paris, 1570, in-4, et donna luimême : Thésaurus sanitatis , 1577; De Sanitate et morbis mulierum, 1582; De Cosmetica, 1582, etc.

L1EBENSTEIN, ville du duché de Saxe-Gotha, à 16 kil. S. O. de Gotha; 300 hab. Château. Coutellerie et cadenas. Eaux thermales.

LIÈGE, Leodum , Leodicurn, Legia en latin mod., Luttich en allem. , Luik en holl. ; ville de Belgique, ch. -i.de laprov. actuelle de Liège et del’anc. évéehè de Liège, sur la Meuse, au confluent de la Liège et de l’Ourthe, à 100 kil. S. E. de Bruxelles ; 78,ÜUO hab. Evêché, université. Mauvaises fortifications; dix faubourgs; trois grands ponts; beaux canaux nordés d’arbres ; monuments divers (cathédrale, hôtel-de-ville, bâtiment de l’université, etc.). Société d’émulation pour sciences et arts. Industrie immense (papier, verre, armes à feu, tissus de soie, etc.). Aux environs, riches mines de houille qu’on exploite depuis 1178. Commerce très vaste. Liège doit son importance à saint Hubert, son premier évêque, qui y transporta en 708 le siège épiscopal de Maastricht. Elle fut longtemps le ch.-l. d’un évêché indépendant {Voy. ci-après). En 882, les Normands la saccagèrent. Henri, duc de Brabant, la prit et la pilla en 1212; Jean, duc de Bourgogne, la prit en 1408, après avoir tué 25,000 Liégeois. Charles-le- Téméraires’en empara à son tour en 1468 ; Louis XI, qui avait soulevé les Liégeois contre le duc de Bourgogne, fut forcé de l’accompagner àce siège. Souvent prise par les Français à partir du xvn* siècle, Liège fît partie de Pemp. franc, de 1793 à 1814 comme ch. -I. du dép. de rOurthe. Patrie de Grétry et de Ben nequin.

liège (prov. de), province du roy. de Belgique, entre celles de Limbourg au N., de Namur et du Brabant méridional à l’O. , le grand-duché de Luxembourg au S., les Etats prussiens à l’E. : 100 kil. sur 650 ; 360,000 hab. Ch.-l., Liège. Montagnes, vallée?, forêts ; sol varié, en général maigre. Carrières et mines, industrie active. — La province de Liège se compose de la plus grande partie de l’ancien évêché de Liège avec quelques portions des pays environnants ; elle répond à peu près au cidevant dép. de l'Ourlhe.

liège (évêché de), ancien pays souverain de l’empire d’Allemagne, était compris dans le cercle de Westpbalie. Il renfermait sept contrées distincte»;

la Campine liégeoise, le pays d’Hasbain, les comtés de Hornes et de Looz, et les pays de Condroz de Franchimont et de Slavelot. — "Primitivement ce pays fut habité par les Eburones et les Condrusiil fut ensuite compris dans le roy. d’Austrasie. Ce fuf au xie siècle que les évêques de Liège y établirent leur souveraineté ; aux xiv* et xv* siècles ils eurent souvent à réprimer des révoltes de la part des bourgeois de Liège. Cependant, malgré ces troubles et les attaques des princes voisins, les évêques parvinrent à se conserver une sorte de souveraineté sur ce pays jusqu’au traité de Lunéville (1801). Après la conquête des Français, il fut réparti entre les dép. de l’Ourthe, de la Meuse-Inférieure et de Sambre-et-Meuse. Auj. il forme la prov. de Liège et une partie de celles de Limbourg et de Namur.

LIEGNITZ , Lignitia , ville murée des États prussiens (Silésie), ch.-l. de régence, à 60 kil. O. de Breslau; 10,000 hab. Vieux château des ducs de Liegnitz ; belles églises, hôpitaux, lazaret. Etablissements d’instruction et collections. Industrie (bleu de Prusse, bas de soie, toile, etc.). Défaite des Polonais par les Tar tares (1241); victoire de Frédéric II sur les Autrichiens (1760). — Liegnitz appartint longtemps à des ducs ; leur dynastie s’étant éteinte en 1675, le duché revint à l’empereur d’Allemagne, auquel le roi de Prusse l’enleva. Auj. Liegnitz est le titre d’une principauté qui a été donnée par le roi Guillaume IV à sa seconde femme. — La régence de Liegnitz, située entre les prov. de Francfort et de Posen au N., la régence de Breslau à l’E., la Bohême au S., la Saxe au S. O., a 180 kil. sur 130 et 750,000 hab.

L1ÉOU-K1IIÉOU, groupe d’îles formant un état tributaire de la Chine, dans l’Océan Pacifique, entre le Japon au N., la Chine à l’O. et les îles Madjicosemah au S. O., par 26°-27° 40’ lat. N., et 124° 50'- 126® 45’ long. E. Elles sont au nombre de 36 dont les principales sont : la grande et la petite Liéou-khiéou, Komisang , et Lun-houn. Capitale, Zieuly, dans la grande Liéou-khiéou. Les productions de ces îles, les mœurs, les coutumes, «ont celles de la Chine; la religion de Fô y domine. Les Chinois les connurentseulement vers l’an 605 de J.-C.; ils les disputèrent longtemps au Japon, et en restèrent maîtres en 1372. Ouvertes aux Américains en 1853.

LIER ou LIERRE, ville de Belgique (Anvers), à 14 kil. S. E. d’Anvers; 10.600 hab. Bierre renommée, indiennes, moulins à huile, etc.

L1ERNAIS, ch.-l de cant. (Côte-d’Or), à 45 kil. N. O. de Roanne ; 1,100 h. Patrie de Laurent Bureau.

LIESTALL, ch.-l. du canton de Bâle-Campagne, sur l’ErgoIz, â 14 kil. S. E. de Bâle ; 2,642 h. Gants.

LIEURY, ville de France (Eure), à 13 kil. S. de Pont-Audemer ; 2,700 hab. Coutils, sangles, etc.

L1EUTAUD (Joseph), médecin, né à Aix en Provence en 1703, mort à Paris en 1780, était membre de l’Académie de3 Sciences, et médecin de Louis XVI ; il a donné entre autres ouvrages: Essais anatomiques , Paris, 1777 ; Elementa physiologie?, 1749 ; Précis de la médecine pratique , 1776; Histo ria anatomico-medica, 1767.

LIEUTENANT (du latin locum tenens , tenant lieu). On donne en général ce nom à des officiera soit militaires, soit civils, qui sont chargés de suppléer ou de seconder des officiers supérieurs. — On nommait : lieutenant civil le second magistrat du Châtelet de Paris ; c’était le substitut du prévôt de Paris; il jugeait les contestations relatives aux héritages, affaires de mineurs, interdictions, demandes en séparation, levées de scellés, inventaires, etc.; — lieutenant criminel , un magistrat du Châtelet de Paris qui prononçait sur tous les crimes et délits commis dans Paris ou ses environs, de quelque nature qu’ils fussent ; il jugeait même i sans le concours d’aucun conseiller, et assisté seule-

LiGJN

ment d’un avocat du roi, les causes de simple police : il y avait un lieutenant criminel dans toutes les juridictions royales de l’ancienne France; — lieutenant général de la police , un magistrat chargé de veiiler à la sûreté et à l’assainissement de la capitale; cette magistrature fut créée en 1667. Sous Louis XV, les attributions du lieutenant de police acquirent une grande étendue ; il eut le droit de disposer de la liberté de tous les citoyens de Paris et des étrangers; c’était lui qui signait les lettres de cachet. Cette magistrature fut remplacée plus tard par le ministre de la police, et enfin (pour Paris seulement) par le préfet de police.

L1EUV1N, Lexovii des anciens, Lisvinus comilatus au moyen âge , partie de la Haute-Normandie, entre la Seine, le pays d’Ouche, le Roumois, la campagne de Neubourg, l’Auge; 48 kil. sur 28. Places : Lisieux, ürbec, Honfleur (Calvados).

L1FFOL, 2 bourgs de Lorraine: L.-le-Grand, dit aussi Morvilliers , dans les Vosges ( V . morvilliers); L.-le-Pelit, dans la Haute-Marne, à 5 kil. O. du 1er.

L1FFRE, ch.-l. de cant. (Ille-et-Vilaine), à 17 kil. N. E. de Rennes; 2,000 hab.

LIGAR1US (Q.), lieutenant du proconsul d’Afrique C. Considius, fut chargé du gouvernement de la province en l’absence du proconsul; prit parti contre César et combattit avec Metellus Scipion et Caton à la bataiWe de Thapse, 46 av. J.-C. Accusé pour ce fait devant César lui-même, il devait être condamné; mais Cicéron plaida sa cause, et il le fit avec une telle éloquence que César, qui avait déjà signé la condamnation de Ligarius, laissa tomber de sa main le papier fatal et pardonna. Ligarius conspira néanmoins avec Brulus contre César.

L1GER ou L1GERIS, auj. la Loire , fleuve des Gaules, traversait la Celtique en coulant du S. au N., puis de l’E. à 10., et tombait dans l’Océan au-dessous de Corbilo (Couèron).

L1GERULA, riv. de Gaule, auj. le Loiret.

L1GNAC (l’abbé de), oratorien, d’une famille noble de Poitiers, né vers 1710, mort en 1762, est auteur de Lettres à un Américain sur l’histoire naturelle de Bujfon , 1751, ouvrage où il combat quelques idées hasardées de l’auteur de Y Histoire naturelle , et qui eut du succès; Métaphysique tirée de /’ expérience, 1753 ; Examen du livre De l’Esprit (d’Helvétius), 1759. L’abbé deLignac suivait les doctrines de Descartes et de Malebranche LIGNANO. Voy. legnano.

LIGNE, en latin Lignum, bourg de Belgique (Hainaul), sur la Rendre, à 5 kil. O. d’Ath, avait titre de principauté et a donné son nom à l’illustre maison des princes de Ligne. Cette maison, connue dès le xii« siècle, a fourni au Hainaut plusieurs maréchaux et à l’empire des généraux distingués. La terre de Ligne, après avoir été successivement baronnie, comté, fut érigée en 1601 en principauté par l’empereur Rodolphe II. C’est de cette maison que sont sortis les princes et ducs de Barbançon, d’Aremberg, d’Aarschot, de Croy, de Chimay.

LIGNE (Ch.-Jos., prince de), général au service de l’Autriche, célèbre à la fois par son esprit, par les grâces de sa personne et par ses talents militaires, né à Bruxelles en 1735, de la noble famille des princes de Ligne, mort en 1814. Passionné pour l’art militaire, il prit du service dès qüe l'âge le lui permit (1752), se distingua dans les armées autrichiennes pendant la guerre de Sept-Ans, ainsi que dans les campagnes qui suivirent, et fut nommé en 1771 lieutenant-général. Il jouit de la faveur de Marie-Thérèse et surtout de Joseph II ; fut chargé parce prince en 1782 d’une mission en Russie auprès de Catherine 11, qui l’admit bientôt dans son intimité; se joignit en 1788 au général russe Potemkin contre les Turcs, et contribua beaucoup à la prise de Belgrade (1789). Injustement soupçonné’

LIGU

d’avoir pris part à la révolte des Pays-Bas contre l’Autriche, il fut écarté des affaires par es successeurs de Joseph II ; cependant François II lui donna en 1 808 le titre de feld-maréchal. Le prince de Ligne avait à plusieurs reprises séjourné en France et y avait reçu r accueil le plus flatteur ; aussi conserva-t-il toujours de l’attachement pour notre pays. On citait du prince de Ligne une foule de saillies spirituelles. Il a laissé un grand nombre d’écrits, tous en français, qui brillent par le piquant et l’originalité. Ses œuvres, qui forment plus de 30 vol. in-12, Vienne et Dresde, 1807, se divisent en écrits militaires (parmi lesquels on remarque un Journal des guerres auxquelles il prit part, et une Vie du prince Eugène); et œuvres diverses en prose et en vers (on estime surtout son Essai sur les jardins). M,ne de Staël a donné un vol. de Lettres ei pensées du prince de Ligne , 1809, in— 8 ; Malte- Brun a publié ses Œuvres choisies, i 809, 2 vol. in-8.

LIGNÉ, ch.-l. de cant. (Loire-Inf.), à 15 kil. N. O. d’Ancenis ; 2,300 hab. Château en ruines.

LIGNIÈRË-LA-DOUCELLE , ville du dép. de la Mayenne, à 40 kil. N. O. de Mayenne ; 2,700 hab. Eaux minérales ferrugineuses.

LIGNlERES, ch.-l. de cant. (Cher), sur l’Arnon, à 24 kil. O. de Saint-Amand; 2,271 hab. Pâtés renommés. Ch.-l. d’une seigneurie considérable qui fut possédée par Colbert.

L1GNON. Plusieurs petites rivières de France portent ce nom. La principale sort des monts du Forez et joint la Loire au-dessus de Feurs, après un cours de 49 kil. de l’O. à l’E. Elle jouit d’une certaine célébrité, qu’elle doit au roman de YAstrée.

L1GNY, ch.-l. de canton (Meuse) , à l5 kil. S. de Bar-sur-Ornain ; 3,185 hab. Toiles de coton, sarraux, enclumes. Prise par les Impériaux en 1544.

ligny, village de Belgique (Namur) , à 20 kil. N. O. de Namur. Napoléon y battit les alliés le 16 juin 1815. Cette victoire est aussi connue sous le nom de bataille de Fleurus.

ligny-le-chateau , ch.-l. de canton (Yonne) , à 9 kil. N. de Chablis; 1,200 hab.

LIGOBIO (Pirro), peintre, architecte et antiquaire, né à Naples au xvi* siècle , fut d’abord employé à Rome et succéda à Michel - Ange dans la direction des travaux du Vatican ; mais n’ayant pas consenti à suivre ponctuellement les plans de son prédécesseur, il perdit son emploi en 1568. 11 se retira à Ferrare, où le duc Alphonse II le prit pour son architecte. Il y mourut en 1583. U fit sur les monuments antiques de nombreuses recherches, et en consigna les résultats dans de précieux manuscrits qui se trouvent à la bibliothèque de Turin, et qui sont encore consultés avec fruit.

L1GOR1STES, Voy. liguori.

LIGUE. On désigne sous ce nom, tantôt une association temporaire formée entre des souverains, des états ou des individus pour atteindre un but commun, soit politique, soit religieux , tantôt une confédération permanente entre diverses villes ou divers pays qui se réunissent pour former un même étal ou défendre les mêmes intérêts. Parmi les ligues du 1er genre, on connaît surtout , chez les anciens, la Ligue Achéenne et la Ligue Êtolienne [Voy. ACHÉENS et étolie); chez les modernes, les ligues dites d ’Augsbourg, de Catnbray , de Raiisbonney de Smalkalde, etc. (Voy. les noms de ces villes), la ligue du Bien Public sous Louis XI, la Ligue sainte , sous Louis XII, la Sainte- Union ou Ligue proprement dite ( Voy. ci-après). — Parmi les ligues du 2e genre nous citerons les 3 ligues des Grisons en Suisse, dites Ligue Grise Cadée , des Dix- Juridictions (Voy, grisons) , la ligue des Villes lombardes (Voy. lombar- | die), et là Ligue Hanséatique (Voy. hanséatiques).

ligue (la), dite aussi la Sainte-Union, confédération j du parti catholique en France, fut formée par Henri,

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