LIA
LHOP
contre les Espagnols un siège célèbre qui fit périr plus de 6,000 de ses habitants; elle fut ravagée par la peste en 1655. L’explosion d’un bateau à poudre en 1807 en a détruit presque entièrement le plus beau quartier. C’est dans cette ville que Mussehenbrœck découvrit en 1746 la bouteille dite de Leyde .
LEY DE (jean de), anabaptiste. Voy. jean de leyde.
leyde (lucxs de), peintre. Voy. lucas de leyde.
LEYEN, principauté d’Allemagne. Voy. la yen.
LEYTE, une des îles Philippines, par 121° 55 - 122° 55’ long. E., 9° 50’-ll« 35’ lat. N. : 205 kil. sur 60; 40,000 hab. Ch.-l., Leyte. Climat plus tempéré qu’à Manille ; sol extraordinairement fertile.
LEYVA (Antoine, duc de). Voy. lève.
LEZARD (le cap). Voy. lizard.
LEZARDR1EUX, ch.-l. de canton (Côtes-du- Nord), à 25 kil. N. É. de Lannion; 2,200 hab.
LEZAT, ville de France (Ariége), sur le Lers, à 27 kil. N. O. de Pamiers; 2,750 hab.
LEZAY-MARNES1A(C.-Fr.-Adrien, marquis de), né à Metz en 1735, mort en 1800, fut député aux États-Généraux, voyagea en Amérique et revint dans sa patrie où il cultiva les lettres. On a de lui : Plan de lecture pour une jeune dame , 1784 ; un poëme sur la Nature champêtre , 1787; Lettres écrites de l'Ohio, 1792, etc. — Son fils, Adrien, comte de Lezay-Marnesia, fut préfet sous l’Empire et publia quelques écrits politiques et littéraires : Les Ruines, ou Voyage en France, 1794; Pensées choisies du cardinal de Retz, 1797; une traduction du Don Carlos de Schiller, 1799. Il mourut en 1814, d’une chute de voiture.
LEZ1GNAN, ch.-l. de canton (Aude), à 19 kil. 0. de Narbonne; 1,800 hab.
LÉZ1GNEM. Voy. lüsignan.
LEZOUX, ch.-l. de canton (Puy-de-Dôme), à 13 kil. S. O. de Thiers; 3,757 hab.
LHASSA, que l’on écrit aussi Lassa ou H' Lassa, ville de l’empire chinois, capitale du Thibet, et ch.-l. de la province d’Oueï, par 30° 43’ lat. N., 89° 30’ long. E. ; 30,000 hab. suivant les uns, 80,000 suivant d’autres. Siège du dalaï-lama, et résidence d’un vice-roi chinois. Magnifique temple, qui attire un nombre immense de pèlerins: vaste bazar, centre du commerce dn Thibet. Fondée en 698.
LHERIT1ER (Charles-Louis), botaniste, né à Paris en 1746, d’une famille de commerçants, mort en 1800, fut procureur du roi à la maîtrise des eaux et forêts, puis conseiller à la cour des aides (1775), et quitta ses fonctions pour se livrer à son goût pour l’étude de la nature; mais ruiné par la révolution, il accepta une place au ministère de la justice. Il périt assassiné à quelques pas de sa maison. On a de lui : Stirpes novœ aut minus cognitœ, Paris, 1784; Cornus (monographie du cornouiller), 1788; Scrlum anglicum (c’est une flore des jardins anglais, surtout du jardin de Kew), 1788. 11 avait entrepris la Flore du Pérou , d’après l’herbier de Dotnbey;mais il n’a pu achever ce travail. Lhéritier possédait la plus riche bibliolh. botanique connue.
LHOMONI) (Charles-François) , un des professeurs les plus recommandables de l’université de Paris, né à Chaulnes en 1727 , mort à Paris en 1794, fut quelque temps principal du collège d’inville à Paris , et de là passa au collège du Cardinal-Lemoine , où il se voua tout entier à l’instruction des commençants. Devenu professeur émérite, il employa ses loisirs à composer des ouvrages élémentaires qui sont presque tous restés classiques. On a de lui : Éléments de la grammaire française ; Éléments de la grammaire latine (connus vulgairement sous le nom de Rudiment de Lhomotid); Histoire abrégée de la religion; Histoire abrégée de l'Église ; Doctrine chrétienne; Epitome historiée sacrce ; De viris illuslribus urbis Romœ.
L’HOPITAL (Michel de), chancelier, né en 1505
iprèsd’Aigueperse en Auvergne, avait pour père un ! médecin attaché au connétable tle Rourbon et qui avait suivi le prince dans son exil. Après avoir étudié le droit à Milan et à Padoue, il revint en France, suivit quelque temps le barreau, puis obtint une charge de conseiller au parlement. Se* vertus et ses lumières attirèrent sur lui l’attention du chancelier Olivier , qui le fit envoyer comme ambassadeur au concile de Trente (1547). Marguerite de Valois, sœur du roi Henri II , le choisit pour être son chancelier privé et le fit nommer par son frère surintendant des finances; dans ce poste éminent, L’Hôpital réprima une foule d’abus et se signala par son intégrité et sa sévérité. En 1560 il fut élevé par François II à la dignité de chancelier de France ; il conserva ce poste sous Charles IX. Ami de la tolérance, il fit tous se3 efforts pour prévenir les querelles religieuses et pour rapprocher les Catholiques et les Protestants ; il empêcha l’établissement de l’inquisition en France, et fit proclamer la liberté de conscience ; après plusieurs années de lutte, voyant tous ses efforts échouer contre le fanatisme des partis , connaissant d’ailleurs les projets sanguinaires de Catherine de Médicis et de Charles IX , il résigna les sceaux et se retira dans sa terre de Vignay près d’Ëtampes (1568). Signalé comme favorable aux Protestants , il faillit être atteint dans sa retraite par les massacres de la Saint-Barthélemy (1572); il mourut peu après de douleur (1573J. Ce magistrat intègre avait vécu dans une honorable pauvreté ; il ne laissa aucune fortune. Pendant sa magistrature il fit rendre de sages ordonnances , qui le placent au nombre de nos premiers législateurs. L’Hôpital était aussi un écrivain distingué ; il excellait surtout dans la poésie latine. 11 reste de lui un Traité de la réformation de la justice , des Harangues, des Poésies latines et un Testament où l’on trouve d’intéressants détails sur sa vie. Ses Œuvres ont été publiées en 1825-26, 5 vol. in-8. Ses vers latins, recueillis par Pibrac, de Tliou et Scévole de Sainte-Marthe, ont été publiés dès 1585 ; ils ont été traduits plusieurs fois en français , et notamment par Coupé, 1778. Sa vie a été écrite par Lévesque de Pouilly, 1764, Bernardi, 1807, et par M. Villemain, 1827 (3e vol. de ses Mélanges).
l’hôpital (Guillaume-François-Antoine, marquis de), profond mathématicien, né à Paris en 1661, était d’une famille ancienne , mais différente de celle du chancelier, et avait pour père Anne Alexandre de L’Hôpital, lieutenant-général. 11 montra de bonne heure les plus étonnantes dispositions pour la géométrie, et résolut à 15 ans le problème de la cyeloïde , dont Pascal seul avait pu trouver la solution. 11 servit quelque temps dans la cavalerie , mais il quitta bientôt le service pour se livrer aux sciences. Jean Bernouilli étant venu à Paris en 1692, L’IIôpital s’enferma pendant 4 mois avec lui pour étudier le calcul différentiel que venait d’inventer Leibnitz ; bientôt il égala ses maîtres et put résoudre les problèmes les plus difficiles. Il fut reçu dès 1693 à l’Académie des Sciences. En 1696 il publia V Analyse des infiniment petits , ouvrage capital , où il exposait de la manière la plus lucide cette nouvelle branche des mathématiques; il achevait un Traité analytique des sections coniques (publié en 1707), lorsqu’épuisé par de? travaux excessifs, il fut enlevé par une maladie, à 43 ans (1704). — Nie. etFranç. de L’Ü. fur. maréen., le 1er en 1617, le 2* en 1643 (il commandait à Renti, à Rocroy, etc.).
L’HOPITAL, anc. v. des États-Sardes, auj. ch.-I. d’arr. fr. (Hte-Savoié), sur l’Arly, en face de Conflans, a reçu en 1835 le nom d’ Albertville ; 3896 h.
LIA, fille aînée de Laban, fut substituée par son père à sa sœur Rachel que Jacob avait demandée en mariage , et devint ainsi la femme de Jacob.
LIBA — 1041 — LIBü
F-ile en eut six fils, Ruben, Siméon, Lévi, Juda, Issachar, Zabulon, et une fille, Dina.
LIA1KH0V, archipel de l'Océan Glacial arctique. Voy. SIBÉRIE (nouvelle-).
LIAKOURA, nom moderne du Parnasse.
LIAMONE, Cercidius , rivière de la Corse , sort du mont Rotundo, coule au S. O., et se jette dans la Méditerranée à 17 Yi.il . N. d’Ajaccio, après un cours de 44 kil. En 1793 cette rivière donna son nom à l’un des deux départ, de la Corse ; il en comprenait la partie mérid.,et avait pourch.-l. Ajaccio.
LIANCOURT, ch.-l. de canton (Oise) , à 7 kil. S. E. de Clermont; 1,400 hab. Grandes filatures de coton; faïence, croisés, linge de table. — Titre d’un duché qui appartient à une branche de la maison de La Rochefoucauld. Voy. la Rochefoucauld.
LIANCOURT (Jeanne de schomberg, duchesse de), née en 1600, fille de Henri de Schomberg, maréchal de France, morte en 1674, parlait plusieurs langues et faisait de jolis vers. Elle n’avait pas moins de piété que de talents, et recevait chez elle Arnauld, Pascal et les solitaires de Port-Royal. On a d’elle un opuscule intitulé : Règlement donné par une dame de haute qualité à madame*** (la princesse de Marsillac) sa petite-fille, pour sa conduite et celle de sa maison (posthume), Paris, 1698.
LIAO, riv. de l’empire chinois, naît par 134° 30’ long. E., 42° 62’ lat. N.; coule à l’O., puis au S. K. ; baigne la province de Ching-king, et tombe dans le golfe de Liao-toung après un cours de 850 kil.
liao-toung, golfe de la mer Jaune, en comprend la région septentrionale presque entière, et baigne une partie des côtes du Pe-tchi-li et celles du Kouang-toung.
LIBAN, Libanus en latin (d’un mot hébreu qui veut dire blanc) , chaîne de montagnes de Syrie, commence dans le S. O. du pachalik d’Alep , près de la rive gauche de l’Aasi ( Orontes ), aux environs d’Ântakieh (Antioche); sépare les pachaliks de Damas et de Tripoli, traverse le N. du pachalik d’Acre et se termine non loin de Sour ( Tyr ) ; son développement est de 460 kil. Ses plus hauts sommets atteignent 4,800 mètres. Du versant oriental du Liban se détache une chaîne appelée Antiliban, qui court au S. parallèlement à la première, et se prolonge jusqu’à la mer Morte. Les Arabes donnent au Liban le nom de Djebel (c.-à-d. le mont) , et à l’Antiliban celui de Djebel-el-Chaïk. Le Liban est habité par les tribus guerrières et presque indépendantes des Maronites et des Druzes. Les anciens nommaient Cœlésyrie ou Syrie creuse la vallée du Liban, c.-à-d. le pays situé entre les deux chaînes. Le Liban était célèbre autrefois par scs beaux cèdres; on n’y trouve plus guère aujourd’hui que des figuiers, des chênes, des lauriers et des cyprès.
L1BAN1US, sophiste ou rhéteur grec, né à Antioche l’an 314 de J.-C. , enseigna avec un grand succès dans les écoles de Constantinople, de Nicomédie, l’Antioche, et compta, quoique païen, S. Basile et S. Jcan-Chrysostôme au nombre de ses disciples. Il jouit d’une grande faveur auprès de Julien qui voulut l élever aux honneurs; mais il préféra rester dans une condition privée et mourut à Antioche vers 390. Il eut des ennemis et des envieux qui l’accusèrent de magie. On a de lui des Harangues, dont la meilleure édition est celle de Reiske , Altenbourg, 1791-97 ; des Let'res, publ. a part pajJ.-L.ii. Woll, Ainsi., 1 13o, et des Fragments, retrouvés par Siebenkees, Angelo Mai et Boissonade. Eunape a écrit sa vie.
LIBAU, Lepeja en lithuanien, ville de la Russie d’Europe (Courlande), à 164 kil. O. de Mittau; 5,000 hab. Port sur la Baltique, petit, mais sûr. Bains de mer. Commerce d’exportation.
D1BAVIUS (André), savant allemand du xvie siècle, né à Halle, cultiva également les lettres et les sciences j se fit recevoir médecin , devint rectenr du
gymnase de Cobourg en 1605, et y mourut en 1616 11 est le premier qui ait parlé de la transfusion du sang. On a de lui plusieurs ouvrages de chimie dans lesquels il combat la doctrine de Paracelse* On emploie comme caustique une composition dé muriate d’étain, connue sous le nom de liqueur fumante de Libavius. J
LIBER, un des noms de Bacchus. Voy. bacchus. L1BERALITAS JUL1A, d’abord Ebora , ville dé la Lusitanie, auj. evorà.
LIBÈRE (saint), Marcellinus Félix Liberius , pape de 352 à 356 , assembla plusieurs conciles pour décider entre Athanase et Arius , et fut exilé de Rome par l’empereur Constance pour n’avoir pes voulu souscrire à la condamnation d’Athanase Ebranlé par les rigueurs de l’exil , il signa la formule du premier concile de Sirmium, qui pouvait favoriser les Ariens: ce qui le fit rappeler; mais il se rapprocha bien tôt d’Athanase et mourut saintement. 11 est mentionné dans les martyrologes au 24 sept.
LIBERIA, colon, américaine fondée en 1821 dans la Guinée sept., sur la côte du Porvre,àl’E.du cap Mesuraient re 4» et 7° N. lat., Il» et 14° long. O. Son nom signifie qu’elle nedoitêtre habitée que par des hommes libres: elle est en effet destinée à recevoir les noirs affranchis des Etats-Unis. Monrovia et Caldwell son les deux principaux établissements de cette colo nie. Indépendante depuis 1847, elle compte déjà 200,000 âmes (1850). Président, Roberts, mulâtre.
LIBERTE. Les Romains en faisaient une divinité, fille de Jupiter et de Junon. Tibérius Gracchus lui éleva un temple sur le mont Aventin. Elle était représentée un sceptre dans la main, portant un bonnet phrygien sur la tête , ayant à ses pieds un chat, symbole d’indépendance, et un joug brisé.
LIRES (Antoine), savant physicien, né à Toulouse en 1760, mort en 1832, fut professeur de physique aux écoles centrales et au lycée Charlemagne. On lui doit la découverte de V électricité par contact , qui paraît avoir donné lieu à l’invention de la pile sèche. Il a publié: Physicœ conjecturalis elementa , 1788 ; Physique chimique, 1796; Théorie de l’élasticité , 1800; Traité élémentaire de Physique, 1802; Dictionnaire de Physique , 1806; Histoire des progrès de la Physique , 1810, etc.
L1BETHRE, Libethra , ville de Macédoine, sur le golfe Thermaïque, près du mont Olympe et de ia Thessalie. On y voyait le tombeau d’Orphée. — Fontaine voisine du mont Hélicon, en Béotie, était consacrée aux Muses, d’où leur nom de Libéthrides.
L1B1QUES, Libici ou Libui, peuple d’Italie (Gaule Transpadane), sur les deux rives de la Sesia, était, dit-on, d’orig.ligurienne. Ch.-l. Verctllœ (Vercei!;.
L1BISSON1S turris, v. de Pane. Sardaigne, au N.
L1BIT1NE, déesse qui présidait aux funérailles, était ainsi nommée, dit-on, parce qu elle enlève les humains quand il lui plaît, ad libitum. — On nommait porte Libitine la porte par laquelle on passait pour porter les morts hors de la ville.
LIBOURNE, ch.-l. d’arr. (Gironde), à 27 kil. E. de Bordeaux, près du confluent de la Dordogne et de l’Isle; 9,714 hab. Port, beau pont. Bibliothèque, athénée, etc. Collège. Haras roy. — Fondée par le roi d’Angleterre Edouard I en 1286, sur les ruines de Condute; plusieurs fois prise et reprise. — L’arr. de Libourne a 9 cantons (Brannes, Castillon, Coutras, Fionsac, Guitres, Lussac, Pujols, Sainte-Foy-la-Grande et Libourne), 130 communes et 107,464 hab.
L1BURN1E, Liburnia , auj. Croatie maritime, partie de l’Hlyrie, entre l’Arsia (Arsa) et le Titius (Kerka), s’étendait le long de l’Adriatique, et était bornée au S. par la Dalmatie ; elle avait pour villes : Arsie, Flanona, Foretani , Senia, Ænona, Scardona, enfin Iadera (capitale). Les Liburnes s’adonnaient à la piraterie : leurs navires étaient fort légers.
LïCH
JLï'CT
LlBUSSA , fille de Croc , un des premiers princes de la Bohême , hérita de ce pays à la mort de son père, vers 720 ; le gouverna un instant seule, et finit par épouser Przémysl, fondateur de la maison qui porte son nom. Elle passait aux yeux des Bohémiens pourhabiledansl’artdeprédire.M.v.730.
LIBYE, Libya, nom grec de 1 Afrique, s'entendait surtout des pays situés à l’O. de l’Égypte, c.-à-d. le désert de Barca, le beylik de Tripoli acituel et les déserts du Kordofan, du Darfour, etc. ÇPlus tard on fit une distinction, et l’on nomma: Libye intérieure , les contrées au S. de l’Atlas (Maroc méridional, Sahara, et la partie de la Nigritie connue des anciens); — et Libye extérieure , l’ancienne Libye , notamment le littoral compris entre l’Egypte et la Tripolitaine, littoral qui se subdivisait lui-même en : Libye supérieure, entre l’Egypte et la Cyrénaïque; et Libye inférieure (ancienne Cyrénaïque ou Pentapole), qui s’étendait de la Libye supérieure à la Tripolitaine. — Climat brûlant; pays mêlé de plages désertes et d’oasis fertiles.
Libye (désert de), nom donné encore auj. au désert situé entre le Barca et Siouah au N. , la Nigritie à l’E. et au S., l’Egypte à l’O. ; s’étend de 16° à 26° long. E., et de 26° à 30° lat. N.
L1BYQUE (mer), Libycum mare, grand golfe de la Méditerranée, sur les côtes de l’Afrique, s’étendait de Parœtonium au cap Hermœum , et comprenait les deux Syrtes.
L1BYSSA, auj. Gebsé , ville de Bithynie, sur la Propontide, entre Chalcédoine et Nicomédie. Annibal y résida et s’y donna la mort.
LICATA, ville de Sicile. Voy. alicata.
LICATES, une des principales nations de la Vindélicie, sur les bords du Licus (Lech), aux environs d’Augsbourg. Voy. vindélicie.
LICET1 (Fortunio), né en 1677 à Rapallo (État de Gênes), mort en 1667, fut successivement professeur de philosophie à Pise, à Padoue (1609), à Bologne, et se montra en toute occasion zélé péripatéticien. On a de lui de curieuses dissertations : De his qui diù vivunt sine alimento , Padoue, 1612; De monsirorum causis, etc., 1616; De spontaneo viventium ortu, 1618, et des Lettres, Bologne, 1640.
L1CH, ville du grand-duché de Hesse-Darmstadt, à 6 kil. S. E. de Giessen ; 3,000 hab. Ch.-l. de la principauté de Solms-Lich; château du prince.
LîCHAS, héraut d’Heroiile, lui porta de la part de Déjanire la tunique teinte du sang du centaure Nessus. Hercule ne l’eut pas plus tôt revêtue, qu’il devint furieux .- il saisit l’infortuné Lichaset le précipita dans la mer d’Eubée. L.fut changé en rocher.
L1CHF1ELD, ville d’Angleterre (Staffoid), à 22 kil. N. de Birmingham ; 6,000 hab. Évêché en commun avec Coventrv. Belle cathédrale. Toile à voiles. Dière reimm née, etc. — Patrie de Sam. Johnson . Garrick a un monument dans l’église de cette ville
L1CHTENAU. Plusieurs villes d’Allemagne portent ce nom, notamment une ville des États prussiens (Westphalie), à 80 kil. S. de Minden; 1,200 hab.; tanneries. t
LICHTENBERG (principauté de), petit état de l’Allemagne, au N. E. de la Bavière Rhénane, esta la Prusse depuis 1834 (il dépendait précédemment du duché de Saxe-Cobourg -Gotha ) : 44 kil. sur 13; 26,300 liai». Avant 1819 on la nommait seigneurie de Baumholder. — Nom de plusieurs petites villes a Allemagne et d’une ville de France (Bas-Rhin). J LICHTENBERG (George-Christophe), pnysicien > et moraliste, né en 1742 près de Darmstadt, mort en 1799, était l’ami de Deluc. Il devint en 1771 proesseur de physique expérimentale à Gœttingue, et i découvrit la diversité des figures que forme la i poussière répandue sur la surface des corps élec- j Irisés; mais il se fi* surtout remarquer par des ! ecrhs .pleins de ce genre d’esprit qu’on appelle
hum o ut . Il écrivit contre Bonnet une satire intitulée Timor us, 1773; contre ^Lavater une parodie de son système, sous le titre plaisant de la Physiognomonie des Queues, 1778; donna, sous forme d’ Explication des planches d'Hogarth, des peintures de caractères d’une vérité frappante et d’utiles leçons de morale , et publia des Observations sur lui-même , sorte de confessions pleines de franchise. LICHTENSTEIN, ville du royaume de Saxe, à
rî ■ 4e zwickau; 2,200 hab. Château.
Gh.-l. de principauté. Toile, bonneterie, papier. - Ch.-l. d’une 2* principauté, et la même que Vaduti.
LICHTENSTEIN (principauté de). Il y en a deux; 1 une qui dépend du royaume de Saxe (Voy. cidessus) ,• 1 autre indépendante et membre de la Confédération germanique : celle-ci est bornée au
« et .F* par Ie Tyro1 > au s- et à FO. par la Suisse ; 6,800 hab. Ch.-l., Vadutz. Elle a une voix dans 1 assemblée générale de la diète en commun avec cinq autres états. Elle se divise en deux seL° gneuries, Schellenberg et Vadutz. Le prince da Lichtenstein réside ordinairement à Vienne, et possède de vastes domaines en Autriche.
LICHTENSTEIN (Joseph- Wenceslas, prince de), general autrichien, né à Vienne en 1696, mort en avec distinction les campagnes de 1733 et 1 '3ï fut nommé lieutenant-général, puis feldmarechal en Italie ; remporta sur les Français la victoire de Plaisance, 1746; fut ambassadeur eo lance de 1738 â 1741, puis directeur de l’artillerie de \ienne. Il forma une galerie de tableaux devenue célèbre.
LICHTERY ELDE , ville de Belgique (Flandre
0r°rî?knklt’ciiï de B™ges: 6,300 hab.
LICINIUS STOLO (C.), tribun du peuple en 376
av. J.-C., obtint, au bout de plusieurs années de persévérance et d’efforts , que l’un des 2 consuls serait toujours pris parmi les plébéiens (366). Il recueillit un des premiers le fruit de la loi, et fut nommé lui-même consul, les années 364 et 3 61. On dit que Stolo ne proposa cette loi que pour satisfaire la vanité de sa femme, jalouse des honneurs qu’on rendait à sa soeur, qui avait épousé un des tribuns militaires. Stolo porta de plus la loi qui défendait d avoir plus de 500 jugera; plus tard, il fut puni pour y avoir contrevenu lui-même.
licinius Calvus (C.), orateur romain* né l’an 74 av* J.-C., mort à 1 âge de 30 ans, se distingua de bonne heure au barreau, en même temps que Ci- ( céron ; il joignait à l’éloquence un grand talent pour la poésie. 11 avait composé quelques élégies sur la mort de Quintilie sa maîtresse, et une pièce satirique contre César; on a de lui quelques fragments dans le Corpus poetarum de Maittaire.
licinius licinianus (C. Flavius), empereur romain était fils d’un paysan daee et fut d’abord simple soldat. Il s’avança tellement auprès de l’empereur Galerius, son compatriote, que celui-ci finit par l’associer à l’empire, l’an 307. 11 eut pour dép. la Pannonie et la Rhétie. Après s’être défait de plusieurs compétiteurs, il resta, avec Constantin, seul maître de l’empire, en 3/2, et régna sur l’Orientmais bientôt la guerre s’alluma entre ces deux pnnces, et Licinius, malgré sa bravoure, fut vaincu o Cihalis, a Andrinople, 313, et accepta une paix onéreuse. Moins heureux encore dans une 2* guerre i: lut battu à Chrysopolis, 323, s’enfuit à Nicomédie et tomba eutre les mains de Constantin, qui le relégua à 1 hessalonique, puis le fit étrangler, 324. L.
‘Uî rrJiRàni°\Ur fay.oraBle et contraire aux chrétiens’ L1CORDIA, ville de Sicile (Catane), à 46 fcft S. O. de Catane ; 7,000 hab. ;
L1COSA, cap d'Italie, dans le golfe de Salerne par 40° 14’ lat. N., 12° 3’ long. E. n8’
LICTEURS, gardes qui étaient chargés à Rome d’accompagner et de garder les principaux magis-
LÏEG