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d’Anvers. Ch.-l., Hasselt; autres ville» : Tongres, Saint-Trond, Maaseyck , Hamont. — La totalité du Limbourg est de 1 10 kil. sur 55; il compte 300,000 hab. Sol uni, marécageux, surtout au N.; arrosé parla Meuse, le Demer, le Herck, le Neeret leJaar. firuins et pâturages. Industrie assez active, mais peu de commerce. — Le Limbourg, jadis compris dans le duché de Basse-Lorraine, a eu des ducs particuliers qui sont connus dès le x* siècle; en 1288, les ducs de Brabant s’emparèrent de cette province. Elle passa ensuite avec la Bourgogne aux princes de la maison d’Autriche, puis à l'Espagne, et forma une des 17 provinces des Pays-Bas. Conquise par les Français en 1795, elle forma en grande partie le département de la Meuse-Inférieure. En 1814 elle fut cédée au royaume des Pays-Bas; mais après la séparation de la Hollande et de la Belgique (1831), la possession du Limbourg fut le sujet de longues contestations qui ne furent définitivement terminées que par un traité signé au mois d’avril 1839.
limbourg, ville de Belgique (Liège), à 27 kil. E. de Liège; 2,000 hab. — Jadis capitale du duché de Limbourg; elle ne fait plus partie aujourd’hui d’aucune des deux provinces de Limbourg. Prise par Louis XIV en 1675; rendue en 1678.
limbourg, ville murée du duché de Nassau, sur la Lahn, à 20 kil. N. E. de Nassau; 2,625 hab.; — bourg des États prussiens (Weslphalie) , à 31 kil. S. O. d’Arensberg; 1,500 hab.
LIME, LIME-REGIS. Voy. lyme.
LIMER1CK, ville d’Irlande, ch.-L du comté de Limerick, sur le Sliannon, à 178 kil. S. O. de Dublin; 61,375 hab. Évêché. Cathédrale, douane, palais épiscopal. Limerick se compose de trois parties, la ville irlandaise, la ville anglaise, Newtowns-Pery aveccitadelle. Industrie active: toiles, dentelles, lainages, etc. — Jadis place de guerre importante; prise par les Anglais en 1174, par les troupes du Parlement en 1651; vainement assiégée par Guillaume 111 en 1690; mais prise par lui l’année suivante. — Le comté de Limerick, situé dans la province de Munster, entre ceux de Clare au N., de Kerry à l’ü., de Tipperary au S., et de Cork à l’E., a 90 kil. sur 40; 233,505 hab. Sol plat, très fertile. Industrie.
LIMFIORD, golfe du Danemark, dans le N. du Jutland, communique au Cattégat à l’E., s’enfonce très avant à 10., et n’est séparé de la mer du Nord que par un isthme très étroit qui même a été quelque temps envahi par la mer.
LIMISSO, ville de l’île de Chypre, au S. E.,sur la côte, à 60 kil. de Baffo. Évêché suffragant de Nicosie. On croit que c’est l’ancienne Amai/ionte.
LIMOGES, Rasiiatum (Ptol.), Augustoriium et Lemovices , ch.-l. du dép. de la Hte-Vienne, à 380 k;J. S. de Paris, près de la Vienne ; 29,700 hab. Cour impériale, tribunauxde lre instanceetde comra. Evê
LIMONUM (Poitiers), v. de Gaule. Voy. pictavi. L1MOSIN. Voy. limousin.
L1MOUGNE, ch.-l. de canton (Lot), à 28 kil S. E. de Cahors; 1,400 hab.
L1MOURS, ch.-l. de canton (Seine-et-Oise) à 40 kil. S. de Paris, à 17 kil. E. de Bambouill’et ; 950 hab. Jadis ch.-l. de comté. Ane. château royal*.
LIMOUSIN ou LIMOS1N, prov. et grand-gouv de France avant la révolution , avait pour bor* nés, au N. la Marche, au S. le Quercy, à l’E. l'Auvergne, à l’O. l’Angoumoiset le Périgord : 90 kil. sur 80. Elle se divisait en Haut et Bas. Ch.-l. général, Limoges. Autres places : Pierre -Buflière, Saint- Yrieix, Pompadour, Chalus, Eymoutiers, Tulle, Brives, Uzerche, Turenne,etc. Le Limousin a formé le dép. de la Corrèze et une partie de celui de la Haute- Vienne. Montagnes, air froid, beaucoup de mines, terres maigres et légères, grains en quantité insuffisante, châtaignes et grosses raves, beaucoup de pâturages; chevaux estimés pour la selle; émigr tions nombreuses, surtout de maçons. — Cette province, jadis habitée par les Lemovices , fut après la conquête réunie par Auguste à la première Aquitaine. Soumise plus tard par les Wisigoths; possédée par les comtes d’Aquitaine ou de Guyenne, le mariage d’Éléonore d’Aquitaine avec Henri II Plantagenet l’apporta à l’Angleterre (1 152). Philippe-Auguste s’en empara en 1203, mais saint Louis la remit aux Anglais en 1259. Elle revint à la couronne de France sous Charles V, 1369.
LIMOUX, Limosum , ch.-l. d’arr. (Aude), à 19 kil. S. O. de Carcassonne; 7,105 hab. Société d’agriculture. Drap, filature de laine. Commerce. Vin blanc dit blanquette de Limoux. — Limoux existait, dit-on, du temps de César; détruite au commencement du moyen «âge, elle fut rebâtie au xiii' siècle et devint capitale du comté de Razès. Au xvie siècle elle embrassa le parti de la Ligue; mais se soumit à Henri IV en 1596. — L’arrondissement de Limoux a 8 cantons (Alaigne, Belcaire, Chalabre, Couiza, Quillan, Roquefort, St-Hilaire, Limoux), 151 communes et 75,891 hab.
LIMYRIQUE, contrée de l’Inde ancienne, était située sur la côte occidentale de l’Inde, soit entre le Guzzerat et le Malabar actuels, soit dans le Malabar même. Les Grecs, sous les premiers Séleucides, faisaient un très grand commerçe avec ce pays.
LIN (saint), 2* pape, né à Volterra (Toscane), succéda à saint Pierre vers 66, et gouverna l’Eglise jusqu’en 78, époque à laquelle il subit le martyre. Tertullien nomme S. Clément comme suce, de S. Pierre. On lui attribue quelques écrits qui sont évidemment apocryphes. On n’est pas bien d'accord sur l’époque de son avènement. On l’hon. le 23 sept. LINACRE (Thom.), en latin Linaeer , Lynacer, ché, suffragant de l’archevêché de Bourges, lycée, ' savant médecin anglais, né à Cantorbéry en 1460,
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séminaire, institution de sourds-muets; hôtel des monnaies. Société d’agriculture, sciences et arts; muséum d'histoire naturelle, arts et antiquités; bibliothèque; pépinière. Industrie: tissus de laine, calicot; porcelaine; bougies; papeteries; filature hydraulique; usines diverses, fonderie, tréfilerie, coutellerie ; émaillerie jadis célèbre. Entrepôt du commerce de Toulouse. Courses de chevaux renommées. — Limoges est antérieure à la domination romaine en Gaule. Elle a longtemps été aux
mort en 1524, médecin ordinaire de Henri VIII, avait été précepteur du prince Arthur, fils de Henri VIL II eut la principale part à la fondation du collège des Médecins de Londres, et en fut nommé président. Devenu vieux, il reçut les ordres. On a de lui : De emendanda structura latini sermonis, Paris, 1552 ; te Régime de la diète pour la santé , etc. II a traduit du grec en latin la Sphère de Procius, Venise, 1500, in-fol.
LINANGE, Leiningen , ancien comté souverain
mainsdes Anglais, elle est enfin revenue à la France de l’empire d’Allemagne, entre le Bas-Palatinat
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en 1369. Clément VI , Grégoire XI , d’Aguesseau, le peintre Léonard, J. Daurat, Vergniaud, les maréch. Jourdan et Bugeaud y sont nés. — L’arr. a 10 c. (Aixe, Ambazac, Châteauneuf, Eymoutiers, Laurière, Nieul, Pierre-Bufiière, Saint-Léonard, Limoges qui compte pour deux), 80 comm. et 120,476 hab
et les évêchés de Spire et de Worms, avait pour ch.-l., Linange, et comprenait les seigneuries de Landeck, Dabo, Dürkeim, Grunstædt, etc. Aujourd’hui il est compté parmi les états médiatisés de la Confédération germanique, et se trouve partagé
, ... # . . entre plusieurs branches : les princes de Linange,
LIMONEST, ch.-L de canton (Rhône), à 9 kil.N | [jont les possessions correspondent à peu près à de Lyon; 800 hab. l’ancien comté, et sont moitié en Bavière, moitié
LlxND — 1048 — LIKG
dans le grand-duché de Bade (1,200 kil. carr.; 87,000 hab. ; le prince réside à Miltenberg ou à Amorbach) ; les comtes de Linange - Billigheim et Linange-Neidenau, dans le grand-duché de Bade; et ceux de Linange-Westerbourg, dans le duché de Nassau. Cette maison remonte au XII8 siècle.
LINANT (Michel), homme de lettres, ne à Louj riers en 1708, mort à Paris en 1749, fut, à la recommandation de Voltaire, précepteur du fils de Mme du Châtelet à Cirey. Il remporta trois fois le prix de poésie à l’Académie Française (en 1739, 1741 et 1744), mais sa paresse naturelle l’empêcha de faire des travaux sérieux. On a de lui : des Odes , des Epîtres, des Poésies diverses, et une édition des Œuvres de Voltaire , Amst. , 1738-39, 3 vol. in-8. — Un autre Linant fut précepteur du fils de Mme d'Epinay; c’est à ce dernier que sont adressées les lettres de Voltaire à Linant.
LINARÈS, Hellanes , ville d’Espagne (Jaën), à 33 kil. N. de Jaën ; 6,800 hab. Ruines romaines. Aux environs, plomb, fer, cuivre.
L1NCELLËS, ville de France (Nord), à 11 kil. N. de Lille; 3,681 hab.
LINCOLN, Lindum Colonia , ville d’Angleterre, ch.-l. du comté de Lincoln, à 190 kil. N. O. de Londres; 11,800 hab. Evêché. Belle cathédrale gothique. Peu de manufactures. Commerce. Jadis plus importante qu’aujourd’hui. Ruines et monuments d’architecture saxonne et normande. — Le comté de Lincoln, situé entre ceux d’York au N., de Rutland, de Northampton , de Cambridge au S., et la mer du Nord à l’E., a 130 kil. sur 60, et compte 317,244 hab. Côte plate, peu favorabie à la navigation. Sol varié, fertile en général. On distingue dans le comté trois parties principales : Lindsey, Kesteven et Holland. — Primitivement habité par les Coriiani , ce pays fit partie de la Bretagne lr* sous les Romains, et du royaume de M ercie dans l’Heptarchie.
L1NDAU , Lindavia , ville forte de Bavière (H.-Danube), à 120 kil. S. O. d’Augsbourg, sur trois îles du lac de Constance, communique à la terre-ferme par un pont; 6,600 hab. Château. Port ; chantiers de construction ; pêche; commerce.
— Jadis ville impériale, et célèbre abbaye de ciianoinesses.
LINDE , Lindus , auj. Lindolo , ville de l’île de Rhodes, sur la côte, au S. E., donna naissance au sage Cléobule, aux statuaires Charès et Lindcs, et fonda en Sicile la ville de Géla, qui elle-même porta d’abord le nom de Linde, sa métropole.
LINDEBKOG, Lindenbroyius , famille de savants qui se sont distingués aux xvie et xvne siècles. On connaît surtout Erpold Lindebrog, né à Brêine vers 1640, mort en 1616, chanoine du chapitre luthérien de Hambourg, qui a publié : Hisioria corn- ■pendiosa Daniœ reyum , Leyde, 1696, in-4 (jusqu’à Christian IV); Scriptores rerum yermanicarum septentrionales , Hambourg, 1696 , in-fol., etc.;
— elFréd. Lindebrog, 2e fils d’Erpold Lindebrog, né à Hambourg en 1673, mort en 1647. Il s’appliqua à la jurisprudence et à la critique des anciens auteurs. On a de lui : des éditions d’Ammien Marcellin et de Térence , des Notes et des Catalectes de Virgile, etc.; un Mémoire sur les jeux des anciens [Cornmentarius de ludis veterum), Paris, *606; Diversa^um yentium historien antiquœ scriptores très , Hambourg, 1611 (renfermant Jornandès, Isidore de Séville et Paul Diacre); Codex leyum antiquarum , Francfort, 1613, in-fol., etc.
LINDEN (van der). Voy. van der linden.
L1NDET (J .-B. Robert), avocat à Bernay avant la révolution, fut successivement procureur-syndic de son district, député à l’Assemblée législative et à la Convention, et prit place parmi les Montagnards. Envoyé en mission dans les départements
du Calvados, de l’Eure et du Finisterre, II se montra modéré ; devint membre du Comité de salut public et fut ministre des finances en l’an vu. Il mourut en 1826. — Son frère, Hobert-Thomas, né à Bernay en 1743, mort en 1823, était en 1789 curé de Bernay ; fut aussi député à la Convention, accepta la constitution civile du clergé, fut évêque constitutionnel de l’Eure, et se maria (1792).
LINDSAY (David), poète écossais, né en 1490, mort vers 1667, fut d’abord page du roi d’Ecosse, Jacques V, puis héraut d’armes, et fut employé dans plusieurs négociations en 1 63 1 et 1636. On a de lui des poëmes divers : le Rêve, 1628 ; la Complainte au roi , 1629; la Compluinte du Papingo, 1630, les Trois états, drame; Histoire de l'écuyer Meldrum, etc., et un grand ouvrage intitulé la Monarchie, achevé en 1663. Ces diverses productions furent extrêmement estimées quand elles parurent. On regarde Lindsay comme le créateur du drame en Ecosse. Chalmers a rassemblé les œuvres de Lindsay, Edimbourg, 1806, 3 vol. in-8.
LINDSEY. Voy. Lincoln.
LINDSEY (Théoph.), unitaire anglais, né en 1723, mort en 1818, était déjà* pourvu de bénéfices lucratifs lorsqu’il abandonna le culte anglican et renonça à tous les avantages dont il était en possession pour fonder, en 1772, une congrégation d’Unitaires à Londres; il fut pendant vingt ans le pasteur de cette association. On a de lui, entre autres écrits, un Essai historique sur les Unitaires, Londres, 1783.
LINDUM. Voy. Lincoln.
LINGA, une des îles de la Sonde, par 102° 20 long. E., au N. E. de celle de Sumatra : 125 kil. sur 28; 10,000 Malais (presque tous pirates). Ch.-l. , Koualo-Daï. Sol fertile. Commerce avec la Chine. — Linga, Bintang et quelques îles plus petites forment le royaume de Linga, vassal des Hollandais.
L1NGAM, dieu hindou, symbole de la puissance créatrice et de la reproduction, ressemble au Priape des Latins. Son culte est principalement répandu dans le roy. de Kanara et aux environs de Goa. On célèbre en son honneur des l'êtes où l’image du Lingam est portée en procession.
L1NGEN, ville du roy. de Hanovre, à 44 kil. N. O. d’Osnabrück; 1,800 hab. — Jadis ch.-l. du comté de Lingen, qui était compris dans le cercle de Westphalie, et se divisait en Haut et Bas; auj. le Haut-Lingen fait partie de la prov. prussienne de Westphalie, et le Bas-Lingendu gouv. hanovrien d'Osnabrück. — L’ancien comté de Lingen appartint successivement aux comtes de Tecklembourg , à ceux d Egmont-Buren , et à Charles-Quint.
L1NGENDES (J. DE),poëte,né à Moulins vers 1580, m. en 1616, fut lié avec d’Urfé, Colletet, etc. On a de lui des Stances; les Changements d’iris, et une trad. en prose des Epitres d’Ovide. — Ses cousins Jean de Ling. (1595-1665), évêque de Mâcon, et Claude de L. (1591-1660), jésuite, sont estimés comme orateurs.
L1NGONES, peuple de la Gaule. Ils habitaient entre les Eduens au S., les Sénonais à l’O. , les Séquaniens à l’E., dans le pays qui forma depuis la Champagne orientale, et avaient pour ch.-l. Andornatunum ou Lingones (auj. Langres C’était au temps de César, 67-50 av. J.-C., un des peuples les plus puissants de la Gaule Belgique. Plus tard, ils furent compris dans la Lyonnaise lre. — Une partie des Lingones avait émigré en Italie et s’élait établie vers l’embouchure du Padus (Pô), où ils avaient pour capil. Spina. Ils occupaient spécialement le pays appelé depuis Romagne, Ferraraia et Polésine de Rovigo.
LINGUET (Simon-Nicolas-Henri), avocat, né à Reims en 1736, fils d’un ancien sous-principal du collège de Beauvais (à Paris), fut d abord secrétaire du prince de Beauveau, qu’il accompagna en Es-