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pagne; publia quelques ouvrages avec lesquels il se présenta à l’Académie Française; mais échoua, et se vengea en écrivant contre les académiciens des pamphlets virulents. Il entra au barreau vers l'àge de 30 ans et y obtint bientôt les plus brillants succès : il se distingua principalement en plaidant pour le duc d’Aiguillon et pour le comte de Morangièsjmaisilse rendit odieux à ses confrères par ses sarcasmes et ses injures, et fut rayé du tableau en 1774. 11 se mit alors à rédiger un journal politique qui eut de la vogue, mais qui le fit exiler, puis enfermer à la Bastille (1780). Forcé de quitter la France, il alla à Londres, à Bruxelles, à Vienne, où il obtint la faveur de Joseph 11; maisilla perdit bientôt en prenant parti .pour les insurgés du Brabant. De retour en France en 1791, il se déclara contre les idées révolutionnaires et fut condamné à mort en 1794. On a de lui une foule d’écrits, presque tous remarquables par l’énergie du style, mais aussi pleins de fiel ou déparés par les paradoxes les plus révoltants. 11 ne se faisait aucun scrupule de soutenir alternativement le pour et le contre. Ses principaux ouvrages sont : Histoire du siècle d’Alexandre , 17G2; le Fanatisme des philosophes, 1764 ; Histoire des révolutions de l'empire romain, 1766 ; Théorie des lois civiles , 1767 (il y fait l’éloge de la monarchie absol.); Hist. impartiale des Jésuites (il y prend la défense de cet ordre qui venait d’être supprimé), 1768 ; Théâtre espagnol [Calderone t Lopez de Véga), 1770; Théorie du libelle ou l'Art de calomnier avec fruit (contre Morellet), Amsterdam (Paris), 177 5 ; Annales politiques et littéraires , de 1777 à 1792; Examen des ouvrages de Voltaire , 1788 ; Mémoires judiciaires, renfermant ses plaidoyers, 7 v. in-12. Il s’essaya aussi dans la tragédie.
LINIÈRES (Fr. pavot de), poëte satirique médiocre, né à Paris en 1628, d’une fam. honorable et aisée, servit d’abord, dissipa son bien dans la débauche, etm. dans la misère(170i), retiré àSenlis. On lesuru. l’Athée, l'Idiot de Senlis, à cause de son impiété. II était liéavec Mme Deshoulièreset avec Boileau (qui cependant l’épargne peu). On a de lui des Poés. diverses, des épi gram m . , des chansons ( dans les rec . d u temps) .
LINKOEPING, ville de Suède (Gothie), ch.-l. du lan ou gouvernement de Linkœping, à 178 kil. S. O. de Stockholm ; 3,000 hab. Evêché. Vieux château-fort. Bibliothèque, etc. — Le gouvernement de Linkœping, formé de l’ancienne Ostrogothie, est situé entre ceux d’OErebro au N. O., de Nykœping au N. E. , la Baltique à l’E. , les gouv. de Calmar au S. , de Jonkœping au S. O. , et lelaa Wetter à l’O. : 220 kil. sur 200 ; 180,000 hab.
LINL1THGOW, ville d’Ecosse, à 24 kil. O. d’Edimbourg, ch.-l. du comté de Linlithgow;4,874 hab. Vieux château où naquit Marie Stuart. En 1569, le régent Murray y fut assassiné.
lijslithgow ou wEST-LOTHiAN (comté de), en Ecosse, entre le golfe de Forlh au N., les comtés d'Edimbourg à l’E., de Lanark au S., de Stirling a l’E. : 35 kil. sur 25 ; 23,300 hab. Ch.-l. , Linlithgow. Plaines et collines. Houille. Bétail. Industrie nulle.
LINNÉ ou LINNÉE (Charles), Linnœus , célèbre naturaliste suédois, né en 1707 à Ræshult dans la prov. de Smœland, mort en 1778, était fils d'un pasteur de campagne et eut longtemps à lutter contre la misère. Il était en apprentissage chez un cordonnier, lorsqu’un médecin, ami de sa famille, reconnut ses dispositions et lui fournit les moyens d’étudier. Placé à Upsal auprès d’Olaüs Rudbeck, professeur de botanique, il conçut dès lors (1730) ja première idée de sdh système de classification. Il fut chargé en 1732 par la Société royale d’Upsal de voyager en Laponie pour décrire les plantes de ce pays,- puis, ayant éprouvé quelques dégoûts que lui suscitait la jalousie, il alla en Hollande, étudia la