‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 650 sur 1261 · LOUI — 10G7 — LOUI · texte numérisé non relu

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depuis le Brûlê),r\ ui étail à ce seigneur, et y brûla 1,300 personnes qui s’étaient réfugiées dans une église. Pour expier ce crime, il se croha, malgré les remontrances ue Suger, son ministre (1147}. Il fit dans cette expédition des prodiges de valeur, mais perdit une partie de son armée dans les plaines de l’Asie-Mineure et devant Antioche, assiégea vainement Damas, et lutohlige de revenir en France, 1149. Peu après (1152), il répudia Eléonore, qu’il soupçonnai* d’adultère; par ce divorce impolitique il perdit la Guyenne, qui fut livrée aux Anglais; ce qui Pentraîna dans des guerres [icrpétuel les. Il m.en lt&O.

louis viij, dit Cœur-de-Lion , fils et successeur de Philippe-Auguste, né en 1187, roi en 1223, prit aux Anglais le Poitou, le Limousin, le Périgord, lAunis, malgré les excommunications du pape; fit la guerre aux Albigeois, soumit tout le Languedoc, à l’exception de la capitale, qu’il se préparait à assiéger quand il mourut à Montpensier (Auvergne), en 122G. On soupçonna Thibaut, eomte de Champagne, de l’avoir empoisonné. Avant son avènement, Louis avait été appelé en Angleterre par les nobles qui combattaient Jean-sans-Terre et il avait été un instant reconnu roi de ce pays; mais à la mort de Jean-sans-Terre (1216), il fut abandonné des Anglais qui se rallièrent au fils de Jean, Henri III.

louis ix ou saint louis, fils du précédent et de Blanche de Castille , né à Poissy en 1215, roi en 1226, fut élevé avec le plus grand soin par sa mère qui gouverna le royaume en qualité de régente pendant sa minorité. Déclaré majeur en 1236, il s'appliqua d'abord 4 faire régner la justice dans ses états, et à établir la plus grande économie dans l’administration de ses domaines; mais il eut à combattre les révoltes de ses grands vassaux. Il fit la guerre au comte de la Marche, qui lui refusait 1 hommage, et à Henri 111, roi d’Angleterre, allié du comte ; remporta sur celui-ci les victoires de Taillehourg et de Saintes (1242); accorda au comte la paix avec le pardon de ses fautes, et au roi d'Angleterre une trêve de 5 ans. Atteint d une maladie dangereuse en 1 2-*4, Louis IX avait fait le vœu d aller combattre les Infidèles en Palestine ; il partit d’ Aigues-Mortes eu 1248, entra eu Egypte, prit Damiette (1219) et môme vainquit à Mansourah (1250); mais, contraint à la retraite par la disette et par les maladies, il tomba avee deux de ses frères entre les mains de l’ennemi. 11 fut obligé , pour obtenir sa liberté, de payer 8,000 besants d'or (environ 7 paillions de francs), et d'abandonner Damiette. D’Égypte il passa en Palestine, et y resta 4 ans, malgré les sollicitations de sa mère, qu'il avait instituée régente en son absence. La prise de Tyr et de Césarée fut le seul fruit de cette aventureuse expédition. De retour dans son royaume, après la mort de Blanche de Gaslille, il s’appliqua à faire disparaître les abus, rendit lui-même la justice, donna les lois les plus sages, abolit les combats judiciaires, les guerres privées; fonda les Quinze-Vingts, et commença la construction de la Sorbonne ; en môme temps , il déployait toute sa sévérité contre les restes des Albigeois et les Yaudois. 11 s'embarqua une seconde fois en 1270 pour une nouvelle guerre sainte, débarqua près de Tunis et remporta d'abord quelques avantages; mais la peste s’étant mise dans son armée, il en mourut lui-même, peu après son arrivée. Saint Louis avait une telle réputation de justice que deux fois il fut pris pour médiateur, d'abord entre le pape Grégoire IX et l’emp. Frédéric II, puis entre le roi d’Angleterre Henri III et ses bavons. Il était d’un tel désintéressement qu’il rendit au roi d'Angleterre des provinces que Philippe- Auguste avait confisquées sur Je°n-sans-Terre et qui étaient depuis longtemps réunies à la couronne. 11 brillait surtout par la piété et fut de

son vivant môme regardé commesatnt.il pubI.enl26S une célèbre Pragmatique sanction, qui avait pou r. but de conserver les anciens choits des églises cathédrales et la liberté des élections (l'authenticité de cet acte a été contestée! Louis IX fit heauc. pour la puissance royaie, soit par l’autorité morale dont il entoura la royauté, soit en soumettant les vassaux révoltés, et en affranchissant les communes. On a publié en 1786, sous le titre d’ Établissements de. saint Louis , le recueil des lois et ordonnances qu’aiait rendues ce prince. Saint Louis fut canonisé eu 1297 ; on le fêle le 25 août. Sa vie a été éerite paar Joinville, GnfUaiwne de Man gis, el pins récemment par Choisv,TiIlemont,Filleau.LeP.Lemoyneafaitun long poëme de Saint Louis. Avant la révolution. l'Académie Française faisait prononcer tous les ans au 25 août un panégyrique du saint roi.

louis x, surnommé le Hulin, fils aîné et successeur de Philipe-le-Bel, né à Paris en 1289, roi da Navarre en 1305, roi de France en 131 4, fut couronné en 13J6 à Reims. Comme il résidait en Navarre au moment de la mort de son père, Charles de Valois, son oncle, ee mit à la tête du gouvernement jusqu’à son arrivée, et fil pendre, sans de justes motifs, le contrôleur des finances , Fnguerrand de Marigny, sou ennemi personnel. Louis ne sut pas résister à la réaction féodale qui suivit la , mort de Philippe IV; cependant il parvint à repousser le comte de Flandre, qui voulait reprendre te qu’il avait perdu sous le règne précédent; pour soutenir cette guerre, il accabla le peuple d'impôts, el força tous les serfs à acheter leur liberté. Il mourut en 1316. Le surnom de Hulin lui fut donné, selon les uns, par ce qu'il était mutin, querelleur ; selon d’au très parce qu’il réduisit les Hutins, séditieux deNavarre. 11 avait, épeusé Marguerite de Bourgogne.

louis xi, (ils de Charles VU, né à Bourges en 142o, prit part (iès l’ége de 17 ans à la révolte connue sous le nom de la Prague rie , se révolta de nouveau en 1456, et s’enfuit, pour éviter le châtiment qu'il méritait, chez le duc de Bourgogne, Philippe-le- Bon, à la cour duquel il resta jusqu’à la mort du roi. En montant sur le trône (1461), il fit de belles promesses qu'il ne larda pas à violer en augmentant les impôts, et il effraya par des supplices les villes qui en témoignaient leur mécontentement (Reims, Angers, etc.). En même temps il éloigna des hauts emplois les hommes de la plus illustre naissance, et donna toute sa confiance à des gens obscurs tirés de la lie du peuple, tels qu’Olivier Le Dam , son barbier; le prévôt Tristan, qu’il nommait son compère. En 1465, les seigneurs mécontents, ayant à leur tête Charles, duc de Rerri, frère du roi, Charles [le Tèm.), filsdu duc de Bourgogne, et le duc de Bretagne, formèrent contre lui une ligue redoutable, la ligue du Bien public; il leur livra la bataille de Montlbéry (1465) dont Je succès resta douteux ; mais il sut dissoudre la ligue en traitant avec chacun de ses ennemis en particulier : il donna la Normandie à son frère, quelques places de la Picardie au duc de Bourgogne, et au eomte de Saint-Pol l’épée de connétable ; mais aussitôt la ligue dissoute, il les attaqua chacun séparément. H reprit à son frère la Normandie, mais il ne fut pas aussi heureux avec le duc de Bourgogne : celui-ci, irrité de la révolte de Liège que Louis XI avait excitée, le retint prisonnier à Péronne, ou il s'était rendu pour une conférence, et Louis fut contraint, pour obtenir sa liberté, d’accompagner le duc de Bourgogue ab siège de la ville révoltée (1468). Se croyant trahi par le card. La Balue,son ministre, il le fit emprisonner et le tint, dit-on, pendant lt ans enfermé dans une cagede fe** On le- soupçonned’avoir fait empoisonner en 1472 son frère le duc de Berri, qui s était révolté de nouveau; duis il recommença la gussrrc

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avec le duc de Bourgogne qui voulait venger cette mort. Une nouvelle coalition s’était formée contre lui entre les ducs de Bourgogne et de Bretagne et le roi d’Angleterre; mais il sut la rompre, et obtint une paix avantageuse par le traité de Picquigny (1475). S’étant fait livrer le connétable de St-Pol et le comte d’ Armagnac, tous deux rebelles, il leur fit trancher la tête, et il ajouta au supplice du dernier d’horribles cruautés ( Voy . armà- GNàc). A la mort du duc de Bourgogne (1477), il tenta d’enlever celte riche succession à Marie, fille du duc ; malgré les efforts de Maximilien d’Autriche, qui avait épousé cette princesse, et qui obtint sur lui un avantage à Guinegatte (1479), il s’empara de la Picardie , de l’Artois et du duché de Bourgogne comme étant des fiefs masculins, et par conséquent réversibles à la couronne. 11 réunit aussi au domaine royal la Provence , le Maine , l’Anjou , ainsi que le comté de Bar, comme héritier de René d’Anjou. Louis XI mourut peu après, au château du Plessis-les-Tours , où il se tenait depuis longtemps enfermé, livré, dans l’appréhension de la mort, aux pratiq. d’une dévotion superstitieuse, il bissa le trône à Charles Vlll, sous la régence d’Anne de Beaujeu. Louis XI était perfide, cruel, vindicatif, superstitieux, défiant, et surtout dissimulé : il avait pour maxime : Qui ne sait pas dissimuler ne sait pas régner. Malgré tou3 ses vices, on duit reconnaître qu’il rendit des services à la France : il agrandit le royaume , affaiblit les grands vassaux et releva l’autorité royale ; ce qui a fait dire qu’îl avait mis les rois hors de page. On lui a reproché d’avoir aboli la Pragmat. sanction , regardée comme leboulev.des libert. de l’Église gallicane. 11 favorisa les bourgeois, institua les postes (1464), fit venir des imprimeurs de Mayence, établit des manufactures de soie et d’étoffes d’or et d’argent (1470). On lui attribue les Cent nouvelles Nouvelles, imitées de Boccace, et le Rosier des Guerres. On peut consulter sur ce roi les Mémoires de Comincs et l'Histoire de Louis XI de Duclos.

LOUIS XII, dit le Père du peuple, né à Blois en 1462, de Charles, duc d’Orléans, petit-fils do Charles Y, se trouva le premier prince du sang à l’avénement de Charles VIII, et fut d’abord connu sous le nom de duc d’Orléans. Il disputa la régence à Anne de Beaujeu pendant la minorité de Charles VIII, marcha contre les troupes du jeune roi à la tête d’une armée, fut vaincu et pris à Saint- Aubin par la Trémoille (1488) , et enfermé à Bourges où il resta trois ans (on le tenait la nuit dans une cage de fer). Rendu à la liberté par Charles VI IT, il sut réparer sa faute par une belle conduite jusqu’au jour où il monta sur le trône (1498).

U commença son règne en pardonnant à tous ses ennemis, disant que le roi de Fiance devait oublier les injures faites au duc d’Orléans, diminua, les impôts d’un tiers, rendit les juges inamovibles. En 1499, il répudia sa première femme, Jeanne de France, fille de Louis XI, pour épouser Anne de Bretagne, veuve de Charles Vlll ; il s’empara du Milanais, sur lequel il avait des droits comme petit-fils de Valentine Visconti ; puis conquit le royaume de Naples, conjointement avec Ferdinand-le-Catholique (1501). Mais quand il fallut partager, les deux conquérants se brouillèrent : Louis fut vaincu à Seminara et à Cérignole par Gonsalve de Cordoue, et chassé du royaume de Naples (1503). Etant entré dans la ligué formée par Jules U contre les Vénitiens ( Ligue de L ambrai] y Louis XII envahit leur teuritoire et les délit à Agnadel (1509); mais bientôt Jules II, qui avait obtenu de Louis ce qu’il voulait, l’abandonna pour s’unir contre lui avec Ferdinand, Henri Vlll, les Vénitiens et les Suisses, formant ainsi la coalition anpelée Sainte Ligue. Le jeune Caston de Foix

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gagna sur eux la bataille de Ravenne (1512), mais il y perdit la vie; et Louis, vaincu, malgré le génie de La Trémoille, à Novare par les Suisses, et à Gué negalte (dans la journée des Éperons) parles Impériaux (1513), fut obligé d’offrir la paix. Il mourut en 1515, regretté de ses sujets et loué de l’étranger même. Il venait d’ép.en 3e noces Marie d’Angleterre. L. XII ne laissa pas d’enfant mâle, et la couronne passa à François I. Rœderer a écrit VHist. de Louis XII.

louis xiii, dit le Juste, fils de Henri IV et de Marie de Médicis, né à Fontainebleau en 1601, devint roi en 1610 sous la tutelle et la régence de sa mère, vit son règne commencer au milieu de troubles auxquels le traité de Sainte-Menehould (1614) mit à peine fin, fut déclaré majeur à 14 ans, et épousa Anne d’Autriche l’année suivante. 11 se laissa d’abord gouverner par Concini , maréchal d’Ancre, cavori de la reine-mère; ie qui excita parmi les seigneurs une sédition dont Concini fut victime (1617). Il donna alors toute sa confiance au duc de Luynes : les seigneurs jaioux prirent les armes pour faire éloigner le nouveau favori; mais ils furent vaincus complètement aux Ponts-de-Cé. De Luynes mourut en 1621 au siège de Montauban; ieux ans après, Richelieu le remplaça. Ave * ce nouveau ministre, Louis.es partout vainqueur il enlève aux Protestants La Rochelle (1628), il bat le duc de Savoie qui attaquait le duc de Mantoue, allié de la France ; prend Pignerol, et rétablit son allié dans ses états. En 1630, Louis, ayant eu de nouveau à combattre en Italie les Allemands et les Espagnols, les battit encore, et leur imposa la paix de. Quérasque. En 1632, Gaston, frère du roi, mécontent de Richelieu, forma une conspiration dans laquelle entrèrent le duc de Montmorency, gouverneur du Languedoc, l’empereur et le roi d'Espagne ; mais le complot fut déjoué : Montmorency, pris les armes à la main , eut la tête tranchée (1632). Après la mort de Gustave - Adolphe , chef des Protestants en Allemagne, Louis XIII, qui avait été l’allié de ce prince, déclara la guerre à l’Autriche et à l’Espagne : Nancy, la Lorraine, la ville d’Heidelberg, furent conquis sur les Allemands (1634); le duc de Rohan défit sur les bords du lac de Côme les Espagnols, qui, après avoir obtenu quelques succès en Picardie, furent obligés de repasser la Somme; Schomberg les battit aussi dans le Roussillon, le duc de Savoie et le maréchal de Créqui en Italie. Richelieu allait conclure une paix avantageuse quand il mourut en 1642. Le roi le suivit au tombeau un an après (1643). Louis XIII était un prince faible et incapable ; tout l’éclat de ce règne est dû à Richelieu ; tremblant devant son ministre, le roi ne fut guère que le servile instrument de ses volontés et souvent même de ses inimitiés. Louis XIII eut pour successeur Louis XiV. son fils. V Histoire de France sous Louis XIII a év écrite par M. Bazin , Paris, 1840, 4 vol. in-8.

louis xiv, dit le Grand , né. à Saint-Germain, en 1638, de Louis XIII et d’Anne d’Autriche, fut reconnu roi en 1643, à 5 ans, et devint majeur en 1651, à 13 ans. La régence fut confiée à sa mère Aune d Autriche, qui prit Mazarin pour principal conseiller. La minorité de Louis XIV fut agitée audedans ppr les troubles de la Fronde {Voy. fronde, anne, mazarin), au dehors par des guerres continuelles avec l’Empire et l’Espagne, qui ne furent terminées que par le traité conclu avec l’Empire à Munster (1648), et par la paix des Pyrénées, conclue avec l’Espagne (1659). Par ce dernier traité, Louis XIV épousa l’infante Marie-Thérèse d’Autriche, fille du roi d’Espagne. Mazarin étant mort en 1661, Louis commença à régner par lui-même. Profilant de la paix et secondé par Colbert, il rétablit le commerce, diminua les impôts, lit fleurir les arts,

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