‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 652 sur 1261 · LOU · texte numérisé non relu

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1 763, époque où fut signé le traité Je Paris, qui abandonna à l'Angleterre le Canada, la Nouvelle- Écosse et plusieurs autres possessions coloniales. Le reste du règne de Louis ne fut signalé que par le bannissem. des Jésuites (1762) et l’abolition des parlements, que provoqua le chancelier Maupeou (1771). Louis XV mourut en 1774 de la petite vérole; en 1757, il avait été frappé par un assassin, Damiens; mais la blessure n’avait eu aucune gravité. On lui doit entre autres monuments 1 Ecole militaire (de Paris) et l’église de Sainte-Geneviève (Panthéon). Louis XV eût pu être un grand roi, il ne fut qu’un prince faible, débauché, insouciant; il amassa les orages qui éclatèrent sur son successeur. Les principaux ministres de Louis XV, après Fleury, furent le due de Choiseu!, l’abbé lerray et Maupeou. Deux femmes surtout firent le malheur et la honte de ce règne : la marquise de Pompadour et Me Dubarry : elles exercèrent sur le roi un pouvoir absolu. La Vie privée de Louis XV a été écrite par d’Angerville , 1781, 4 vol. in-12; l’histoire de son règne se trouve dans Y Histoire du dixhuitième siècle, de Lacre telle. Voltaire a laissé un Précis du règne de Louis XV, ouvrage bien inférieur au Siècle de Louis XIV.

louis xvi, roi de France, petit-fils et successeur de Louis XV, né en 1754, fut d’abord connu sous le nom de duc de Berry. Il monta sur le trône en 1774, et signala les commencements de son règne par des actes qui obtinrent l’approbation universelle. Il renonça au droit onéreux de joyeux avènement, rétablit les parlements, qui avaient été supprimés à la fin du règne précédent; abolit la question, créa le Mont-de- Piété, la Cuisse d’escompte ; appela au ministère les hommes qui étaient désignés par l’opinion publique, Maurepas, Turgot, Maiesherbes, Necker; donna des secours aux Américains insurgés contre l’Angleterre (1778-1783), et assura leur indépendance par le traité conclu à Versailles (1783). Les finances, dilapidées sous les règnes précédents, étant réduites à un état déplorable, le roi convoqua pour chercher un remède deux assemblées de Notable» (22 février 1787, et 6 novembre 1788) ; mais ces assemblées se séparèrent sans remédier à rien, et Louis se vit obligé de recourir aux Etats-Généraux. Ces états furent ouverts à Versailles, le 5 mai 1789, et les discussions qui s’y élevèrent dès le principe entre les trois ordres firent naître une fermentation générale. Peu de jours après, le roi, alarmé par plusieurs démonstrations populaires , fait approcher des troupes de Versailles et de Paris; en même temps il congédie le ministre Necker qui jouissait de la faveur publique (11 juillet) ; le peuple de Paris court aussitôt aux armes et s’empare de la Bastille ( 14 juillet); bientôt il se porte en masse à Versailles et force le roi et sa famille à venir s’établir à Paris (5 et 6 octobre). Dès ce moment Louis XVI cesse d’être libre; il se voit contraint de sanctionner une fouie de décrets de l’Assemblée nationale qui froissaient ses sentiments les plus chers; enfin, ne se croyant plus en sûreté, encouragé d’ailleurs par les offres des puissances étrangères, il résolut de fuir (20 juin 1791), et se dirigea vers Montmédy,où un serviteur ! dévoué, M. de Bonifié, avait réuni des troupes sûres; mais reconnu par le maître de poste Drouet, il fut arrêté à Varennes et ramené à Paris; de ce moment il fut gardé à vue et ne régna plus que de nom. Le 14 septembre 1791 , Louis accepta la constitution que venait de rédiger l’Assemblée nationale; vette constitution, qui ne lui laissait guère d’autre droit que celui d’apposer son veto aux décrets des corps législatifs, ne pouvait que le rendre odieux. Les déclarations de guerre des puissances étrangères qui, sollicitées par les princes émigrés, venaient d entrer en France , aggravèrent encore la uosiGon

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du roi. Après avoir été insulté jusque dans son pt*lais dans les journées des 20 juin et 10 août (1792), et avoir vu massacrer ses plus fidèles serviteurs . il se trouva réduit à chercher un refuge au sein de l’Assemblée législative, qui avait remplacé l’Assemblée nationale; mais an lieu de le protéger, cette assemblée le suspend de ses fonctions et le fait enfermer au Temple, laissant à la Convention à prononcersurson sort. La Conv., réunie le 2 1 sept. 1792, commence par décréter l’abolition de la royauté, et se donne mission de juger Louis XVI. Après un simulacre de procès le malheureux roi, déclaré coupable de conspiration et de haute trahison, est condamné à la peine capitale à une majorité de onze voix (366 contre 355). Tout sursis ayant été rejeté, la cruelle sentence reçut son exécution, le 2t janvier 1793, sur la place de la Révolution; l’infortuné monarque subit le dernier supplice avec une résignation qui lui a mérité le surnom de roi martyr. Peu de jours auparavant il avait rédigé un testament qui egt également remarquable par une touchante simplicité et par la générosité de la victime envers ses bourreaux. Louis XVI avait épousé Marie- Antoinette d’Autriche ; il laissa deux enfants *. Louis ( Voy . ei-après louis xvn) et Marie-Thérèse- Charlotte de France (depuis duchesse d’AngoulêmeL Louis XVI eut toutes les vertus de l’homme privé ; mais il manqua de fermeté , de résolution , peutêtre même quelquefois de franchise. Il avait de l'instruction, surtout en histoire et en géographie ; on lui attribue quelques ouvrages; il rédigea de sa propre main les instructions données à La Pérouse (1785). 11 aimait les arts mécaniques et excellait lui-même dans la serrurerie. On peut consulter sur ce prince les Mémoires de Cléry, Hue, Edgeworth [Voy. ce3 noms), et la collection des Mémoires sur la Révolution.

louis xvn, 2e fils de Louis XVI, né le 27 mars 1785, porta d’abord le titre de duc de Normandie, et prit celui de dauphin à la mort de son frère aîné Louis- Joseph (4 juin 1789). Enfermé au Temple avec sa famille , il fut, après la mort de son père (1793), reconnu roi par les émigrés et les puissances étrangères. La Bretagne, la Vendée et Toulon prirent les armes en son nom : mais il était gardé à vue, on ne put l’enlever. Un cordonnier, nommé Simon, officier de la Commune, lui fut donné pour geôlier, avec le titre dérisoire d’instituteur. Le prince mourut le 8 juin 1795. On soupçonna qu’il avait été empoisonné, mais il est plus probable que sa vie fu-t abrégée par les mauvais traitements qu’il eut à subir dans sa prison. Plusieurs imposteurs ont voulu se faire passer pour Louis XYU, mais ils n’ont fait qu’un petit nombre de dupes.

louis xvmi , frère de Louis XVJ, né à Versailles le 17 novembre 1755, porta jusqu’en 1795 le titre de comte de Provence. 11 fit d’abord de l’opposition au gouvernement de son frère, soit dans l’Assemblée des Notables, soit aux Etats-Généraux, et vota pour que le tiers-état envoyât aux Etats-Généraux autant de membres que les deux autres ordres réunis ; mats à la vue des excès de la révolution, il se décida à quitter la France et partit le 20 juin 1791, peu d’instants après le départ de Louis XVI pour Montmédy. Plus heureux que son frère, il atteignit Bruxelles, d’où il provoqua la déclaration du congrès de Pilnitz. L’année suivante (1792), il vint. 5 la tête de 6,000 hommes, se réunir à l’armée prussienne qui marchait sur la France ; mais la défaite de Valmy détruisit ses espérances. Le 8 juin 1795, Louis XV! 1 étant mort, le comte de Provence prit le titre de roi avec le nom de Louis XV! VI, et fut reconnu comme tel par les puissances étrangères. L’armée de Condé. dans les rangs de laquelle il s’était réfugié, ayant été repoussée par Moreau, il cherehau.ii asile à Blankeubourg, puisaMiUu, 1798:

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Il repoussa les propositions que lui faisait Bonaparte pour le déterminer à renoncer à ses prétentions, 1803, et même i! protesta en 1804 contre l’élévation de Napoléon sur le trône. En 1807 il sc rendit en Angleterre » il séjourna à llartwell dcp. 1811 jusqu'aux événements de 1814. 1! rentra t France après la chute de Napoléon (3 mai 1 8 1 4), et fut placé sur le trône par les alliés. A son avènement il donna une Charte constitutionnelle ( 4 juin ) , qui devint la base de notre droit politique. Le retour de Napoléon ( mars 1815) le força à s’éloigner précipitamment et à se réfugier à Gand; mais il rentra en France après la balai i le de Waterloo (juill. 1815), et depuis il conserva le trône jusqu’à su mort (1824). 11 allégea autant qu’il le put les charges imposées par l’occupation, et obtint, par l’influence du duc de Richelieu, son premier ministre, la retraite des troupes étrangères avant l’époque stipulée. Son règne ne fut guère rempli que par des discussions parlementaires qui ont eu pour effet d’asseoir en F canoë le gouvernement constdutionuel ; le seul événement militaire qui ait eu lieu est l’expédition d’Espagne, faite en 1823, dans le but dereplacer Ferdinand Vil surson trône. LouisXVlII était un prince éclairé, assez favorable aux idées libérales; mais il eut sans cesse à lutter contre le parti

laquelle il avait contribué. Contraint de sortir du royaume par Louis I, roi de Hongrie, il se réfugia en Provence avec la reine son épouse ; là le pape Clément VI les déclara innocents du crime qu’on leur imputait. Rappelés par les Napolitains, ils se tirent couronner à Naples en 1352. Louis mourut en 1362, sans laisser d’enfants.

louis i, duc d’Anjou, 2e üls de Jean II, roi de France, né en 1339, remplaça son père, en qualité d otage, dans la prison de Londres, d’où il s’échappa bientôt après ; fut nommé régent pendant la minorité de Charles VI, et ne s’occupa que du soin de remplir ses coffres pour'se mettre en état d’aller prendre possession du trône de Naples, que la reine Jeanne lui avait légué, en 1 380. (7e prince se rendit en effet en Italie, après s’être fait couronner roi de Sicile par le pape Clément VII (1382), mais il trouva le trône occupé par Charles de Duras. M lit de vains efforts pour l’en chasser, et mourut en 1384.

louis m, duc d’Anjou, fils du précédent, né en 1377, fut couronné roi de Naples par Clément Vil, en 1390, et mourut en 1417, sans avoir pu se

des émigrés, à la tête duquel était son propre frère. Il mettre en possession de ce royaume. Il avait pour avait de l’esprit et cultivait les lettres ; on lui attribue ‘ompéliteur Ladislas, par qui il fut battu, et qu’ii quelques ouvrages, U fonda l’école des Chartes. Ilne! hait.* à son tour, mais sans profiter de sa victoire, laissa point d’enfants et eut pour successeur son frèrej louis m, duc d’Anjou, fils du précédent, né en Charles X. Sa vie a été écrite par Alpb. ii« i>eau-| 1403, succéda aux prétentions de son père sur le champ et par Barbet du Bertrand , 1825. Lamothe- royaume de Naples et fut adopte par JeumeU. Çt

Lan go il a publié les Mémoires de Louis AT///, Paris, 1831 -33, ouvrage apocryphe. Louis XVllla 5té surnommé par les royalistes Louis- le- Désiré.

louis, dauphin, communément appelé Monseigneur ou le Grand-Dnupliin , fils de Louis XIV et de Marie-Thérèse d’Autriche, né en ICC J. , mort en 1711. 11 eut pour gouverneur le duc de Montausier et pour précepteur Bossuet. En 1688, il se signala à la tête de l’armée du Rhin, et en 1094 dans la Flandre. Depuis il vécut dans une espèce ùe retraite à Meudon, et n’eut aucune influence politique. Il eut trois fils : Louis, due de Bourgogne; Philippe, duc d’Anjou (roi d’Espagne), et Charles, duc de Berry. C’est pour Lui que fut entreprise la oelle collection d'auteurs latins dite ad usum Delphmi.

louis, duc de Bourgogne, fils du précédent. Voy. BOURGOGNE (LOUIS, dllC de).

louis, dauphin, filsde Louis XV et de Marie Lec- 2inska, né en 1729 et mort en 1765, n’a joué pendant sa vie aucun rôle important. 11 fut le père de Louis XVI, Louis XV III et Charles X.

louis, duc de Bourbon. Voy. BOURBON louis, duc d’Orléans. Voy. Orléans.

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