‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 654 sur 1261 · IV. Personnages divers · texte numérisé non relu

IV. Personnages divers

louis de grenade, dominicain, un des plus fameux prédicateurs et des plus célèbres écrivains

Hongrie à Sigismond, l’autre la Pologne à Jagellon.

louis u, roi de Hongrie et de Bohême, succéda à Ladislas VI, son père, en 1516, et fut tué à la bataille de Mohacz, gagnée par Soliman 11 ( 1 526).

louis d’aragon (don), roi de Sicile, fils et successeur de Pierre 11, fut reconnu roi en 1342 sous

ascétiques de l’Espagne, né à Grenade en 1505, mort en 1588, fui le directeur de Catherine, veuve de Jean III et régente de Portugal, et refusa l’ar¬

ia tutelle de son oncle le duc de Randazzo, qui ■ chevêche de Braga, ainsi que le chapeau de cargouverna avec sagesse jusqu’à sa mort (1348). Son dinal. Il a laissé un grand nombre d’ouvrages purègne fut troublé par la rivalité des Clermont et bliés à Anvers, 1572, et à Madrid, 167!), 3 vol. in— t. des Palizzi. Il mourut en 1355, laissante couronne ! de gonzague (S.), Voy. gonzacue.

à son frère, Frédéri^le-SiuiDle. ' d’espaone, amiral de France en 1341.

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du sang royal de Castille, fils aîné d’Alph. de la Cerda le Déshérité , servit en France, soutint Charles le Blois, et prit Guérande aux Anglais, 1 342 . 11 reçut Ju pape le vain titre de roi des îles Fortunées, 1344.

LOUIS (Antoine) , chirurgien, né à Metz en 1723, fut substitut du chirurgien en chef de l’hôpital de ia Charité (1757), puis chirurgien-major consultant de l’armée du Haut-Rhin (1761). Il a laissé un grand nombre d’ouvrages estimés, entre autres : Chirurgie pratique sur les plaies d’armes à feu , Paris, 174G, in-4 ; Posiliones anaiomicæ et chirurgicœ de vulneribus capilis, 1749, in-4; Lettres sur la certitude des signes de la mort, 1753 , in- 12. Il rédigea la chirurgie dans YEncyclop. M.en 1792. V. guillotin.

louis (le baron), ministre des finances, né à Toul vers 1755, mort en 1837 , avait reçu les ordres. Il ae prononça pour les idées nouvelles et assista l’évêque d’Autun en qualité de diacre à la fête de la Fédératiou(1790). Il émigra néanmoins et employa le temps de l’exil à étudier le système financier de i’Angleterre. Il fut chargé plusieurs fois du portefeuille des finances (1816, 1818, 1831), siégea comme député dans presque toutes les assemblées législatives depuis 1815, s’y fit remarquer par sa modération et la sagesse de ses vues, et posa les vraies bases du crédit public. C’est lui qui créa les petits-grands-livres qui firent participer les départements aux avantages des placements sur l'Etat.

louis (saint-), ordre royal et militaire , institué par Louis XIV en 1693, était destiné à récompenser le mérite militaire. On ne comptait d’abord que 8 grand’croix et 24 commandeurs ; Louis XVI, en 1779, porta le nombre des grand’croix à 40 , et celui des commandeurs à 80. Le roi était le chef souverain et le grand-maître de l’ordre. Le titre de chevalier de Saint-Louis appartenait de droit aux princes du sang, maréchaux de France et amiraux. Pour être admis dans l’ordre il fallait être catholique et avoir servi 20 ans. La croix de l’ordre était à 8 pointes, cantonnée de fleurs de lys d’or ; on y voyait d’un côté un saint Louis tenant d’une main une couronne de lauriers, et de l’autre une couronne d’épines, avec cette devise : Ludovicus Magnus instituit , 1 693 ; et de l’autre côté une épée nue passée dans une couronne de lauriers liée de l’écharpe blanche avec ces mots : Bellicœ virlutis prœmium. Le ruban était d’un rouge couleur de feu. Cet ordre, supprimé comme tous les autres à ia révolution, fut rétabli par les Bourbons en 1815; depuis 1830 , les membres de cet ordre ont cessé d’en porter les marques distinctives.

LOUISBOURG, ville de l’Amérique du Nord, ch.-l. de l’île du Cap-Breton, par 62° 15’ long. O., 45° 53’ lat. N. , au fond d’une magnifique rade de 16 lt.il . détour, mais qui gèle chaque hiver; 10,000 hab. — D’abord aux Français ; prise par les Anglais en 1745et58.Comb. navalentrelesFr.etlesAngl., 1781.

LcuisBoiRG , vihe du roy. de Wurtemberg, sur le Necltar, à 13 kil. N. de Stuttgardt; 5,000 hab. Bien bâtie. Situation délicieuse ; assez d’industrie. Fondée en 1705 ; résidence delà cour de 1727 à 1733.

LOUISE DE SAVOIE, duchesse d’Angoulême, fille de Philippe, duc de Savoie, née en 1476, épousa en 1488 Charles d’Orléans, comte d’Angoulême, dont elle eut François I. Elle fut régente pendant l’expédition de son Gis dans le Milanais, 4515 , et pendant la captivité du roi; elle gouverna avec assez d’habileté, et conclut avec Marguerite d’Autriche en 1529 le traité de Cambrai (dit la paix des Dames ) ; mais elle souilla son administration par son avarice excessive. Elle mourut en 1531 Elle a laissé un Journal qui contient des faits historiques assez curieux, des détails domestiques, et des particularités sur sa vie et sur celle de ses enfants (tome xvi* des Mémoires relatifi à l'histoire de France), Cette princesse étant veuve et déjà âgée,

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avait offert sa main au connétable de Bourbcc ; mais elle n’en reçut qu’un refus injurieux. Outrée üe dépit , elle changea son amour en une haine violente, et en cherchant à dépouiller le connétable d’une partie de ses biens, elle le força à quitter la France, dont il devint l’ennemi acharné.

louise de lorraine, reine de France, fille de Nicolas de Lorraine , comte de Yaudemont , née en 1554, épousa Henri 111, roi de France , en 1575. L’empire que la jeune reine sembla prendre sur son époux alarma Catherine de Médicis , qui conseilla perfidement à Louise de faire au roi de continuelles remontrances sur sa conduite. Ces remontrances eurent l’effet qu’attendait Catherine: elles fatiguèrent bientôt Henri, et son amour se changea en indifférence. Après la mort de ce prince, Louise se retira à Moulins, où elle mourut en 1601 par suite d’austérités excessives.

louise-auguste-wilhelmine-amélie , reine de Prusse, fille du duc de Mecklembourg-Strélitz et de Caroline de Hesse - Darmstadt , née en 1776, épousa en 1793 le prince héréditaire de Prusse (depuis Frédéric -Guillaume III), et lui inspira le plus tendre attachement. Son courage et sa résignation soutinrent le malheureux roi après le désastre d Iéna, 1806. Elle mourut en 1810.

louise-marguerite, princesse deConti. Voy. conti.

LOUISE DE GUZMAN. Voy. GUZMAN.

louise (marie-). V. marie-louise, au Supplément.

LOUISIADE (archipel de la), groupe a’îles du Grand Océan équinoxial , à l’E. de la Papouasie , par 148° 20’ 152° 10’ long. E., 8°-12° lat. S. Découvert par Bougainville en 1769, visité par les Français en 1792)

LOUISIANE, un des Etats-Unis de l’Amérique du Nord, a pour bornes au S. le golfe du Mexique, à UE. l’état du Mississipi, au N. l’Arkansas, à l’O . le Texas : 2,200 kil. sur 1,350; 517,763 hab. en 1850, dont un quart d’esclaves. Ch.-l., la Nouvelle-Orléans (à laquelle on substitua en 1847 Bâton-Rouge, point plus central). Le bas Mississipi traverse la Louisiane et y reçoit beaucoup d’affluents; il s’y trouve des mines de zinc, cuivre, fer, houille, mais qu’on n’exploite pas; le sol est fertile (surtout en coton, riz, sucre) ; riches pâturages; on y élève de gros et menu bétail en grande quantité ; mais on y redoute les ours, notamment le grizzly. — Par Louisiane on entendait jadis, outre la Louisiane actuelle, l’immense région qui s’étend au nord , et comprend l’état de Missouri , les districts des Mandanes , des Sioux, des Osages, et le territoire de l’Arkansas. — La Louisiane fut découverte par l’Espagnol Fernand de Soto, et vue ensuite par le Français Thomas Albert, 1504. Sous Louis XIV, en l’honn. de qui elle reçut son nom, elle futl’objet de quelq . tentatives de colonis. (La Salle en 1682, Yberville en 1698 , Crozat en 1712) ; fut donnée lors de la minorité de Louis XV k la compagnie d’Occident ou du Mississipi, et servit de base aux spéculations du trop fameux Law ( 1717-1720), puis fut concédée à la compagnie française des Indes. La Nouvelle-Orléans avait été fondée en 17 17. Cependant la Louisiane, toujours peuplée de tribus sauvages , n’offrait encore que quelques comptoirs sur les côtes, et restait nulle entre les mains de la France. Louis XV céda à l’Angleterre en 1763 la partie de la Louisiane située à l’E. du Mississipi, et à l’Espagne la partie occidentale; celle-ci fut rétrocédée à la France en 1800, par le traité de Saint -Ildefonse ; mais Bonaparte, désespérant de la défendre contre les Anglais, la Vendit en 1803 aux États-Unis, moyennant une somme de 80 millions. La Louisiane fut envahie par les Anglais pendant la guerre de 1812 ; elle fut défendue par le général Jackson, qui remporta en 1815 à la Nouvelle-Orléans une grande victoire sur les Anglais. L’intérieur de la Louisiane

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