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présente encore beaucoup de peuplades indigènes. Sur la côte la population est en grande partie d’origine française. La Lousianea rangd’étatdepuislSlz.
^ LOUIS-PHILIPPE (Terre de), terre située dans i’Océan Atlantique austral, par 63°-64° lat. S. et 69°- 61° long. 0., a été découverte en 1840 par le capitaine Dumont d’Urville, commandant de ï Astrolabe, qui la nomma ainsi en l’honneur du roi régnant. Cette terre est inhabitable et couverte de glaces.
L0U1SV1LLE , ville des États-Unis (Kentucky), sur l’Ohio, à 80 kil. 0. de Francfort; 4,000 hab. en 1820; 21,210 en 1840. Evéché cathol. (dep. 1843). Industrie et commerce très actifs. Fondée en 1780.
— V. de Géorgie, ch.-l. du comté de Jefferson.
LOU1-TCHEOU, ville et port de Chine (Kouang-
toung), ch.-l. de dép., par 20° 61’ lat. N., 107° 19' long. E., à 440 kil. S. O. de Canton.
LOULAY, ch.-l. de canton (Charente-Inférieure), à 12 kil. N. de St-Jean-d’Angely ; 500 hab.
LOULÉ, ville murée du Portugal (Algarve), à 14 kil. N. de Faro; 8,250 hab. Vieux château. Ti-J tre d’un marquisat. Mines d’argent aux environs.
LOUNG-KIANG, rivière de Chine, naît au N. O. du Kouang-si, et grossit le Houng-Kiang près de Tsin-tcheou : cours, 450 kil.
loung-tchouan-ki ang , rivière d’Asie, naît dans le Thibet par 93° 30’ long. E., 31° lat. N.; coule dans l’empire birman, arrose en passant la province chinoise d’Yun-nan, rentre dans l’empire birman, et se perd dans l’iraouaddy au N. E. d'Oumérapoura : cours, 900 kil.
LOUP (saint) , en latin Lupus , né à Toul , fut élevé sur le siège épiscopal de Troyes en 427, et alla peu après, avec saint Germain d’Auxerre, dans la Grande-Bretagne , pour y combattre les erreurs des Pélagiens; de retour à Troyes, il sauva cette ville de la fureur d’Attila, qu’il désarma par ses prières, 451. Il m. en 479. On le fête le 29 juillet.
— Un autre saint Loup fut évêque de Lyon et mourut vers 540 ; on le fête le 25 septembre.
loup (sainf), évêque de Sens. Voy. leu (saint).
loup, abbé de Ferrières en Gâtinais, l’un des meilleurs écrivains du IXe siècle, jouit de la faveur de Louis-le-Débonnaire et de Charles-le-Chauve, assista au concile de Verneuil en 844, et au deuxième concile de Soissons en 853. On a de lui 134 Lettres J sur différents sujets ; un traité : Des trois questions, \ contre Gotescalc. Baluze a recueilli ces différente écrits en 1064, in-4, et les a enrichis de notes curieuses. Il fonda à Ferrières une belle bibliothèque, et recueillit beaucoup de manuscrits.
LOUPPE (la), ch.-l. de canton (Eure-et-Loir), à 22 kil. N. E. de Nogent-le-Rotrou ; 1,200 hab.
LOUQSOR, village de Haute-Égypte, à 69 kil. S. de Keneh, occupe une partie de l’emplacement de l’ancienne Thèbes , à Ja droite du Nil ; ce lieu est remarquable par ses superbes débris. C’est de Louqlor que vient le bel obélisque qui décore la place de la Concorde (dep. *836) ; il paraît dater de Sésostris.
LOURDES, ch.-l. de canton (Hautes-Pyrénées), à 12 kil. N. E. d’Argelès ; 3,712 hab. Château-fort qui domine la ville. Toile de lin, mouchoirs, crépons, bas rayés, etc. — Jadis place forte, existait dès le temps de César. Capitale du Lavedan en Bigorre au moyen âge.
LOURDET DE SANTERRE (Jean-Baptiste), ancien maître des comptes, né en 1762, mort à Paris en 1815, est auteur de : Colinelle à la cour , opéra ' en 3 actes, musique de Grétry, 1782; l'Embarras j des richesses , musique de Grétry, 1782; le Savetier '■ et le Financier , comédie en 2 actes et en prose, 1778; j Ziméo , opéra en 3 actes, musique de Martini, 1800. !
LOUR1STAN, Elymaïs , contrée de la Perse ac- ! tuelle, dans le Khousislan, à l’E. du Kourdistan, : ainsi nommée des Loures, ses habitants. Place prin- 1 cipale , Khonemabad.
LOUROUX-BÉCONNAÎS(le), ch.-l. dccant (Ma!
ne-et-Loire) , à 25 kil. N. O. d’Angers; 2,200 hab LOUTH , ville d’Angleterre (Lincoln), ’à 35 kil N. E. de Lincoln ; 6,927 hab. Jolie église St-James hôtel-de-ville, etc. Grande manufacture de tapis ei couvertures. Papeterie, savon.
louth (comté de), en Irlande (Leinster), entre ceux d’Armagh au N., de Down au N. E., la mer d’Irlande à l'E., le comté de Meatli au S., celui de Monaghan à 10. : 45 kil. sur 18; 112,000 hab. (dont 108,600 catholiques). Ch.-l., Dundalk. Sol plat, fertile et bien cultivé. Ardoisières, tourbières. Toile et tissus de coton. Nombreux fragments d’antiquités. Ce comté doit son nom à la petite ville de Louth, à 11 kil. S. O. de Dundalk.
LOUTH ER ROURG, (Philippe-Jacques), peintre, né à Strasbourg en 1740, mort à Londres en 1814, élève de Tichsbein et de Casa-Nova, membre de l’Académie de peinture de Paris (1768), composa plusieurs tableaux pour les gouvernements anglais et russe. 11 s’occupa aussi avec succès de la gravure à l’eau-forte. On voit de lui dans le château de Rambouillet une Bataille dans le genre de Wouvermans. C’est à cet artiste que l’on attribue l'invention du théâtre pittoresque et mécanique, perfectionné depuis par Pierre.
LOUTIIF-ALY-KHAN , fils de Djaafar-Khan , et l’un des prétendants au trône de Perse, de la famille deZend, naquit vers l’an 1770, remporta, à l’âge de 19 ans, une victoire signalée sur Aga-Mohammed, compétiteur de son père; succéda aux prétention de Djaafar, mais fut battu et pris par Mohammed, qui le fit mettre à mort avec toute sa famille en 1794. En lui finit la dynastie de Zend qui fut remplacée parcelle desKadjars.
LOUVAIN, Lovamum , en flamand Leuven, ville du royaume de Belgique (Brabant méridional), sur la Dyle,à30k. E. de Bruxelles; 27,000 hab. Université catholiq. Bel hôlel-de-v. Bière renommée. Commerce de grains. — Quoique ancienne, Louvain ne paraît dans l’histoire qu’à dater de l’invasion normande de 884 ; elle a subi à diverses reprises des inondations terribles, et a souffert également du feu, de la peste et de la famine. Souvent prise et ravagée. Sous l’Empire français, elle fut le ch.-l. d'un arrondissement du dép. de la Dyle, LOUYEC1ENNES. Voy. luciennes.
LOUVEL (L.-Pierre), ouvrier sellier, né à Paris en 1783, assassina en 1820, à la sortie de l’Opéra, le duc de Berry, neveu de Louis XVI 11 ; il avait été poussé au crime par le fanatisme politique, et voulait, en frappant le seul prince qui pût perpétuer la famille royale, mettre fin à îa branche aînée des Bourbons. 11 fut condamné à mort par la cour des pairs, et subit le supplice avec fermeté, assurant qu’il n’avait pas de complices.
L’OUVERTURE (Toussaint-) , nègre, né a St-Domingue en 1743 , avait reçu quelq. instruction. Il acceptaavecreconn. le décret qui proclamait la liberté des noirs, aida le gén. fr. Laveaux à chasser de Plie les Espagnols et les Anglais, et à réprimer une révolte de mulâtres (1795), fut en récompense nommé successivement gén. de brigade, gén. de divis., enfin gén. en chef desarm. de St. -Dom. , rétablit l’ordre et la dise.; mais ne tarda pas à se rendre indép. et se fit procl. prés, à vie (1800) . Il refusa «le reconn. legén. Leclerc, envoyé pour rétablir faut or. franç. (1802) ;maisse vit forcé de capituler, puis fut arrêté comme conspirât , transp. en Fr. et enf.au fort deJoux,où il m.en 1803.
LOUVET (J.-B.), conventionnel, né à Paris en 1764. Il fut d’abord commis d’un libraire, puis se fit connaître par un roman licencieux, les Amour ; de Faublas, 1787. Partisan de la révolution, il fut nommé en 1792 député du Loiret à la Conven tion nationale, prit place parmi les Girondins, et se prononça contre Bobespierre. Proscrit avec
LOU Y — 1074 — LOWI
les Girondins, et mis hors la loi, il erra quelque temps en Bretagne, puis dans la Gironde, et se tint caché jusqu’à la mort de Robespierre. 11 rentra à la Convention en 171)5, puis devint membre du Conseil des Cinq-CcntS; il en sortit en mai 1 7 i)7 , et mourut le 26 août suivant. Il rédigeait/a Sentinelle, journal destiné à répandre parmi le peuple les idées révolutionnaires. Louvet a composé, outre Faublas , quelques romans moins connus et des Mémoires.
LOUVIERS, Luparia , ch.-l. d'arr. (Eure), sur l'Eure, à 22 kil. N. d’Evreux ; 9,927 hab. Draps fins très renommés et apprêts pour les draps; presses hydrauliques; filatures de laines, blanchisseries, teintureries en bleu, etc. — Ville jadis forte; Henri V, roi d'Angleterre, en lit raser eu 1 4 1 8 les fortifications. En J 1 DG Philippe-Auguste et Richard-Cœurde-Lion y conclurent un traité de paix. Louviers porta longtemps le titre de comté. La première fabrique de draps qui y fut établie date de 1681. — L’arr. de Louviers a 5 cantons (Lcuviers, Gaillon, Neufbourg, Pont-de-rArehe,AmfrevilIe) , 120 communes et 69,402 hab.
LOUYIGN’É-ÜU -DESERT, ch.-l. de canton (Illeet-Vilaine), à 15 kil. N. E. de Fougères; 3,412 hab.
LOUVOIS, village de France (Marne), à 13 kil. N. E. d Epernay, érigé en marquisat en faveur du chancelier Leteilier, père du célèbre Louvois.
LOUVOIS (Franç. -Michel letellier , marquis le), ministre de Louis XIV, üls du chancelier Letellier , né en 1641 à Paris, obtint en 1654 la survivance de la charge de secrétaire d’état au département de la guerre qu’occupait son père, et parvint en 1666 au ministère. Plein de prévoyance et d’activité, ses sages mesures assurèrent le succès des campagnes de Flandre en 1667, et de Franche- Comté en 1668. Mais, d'un autre côté, on lui reproche des torts graves ; il rompit par son arrogance les négociations entamées avec la Hollande en 1672, abreuva de mépris le doge de Gênes (1685), ût incendier deux fois le Palatinat (1674 et 1689) il eut une grande part à la révocation de l’édit •de Nantes, et déploya une sévérité excessive contre les Calvinistes (1686). Ces cruautés et son orgueil finirent par révolter Louis XIV lui-même, et Louvois allait, dit-on, tomber en disgrâce, lorsqu'il mourut subitement en 109i. On le crut empoisonné. Louvois est un de ces hommes dont on est forcé d’admirer les talents, mais que l’ou ne peut aimer. On lui doit, entre autres établissements utiles, la fondation des Invalides. Sandraz de Courtilz a publié le Testament politique de Louvois, Paris, 1695.
LOUVRE , Lupara , un des plus beaux monum. de Paris, sur la rive droite de la Seine, fut longtemps la demeure des rois. Ce n'était d’abord qu’une tour qui fut construite en 1204 par Philippe-Auguste pour servir de prison d’état, et où plus tard les rois placèrent leur bibliothèque. Les successeurs de Philippe élevèrent autour de cet édifice des galeries qui s’étendirent peu à peu et qui finirent par rejoindre les Tuileries. CharlesVle premier fixa sa résidence au Louvre, etaprès lui les rois l’i ni habité pour la plupart jusqu'à LouisXIV.qui préféra Versailles. Depuis cette époque, on affecta !.e Louvre aux réunions des diverses académies, et à l’Imprimerie royale. Sous l’Empire, le"Louvre devint un musée ; il a depuis conservé cette destination. Les princes qui ont le plus contribué à l’agrandissement et à l’embellissement du Louvre sont Charles V, Louis XII, François I, Henri 11, Henri IV, Louis XIII, Louis XIV, Napoléon. Les plus grands artistes y ont appliqué leur talent, entre autres Pierre Lescot , Jean Goujon, Philibert, Delorme, Claude Perrault, Soufflot, et de nos jours, Fontaine, Percier, Visconti. Napoléon 111 a •u la gloire de le terminer U855).
LOUZA, ville du Portugal (Beira), à 26 kil. S. E. de Coimhre, au pied du mont Louza, où l’on recueille de la neige et de la glace pour Lisbonne,
LOVANIA, LOVAN1UM. Voy. louvain.
LOVAT (Simon frazer, lord»), Ecossais, né en 1657, embrassa d’abord le parti du prétendant Jacques III, qu’il abandonna après la bataille d’inverness (17 1 5) pour se déclarer en faveur du roi George 1, fut eomblé d’honneurs par ce dernier prince, qui lui donna le gouvernement d inverness et le litre de lord Lovât; mais ayant trahi son Suce. (George 11) en 1745, pour prendre part à des intrigues en faveur des Stuarts. il eut la tête tranchée, 1747; itav.80 ans. Il subit le suppL avec fermeté.
LOVE1RA (vasco), premier auteur du roman d ’Amadis de Gaule , né en Portugal vers 1270, se distingua au service de Ferdinand IV, roi de Castille, et mourut en 1325. Son Amadis n’avait d’abord que 4 livres; les continuateurs l’ont porté à 24. Ce roman a été traduit dans toutes les langues; la meilleure traduction française est celle du comte de Tressan, Amsterdam et Paris, 1779.
LOVELACE (Richard), poète anglais, né en 1618 à Woolwich (Kent), d’une famille riche, brilla quelque temps à la cour de Charles I par sa beauté, sa galanterie et son esprit ; sacrifia toute sa fortune pour la cause royale, fut quelque temps emprisonné à Londres, puis entra au service de la France avec le grade de colonel, revint à Londres vers 1648, et y mourut dans la misère, 1658. Il a chanté, sous le nom de Lucasta , une femme qu’il aimait, miss Lucy Sacheverell ; cette femme s’étant mariée pendant son exil, il en conçut un vif chagrin. 11 a aussi composé quelques pièces de théâtre. — Ce Lovelace n’a de commun que le nom avec le Lovelace dont Richardson a fait, dans sa Clarisse, le type du séducteur de bon ton ; celuici est un personnage tout imaginaire.
LOVERE, ville du roy. Lombard-Vénitien, à 24 kil. N. E. de Bergame ; 4,000 hab. Draps, soieries, usines à fer.
LOVVELL, ville manufacturière des États-Unis, sur les confins du Massachussets et du Nexv- Hampshire, à 40 kil. N. de Boston, sur le Merrimack, près d’une chute de cette rivière qui alimente un grand nombre d’usines; 21,000 hab. environ (en 18 40). Filatures de coton. Chemin de fer de Lowell à Boston. Cette ville ne date que de 1813 ; elle a pris son nom d’un des négociants qui ont les premiers établi des manufactures de coton aux Etats-Unis.
LOWENDAHL (Woldemar, comte de), maréchal de France, issu d’un fils naturel de Frédéric III, roi de Danemark, était né à Hambourg en 1700. Il servit successivement en Autriche, en Pologne, en Russie et en France; il se signala dans les armées impériales, à la bataille de Pcterwaradin, et aux sièges de Temesxvar et de Belgrade; dans les armées polonaises, à la défense de Cracovie en 1733 et pendant les campagnes de 1734 et 1735 sur le Rhin; dans les armées russes, au siège d’Otchakof, et à la bataille de Choczim ; enfin, dans les armées françaises, à la bataille de Fontenoy et au siège de Berg-op-Zoom , qu’il prit d’assaut en 1747; cette ville était regardée comme imprenable. Le bâton de maréchal de France fut la récompense de Lowendahl. Ce général mourut en 1755.
LOWESTEIN, ville et fort de Hollande. Voy.
LGEVF.STEIN.
LONVESTOFT, ville d’Angleterre (Suffolk), sur la mer du Nord, à 60 kil. N. E. d’Ipswich; 4,238 hab. Deux fanaux; pêche; bains de mer très fréquentés. Bataille navale entre les Anglais et les Hollandais , 1665.
L0W1CS, ville- murée de la Russie d’Europe
JLOZE — 1075 — LUBL
(Pologne), à 51 kil. O. de Varsovie; 3,400 hab.
LOWLANDS (c.-à-d. basses terres ), nom que l’on donne à l’Ecosse méridionale, par opposition aux Highlands ( hautes terres ). Voy. ce nom.
LOWOSITZ, village de Bohême (Leitmeritx) , à 4 kil. S. O. de Lertmeritz ; 800 hab. Victoire de Frédéric II, roi de Prusse, sur les Autrichiens en 1750
LOWTH (le docteur Robert), critique anglais, né à Winchester (Hampshire), en 1 7 1 0, entra dans la carrière ecclésiastique, fut nomme en 1741 professeur de poésie à Oxford, devint successivement évêque de Saint-David, d’Oxford et de Londres, et mourut en 1787. On a du docteur Lowth : De sacra ppesi Hebrœorurn prœlectiones , Oxford, 1753, ouvrage classique sur cette matière, et dans lequel le mérite littéraire des Ecritures est parfaitement apprécié; il a été traduit en français par M. Sicard de Montpellier, Lyon, 1812, et par M. Roger, de l’Académie Française, Paris, 1813. Lowth a encore composé, entre autres ouvrages, une Introduction à la grammaire anglaise, 1762.
LOXA, ville d’Espagne. Voy. loja.
LOYALISTES, nom donné en Angleterre à ceux qui, après l’expulsion des Stuarts, se montrèrent dévoués à la nouvelle dynastie,- — et en Amérique, dans la guerre de l’indépendance américaine, à ceux qui prirent parti pour le gouvernement britannique , et se prononcèrent contre I insurrection des colonies.
LO-YANG, ville de Chine (Ho-nan), a été longtemps la capitale de l’empire.
LOYOLA, village et monastère d’Espagne (Guipuscoa), à 22 kil. S. ü. de Saint-Sébastien. Patrie d’Ignace de Loyola, qui est lui-même appelé quelquefois Loyola. Voy. Ignace.
loyola, ville de la république de l’Equateur, à 1 28 kil. N. O. de Jaen de Bracamoro, au pied des Andes; fondée en 1542. Mines d’or aux env.
LOYSEAU (Charles), jurisconsulte, né en 15G6 a Nogent— le-Roy, mort à Paris en 1627, a laissé plusieurs ouvrages de jurisprudence très estimés (Lyon, 1701, in-fol.), entre autres: Des Seigneuries ; Des Ordres de la noblesse ; Du Déguerpissement, etc.
LOYSEAU (Alex .-Jérôme), de Mauléon, avocat au parlement de Paris, né en 1728, mort en 1771, se fit une réputation par son éloquence et son désintéressement; fut lié avec J. -J. Rousseau et Voltaire, et concourut avec ce dernier à faire réhabiliter Calas. On a publié ses Plaidoyers (1760), et ses Mémoires (1781
loyseau (J .-Simon), jurisconsulte, né en Franche- Comté vers 1776, mort à Paris en 1822, avocat à la cour de cassation, a publié : Jurisprudence du Code civil, ouvrage périodique, 1804-1812, 19 vol.; Dictionnaire des Arrêts modernes, 1809, 2 vol. in— 8 ; Traité des Enfants naturels, etc., 1811, in-8, etc.
LOYSON (Olivier), lieutenant-général, né vers 1765 à Damvilliers, mort en 1816, se distingua dans plusieurs circonstances, notamment à Wertingen, Guntzbourg et Austerlitz (1805). 11 commanda au 13 vendémiaire an iv, sous les ordres de Bonaparte, les troupes qui défendirent la Convention nationale contre les sections de Paris.
loyson (Charles), maître de conférences à l’Ecole normale et chef de bureau au ministère de la justice, né à Chàteau-Gonthier en 1791, s’était déjà fait connaître par des poésies pleines de talent lorsqu il fut enlevé par une mort prématurée en 1820. On a de lui, outre divers écrits de circonstance, un recueil d Epîtres et d’ Elégies, Paris, 1819, in-12.
LOZÈRE (mont), Lesura mons , montagne de la chaîne des Cévennes , dans le dép. de la Lozère, auquel elle donne son nom, au S. E. de Mende, sur la limite des arrond. de Florac et de Mende; toute d’environ 1,709 mètres.
lozère (dép. de la), dép. de la France, entre ceux de la H.-Loire au N., du Gard au S. de l’Aveyron, du Cantal à 10., de l’Ardèche à l’E.- 5,094 kil. carr.; 141,733 hab. Ch.-L, Mende. Ü est formé d’une partie du Languedoc (Gévaudan). Ce dép. est traversé par la chaîne des Cévennest dont fait partie le mont Lozère ; ces montagnes y donnent naissance à beaucoup de rivières, et forment le partage des eaux entre la Garo-nne,, la Loire et le Rhône ; quatre lacs. Climat humide et froid. Argent, cuivre, plomb, antimoine, etc. Fertilité médiocre : peu de grains, très peu de vin; châtaignes, lin, chanvre. Moutons et mulets. Peu d industrie (cadis , serges, etc.) et de commerce. Emigrations annuelles. — Ce dép. a 3 arr. (Mende, Murvejols, Florac), 24 cantons, 190 communes; il appartient à la 8' division militaire, dépend de la cour royale de Nîmes, et a un évêché à Mende.
LUBBEN, ville des Etats prussiens (Brandebourg), à 60 kil. S. O. de Francfort-sur-l’Oder ; 3,600 hab. Eau-de-vie de grains, bière, drap.
LCIiECK, Lubeca, Lubecum, ville d’Allemagne, une des 4 républiques de la Confédération germanique, sur la gauche de la Trave, à 844 kil. N. E. de Paris, par 6° 7’ long. E., 53° 50’ lat. N.j 27,500 hab. Travemiiiide lui sert de port. Evêché. Cour d appel pour les 4 républiques. Lübeck offre beaucoup de traces de l’architecture du moyen âge : on y remarque surtout la cathédrale, l’église Ste-Marie, F Hôtel-de-Ville, la Bourse, l’Opéra, la machine hydraulique , etc. — Industrie active : savon, chapeaux, toile à voiles, objets en ambre, velours et soieries, cuirs façon Cordoue, raffineries de sucre , etc. ; grand commerce , surtout avec Hambourg, les pays Scandinaves, le Portugal et la France. Elle n’a qu’une société savante, une société de bienfaisance, un gymnase, une école de commerce, une école d indus»rie. — Lubeck fut fondée en 1144 par Adolphe de Holslein; puis possédée (à partir de 1 1 48) par les ducs de Saxe, Henri-le-Superbe et Henri-le-Lion, conquise en 1192 par Alphonse de Holstein, et en 1203 parVVoldeoiar, duc de Sleswig : eLle se mit sous la protection de I’emp. Frédéric II, et fut déclarée ville libre et impériale en 1226. De plus en plus florissante par son immense commerce, elle devint la capitale de la Ligue hanséatique. Elle se soutint encore après le déclin de la Hanse (xvr siècle), mais elle décima elle-même au xvne. En 1806 elle fut prisa de vive force par les Français qui rasèrent ses murs. De 1810 à 1814, elle fit partie du dép. de3 Rouches-de-l’Elbe, le plus septentrional de tous ceux de l’Empire français,- mais elle «e fut que chef-lieu d’arrondissement. Jungius, Mosheim , Meibomius, Gottfr. Kneller naquirent à Lubeck.-—^ Le territoire de la république de Lubeck n’a que 380 kil. carr., et se compose de plusieurs morceaux séparés. Il compte 50,000 hab. Son gouvernement est démocratique ; la bourgeoisie et un sénat de 30 membres se partagent l’exercice de la puissance souveraine. Son contingent est de 406 hommes, son revenu de plus d’un million, sa dette d’environ 8 millions. Religion réformée.
LLRERSAC, ch.-l. de cantou (Corrèze), à 12 kil. O. d'Uzerche ; 3,882 hab.
LLB1N (saint), Leobinus, natif de Poitiers, évêque de Chartres en 554, mort en 556. Un le fête le 14 mars.
LLB1TZ, ville du grand-duché de Mecklembourg-Schwérin , à 11 kil. S. E. de Schwérin; 2,425 hab. Toile, drap, potasse, tabac, distilleries.
LURL1N, ville de I anc. Pologne, auj. à la Russie, jadis ch.-l. d’un palatinat, auj. d une woïvodie, à 151 kil. S. E. de Varsovie, sur la Bistricza; 10,300 hab. (dont un grand nombre de juifs). EvêcRf Citadelle, faubourgs, cathédrale, palais