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SATURNINUS

APUL1E, vulgairement la Pouille , région de l’Italie, au S. E., le long de l’Adriatique, s’étend à l’E. du Frentanus et au N. du Bradanus, et se divise en 2 parties : l’une grecque, oulapygie, comprenant les Salentins, la Messapie avec lès Calabres et la Peucétie; l’autre italique, comprenant l’Apulie propre, la Daunie, la péninsule du mont Gargane. Villes principales : Apulum-Asculum, Arpi, Herdonea, Salapia, Venusia, Aquilonia, Canusium. — Les Apuliens étaient de race osque. Leur pays fut colonisé par les Arcadiens OEnotrus et Peucétius, puis par Diomède. — L’Apulie forme auj. la Capi tanate et une partie des Terres de Barie t d' Otrante.

APULUM ou ALBA JULIA, ville de Dacie, auj.

CÀRLSBOURG.

APULUM ASCULUM. Voy. ASCULUM.

APURE, riv. de Colombie, naît à 80 kil. N. O. de Varinas, reçoit le Canaguan, le St-Domingue, le Manporro, et se jette dans l’Orénoque. 11 donne son nom à une prov. de la république de Vénézuéla , qui a pour ch.-l. Achagua.

APIJR1MAC, riv. du Pérou, prend sa source dans les Andes du Pérou, court au N. E., reçoit le Pachachaca, le Pampas, le Mantaro, le Vilcomayo, le Paucar-Tambo, le Béni ; prend alors le nom d’Ucayal et se joint au Tunguragua pour former l’Amazone. Il a près de 900 kil. de cours.

AQUA. Voy. acqua.

AQUÆ, c.-à-d. Eaux, nom donné par les Latins à un grand nombre de villes où se trouvaient des sources d’eaux minérales. Les principales sont :

aquæ, auj. acqs ou ax (Ariége).

aquæ augustæ ou tarbellicæ (ou simplement aquæ), auj. dax (Landes).

AQUÆ AURELIÆ, auj. BADE-BADEN.

AQUÆ BORBONIÆ, auj. BOURBON-L’ARCHAMBAULT.

AQUÆ BOBNONIS, auj. BOURBONNE-LES-BAINS.

AQUÆ CALENTES, auj. CHAUDES-AIGUES.

aquæ calidæ, auj. vichy. (On nommait encore ainsi la ville de Bath en Angleterre.)

AQUÆ FLAVIÆ, auj. CHAVES.

AQUÆ HELVETICÆ OU VERBIGENÆ, ailj . BADE (Suisse).

AQUÆ MORTUÆ, auj. AIGUES-MORTES ; — NERÆ ,a.NÉRIS.

AQUÆ N1SINEII, auj. BOURBON-LANCY.

AQUÆ ORIGINES, auj. CALDAS D’ORENSE.

aquæ pannonicæ, auj. bade (Autriche).

AQUÆ SEGESTÆ, auj. FERRIÈRES.

AQUÆ SEXTIÆ, auj. AIX.

AQUÆ SICCÆ, auj. SÈCHES.

AQUÆ SOLIS, auj. BATH.

AQUÆ STATIELLÆ, auj. ACQUI.

AQUÆ TACAPINÆ, auj. EL-HAMMA.

aquæ tarbellicæ (la même que aquæ augustæ).

AQUAMBOU, état de la Nigritie maritime, sur la côte d’Or, borné au N. par le Bouroum, et à 10. par la Volta. Capit. Aquambou. Belliqueux et jadis le plus puissant de la côte d’Or.

ÀQUAP1M, état de la Nigritie maritime, à l’O. du Fanti , et en arrière de celui d’Acra. Cannes à

sucre d’une grosseur extraordinaire. Ce pays est tributaire de l’Achanti.

ÂQUENS1S vicus, ville d’Aquitaine, auj. bà-

GNÈRES DE BIGORRE.

AQU1LA, ville d’Italie, ch.-l. de l’ Abruzze ultérieure 2e, dans le roy. de Naples, à 44 kil. S. O. deTéranw); 13,600 hab. Evêché. Place forte de 4f classe. Fondée par l’empereur Frédéric II ; endommagée par des tremblements de terre (1703, 1706) ; prise par les Français (1798).

AQUILA, natif de Sinope dans le Pont, était architecte et fut chargé par Adrien de rebâtir Jérusalem. Ayant ainsi eu occasion de connaître la religion des Juifs, il l’approfondit sous la direction du rabbin Akiba, et finit par embrasser le judaïsme. Il donna, vers 138, une version grecque de la Bible, qui eut longtemps une grande autorité et qu’on préférait même à celle des Septante. On en trouve des fragments dans les Hexaples d’Origène.,

AQUILËE, Aquileia, ville des États autrichiens (roy. d’Ulyrie), à 6 kil. S. O. des lagunes de Marano, au fond de l’Adriatique. Petit port. Elle était primitivement la capit. des Cami, peuple de Vénétie. Elle reçut une colonie romaine l’an 180 av. J.-C. ; fut grande et forte sous l’empire romain , et devint la capit. de la Vénétie. Maximin y fut tué par les siens pendant qu’il l’assiégeait. Attila la détruisit en 452. Elle ne s’est pas relevée depuis; elle n’a guère auj. que 1,600 hab. Elle est le siège d'un patriarcat qui était d’abord à Grado et qui en 1751 a été divisé en 2 archevêchés : Udine et Goritz.

AQU1LINA, Voy. I’aigle.

AQUILIUS NEPOS (Manius), général romain, consul avecMarius, l’an 101 av. J.-C., étouffa la révolte des esclaves en Sicile. Dans la suite, il fut envoyé en Asie pour rétablir les rois que Mithridate avait détrônés ; mais il fut pris par ce prince et périt au milieu des tortures. Aquilius avait été accusé de concussion; il fut défendu par Antoine l’orateur, qui le sauva en découvrant au milieu de sa plaidoirie les cicatrices des blessures que son client avait reçues au service de la patrie.

AQUILONIA, auj. la Cedogna, ville d’Apulie, célèbre par la victoire que Papirius Cursor y remporta sur les Samnites l’an 293 av. J.-C.

AQUIN, Aquinum des anciens, Aquino en italien, ville du roy. de Naples (Terre de Labour), à 4 kil. N. E. de Ponte-Corvo ; 700 hab. Évêché. Jadis ville des Herniques. Détruite par les Lombards au vie siècle. Patrie de Jurénal et de saint Thomas d’Aquin.

aquin (île d’), près d’Haïti (Antilles), par 75° 4’ long. O., et 18° 14’ lat. N. — Dans Haïti, vis-à-vis de l’île, est un bourg d’Aquin, à 115 kil. O. des Cayes.

AQUIN (Louis-Claude d’), célèbre organiste, né à Paris en 1698, mort en 1772, eut un talent tellement précoce, que dès l'âge de 6 ans Louis XIV voulut le faire jouer devant lui, et qu’à 8 ans il composait d’excellents morceaux. On venait tout exprès des pays étrangers pour l’entendre.

aquin (saint Thomas d’), Aquinas. Voy. THOMAS.

AQUINCUM, ville de Dacie, auj. BUDE.

AQUiS GRANUM, auj. aix-la-chapelle.

AQUITAINE, Aquitania , une des 4 grandes régions de la Gaule ancienne, comprenait avant César tout le pays situé entre les Pyrénées au S., le golfe de Gascogne ( Tarbellicum œquor) à l’O., la Garonne ( Garumna ) au N. et à l’E. Peuples principaux : Tarbelli (Béarn), Ausci (Armagnac), Arverni (Au vergne), Bituriges Vivisci (Bordelais), Pictones (Poitou), Lemovices (Limousin), Cadurci (Quercy), Convenœ et Bigerrones (Comminges et Bigorre). Villes : Burdigala (Bordeaux), Aquæ Tarbellicæ (Dax), Ce durci (Cahors), Tolosa (Toulouse), Gergobia , détruite par César. — Crassus, lieutenant de César, soumit la plus grande partie de l’Aquitaine (57 av. J.-C.),

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