‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 67 sur 1261 · ARAB · texte numérisé non relu

ARAB

César a’ en rendit tout à fait maître par la prise de Gergovie (52), et, dans le partage qu’il lit de la Gaule, il étendit les bornes de cette prov. jusqu’à la Loire au N. et à l’E. Auguste y ajouta le territoire des Bituriges Cubi (Berry et Bourbonnais). Enfin vers 369 ou 381, l’Aquitaine fut partagée en 3 prov. : Aquitaine lre, ch.-l. Avaricum (Bourges) ; Aquitaine 2e, ch.-l. Burdigala; Novempopulanie, ch.-l. Lugdunum Convenarum (Saint-Bertrand-de-Comminges). Cette division se maintint jusqu’à l’invasion de la Gaule par les Barbares. Les Wisigoths devinrent maîtres de l’Aquitaine en 419, sous le règne de Wallia, et firent de Tolosa la capit. de leur empire. En 507, Clovis enleva l’Aquitaine à AlaricII, roi des Wisigoths, et la réunit au roy. des Francs. Dagobert l’en démembra en 628 et l’érigea en roy. en faveur de son frère Caribert. Après la mort de Hildéric , fils de Caribert (631), le roy. d’Aquitaine fut changé en duché et donné par Dagobert à Boggis, deuxième fils de Caribert. Eudes , Hunald et Waïfre possédèrent successivement l’Aquitaine à titre de ducs jusqu’en 769, époque où Charlemagne s'empara de cette prov. Il en fit un roy. dépendant de la couronne, et le donna en 781 à Louis-le-Débonnaire, son fils. Celui-ci la céda en 814 à son fils Pépin, qui mourut en 838. Pépin II fut proclamé roi après lui, mais Charlesle-Chauve lui enleva son roy. et se fit couronner roi d’Aquitaine en 848. En 855, il en investit son fils Charles, qui mourut en 867, et fut remplacé par Louisle-Bègue. Lorsque celui-ci monta sur le trône de France (877), l’Aquitaine fut de nouveau érigée en duché héréditaire en faveur de Rainulfe I, fils de Bernard, comte de Poitiers, et perdit bientôt après son nom d’Aquitaine, pour prendre celui de Guyenne, qui paraît n’être qu’une corruption du premier. Elle se composait alors des fiefs de Gascogne, d’Armagnac, de Fezensac, du Périgord, du Poitou, du comté d’Angoulême et de la Marche. En 1137, le mariage d’Eléonore, fille de Guillaume X, dernier duc de Guyenne et comte de Poitiers, avec Louis VII réunit pour un instant l’Aquitaine à la couronne de France. Mais après le divorce de ce prince (1152), Eléonore ép. Henri Plantagenet, dep. roi d’Angleterre, et par là l’Aquitaine ou Guyenne passa entre les mains des rois d’Angleterre. Philippe-Auguste la reprit en partie en 1204, par confiscation , sur Jeansans-Terre ; mais saint Louis crut devoir la restituer, et la remit en 1259, au roi d’Angleterre, Henri III. Elle fut définitivement réunie à la France sous Charles VII, en 1453. Voy. Guyenne.

AR. Pour les noms qui ne seraient pas ici, Voy. aàr.

ARA UB10RUM, auj. Gousberg, ville de Gaule, 2e Germanie, au N. de Bonn. D’autres disent que c’est Cologne ou Bonn elle-même.

ARABELLA STUART. Voy. stuart.

ARABES. Voy. Arabie.

ARABIE, Arabia , contrée de l’Asie occid., bornée au N. par la Syrie et l’Algezireh, à l’E. par le golfe Persique, au S. par la mer d'Oman, à l’O. par la mer Rouge. Son étendue est de 2,500 kil. environ du N. au S. sur 2,000 de 10. à l’E. L’Arabie est vulgairement divisée en 3 parties: l’Arabie-Pétrée au N. O., l’Arabie-Déserte au centre et à l’E., l’Arabie-Heureuse au S. O. ; mais la division réelle et la seule qui soit connue des indigènes est celle qui partage l’Arabie en 5 régions, savoir : YHedjaz, le long de la côte N. O., qui renferme le grand chérifat de la Mecque; Y Yémen, au S. O., dont les principaux états sont, en allant de 10. à l’E., l’imamat de Sana, le pays d’Aden, l’Hadramaut et le désert du Mahrah ; Y Oman, au S. E. , qui renferme l’imamat de Maskate ; le Lahsa ou Hesse (Bahraïn ou Hadjar) à l’E. ; et le Barria ou Bahr-Abad, qui comprend le Nedjed, et se compose des vastes déserts situés au centre de l’Arabie. Villes principales : la Mecque, Médine, Sana, Aden, Moka,

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