LUS — -J
moli, Bagnone et Fivizzano, et tire son nom de l’ancienne ville de Luna (anjonrd. ruinée ) Ce pays fut longtemps possédé par la famille desMalaspina.
LUNEL, Lunate , ch.-l. de cant. (Hérault) . à 24 kil. N. E. de Montpellier; 6.320 hab. Esprits et eaux-de-vie. Aux environs, vins blancs muscats excellents. Petit canal dit de Lunel. — Prise et forlitiée par les Protestants au xvie siècle; reprise sur eux par Louis XI 11.
LUNÉVILLE, ville de l’anc. Lorraine (Meurthe), ch.-l. d’arr., à 25 k.S. E. de Nancy, sur la Vezouzoet près de la Meurthe; 12,798 b. Château des ducs de Lorraine (bâti en 1707); Champ-de-Mars, église 8t- Jacques, etc. Collège. Épingles, gants, draps, bonneterie, broderies, faïence, etc. Comm. actif. — Jadis place forte; prise par les Français et démantelée eu 1£38. Stanislas Leezinski, devenu duc de Lorraine, y tenait sa cour. La république française et l'Autriche y signèrent le 9 février 1801 le célèbre traité de paix dit de Lunéville, qui, confirmant et étendant celui de Campo-Formio, donnait à la France le Rhin pour limite, cédait à I Autriche les Etats de Venise, sécularisait les Ëluts ecclésiastiques de l’Allemagne pour indemniser de leurs pertes les princes séculiers ; reconnaissait les républiques italienne, ligurienne, etc. Patrie du chev. de Boufllers, de Tact. Monvel* etc. — L’arr. de Lunéville contient ü cantons (Baccarat, Bayon, Blamont, Gerbévi liera, plus Lunéville qui compte pour 2), 140 communes et 84,698 hab.
LUNGOBAJBüL Yuy. Lombards.
LUPATA ou Y Épine du monde, chaîne de mont, de l’Afrique, au S. E., s’étend sur la limite oceid. de la capitainèrie-générale de Mozambique ; elle commence vers les sources de la Sofala, au S. du Monomotapa, et se dirige généralement au N. E. ; on croit qu elle se termine près du Zanguébar.
LUPERCALES, fêtes que l’on célébrait à Rome le 15 février en l’honneur du dieu Pan, destructeur des loups, ou en mém. de la louve qui allaita Remus et Romulus. On y sacrifiait deux chèvres et un chien ; avec les peaux des victimes, on faisait des fouets, et de jeunes garçons, nusjusqu’à la ceinture, parcouraient les rues de Rome, armés de ces fouets, en frappant ceux qu’ils rencontraient. Les préposés à la célébration des Lupereales se nommaient Luperques ( luperci ).
LIJPIA, Lecce, v.deCalabre. — Loing.v iv. deOaule.
LUPIC1N (S.) , frère de S. Romain. V. romain (S.)
LUPP1A, auj. la Lippe , rivière de Germanie, affluent du Rhin, naissait chez les Duiyibini , séparait les Bructères, au N., des Marses, Tubantes et Sicamhres, au S., et se jetait ensuite dans le Rhin.
LUPUS. Voy. loup et wOlf.
LUQUE, Aglaminor , ville d’Espagne (Cordoue), à 49 kil. S. E. de Cordoue ; 4,400 hab.
LURCY-LÉVY ou le Sauvage , ch.-l. de canton (Allier), à 35 kil. N. O. de Moulins; 2,966 hab. Aux environs, houille. Porcelaine, poterie. Troupeau de chèvres-cachemire.
LURE, ch.-l. d’arr. (H.-Saône), près de TOgnon, a 26 kil. de Vesoul ; 2,950 hab. Collège. Beaux bâtiments, jadis à l'abbé de Lure, et qui forment auj. la sous-préfecture. 11 s’y trouvait une célèbre abbaye fondée par saint Déicole (compagnon de saint Colornban) , unie depuis à celle de Murbach. L’abbé était prince d’Empire. — L’arr. de Lure a 10 cant. (Champagtiey, Faucogney, Héricourt, Luxeuil, Melisey, Sauix, Saint-Loup, Vauvilliers , Villers-Sexel et Lure), Si2 communes et 139,381 hab.
LLR1, ch.-l. de cant. (Corse), à 23 kil. N. de Bastia ; 1,200 hab.
LIJRY, ch.-l. de cant. (Cher), à 28 kil. N. O. de Bourges; 500 hah. Jadis forte, mais rasée par Richard 1, roi d’Angleterre, en 1196.
LUS, bourg de France. Voy. luz.
LUSACK, Lusaiia eu latin moderne, Lausitz en allemand, ancien margraviat de !' Allemagne, entre l’Elbe et l’Oder, au N. de la Bohème, au S. du Brandebourg, à l’O. de la Silésie, se divisait en Haute et Basse, formant chacune un margraviat , et contenait entre autres villes : Gcerlitz, Bautzen, Ziltau, Kamientz (ou Camentz), dans la Haute; Luekau, Lubben, Gnben, dans la Basse. — Les premiers bandants connus de la Lusace furent les Semnons ; puis vinrent les Vénèdes, et après eux les i abes. En 93 1 fut instituée par Henri l’Oiseleur la Marché des Soraàes (ou de Rasse-Lusace). La Haute-Lusace taisait presque entièrement partie du royaume de Bohême Ottokar la donna en dot à sa tille, qui venait ci épouser le margrave de Brandebourg (1231) ; et l’électeur Waldemar, su >, . cesscur du margrave, réunit toute la Lusace. Mavs la Haute-Lusace revint à la Bohême de 1319 à 1355 et la Basse en 1370. Après divers événements, tout le pays passa à l’électeur de Saxe Jean-George (1623- 35; ; depuis ce temps jusqu’en 1815, la Lusace e:-î lestée à la branche cadette (soit électorale, soit royale ) de la maison de^Saxe. Enfin, après la chub: de Napoléon, le congrès de Vienne priva le roi de Saxe, frédéric-Auguste, dernier ami du conquérant, de toute la Basse-Lusace et d une grande partie de la Haute, qui furent données à la Prusse et reparties entre ies régences de Francfort (Brandebouigj et de Liegr.itz (Silésie). Le reste (Bautzen, Ziltau et Camentz) fut laissé au roi de Saxe; il forme auj. le cercle de Lusace, l’un des 5 cercles du ro\. de Saxe ; c’est le plus au N. E. de tous.
LUSIGNAN ou lezignen (e.-i-d. le signal), ch. -i dec. (Vienne), à 23 kil. S. 0. de Poitiers; 2,350 liai). Crosses étoffes. Cette ville possédait un célèbre château-fort bâti au xiu* siècle par Hugues 11, sire de Lusignan, et rasé en 1574 par le duc de Montpensier ; une vieille tradition en attribuait la fondation à la fée Mélusine. Ce château a donné son nom à la célèbre maison de Lusignan.
LUSIGNAN, ancienne et noble maison de Poitou quia fourni des rois à Jérusalem et à Chypre, eu pour chef Hugues Ier, dît le Veneur , qui vivait au x' siècle. Ses descendants directs jusqu’à Hugues XI II, mort sans postérité en 1303, prirent le titre de sires de Lusignan. Ils possédèrent longtemps les comtés de la Marche et d’Angoulême.* — Cui de Lusignan, 4* fils de Hugues VIII, dit le Brun , fut le chef des Lusignan d’Oulremer, qui régnèrent sur les royaumes de Jérusalem et de Chypre, depuis 1186 jusqu’en 1489. Voy. ci-après Guy de lusignan. Après cette époque, la famille de Lusignan cesse d’être connue. On cite cependant Etienne de Lusignan, né à Nicosie en 1537, mort en 1590, qui fut évêque de Limisso ; on lui doit, entre autres ouvrages, une Histoire des royaumes de 'érusalem, Chypre , etc., jusqu’en 1572, Paris, 1579;
et le marquis de Lusignan, député de la noblesse de Gascogne aux Etats-Généraux en 1789, qui émigra en 1792, rentra en France en 1800 et moui ut dans l’obscurité en 1813.
lusignan (Gui de), dernier roi de Jérusalem d abord comte de Jaffa etd’Ascalon, fut appelé au troue en 1186 par suite de son mariage avec Sibylle, tille d’Amaury Ier. L’année suivante, il fut vaincu à la bataille de Tibériade, et fait prisonnier par oaladin, qui le força à renoncer au titre de roi de Jérusalem. Néanmoins, dès qu’il fut rendu à la iberté, il reprit ce titre qui n’était plus qu’un vain nom, et le céda en 1192 à Richard, roi d’Angleterre, qui lui donna en échange le royaume de Chypre. Gui régna sur cette île jusqu’en 1194, et la transmit à ses descendants (Voy. chvpre).
LUS1GNY, ch.-l. de canton (Aube), à 14 kil. E. de Troves ; l ,600 hab.
LÜSIi’ANl peuple d’Hispanie, sur la côte 0.,