‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 677 sur 1261 · MALI — 1110 — MALL · texte numérisé non relu

MALI — 1110 — MALL

sidcnt de la cour royale , conseiller à la cour de cassation, pair de France. On a de lui quelques écrits, entre autres : un Discours sur la réformalion de Luther , mentionné par l’Institut en 1805.

MALEZIEU (Nie. de), né à Paris en 1650, mort en 1727, fut précepteur du duc du Maine, et resta toute sa vie auprès de lui. Il devint membre de T Académie Française et de l’Académie des Sciences. On a de lui des Éléments de géométrie , rédigés pour le duc de Bourgogne, 1715, et des Poésies.

MALFILATRE (Jacq.-Ch.-L. de clinchamp de), poète français, né à Caen en 1733 , d’une lamille pauvre, Gt de brillantes études chez les Jésuites de sa ville natale, et vint ensuite à Paris. Il ne tarda pas à se faire remarquer par son talent poétique ; mais peu rangé et fort imprévoyant dans sa conduite, il tomba bientôt dans la misère. Il mourut à 34 ans, à la suite d’une maladie douloureuse due à son inconduite, et après avoir ressenti, au dire de Gilbert, les angoisses de la faim. On a de lui quatre odes, qui furent couronnées par l’Académie de Rouen; un poème intitulé : Narcisse dans l'île de Vénus; une belle imitation du psaume Super flumina , et quelques fragments d’une traduction de Virgile, qu’on a réunis sous le titre de Génie de Virgile , 1810. Ses œuvres poétiques ont été publiées en 1825, in-8, et en 1826, in-32. Ses poésies pêchent dans l’ensemble; mais on y trouve parfois la facilité d’Ovide, avec l’harmonie et le sentiment de Virgile.

MALGACHES, hab. aborigènes de Madagascar.

MALHERBE (François de), poète français, né à Caen vers 1555, mort à Paris en 1628, servit dans les troupes de la Ligue, et n’en fut pas moins, au retour de la paix, bien accueilli par Henri IV, qui lui accorda une pension. 11 se fit connaître par des pièces de poésie où l’on trouvait une harmonie et une pureté de style jusqu’alors inconnues ; il porta si loin la sévérité de son goût qu’il fut appelé le tyran des mots et des syllabes. Il parvint ainsi à épurer notre langue et mérita les éloges que lui donne Boileau:

Enfin Malherbe vint, et le premier en France Fit sentir dans les vers une jnste cadence.

D’un mot mis en sa place enseigna le pouvoir, etc.

Malheureusement ses poésies, si remarquables par le style, brillent beaucoup moins du côté de l’invention. Elles consistent en odes, paraphrases de psaumes, stances, épigr. II en aété fait de nombr. éd. (par Chevreau, 1723. S.-Marc, 1 727, Querlon, 1764, Lefèbvre, 1825, Delatour, l841).Raean a écrit sa vie. Malherbeavait plus, entants: ileul le malheurdeleur survivre ; ledern. fut tué en duel par de Biles, 1627.

Malherbe (dom Joseph-!4 rançois-Marie), ancien bénédictin, né en 1733 à Rennes, mort en 1827, professa d’abord la philosophie à l’abbaye Saint-Germain-des-Prés de Paris (1774), puis fut successivement bibliothécaire de la cour de cassation, et censeur de la librairie (1812). Il fut chargé de revoir la dernière édition des OEuvres de saint Ambroise donnée par les Bénédictins, et de continuer Y Histoire du Languedoc. Il cultivait aussi la chimie avec succès. En 1772, il remporta un prix comme ayant inventé un procédé pour fabriquer la soude au moyen de la décomposition du sel marin. i

MALI A, ville de Thessalie (Phthiotide), voisine du mont OEta et des Thermopy les, sur le golfe Maliaque.

MAL1AQLE (golfe), Maliactis sinus, auj. golfe de Zeuoan enfoncement de la mer Egée, sur les côtes ue la lhessalie, près des Thermopvles et vis-à-vis

m r! , tirail son nom de ,a V‘11« de Malia. nép tLi K.^N (Marie~Félicité), célèbre cantatrice,

était Vint'16 m" 1S(;9 - rnorte en 1836 à 27 ans, à rn.i de,Ma,mel Garcia. Elle débuta en 1825

des^nH ‘ r 'en de Londres- et fut accueillie par son S aSSement8 unanimes; Elle suivit ensuite

un bananier îril,0 et à New-York* où elle épousa un banquier français nommé Malibran; cette union.

qui fut pour elle une source de chagrins, ayant él rompue en 1828, madame Malibran vint à Paris où elle se fit entendre pour la première fois dans la Sémiramide ; elle y obtint un triomphe éclatant; elle excita le meme enthousiasme à Naples, à Milan, à Venise, à Florence, etc. Elle se trouvait à Manchester lorsqu’elle fut emportée par une fièvre nerveuse. Elle excellait autant comme tragédienne que comme cantatrice. — Sa sœur cadette, Pauline Garcia, paraît avoir hérité de son beau talent.

MAL1CORNE, ch.-l. de canton (Sarthe), à 13 kil. N. de La Flèche; 2,000 hab. Poterie, faïence.

MAL1NES, Mechlinia ou Malinœ au moyen âge, Mechelen en flamand, ville de Belgique (Anvers), à 20 kil. N. E. de Bruxelles, par 2® 8' long. E., 51° 1’ lat. N.; 25,000 hab. En archevêque (primat de la Belgique) y réside depuis 1559; elle avait jadis un parlement, une commanderie teutonique. Cathédrale magnifique. Les dentelles de Malines, les plus belles connues, s’exportent par toute l’Europe. Fabriques de toiles, lainages, couvertures, chapeaux, aiguilles, etc.; fonderie de canons. Grand commerce d’huiles et autres objets de ses fabriques. — Fondée au vi* siècle; détruite par les Normands en 884, reconstruite en 897 et fortifiée en 930. Elle souffrit plusieurs incendies ( notamment en 1546 par l'explosion d’un magasin à poudre), ainsi que la peste. Saccagée par les Espagnols en 1572, par le prince d’Orange en 1578, par les Anglais en 1580. Souvent prise et reprise par les Français aux xvne et xvme siècles. Elle fui ch.-l. d’arr. dans le dép. des Deux-Nèthes, jusqu’en 1814.

malines (seigneurie de), petite principauté qui se composait de la ville de Malines avec le territoire environnant, existait dès le vin* siècle, et fut donnée en 754 par Pépin-le-Bref au comte Adon, son parent. Cette seigneurie fut conférée par Charlesle-Chauve à l’évêché de Liège, passa ensuite à diverses maisons, appartint en commun aux deux maisons de Brabant et de Flandre à partir du milieu du xiv® siècle , et finit par être possédée tout entière par Marguerite de Brabant, femme de Louis II de Mâle, comte de Flandre. Le mariage de Philippe-le-Hardi, duc de Bourgogne, avec Margue rite, fille de Louis II (1369), fit entrer la seigneurie de Malines dans la maison de Bourgogne (1384). Elle a depuis suivi les destinées de cette maison.

MALLE ou MALL, mallum , assemblée des Francs dans laquelle les procès les plus importants étaient portés devant les rachimbourgs. V. champs de mai.

MALLEOLUS, traduction latine d llœmmerlein, nom de famille d’A-Kempis. Voy. a-kempis.

MALLET (David), écrivain anglais, dont le vrai nom était MallocU , né en Ecosse en 1700, mor t en 1765, fut chargé de l’éducation des fils du duc de Montrose qu’il aecompagna sur le continent ; puis devint sous-eeerc taire du prince de Galles, père de George 111. On a de lui des pièces de théâtre, des Poésies, une Vie de Bacon (en tête de l’édition de ce philosophe de 1740, et traduite en français,. 1755). Ses Œuvres poétiques ont été recueillies en 3 vol. iu-12, Londres, 1769, eltraduites en français par M. Lécuy, 1798. 11 était lié avec Bolingbroke et fut l’éditeur des œuvres de cet écrivain, 1753-54.

mallet (Edme) , littérateur français, né à Melun en 1713, mort à Paris en 1755, professa la théologie au collège de Navarre. On a de lui : Essai sur l'étude des belles- leur es, Paris, 1747; Principes pour la lecture des poêles, 1745; Essai sur les bienséances oratoires , 1753; Principes pour la lecture des or iteurs, 1753, ouvrage où les préceptes sont appuyés d’exemples bien choisis. Il a traduit V Histoire des guerres civiles de France de Daviia , 1757, et donné des articles de théolog. et de littér. à V Encyclopédie, malle i (Paul-Henri), historien gènevois, né en 17304 mort en 1807, enseigna le* belles-i/Atres n

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