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au S la Corée, au S. O. la Mongolie, à l’E. la Manche de îartarie. Division : 3 provinces, Chino-kim? hirin, Saghalien -Oula (ch.-l. , Ching-yang oâ Moukden, Kirin, Saghalien-Oula-Khoton). Elle a de 1,600 à 1,800 kil. du N. au S., 1,000 de l’E. à 10., et 1,500,000 hab. Les monts Ilingan, Blancs et de la Daourie la traversent. Elle est arrosée par le grand fleuve Amour et par le Tchikiri-Oula, le Ton du n , le Nonnin , etc. Climat froid, peu de grains (sauf l'avoine et le millet) ; on y recueille du ginseng et de la rhubarbe qui sont renommés. Les Mandchoux, qui ont donné leur nom au pays, sont de la même famille que les Toungouses. Ils occupent la Mandchourie, et une moitié du Liao-toung en Chine. Ils ont la figure moins plate que les Mongols, les yeux petits, le nez camus, la taille moyenne, le teint jaunâtre , les cheveux noirs. Leur civilisation est assez avancée; ils ont longtemps professé le. chamanisme , puis sont devenus bouddhistes; mais l’ancienne croyance n’est pas complètement éteinte. Leur langue diffère du chinois, du coréen et du mongol. Les Mandchoux ont fait la conquête de la Chine en 1644 , et la dynastie auj. régnante en Chine est une dynastie mandchoue.
MANDEURE , Epamamluodurum, ville de France (Doubs), à 7 kil. S. E. de Montbéliard ; 1,000 hab. Perkale. Ruines antiques. Ancienne principauté qui appartenait aux archevêques de Besançon.
MAN DEVILLE (Jean de), en latin Mayno-Villanus, voyageur anglais, né à Saint-Albans en 1300, mort en 1372, quitta son pays à 27 ans, parcourut la Terre-Sainte , l’Egypte , l’Asie , séjourna plusieurs années en Chine, et ne revint en Europe qu’après 33 ans d'absence. 11 a laissé une relation de son voyage, qui est remplie de récits merveilleux; elle a été publiée à Londres en 1725.
mandeville (Bernard de), écrivain anglais, né vers 1670 à Dordrecht en Hollande, mort en 1733, exerça la médecine à Londres. 11 est connu par quelques ouvrages philosophiques écrits en anglais où il soutient les paradoxes les plus révoltants. 11 publia en 1709 la Vierye démasquée , dialogue satirique, et en 1714, la Ruche bourdonnante ou les Fripons devenus honnêtes yens , poème en 550 vers, où il attaque tous les états et encourage ouvertement le vice. 11 donna en 1723 l’ouvrage intitulé ; la Fable des abeilles ou Les vices privés font la fortune publique , dans lequel il commente le précédent, soutenant que les vices des particuliers font la fortune de l’Etat et que tout ce qu’on appelle vertu, dévouement, n’est que l’effet de l’intérêt et de la vanité. Attaqué par les tribunaux et par les écrivains contemporains, il prétendit n’avoir écrit que pour se jouer, et publia en 1732 des Recherchessur /'Honneur et Sur /’ utilité du Christianisme, où il chantait la palinodie; mais on ne vit là qu’un acte d'hypocrisie. La Fable des Abeilles a été li ad . en franç. par Bertrand, Atns-ter., 1740.
MANDINGUES ou MANDINGOS, famille de peuples africains appartenant à la race nègre, est , épandue à la fois dans les pays situés entre la Gambie, la Geba et les côtes qu’arrose le Kissi, dans plusieurs des roy. de la Sénégambie ou Nigritie oceid., et dans la moitié du Soudan ou Nigritie centrale. Ils sont assez policés, mais très voleurs. Ils pratiquent quelques opérations chirurgicales, travaillent le fer, préparent le cuir, tissent des étoffes à leur usage, entendent bien le commerce et ont une langue abondante et agréable dont on fait très grand usage dans cette partie de l’Afrique. Rarement, ils vivent plus de 40 ans. On les croit de race malaie.
MANDOU, en grec Mendès , un des huit grands dieux de l’Égypte, est représenté par un bouc à tête de bélier. Ge Dieu, que les Grecs ont comparé à Pan, est comme lui le symbole du principe fécondateur universel. Il était adoré principalement
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MANDRIN (Louis), fameux brigand, né vers 1725 près de Romans dans le Dauphiné, fils d’un maréchal ferrant, servit d’abord dans l’armée, puis déserta, se mit à faire la contrebande et devint bientôt chef d’une troupe assez nombreuse. Après avoir pillé les caisses des fermiers (ou receveurs d’impôts), il en vint à attaquer des villes (entre autres Beaune et Autun), et mit en déroute plusieurs détachements envoyés contre lui. Il lut surpris en 1755 au château de Rochefort en Savoie et subit le supplice de la mue.
MANDUB1ENS, Mandubii , peuple de Gaule (Lyonnaise lre), entre les Eduens au S. et les Lingonesau N. E. , avait pour ch.-l. Alesia (auj. Alise).
MANES (les dieux), dii Mânes, étaient, dans la mythologie des Étrusques et des Romains, les âmes des morts considérées comme divinités infernales. On leur rendait un culte. On distinguait les mânes en bous et méchants; on rapportait à la première classe les dieux Lares et les Pénates, à la seconde les Larves et les Lémures.
MANÉS, MANY ou MANICHÉE, hérésiarque, fondateur de la secte des Manichéens, né en Perse au commencement du iiic siècle, fut acheté dans son enfance comme esclave par une riche veuve de Ctésiphonqui l’éleva et l’affranchit ; il eut pour maître l’hérétique Térébinthe , et fut lui-même l’auteur d’une nouvelle hérésie, empruntée en partie à la religion de Zoroastre. Pour expliquer le mélange du bien et du mal, il attribuait la création à deux principes, l’un essentiellement bon, qui est Dieu, l’esprit ou la lumière; l’autre, essentiellement mauvais, le diabie, la matière ou les ténèbres, il rejetait l’ancien Testament, regardait Jésus -Christ comme étant seul entre les prophètes sorti du sein de la lumière, et disait être lui-même le divin Paraclet annoncé par J.-C. Il trouva un grand nombre de partisans, répandit sa doctrine jusque dans l’Inde et la Chine, et la vit même adoptée par le roi de Perse, Sapor 1. Mais n’ayant pu guérir le fils de ce prince, il fut exilé. 11 rentra en Perse sous Hormisdas; mais Behram, successeur d’Hormisdas, prince zélé pour l’ancien culte, le fit écorcher vif en 274 et s’efforça d’exterminer sa secte. Manès était, dit-on, habile dans la peinture. Beausobre a écrit une Hist. des Manichée et de Manichéens , Amst., 1734 ; ouvrage partial , condamné à Rome.
MANÉTHON, prêtre égyptien, originaire de Sébennyte, vivait sous le règne de Ptolémée Philadelphe vers l’an 263 av. J.-C., et était garde des archives sacrées dans le temple d’Héliopolis. 11 avait composé une Histoire universelle de i Égypte, qui s’est malheureusement perdue; il n’en reste que quelques fragments, cités par Josèphe, Eusèbe, Jule l’Africain et George de Syncelle. L '‘Hist. d'Égypte , qu’AnuiusdeViterbe a publiée sous le nom deManéthon, est l’œuvre d’un faussaire. On attribue encore à Manéthon un poème grec intitulé : Apotelesmatica , sive de viribus et ejjectis astrorum , publié par Gronovius, Leyde, 1 698 ; mais ce poème paraît n’être qu’une production des temps de la décadence. AxteetRiglerontdonnéuneéd.desfragm. de Manéthon, avec comment., Cologne, 1832, in-8; etJ.Fruin, une dissert. De Manethone, Leyde, 1848.
MANFALOUT, ville de la H.-Egypte, sur le Nil, ^ive gauche, à 24 kil. N. 0. de Syout. Drap, toile; commerce de grains.
MANFRED, roi de Naples. Voy. mainfroi.
MANFREDI, maison souveraine de Faënza, jouit d’un grand crédit auxxme, xive et xve siècles. Elle avait pour chef Ricciardo Manfredi, qui, en 1334, se mit à la tête des Gibelins de la Romagne, enleva la ville de Faënza à la domination du pape et s’en fit proclamer seigneur. Le dernier prince de celte famille fut Astorre 111, qui en 1500 fut dépouillé de la souveraineté et mis à mort par César Borgia. '
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MANFREDONIA, ville du roy. de Naples (Capitanale), à 35 kil. N. E. de Foggia, sur le golfe de Manfredonia; 5,000 hab. Commerce de grains. Archevêché, port. — Bâtie en 1251 par Manfred ou Mainfroi, fils naturel de Frédéric II, non loin des ruines de l’ancienne Sipontum. Brûlée par les Turcs en 1620.
MANFREDONIA (golfe de), sinus Urias , golfe de l’Adriatique, sur la côte N. E. du roy. de Naples* son entrée est déterminée au N. par l’extrémité E. du mont Gargano, et au S. par une pointe de terre qui s’avance près de Barletta.- 60 kil. sur 35.
MANGALORE, dite aussi Koryal, ville de l’Inde anglaise (Madras), ch.-l. du district de Kanara, à 745 kil. S. 0. de Bombay, par 72° 25’ long. E., 12° 49’ lal. N., près de la mer des Indes ; 20,000 hab. Port. Commerce de sel, riz, bétel, poivre, bois de sandal, safran. — Jadis ch.-l. de tout le Kanara et une des principales villes du Maïssour. Tippou-Saëb y signa le 11 mars 17 84 la paix avec l’Angleterre. Les Anglais la possèdent depuis 1799.
MANGEEA (archipel de), ou îles Harvey, dans le Grand-Océàn équinoxial, par 18° 45’-21° 26’ lat. S. et 159° 45’-162° 15’ long. O., à l’E. de l’archipel des Amis, et au S. O. de celui de la Société. Ile principale, Manaïa ou Mangeea. Découvert par Cook; visité par Dibbs en 1823.
MANGOU-KHAN, grand-khan desMogoIs, filsainé de Touli, qui était le 4*' fils de Gengis-Khan, se fit couronner en 1250. Tout occupé d’étendre son vaste empire, il envoya à la fois ses armées en Chine , dans le Thibet, en Perse et en Syrie. L’un de ses frères, Houlagou, s’empara de la Perse et détruisit l’empire des califes. Un autre de ses frères, Koublaï-Khan, conquit la plus grande partie de la Chine. Mangou-Khan périt en 1259 au siège d’une ville de la Chine. Louis IX, le croyant chrétien, sur le faux bruit qui s’en était répandu, lui envoya une ambassade qui n’eut aucun résultat. Voy. rubruqijis et duplan de carpin.
MANHARTSBERG, chaîne de montagnes de l’archiduché d’Autriche, qui se dirigeant du N. au S. s’étend de la Moravie au Danube, et divise le territoire au-dessous de î’Ens en deux cercles: 1° celui de Manhartsberg inférieur (entre la Moravie au N. et à l’E.,le Danube au S. et le Haut-Manharlsberg à 10.: 110 kil. sur 49; 260,000 hab.; ch.-l., Korneubourg) ; — 2° celui de Manhartsberg supérieur (entre la Bohême au N. et au N. O., le cercle de la Mfihl à 10., le Danube au S. et le Bas-Manhartsberg à l’E. : 102 kil. sur 95 ; 220,000 hab. Ch.-l.,Krems).
MANHE1M, ville du grand-duché de Bade, cli.-l. du cercle du Neckar, au confluent du Neckar et du Rhin, à 65 kil. N. de Carlsruhe; 23,000 hab. C’est la plus grande du duché et la plus régulièrement bâtie de l’Allemagne. Beau palais ducal, jolie promenade , arsenal , théâtre , observatoire , cabinet d’histoire naturelle, jardin botanique, lycée, académie de commerce. Beaucoup d’industrie, surtout en orfèvrerie (les bijoux en similor s’appellent or de Manheim). Commerce très actif. — Manheim appartint longtemps au Palatinat; en 1606, ce n’était encore qu’un petit village ; Frédéric IV, comte palatin du Rhin, la fit fortifier. Saccagée parles Bavarois en 1622, par les Français en 1688, Manheim se releva à la paix de Rysvvyk ; en 1777, elle fut réunie à la Bavière. Manheim fut prise de nouveau par les Français en 179a A sa citadelle rasée. Le traité de Lunéville défendit d’en relever les fortifications et donna la ville au grand-duc de Bade.
MANICA, province ou royaume de l’Afrique orient., entre ceux de Sofala et de Sabia à l’E., d’Inhanbane au S., de Mocarangua à 10. et au N. ; ch.-l., Manica, petite ville à 264 kil. N. O. de Sofala. Ce pays était censé compris dans la capitainerie-générale portugaise de Mozambique, mais il
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est probablement indépendant aujourd’hui. On en tirait beaucoup d’or.
MANICHÉENS, disciples de Manès. — On a par suite étendu ce nom à tous les partisans de la doctrine de deux principes opposés, le principe du bien et le principe du mal : en ce sens, on retrouve le manichéisme dans une foule de sectes postérieures, les Pauliciens, les Bogomiles, les Albigeois, les Pafarins, etc. Le manichéisme fut condamné par plusieurs conciles et proscrit par les empereurs.
MANIKA ou MANSA, Magnesia ad Sipylum, ville de la Turquie d’Asie (Anatolie), ch.-l. de l’ancien sandjak de Saroukan , à 35 kil. N. E. de Smyrne ; 12,000 hab. Voy. magnésie.
MANILIUS (C.), tribun du peuple l’an 68 av. J.-C., partisan de Pompée, proposa une loi qui donnait à ce général la direction de la guerre contre Mithridate, avec des pouvoirs immenses. Cette loi fut fortement appuyée par Cicéron dans un discours qui nous a été conservé, le Pro lege Manilia.
manilius (M.), poëte latin, vivait vers la fin du règne d’Auguste. On ne sait rien de lui. On a bous son nom un poëme en 5 chants sur l’astronomie, qui paraît n’avoir pas été achevé. Julius Firmicus en danna un commentaire vers le temps de Constantin. L ' Aslronomicon de Manilius ne manque ni d’élégance ni d’agrément, mais il décèle peu de connaissances astronomiques. Il a été publié par Rich. Bentley, Londres, 1739, avec notes, et trad. par Pingré, 1786, et par M. Lorain, 1844.
MANILLE, ville espagnole, ch.-l. de toute l’île de Luçon, et par conséquent des Philippines, sur la baie de Manille, par 118° 31’ long. E., 14° 36’ lat. N.; elle a 138,000 hab. Douze faubourgs, un port défendu par un fort; rues tirées au cordeau. La belle rivière de Passig coupe la ville en deux, la ville de guerre, la ville marchande. Les maisons, toutes d’un étage seulement, ont au lieu de vitres des coquillages transparents. Commerce très actif avec l’Europe et la Chine surtout. Des centaines de bâtiments mouillent ou manœuvrent sans cesse dans la baie. On remarque le palais du capitainegénéral, le théâtre, le collège, la cathédrale. Les maisons religieuses sont si nombreuses qu’elles occupent un tiers de la surface de la ville. Manille est archevêché. — Elle fut occupée en 1571 par les Espagnols; les Anglais la prirent en 1762, et elle ne se racheta de sa destruction qu’en payant 25 millions. Sujette aux tremblements de terre, elle a surtout souffert de ceux de 1645 et de 1824.
MANITCHE, riv. de Russie, naît dans le gouvernement d’Astrakhan et grossit le Don à Manitzkaïa-Stanitza ; cours, 500 kil.
MANITOUS, esprits ou divinités tutélaires, qu’adorent les sauvages de l’Amérique septentrionale, et surtout les Illinois. Au-dessus de ces dieux est le Grand-Manitou ou le Grand-Esprit.
MANLIUS (les), famille patricienne de Rome, descendait d’Octavius Mamilius ou Manlius', gendre de Tarquin le Superbe. Elle se divisa en plusieurs branches : les Yulso, les Capitolinus, les Torquatus, et produisit beaucoup de personnages célèbres.
manliuscai*itoljnus(M.}, consul Tan 392av. J.-C., puis tribun militaire. Après la bataille d’Allia (390), voyant Rome au pouvoir des Gaulois, il se jeta dans le Capitole avec 1,000 hommes d’élite. Cette forteresse allait tomber entre les mains des barbares qui en escaladaient les murs, lorsque Manlius, réveillé par les cris des oies sacrées que l’on nourrislait au Capitole, prit aussitôt les armes et renversa les Gaulois du haut des murailles : cet exploit lui valut le surnom de Capitolinus. Dans la suite, ayant affecté la tyrannie, il fut accusé devant le peuple ; il sut se faire absoudre en montrant le Capitole qu’il avait sauvé; mais l’assemblée s’étant réunie une seconde fois dans un autre lieu, il fut
condamné à être précipité du haut de la roche Tarpéienne. 11 subit sa sentence l’an 384 av. J. -G. Cet événement est le sujet du Manlius de Lafosse.
manlius Imperiosus (T.), dictateur l’an 373 av. J.-C., fit la guerre aux Herniques. Il était d’un caractère hautain, ce qui lui fit donner le surnom d 'Imperiosus. Il allait être accusé en sortant de charge, quand son fils, Manlius Torquatus, le sauva par son courage. Voy. ci-après.
manlius torquatus (L.), fils du précédent, fut pendant sa jeunesse relégué par son père à la campagne, parce qu’il avait une grande difficulté à parler. Malgré ce traitement, ayant appris que son père était cité en justice par le tribun T. Pomponius, il quitta sa retraite, vint à Rome et força l’accusateur à se désister de sa poursuite. Le peuple, touché de cette conduite, le nomma l’année suivante (362 av. J.-C.) tribun militaire dans la guerre contre les Gaulois. 11 tua, dans cette campagne, un Gaulois d’une taille gigantesque qui défiait les Romains au combat, et lui enleva son collier d’or qu’il porta depuis en mémoire de ce triomphe. C’est de là que lui vint le surnom de Torquatus (de torques , collier). Consul dans la guerre contre les Latins, l’an 340 av. J.-C., il fit trancher la tête à son fils pour avoir combattu contre sa défense.
manlius torquatus (L.), consul en 224 av. J.-C., soumit la Sardaigne ; Rome n’ayant plus alors d’ennemis, il ferma le temple de Janus, ce qui n’était pas encore arrivé depuis Numa. Il s’opposa au rachat des prisonniers faits par Annibal à Cannes. Y manlius, complice de Catilina. Voy. mallius.
MANNERT (Conrad), historien et géographe allemand, né à Altdorf (Bavière) en 1756, mort à Munich en 1836, fut professeur à l’école de Saint- Sébastien à Nuremberg, professeur de philosophie (1797), puis d’histoire à Altdorf (1808), et fut appelé en 1826 à Munich pour y remplir les mêmes fonctions. On lui doit : Histoire des Vandales , Leipsick, 1785; Histoire des successeurs d'Alexandre , 1803; Géographie des Grecs et des Romains, Nuremberg, et Leipsick, 1788-1825, 15 vol. in-8.
MANUEL (Francisco do nacimento), poëte portugais, né à Lisbonne en 1734, d’une famille riche et distinguée, s’était déjà fait connaître dans son pays par des poésies pleines de talent et de goût , mais aussi par la hardiesse de ses opinions religieuses, lorsqu’il fut déféré au Saint-Office (1778). 11 n’échappa que par la fuite à une condamnation et fut contraint de s’exiler. Il passa le reste de scs jours alternativement en Hollande et en France, et mourut à Versailles en 1821. Il employa le temps de son exil à composer des ouvrages qui l’ont placé à la tête des poëtes portugais. 11 excella surtout dans le genre lyrique ; cependant on a de lui, outre ses odes, des pastorales, des romances, des sonnets, des épîtres , des satires. Il traduisit notre La Fontaine et Chateaubriand et imita plus, poëmes anglais et allemands. M. Sané a donne en 1808, sous le titre de Poésies lyriques portugaises , un choix de ses odes traduites en français.
MANOSQUE, Manuesca, ch.-l. de canton (Basses- Alpes), à 13 kil. S. de Forcalquier ; 4,995 hab. Tribunal de commerce et collège communal. Sirop de raisin, eaux-de-vie, amandes, olives, truffes, etc. Ancien château, jadis résidence des comtes de Forcalquier. Manosque fut donnée par ceux-ci à l’ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem.
MANOU. Voy. menou.
MANRESA, Minorissa , ville murée d’Espagne (Barcelone), à 47 kil. N. 0. de Barcelone; 13,000 hab. Château-fort. Tissus de soie, de coton; ouvrages d’or et d’argent, rubans, draps fins, eau-devie. Aux environs, mercure, houille.
MANR1QUE, ancienne et illustre maison d'Espagne, issue des comtes de Castille par Ferdinand
iuAM
comtes de Morauta, de Parèdes, etc., et s’est souv alliée aux rois d’Aragon et de
avec 1 Huisne, a zi zmi. o. w. >■ y . - i n
Evêché, lycée. On remarque la cathédrale ,2 belles églises, les deux séminaires, Une. abbaye de la Couture (où sontauj. la préfecture, la bibliothèque,
le muséum). Chemin de fer (1854). Société des arts. Industrie : toiles, étamines, mouchoirs, siamoises, cire, etc. Cire, miei, bestiaux, volailles; les poulardes du Mans surtout sont renommées. Pair, de iressan : Gorin. Pilon et Mersenne naquirent auprès, bataille gagnée en 1793 par le général Marceau sur les Vendéens. — Jadis ch. -I. des Aulerci Cmomani; considérable sous les Romains et au temps de Charlemagne ; mais saccagée par les Normands aux i.v* et Xe siècles, et ravagée depuis par la guerre, la peste et par des incendies, elle perdit beaucoup de son importance. Jusqu'à 1790, Le Mans fut la-capit. d. grand-gouvernement de Maine-et-Perche. — 10 cant ( Ballon , Conlie, Ecommoy, Loue, Montfort-ie-Rotrou, Sillé-le-Guillaume, La Suze, plus Le Mans qui compte pour 3), 1 28 communes et 164,007 hab.
MANSALLA, ville d’Afrique. Voy. chella.
MANSART (François), né en 1598 à Aix, suivant les uns, et suivant d autres à Paris, d’une famille originaire d’Italie, mort à Paris en 1066, fut élève de son oncle, Germain Gautier, architecte du roi, et fit des progrès rapides dans son art. Ses premiers ouvrages furent la restauration de l’hôtel de Toulouse, le château de Berny et le château de Blois. La reine Anne d’Autriche lui confia l'érection du Val-de-Grâce ; mais d’autres que lui furent chargés de le terminer. 11 bâtit ensuite l’église de Sainte- Marie de Chai Ilot, le château de Maisons près Saint- Germain-en-Laye, etc. C’est lui qui a inventé cette sorte de couverture brisée, qu’on a appelée de son nom mansarde. On reproche à son architecture d’être trop massive.
mansart (Jules hardoüin, dit), neveu d u précédent, premier architecte et surintendant des bâtiments du roi, né à Paris en 1645, était fils de J. Hardoüin, premier peintre du cabinet du roi, qui avait épousé une sœur de Fr. Mansart. Placé sous la direction de son oncle, il sut profiter habilement des leçons de ce maître, et voulut porter son nom pour lui témoigner sa reconnaissance. Ayant eu le bonheur de plaire à Louis XIV par ses talents et par son esprit, J.-H. Mansart fut chargé des travaux d’architecture les plus importants du règne de ce grand prince. 11 éleva les châteaux de Marly et du Grand- Trianon, celui de Clagny , la maison de Saint- Cyr; fit la place Vendôme, celle des Victoires, etc. Il mit le sceau à sa réputation par la construction du château de Versailles et du dôme des Invalides à Paris. Tous ces travaux et la faveur constante de Louis XIV lui procurèrent une fortune très considérable. 11 mourut subitement à Marly en 1798.
MANSFELD, ville des Etats prussiens (Saxe) , à 44 kil. N. O. de Mersebourg; 1,309 hab. Jadis capitale d’un comté de même nom, et auj. ch.-l. du cercle dit des Montagnes de Mansfeld. — Un autre cercle, dit du Lac de Mansfeld , est aussi dans la Saxe prussienne (ch.-l. , Eisleben).
mansfeld (comté de), ancien comté d’empire, dans la H. -Saxe, entre les principautés d’Anhalt, d’Halberstadt, do Saxe-Eisenaeh, le comté de Stolberg, l’évêché de Mersebourg et la Saxe électorale : 540 kil. carr.; env. 60,000 hab. Il se composait de 2 parties, dont l'une reconnaissait la supériorité ler-
itoriale de la Saxe électorale , et i’aulre celle
son de Mansfeld fut surtout florissante aux xm* et xiv* siècles; elle possédait le droit régalien des mines du pays et siégeait à la diète. — On distingue 2 maisons de Mansfeld :1a lre, issue de Riddag (qui mourut en 685) et terminée en 1230 à Burkhard\TII; la 2e, qui commence par BurkhardIX, gendre du précédent, seigneur de Querfurt et burgrave de Magdebourg, et qui ne finit qu’en 1780.
A la mort de Burkhard X, cette 2* maison se divisa en deux lignes, les comtes de Mansfeld et les seigneurs de Querfurt. La lre ligne se subdivisa elle-même en un grand nombre de rameaux; ce qui causa sa ruine par le partage multiplié des domaines. Dès 1484, la maison de Mansfeld avait cessé d’être puissance immédiate, et avait concédé le domaine direct des mines à la maison de Saxe; qui depuis paya une pension aux comtes de Mansfeld. Cette maison a produit plusieurs hommes remarquables (Vog. ci-après). Auj. le comté de Mansfeld se trouve encore divisé entre latt Prusse et le roy. de Saxe.
MANSFELD (P. -Ernest, comte de), général allemand, né en 1517, servit dans les Pays-Bas sous Charles-Quint, fut gouverneur du Luxembourg, puis de tous les Pays-Bas (159 2J. Il prit Stenay en 1 55 1 , mais fut fait prisonnier dansY voy par Henri 11 en 1553, et ne recouvra sa liberté qu’en 1557.
mansfeld ( Ernest de ) , fils naturel du comte Pierre-Ernest, né en 1585, servit d’abord l’Autriche; mais n’obtenant pas l’avancement qu’il croyait avoir mérité , il embrassa la religion réformée, se joignit aux révoltés de Bohême et se fit élire leur général. Il força le comte de Bucquoi, général autrichien, d’évacuer la Bohême. Contraint de se retirer devant des forces supérieures, il ravagea F Alsace, attaqua et défit les Bavarois et les llessois, alliés de l’Autriche. Sa tête ayant été mise à prix en Allemagne, il passa dans les Pays-Bas, et, en 1622, de concert avec Christian de Brunswick, il battit les Espagnols à Fleurus. En 1625, il rentra en Allemagne à la tête d’une foule d’aventuriers, mais il futdéfait par le fameux Wallenstein, au pont de Dessau, 1626. Peu de mois après, il mourut presque subitement , à Vranovitz en Bosnie.
MANSF1ELD, ville d’Angleterre (Nottingliam), à 22 kil. N. de Nottingham; 9,426 hab. Cotonnades, brasseries, fonderies de fer ; commerce de drèche, grains, coton, bonneterie, etc.
MANSLE, ch.-l. de canton (Charente), à 16 kil. S. de Ruffec; 1,300 hab. Commerce actif: grains, vins, eau-de-vie.
MANSO(J.-B., marquis de la villa), littérateur napolitain, né en 1570, mort en 1645, fut l’ami du Tasse et écrivit la vie de ce poète (Home, 1634). Riche et puissant, il protégea les lettres et Tonda leCo//. des Nobles à Naples. 11 a laissé des poésies médiocr.
MANSODR, c.-à-d. vainqueur. Xoy. al-manzor.
MANSOURAH (c.-à-d. champ de la victoire), vulgairement la Massoure , autrefois Tanis? ville de la Basse-Égypte, sur la branche orientale du Nil, à 59 kil. S. O. de Damiette. Ch.-l. d’une -province ■ le même nom. Six mosquées , église. Riz, toile, ammoniac. S. Louis y remportasur les Sarrasins, en 1250, nue victoire meurtrière, mais fut pris peu après. En 1798, la garnison franc, qui occupait cette place fut massacrée par les Arabes. — La province de Mansou rah, située entre celles de Damiette au N., de Charqnieh à l’E., de Garbich au S. et à l’O., a 98 kil. sur 35 et compte 200,000 hab.
MANTA1LLE (château de), château célèbre, près et au N. E. de Saint- Vallier (Drôme). Il s’y tint.