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eu 879, un concile dans lequel Boson dépouilla les entants de Louis-le-Bègue de la couronne de Bourgog ne, et se fit proclamer roi à leur piace.
MANTCHOUR1E. Voy. mandchouiue.
MANTEGNA (André), peintre et graveur, né A Padoue en 1430, mort en 1505, a composé un grand nombre de tableaux et de fresques dans le genre historique, où l'on remarque de la beauté dans les formes, de la suavité dans le coloris, mais aussi une grande négligence dans l’expression. 11 a gravé luimême plusieurs de ses compositions. Le musée de Paris possède quatre de ses plus beaux tableaux : la Vierge sur un trône , avec l'enfant Jésus sur ses genoux; le Parnasse; les Vices chassés par la vertu , et un Calvaire. Quelques-uns attribuent à Muntegna l’invention de la gravure au burin.
MANTES, dite la Jolie, Medunta , ch.-l. d’arrondissement (Seine-et-Oise), à 42 kil. N. O. de Versailles, sur la rive gauche de la Seine; 3,818 hub. Position salubre et charmante. Bien bâtie; église Notre-Dame; tour de St-Maclou; hôpitaux; bibliothèque. Salpêtrière royale, tanneries renommées; grosses toiles. Commerce de blé. — Fondée, dit-on, par les Druides ; saccagée par Guillaume-le-Conquérant en 1087. Philippe-Auguste y mourut en 1223. Charles V la prit en 13G4; mais les Anglais s’en emparèrent en 1418; elle ne fut reprise sur eux qu’en 1449. — L’arrondissement de Mantes a 5 cantons (Bonnières, Houdan, Limay, Magny et Mantes), 127 communes et 60,290 hab. Voy. mantois.
MANT1NÊE, Mantinœa, auj. Gritsa ou Goritza, ou Paléopoli , ville d’Arcadie, près de l Argolide, à égale distance de Tégée et d’Orchomène, était, avant la fondation de Mégalopolis , la première cité de l’Arcadie; elle fut démantelée en 385 par les Spartiates, et se releva en 370. Célèbre par 4 batailles: la lre en 418, où les Lacédémoniens défirent l'armée d’Argos et d’Athènes; la 2* en 363, où Epaminondas vainquit les Spartiates, mais périt dans l’action; la 3e en 296, où Démétrius Poliorcète battit le roi de Lacédémone, Archidame IV ; la 4* en 206, gagnée par Philopémen sur Machanidas.
MANTINORUM oppid. , v. de Corse, auj. bastia.
MANTO, prophétesse, fille de Tirésias. Thèbes ayant été prise par les Epigones, Manto fut emmenée captive à Claros en Asie, où elle établit un oracle d’Apollon. — Prophétesse d’Italie, mère d’Oenus, fondateur de Man loue, est peut-être la même que la précédente.
MANTOIS, petit pays de l’Ile-de-France, au S. E. et S. O. du Vexin français, le long de la rive gauche de la Seine, eut pour ch.-l. d’abord Mantes, puis Versailles. Autres lieux, Meulan, Anet, Rueil, Montfort-l’Amaury, Dreux, Poissv, St-Germain-en- Laye. Il était parfois regardé comme faisant partie de la Beauce. Aujourd’hui en grande partie dans le département de Seine-et-(‘ise: le reste est compris dans le département d’Eure-et-Loir.
MANTOUAN (le) , province d’Italie. Voy. manrouE (duché de).
MANTOUAN (J.-B. Bortano CHrsi, dit le), peintre, sculpteur et graveur de Mantoue, né vers 1500, eut Jules Romain pour maître. Il est surtout connu aujourd’hui comme graveur; son dessin est correct, mais son burin manque de douceur. — il transmit son talent à son fils, George Ghisi, dit aussi te Mantouan , né â Mantoue en 1524, qui grava surtout d’après Michel-Ange, Lucas Penni, Perin del Vaga; — et à sa fille, Diana Mantuana , qui s’attacha principalement à reproduire les chefs-d’œuvre de Raphaël et de Jules Romain.
MANTOUAN (Battista SPAGNUOLI, dit le), poëte latin. Voy. BATTISTA.
MANTOUE, Mantua , enitalien Mantova, ville des États autrichiens, dans le royaume Lombard-Vénitien, ch.-l, de la délégation de Mantoue. au milieu
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de marais dans une île du Mincio, à 124 kil. S E de Milan. Elle est tant par sa position que par les ouvrages de l’art une des places les plus fortes de l’Europe. Quoique fort grande, elle compte à peine 30,000 hab. (sa population au temps de ses ducs atteignait 50,000 âmes). C’est un évêché. On y remarque le palais dit du Té, chef-d’œuvre de Jules Romain, et résidence des anciens ducs, le ci-devant palais National , la cathédrale, l’église de Saint- André, le palais de justice, l’arsenal, etc., plusieurs belles rues et places (entre autres la place Virgile), et le canal qui coupe la ville en deux parties. Académie des sciences, arts, peinture et sculpture; Académie dite virgUienne, galerie de peinture et antiquités, bibliothèque, université, lycée, gymnase. Malgré les dépenses faites par 5e gouvernement autrichien pour assainir la ville, elle est encore insalubre. Virgile était natif d’Andes, village des environs. Pomponat , le poëte Battista Spagnuoli et les Ghisi, artistes célèbres, étaient de Mantoue.
— Mantoue fut bâtie, suivant les uns, au xve siècle av. J.-C., selon les autres au xi«, par Ocnus et Bianor, et reçut le nom de Mantoue en l'honneur de la prophétesse Manto , mère d’Oenus. Les Ramena, s’en étant emparés, en firent une des 12 lucumonies de leur confédération septentrionale. Lcb Gaulois la prirent ensuite, et elle devint une des métropoles des Cénomans. Les Romains en devinrent maîtres après la victoire du Mincio (197 av. J.-C.), ou peut-être dès l’an 222, à la suite de celle de Claslidium. Après la bataille de Philippes (42), son territoire fut confisqué en partie pour être distribué aux soldats des triumvirs ; c’est cet événement qui amena Virgile à Rome (Voy. Virgile) ; elle eut encore à souffrir après la bataille de Bédriae (69 de J.-C.). Mantoue tomba au pouvoir des Marcomans en 269, de Radagaise (406), d’Àlaric (403, 408); elle passa ensuite aux Hérules, aux Ostrogoths, aux Grecs, aux Lombards, aux Francs, au royaume d’Italie; puis fut donnée par Olhon II à Thibaut, comte de Canosse; fut conquise par Mathilde en 1 1 1 4, et devint une des républiques lombardes au milieu du xne siècle. Comme toutes les petites républiques, elle eut à subir des tyrannies locales; elle eut pour maîtres les comtes de San-Bonifacio, les Ruonacossi et les Gonzague , qui se disputaient sans cesse le pouvoir. Finalement, en 1328, Louis 1 de Gonzague s’empara du pouvoir, se fit reconnaître vicaire de l’empire, et fonda une dynastie qui régna près de quatre siècles (jusqu’en 17015); sous cetle dynastie, lu ville et le territoire de Mantoue furent érigés en margraviat (1433), puis en duché (1530). Après l’extinction de la famille des Gonzague (1708), le duché de Mantoue fut possédé par la maison d’Autriche. Mantoue fut prise et saccagée par les Autrichiens en 1630. Les Français l'occupèrent en 1701, mais se la laissèrent reprendre en 1707 pur les Impériaux. Prise par Bonaparte en 1797 sur Wurmser, Mantoue fut jusqu'en 1814 le ch.-l. du département du Mincio. Elle fut à cette époque restituée â l’Autriche.
— A Mantoue se tinrent : 1° le congrès de 1392 où fut signée une confédération (entre Florence, Bologne, les seigneurs de Padoue, Ferrare, Mantoue, etc.), pour le maintien de l’équilibre en Italie; 2° le congrès de 1459, où Pie 11 prêcha vainement la croisade contre les Turcs qui venaient de se rendre maîtres de Constantinople; 3° le congrès de 1511 où Jules II, Maximilien et Ferdinand décidée ent du sort du duché de Milan enlevé à Louis XII; 4° le congrès de 1791, où Léopold II et les princel émigrés de la maison de Bourbon organisèrent une coalition contre la révolution française.
mantoue (margraviat, puis duché de), comprenait le Mautouan et, depuis 1533, le Montferrat, dévolu par héritage au duc de Mantoue. Le pur Mautouan,
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vrai duché de Mantoue, était situé entre celui de Milan à l’O., celui de Modène et l’État ecclésiastique au S., la Terre-Ferme vénitienne à l’E. et avait entre autres villes, outre Mantoue, Pizzighitone, Luzzara, Caneto, Guito, Quistello. Pour l’histoire, Voy. mantoue (ci-dessus) et gonzague.
mantoue (délégation de), une des 9 du gouvernement de Milan, dans le royaume Lombard-Vénitien, répond à peu près à l’ancien Mantouan ; elle a 97 kil. sur 70, 160 kil. carrés et 250,000 hab.
MANTUA, ville de la Cisalpine, auj. mantoue.
MANUCE, famille d’imprimeurs italiens, que l’on désigne aussi sous le nom des Aides, a pour chef :
manuce (alde), dit l'Ancien, né en 1447 dans l’Etat romain, mort à Venise en 1515. Après avoir fait une étude profonde de la littérature latine et grecque, il fonda à Venise en 1488 une imprimerie destinée à reproduire les chefs-d’œuvre de l’antiquité, et fut secondé dans cette noble entreprise par Pic de la Mirandole et le prince de Carpi. 11 se plaça bientôt au premier rang des imprimeurs. Ruiné par la guerre en 1506, il rétablit ses affaires en s’associant avec son beau-père, André Turisan d’Asola, qui lui-même était un imprimeur distingué. La plus importante des publications d'Alde Manuce est l’édition princeps des œuvres d'Arislote ; on lui doit aussi des éditions de Thèocrite, des Grammaires de Lascaris , de Théodore de Gaza , etc. Ses éditions ont l’autorité des manuscrits. Aide Manuce est lui-même auteur de plusieurs savants ouvrages, tels qu’une Grammaire latine, Venise, 1501; une Grammaire grecque, 1515 ; un Dictionnaire latin-grec, 1497. La marque de son imprimerie est un dauphin enlacé autour d’une ancre.
manuce (Paul), fils d’Alde-l’Ancien, né à Venise en 1512, mort en 1574, se mit en 1533 à la tête de l’imprimerie de son père, et joignit comme lui une érudition profonde à une grande habileté dans l’art typographique. Il éprouva toutes sortes de 'traverses, eut à lutter contre des parents qui lui disputaient la succession de son père, puis contre ses associés. Trouvant peu d’encouragement à Venise, il quitta cette ville en 1562 pour se rendre à Rome, où Pie IV lui confia la direction d’une imprimerie placée au Capitole, et le chargea d’imprimer les œuvres des SS. Pères. Il fut moins bien traité par le successeur de Pie IY ; mais il éprouva la libéralité de Grégoire XIII. Il était passionné pour Cicéron et donna une excellente édition de ses œuvres, accompagnée de commentaires fort estimés. Il publia en outre divers traités pour faciliter l’intelligence des anciens : Anliquitatum romanarum liber de legibus , 1 557 ; De senatu romano , 1581; De comiliis romanorum , 1585; De civitate romana , 1585.
manuce (alde), dit le Jeune , fils aîné de Paul, né à Venise en 1547, mort en 1597, fut auteur dès l’âge de 1 1 ans. Il suivit d’abord son père à Rome ; mais il revint à Venise en 1565 pour se mettre à la tête de l’imprimerie Aldine. Abandonnant la typographie pour les lettres, il remit en 1555 son imprimerie à l’un de ses ouvriers, Nie. Manassi, et alla remplir une chaire d’éloquence, d’abord à Bologne, puis à Pise , et enfin à Rome (1589). Clément VIII lui confia la direction de l’imprimerie du Vatican en 1592. Il mourut avant l’âge, d’une suite de débauche. Il a composé, entre autres ouvrages, Orthographiée ratio, où il fixe l’orthographe latine d’après les manuscrits et les inscriptions, 1561 (il n’avait alors que 14 ans); on lui doit des explications (en italien) des Locutions des Lettres de Cicéron, 1575, ainsi que des Comédies de Térence, 1585; des Commentaires sur Cicéron, des Discours politiques sur Tite-Live , etc. Sa. Ant.-Aug. Renouard a publié les A nnalesdel’im*
primerie des Aide ou Histoire des trois Manuce , 1803, 3e édit., 1834.
MANUEL (L.-Pierre) , procureur-général de la Commune de Paris en 1790 et 1792, né à Montargis en 1751, avait d’abord été doctrinaire. Il concourut puissamment aux insurrections du 20 juin et du 10 août 1792, et fut nommé député à la Convention par les électeurs de Paris. 11 demanda la déchéance de Louis XVI, et fit transférer au Temple le malheureux roi avec la famille royale. Cependant il se laissa attendrir à la vue des malheurs de ses augustes prisonniers, et dans le procès de Louis XVI il vota l’appel au peuple , disant qu’il ne voyait dans la Convention que des législateurs et non des juges. Il excita dès lors les soupçons de ses anciens amis, et fut obligé de donner sa démission ; traduit peu après devant le Tribunal révolutionnaire, il fut décapité le 15nov. 1793. 11 a publié quelques écrits de circonstance.
manuel (Jacq.-Ant.), orateur constitutionnel, né en 1775 à Barcelonnette (Basses-Alpes), mort en 1827, s’enrôla comme volontaire en 1793, servit avec distinction jusqu’à la paix deCampo-Formio, puis entra au barreau, et y acquit une grande réputation. Nommé représentant dans les Cent-Jours (1815), il se fit remarquer par son patriotisme. Elu député par le département de la Vendée en 1817, il combattit avec énergie la réaction royaliste, et irrita tellement par son opposition le parti dominant, qu’il fut violemment expulsé de la Chambre, en 1823. Son convoi donna lieu à une éclatante manifestation de l’opinion publique , et fut suivi par plus de 100,000 personnes.
manuel comnène, empereur grec, fils de Jean Comnène, succéda en 1143 à son père, au détriment de son frère aîné Isaac. En 1147, il trahit les Croisés , conduits par Conrad, empereur d’Allemagne, et Louis-le-Jeune, roi de France, et ne contribua pas peu, par des intelligences qu’il entretenait avec les Turcs, à faire échouer l’entreprise. Il en fut puni par Roger, roi de Sicile, allié des princes croisés, qui pénétra en Grèce et pilla Thèbes et Corinthe. Cependant il prit Corfou sur Roger, soumit les Hongrois et les Serviens révoltés. En 1175, dans une guerre contre Azeddyn, sultan d’Iconium, il vit son armée exterminée dans des défilés près de Myriocéphales en Asie- Mineure : peu après il remporta à son tour une victoire sur Azeddyn près du Méandre. Il mourut en 1180, avec la réputation d’un bon guerrier, mais d’un prince sans mœurs et sans probité.
manuel paléologue, empereur grec, succéda en 1391 à son père Jean Paléologue, après s’être évadé de la cour du sultan Bajazet, où il était en otage. Deux fois, sous son règne , Constantinople fut assiégée, la première, par Bajazet, qui se retira pour faire face à Tamerlan ; la seconde, par Amurat , qui dut aussi s’éloigner pour combattre un compétiteur au trône. Manuel mourut en 1425, à l’âge de 77 ans. 11 fut père de Jean Paléologue 11, qui lui succéda, et de Constantin Dracosès , dernier empereur de Constantinople.
MANZANARÈS , rivière d’Espagne. Voy. mançanarez.
MANZANEDA-DE-TRIBES, ville d’Espagne (Galicie), à 60 kil. E. d’Orense; 3,250 hab.
MANZAT , ch.-l. de canton (Puy-de-Dôme), à 15 kil. N. O. de Riom ; 1,500 hab.
MANZO. Voy. manso. »
MANZOLLI (P.-Ange), poêle latin, né à Stellata, près de Ferrare, au commencement du xvi« siècle, vivait, à ce qu’on croit, à la cour du duc de Ferrare Hercule II. Il est auteur d’un poème latin fort curieux intitulé : Zodiacus vitee , hoc est de hominis vita, studio ac moribus, qui parut pour la première fois à Bâle en 1537 : c’est une espèce