MAI»! — 1134 — MARO
relation de ses voyages (en espagnol), sous ee titre : Description générale de l'Afrique et Histoire des guerres entre les Infidèles et les Chrétiens ; elle a été traduite en faançais par Perrot d’Ablancourt, 1667. On lui doit aussi une Histoire de la révolte des Maures de Grenade , Malaga, 1600.
MARMONTEL (J .-François), littérateur, né en 1723 à Bort, dans le Limousin (Corrèze), d’une famille pauvre, était destiné à 1 état ecclésiastique; il préféra se consacrer aux lettres, obtint d abord quelques succès à l’Académie des Jeux Floraux, vint en 1745 à Paris, où il se lia avec Voltaire et les principaux écrivains de l’époque ; remporta plusieurs prix à l’Académie Française, et G t représenter quelques tragédies médiocres, Denys le tyran , 1748 ; Aristomhne , 1749 ; Cléopâtre , 1750; les Héraclides, 1752; il fournissait en même temps à Y Encyclopédie des articles de littérature, et au Mercure des Contes moraux qui donnèrent une très grande vogue à ce journal. Protégé par madame de Pompadour, il fut nommé en 1753 secrétaire des batiments, et obtint en 1758 le brevet du Mercure , ce qui lui procura un revenu considérable ; mais il fut privé deux ans après de ce brevet pour avoir offensé un courtisan, et fut même un moment enfermé à la Bastille, il lit paraître en 1763 une Poétique française, en 1766 une traduction de la Pharsale de Lucain, et en 1767 Bélisaire , roman philosophique, empreint de l’esprit du temps, qui attira sur lui les condamnations de ia Sorbonne. Il n’en fut pas moins nommé en 1771 historiographe de France. Marmontel donna vers la même époque plusieurs opéras-comiques, composés avec Grétry, qui eurent beaucoup de succès : le Huron , 1768 ; Sylvain, 1770; l'Ami de la maison, 1771; Zémire et Azor , 1771; la Fausse Magie, 1775; s’exerçant ensuite dans la tragédie lyrique, il refondit, avec Piccini , plusieurs opéras de Quinault , et donna lui-même Didon, 1783, et Pénélope, 1785. On a encore de Marmontel les Incas, 1777 , pofime en prose où il expose les effets du fanatisme; une Histoire de la Régence du duc d'Orléans , 1788 ; de Nouveaux Contes moraux , 1789-92 ; Leçons d'un père à ses enfants (c’est un cours destiné à l’éducation de ses Gis, qui comprend des Traités de Langue française, de Logique, de Métaphysique et de Morale). 11 s’éloigna de Paris pendant les troubles de la révolution ; en 1797 il fut nommé député au Conseil des Anciens, mais il en fut exclu au 18 fructidor, et mourut peu après, 1799. Marmontel ne fut supérieur en aucun genre, mais il fut un écrivain pur, agréable , élégant. Ses Contes moraux offrent un vif intérêt, mais souvent ils sont bien peu dignes de leur titre ; du reste ils eurent une grande vogue. Il avait été admis à l’Académie Française en 1763, et devint en 1784 secrétaire perpétuel de cette compagnie. Marmontel a laissé des Mémoires sur sa vie, composés pour l’instruction de ses enfants. Il a publié lui-même la collection de ses Œuvres, en 17 vol. in-8, 1786. On y trouve, sous le titre d' Éléments de littérature, les articles qu’il avait fournis à Y Encyclopédie. 11 a paru une édition plus complète de ses Œuvres chez Yerdière, 1818, 18 vol. in-8. M. de Saint-Surin a donné les Œuvres choisies de Marmontel , 1824, 10 vol. in-8.
MARMOR1CE, Marmorizza ou Marmora, Physcus des anciens, ville de la Turquie d’Asie (Anatolie) au S. O., sur la mer Méditerranée, à 120 kil. S. E. de Ghuzel-Hissar. Port très sûr au fond de la baie de Marmorice. Château-fort.
MARM0CT1ER, ü/arrim monastenum, abbaye de Bénédictins, à 2 kil, de Tours et de l’autre côté de la Lorre, fondée par saint Martin, alors évêque de Tours, fut longtemps si florissante, qu’on nommait son supérieur l’abbé des abbés. Les moines s’y occupaient surtout à transcrire les livres. QueUj.ruin.
marmoutier , Mauri monasterium , MauermÙnster en allemand , ch.-l. de canton (Bas-Rhin), à 7 kil S. E. de Saverne; 2,743 hab. Comm. de bestiaux.
MARNAY, ch.-l. de canton (Haute-Saône), à 20 kil. S. de Gray; 1,200 hab.
MARNE, Matrona , riv. de France , naît à 5 kil. S. de Langres (Haute-Marne) , arrose les villes de Chaumont, Joinville, Saint- Dizier (où elle devient navigable), Vitry, Châlons-sur-Marne, Épemay, Dormans, Château-Thierry , La Ferté-eous-Jouarre, Meaux, Lagny, Alfort, et tombe dans la Seine à Charenton , ayant parcouru les 5 départements de la Marne, de l’Aisne, de Seine-et-Marne, de Seineet-Oise, de Seine ; ses principaux affluents sont : le Rognon, l’Ornain, l’Ourcq, la Biaise , le Petit et le Grand-Morin.
marne (dép, de la), un des dép. de la France, entre ceux des Ardennes au N. , de l’Aube au S., de Seine-et-Marne , de l’Aisne à l’O. , de la Meuse à l’E. ; 8,068 kil. carr. ; 345,245 hab.; ch.-l., Châlonssur-Marne. Formé d’une partie de la Champagne. Montagnes à l’O. , pierres meulières , cendres fossiles, sulfureuses, tourbières; marais (à Saint- Gond). Sol peu fertile ; grains, plantes potagères, fruits, melons renommés; excellents vins, dits de Champagne, et divisés en vins de rivière et vins de montagne. Mérinos et métis; gibier, poisson. Industrie active ; lainages nombreux et variés ; bonneterie , papeterie , mégisserie , verreries , etc. Commerce considérable, surtout en vins.— Ce dép. a 5 arrondissements (Châlons, Reims, Ëpernay, Sainte-Menehould, Vitry-sur-Marne) , 32 cantons, 688 communes ; il appartient à la 3e division militaire, dépend de la cour impér. de Paris , et a un archevêché à Reims et un évêché à Châlons.
marne (dép. de la haute-), entre ceux de la Meuse au N. , de la Côte-d’Or au S., de l’Aube à l’O., des Vosges à l’E. : 6,229 kil. carrés; 255,969 hab.; ch.-l. , Chaumont. Formé d’une partie de la Champagne et d’un fragment de la Bourgogne. Mont., vallées, plaines ; beaucoup de sources ; fer, marbre ; faux albâtre, pierre de taille , grès, etc. Sol léger, pierreux, mais bonne culture; toutes sortes de grains; fruits, légumes, navette, gaude, moutarde , chanvre ; bois ; gros et menu bétail , dindons , abeilles. Grande industrie métallurgique , coutellerie renommée; bonneterie etc. Commerce actif. — Ce dép. a 3 arr. ( Chaumont , Langres , Vassy ) , 28 cantons, 550 communes ; il appartient à la 7e division militaire, dépend de la cour impér. de Dijon et a un évêché à Langres.
marne (dép. de seine-et-). Voy. seine-et-marne.
MAROBODUUS , prince marcoman , conquit une grande partie de la Germanie, et combattit avec succès contre Tibère. Dans la suite il s’allia avec les Romains contre Arminius; mais ayant été abandonné de ses sujets , il se retira chez les Romains.
MAROC, Merakach en langue indigène, ville de l’Afrique septentrionale, capitale de l’empire de Maroc, sur la gauche du Tensif, dans une belle plaine couverte de palmiers, par 31° 37’ lat. N., 9° 55’ long. O.; de 50 à 60,000 hab. Très bel aspect de loin , mais au dedans les rues sont étroites , sales et hideuses. On y remarque le palais impérial et ses jardins, le Kaisseria (ou bazar) , trois mosquées (dont une, Y El-Koutoubia , a une tour de toute beauté), le Bel-Abbas (où est un hôpital pour 1,500 malades) , le Mèchouar ou place d’audience. Célèbres fabriques de maroquins. — Maroc fut fondée en 1072 par les Almoravidcs, et parvint bientôt à une haute prospérité. Suivant les Maures, on y comptait 1,000,000 d’habitants, ce qu'il faut sans doute réduire au tiers. Auj. l’empereur réside au moins aussi souvent à Méquinez qu’à Maroc.
Maroc (empire de) , état de l’Afrique septentrionale , le plus vaste de tout le Maghreb , et proba-
MARC
— ii3i> __
MAUO
bïement de toute l’Afrique, est borné à l’O. par l’Algérie, au S. par le Sahara, des deux autres côtés par la mer (Méditerranée et Atlantique). On v distingue les royaumes de Maroc, de Fez, de Sous.de Tafilet, et le pays de Darah. Population, S, 000, 000 d'hab. environ. Capit. , Maroc. Villes prirtc. Méquinez, Fez, Tétouan, Tanger, Larache, Mazagan, Mogador, Agadir. Ce pays est traversé par 1’Atlaa qui y atteint sa pius grande hauteur. La cime la plus élevée est le Miltsin (3,600 “). Cours d’eau assez nombreux, mais qui se dessèchent l’été. Climat très chaud, que tempèrent pourtant les vents de mer et les montagnes. Grande fertilité. Mines de fer, étain, cuivre, antimoine. Beaux chevaux , maroquins très estimés , surtout ceux qui sont teints en jaune (le nom meme de maroquin vient, comme on le voit, de Maroc). — - L’empire de Maroc occupe l’emplacement de l’ancienne Mauritanie Tingitane et d’une faible partie de la Mauritanie Césarienne. Cette contrée obéit successivement aux Romains , aux Vandales, aux Grecs, puis aux Arabes (dès le viii* siècle). Le Maroc fut en 1061 enlevé aux califes fatimites par les Aimoravides qui étendirent leur domination sur tout le Maghreb et sur l’Espagne. Les Aimoravides y furent remplacés successivement par les Almohades (1129), par les Mérinites (l27n), et enfin (1616) par les Chérifs , qui se prétendaient issus de Mahomet; cette dernière dynastie règne encore aujourd’hui sur le Maroc ; le souverain actuel est Muléi-Abderrahman, qui monta sur le trône en 1822. Les souverains de Maroc prennent le titre de sultan ou d'empereur. Souvent attaqué par les Portugais aux xm«, xive et xv« siècles, le Maroc cessa de l’être après la sanglante défaite d’Alcaçar- Quivir (1678). Au commencement du siècle dernier, le Maroc étendait encore son autorité jusqu’à Tombouctou, mais il déchoit tous les jours : il a récem. perdu une gr. partie du roy. de Sous (Voy. sidi-hescham). Hostiles à la Fr. dep. la conquête d’Alger, les Marocains nous ont attaqués à l’improv. en 1844 : ils pnt aussitôt été sévèrement châtiés àlsly ( F. ce m.au Suppl.). Les Esp. conservent sur les côtes du Maroc plusieurs villes, conquises dès le xvie siècle, dont ils ont fait des présides ou lieux de déportation : telles sont Ceuta , Penon-de Velez , Alhucemas , Melilla.
MAROLLES , ville du dép. du Nord, 6 kil. N. E.de Landrecies; 2,000 hab. Chicorée-café. Fromages renommés.
marolles-les-braux , ch.-î. de canton (Sarthc), à 12 kil. S. O. de Mamers ; 2,000 hab. '
MAROLLES (l’abbé de) , traducteur infatigable né en Touraine en 1600 , mort en 1681, embrassa l’état ecclésiastique, et refusa les dignités pour se livrer aux lettres. 11 a traduit en français presque tous les classiques latins, Plaute, Lucrèce, Térence, Catulle , Virgile (en prose , puis en vers) , Horace , Ovide, Sénèque le tragique, Lucain, Juvénal , Perse, Martial (en vers), Stace, Aurelius Victor, Ammien Marcellin, etc.; cea traductions ne sont guère remarquables que par leur platitude. Il a encore traduit du grec Athénée. Marolles a en outre laissé plusieurs ouvrages historiques, notamment des Mémoires qui sont instructifs.
MAROMME, ch.-l. de canton (Seine-Inférieure), à 5 kil. N. O. de Rouen; 2,300 hab. Blanchisserie, poudrerie, raffinerie, indiennes, filât, de coton, etc. MARON (saint), pieux solitaire qui vivait en
MARONI, riv. de la Guyane française, sort de> monts iumacumaque, coifle au N. E., puis au N. sépare les Guyanes hollandaise et française , tombe dans l’Océan Atlantique; cours, 600 kil. On trouve sur ses bords des cailloux semblables au diamant.
MARONITES. On nomme ainsi à la fois une peuplade de la Syrie, et une église particulière formée de cette peuplade. La peuplade des Maronites habite le pachalik deTripoii et le Liban, entre les Nosaïris au N. et les Druzes au S. ; ils occupent presque tout le Kesraouan. On en compte environ 160,000. Ils reconnaissent deux chefs principaux: le petitémir, qui réside à Djébaïl (Byblos) , et le grandémir, à Kanobin. Ils vivent presque entièrement indépendants. On fait remonter leur existence à l’année 634; les Arabes ayant alors envahi la Syrie, un certain Joseph , prince de Byblos , se réfugia avee se3 sujets dans les montagnes du Liban , où ila se sont maintenus. Ils furent depuis soumis par les Turcs. Ils ont obtenu en 1842 un che de leur nation. — Les Maronites professèrent d’abord le Monothélisme ; ils se soumirent depuis à l’Église romaine, tout en conservant le rit syrien; leur chef prend le titre de patriarche d’Antioche et réside à Kanobin: il étend sa juridiction sur Tyr, Damas, Tripoli, Alep et Nicosie. On donne pour fondateur à cette secte un certain Jean Maron , moine, qui aurait vécu , selon les uns au Ve siècle, selon les autres au vu», et qui aurait donné son nom à ses disciples. D’autres font dériver leur nom d’un ancien bourg de Muronia , aujourd’hui détruit. Les Maronites sont tou jours restés attachés à l’Eglise romaine : ils en dilféraieut jadis par quelques détails du culte , mais ils ont fini par s’y rallier enfièrement sous Grégoire XIII . Ce pape établit à Rome un séminaire de Maronites d’où sont sortis un grand nombre u’hommes distingués, notamment Abraham Ecchellrnsis, Gabriel Sionita, les As^ semani. En 1736 le pape Clément Xll leur fit adopter les décisions du concile de Trente : aussi les nomme-t-on les Catholiques du Liban.
MAROS, Marisus , riv. deTransylvanieet de Hongrie, devient navigable à Karlsburg, et tombe dan., la Theiss vis-à-vis de Szegedin ; cours, 600 kil. Elle roule de l’or dans ses eaux.
maros, district de Transylvanie, dans le pays des Szkélers, a pour ch.-l. Maros- Vasarhely. l maros-vasarhély , en allemand Marksladt ou Neumarkt , en latin mod. Ayropolis, ville de Transylvanie, ch.-l. du district de Maros , à 42 kil. N. deScliæssburg; 9,600 hab. Palais de Tekely, bibliothèque, collège, collections, etc.
MAROS1E, dame romaine, fillede la lreThêodora, épousa vers 906 Albéric, comte de Tusculum et marquis de Camerino, et resta veuve de bonne heure. Par sa beauté et son esprit d’intrigues, elle acquit un grand crédit sur les principaux seigneurs de Rome et put pendant plusieurs années nommer ou destituer les papes à sa fantaisie : elle se rendit maîtresse delà ville, fit élire Sergius III (904), Anastase 111 (911),Landon(913),fit déposer en 928 JeanX, qui avait été élu par l’influence de Théodora, sa sœur et sa rivale , et le fit périr avec le secours de Guido , duc de Toscane, son 2e époux ; puis, en 931, fit asseoir sur le siège pontif.,sousle nom de Jean XI, 1 un de ses fils encore fort jeune (jean xi). En 932, elle épousa en 3e noces Hugues de Provence, devenu roi d’Italie;
Syrie au V* siècle, fut ordonné prêtre en 406, et [mais ce dernier ayant O»11 11 n homme nom
mourut en 433. Il habitait sur une montagne près de Marosie, nommé Aibénc le jeune homme poui de Cyr, et attira près de lui un grand nombre de sen venger réunit ^ jeunesse roma ®JdrJa disciples qui formèrent plusieurs monastères. Oncles gardes de son beau pè e, 4.P 0. ,
Thon, le 9 et le 14 févr.— Un autre Maron, Jean, pa-
triarche de Syrie, qui vivait au vil* siècle, est regardé comme le chef de l’église des Maroni tes (V. maronites).
MARONEE, Maronea , ville de Thrace, chez les Cicones . Ses environs produisaient de très bons vins
château Saint-
fuite, et renferma Marosie dans le Ange où elle mourut. . .«k
MAROT (Clément) , poète, né à Cahors en 1495,
était fils d’un valet de chambre de François 1, « fut d’abord placé lui-iuémo en qualité de valet a