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fertile. — L’arrond. du Marin contient 13,000 habitants, dont 11,500 esclaves.
MARIN de Tyr, géographe grec, vivait probablement vers la fin du Ier siècle de l’ère chrétienne. On croit qu’il était Romain d’origine, mais établi à Tyr. Ses écrits ne nous sont point parvenus. Gosselin a essayé d’établir le système de Marin de Tyr, d’après" Ptolémée, dans un de ses Mémoires sur la géographie ancienne.
marin (saint), ermite, né en Dalmatie au ive siècle, avait été d’abord employé comme ouvrier aux travaux du port de Rimini; il fut ensuite ordonné diacre et se retira sur le mont Titano, près de Rimini, se livrant tout entier à des pratiques de piété. La cellule qu’il avait habitée attira après sa mort beaucoup de pieux solitaires qui s’établirent auprès : ce fut là l’originedela v.deS-Marin.Onl’h.le 4sept.
marin (Franç.-Louis-Claude), né à La Ciotat en Provence en 1721, mort en 1809, avocat au parlement de Paris, censeur royal, rédacteur de la Gazette de France , enfin lieutenant-général au siège de l’amirauté à La Ciotat, a publié : Histoire de Saladin, Paris, 1758 ; quelques pièces qui eurent peu de succès; un grand nombre de brochures en prose et en vers, etc. Il eut des démêlés avec Beaumarchais qui se plut à le couvrir de ridicule.
marin (le cavalier). Voy. MARINI.
marin, philosophe platonicien. Voy. MaRînus.
MARINES, ch.-l. de cant. (Seine-et-Oise), à 13 kil. N. Ü. de Pontoise; 1,350 hab. Ancien château.
MAR1NGUES, ch.-l. de cant. (Puy-de-Dôme), à 17 kil. N. O. de Thiers ; 4,262 hab. Grains, tanneries.
MARINO (J.-B.), dit le cavalier Marin , poète, né a Naples en 1569, mort en 1625, fut secrétaire du grand-amiral de Naples, puis passa à Rome où il se lia avec le Poussin ; il entra chez le cardinal Aldobrandini, neveu de Clément VIII, et l’accompagna dans son ambassade en Savoie ; à Turin, il se fit un ennemi du poète Murtola, contre lequel il avait lancé quelques traits satiriques, et qui, pour se venger, tira sur lui un coup de pistolet; mais le coup porta à faux. Il fut ensuite (1615) appelé en France par la reine Marie de Médicis, qui lui fit une pension. Il publia à Paris l’Adonis, poème qui eut un grand succès lors de son apparition. 11 passa ses dernières années à Naples. Ce poète a de l’imagination, mais il abuse, de son esprit et prodigue les concetti. En outre, ses poésies sont souvent licencieuses : ce qui les a fait mettre à V Index. Ses principaux ouvrages sont : Rime amorose , varie, etc., 1602; l'Adone (Adonis), en 20chant8, 1623; la Murtoléide (recueil de sonnets contre Murtola), 1626; Sirage degli lnnocenti, 1633.
MARINO FALIERO. Fog. faliero.
MARINUS , philosophe platonicien du v« siècle , né en Syrie, étudia la philosophie à Athènes sou Proclus, lui succéda en 485, et mourut dans un âge peu avancé. Il avait composé des Commentaires sur le Traité de l'âme (d’Aristote), sur les Dialogues de Platon, etc. ; mais de tous ces écrits, il ne nous est parvenu que la Vie de Proclus , publiée par J.-Alb. Fabricius, avec version lat. et notes, Hambourg, 1700, in-4; et par M. Boissonade, Leipsick, 1814, in-8. — Géographe grec. Voy. marin de tvr.
MARION DELORME. Voy. delorme.
MARIOTTE (Edme), physicien distingué, né en Bourgogne vers 1620, mort en 1684, membre de l’Académie des Sciences, a confirmé par ses expériences la théorie du mouvement des corps, trouvée par Galilée, et a surtout perfectionné l’hydrostatique. On lui doit la loi qui porte son nom et qui consiste en ce que le volume d’une masse de gaz à une température constante varie en raison inverse de la pression qu’elle supporte. Le Recueil de ses ouvrages a paru à La Haye, 1740, 2 tomes in-4. Son Traité du mouvement des eaux a été publié par Ph. de La Hire, Paris, 1786. Mariotte était abbé
et possédait le prieuré de Saint-Martin-sous-Beaune.
MARIOUPOL, Cremnæ, ville de la Russie d’Europe (Iékatérinoslav) , à 250 kil. S. E. d’Iékatérinoslav, sur la mer d’Azov. Commerce de blé.
MARIOUT, Mareotis , lac de la Basse-Egypte, s’étend 60 kil. le long de la Méditerranée, d’Alexandrie à la Tour des Arabes, et communique avec le Nil par le canal d’Asarah. Voy. mareotis.
MARIQU1TA, ville d’Amérique (Nouv.-Grenade), à 105 kil. N. E. de Bogota; de 4 à 500 hab. Jadis plus grande; elle a été ch.-l. de la prov. de Mariquita, située dans le dép. de Cundinamarca en Colombie, au S. de celle d’Antioquia (225 kil. sur 100; 45,000 hab.).
MAR1TZA, VHèbre des anciens, riv. de la Turquie d’Europe (Roumélie), naît à 16 kil. S. E. d'Iktiman, dans le versant N. E. du •Despoto-Dagh; coule à l’E. puis au S., et tombe dans l’Archipel après un cours de 380 kil. Voy. heure.
MARIUS (Caïus) , général romain, né vers l’an 153 av. J.-C. près d’Arpinum, d’une famille plébéienne et obscure, se distingua au siège de Numance (134), fut tribun (119), puis préteur (116), et accompagna Métellus envoyé en Afrique contre Ju gurtha. Il se fit bientôt un parti dans l’armée, réussite rendre odieux et à supplanter Métellus , qui était son bienfaiteur , et se fit charger à sa place de la conduite de la guerre de Numidie avec le titre de consul (107 av. J.-C.). La personne de Jugurtha lui ayant été livrée, il mit ainsi fin à la guerre (106). Devenu l’idole du peuple, Marins fut nommé consul 5années de suite. Il tailla en pièces l’an 102, auprès d’Aix, les Teutons, qui allaient envahir l’Italie, puis extermina (101) les Cimbres à Yerceil. De retour, Marius soutint d’abord Saturninus (100), puis, voyant le parti populaire vaincu, il se retira en Asie. Pendant la guerre sociale (90-88), Marius joua un rôle faux; bientôt après, il entra en lutte avec Sylla. Le peuple l’ayant chargé (88) de la guerre contre Mithridate que le sénat avait confiée à Sylla , celuici marcha sur Rome, et en chassa Marius. Ce dern , poursuivi parles soldats de Sylla, fut réduit à secacher dans les marais deMinturnes. Ayant été découvert dans sa retraite, il fut jeté dans les prisons de la ville; on raconte que l’on envoya un esclave cimbre pour le tuer, et que Marius, le voyant approcher, lui cria : « Malheureux, oseras-tu bien tuer Marius ? » A ces mots, l’esclave effrayé laissa tomber ses armes. Marius, rendu à la liberté, s’enfuit en Afrique, où il erra quelque temps sur les ruines de Carihage. Là ayant appris que Cinna tentait à Rome une révolution en sa faveur, il revint en Italie (87) avec 1,000 hommes seulement. 11 vit bientôt grossir sa troupe, entra dans Rome, s’y fil nommer consul pour la 7* fois, et assouvit sa vengeance par les plus cruelles proscriptions (86 av. J.-C.). Environ quinze jours après son retour, ii mourut d’un excès de vin. Quelques historiens pensent que, déchiré par ses remords, il s’ôta lui-même la vie. Marius dut toute sa puissance au parti démocratique, dont il était le chef et le représentant. La Vie de Marius a été écrite par Plutarque. On doit à M. Arnault une tragédie de Marius à Miniurnes. — Marius laissait un fils adoptif, dit le Jeune Marius, qui partagea sa fortune, et qui, après sa mort, se fit nommer consul, l’an 82 av. J.-C. avec Carbon. 11 renouvela la guerre contre Sylla ; mais ayant été battu près de Préneste, il se tua de désespoir. Il était aussi beau que brave.
MARIVAUX (P. carlet de chamblain de), écrivain, né à Paris en 1688, mort en 1763, était fils du directeur de la monnaie à Riom. Admis de bonne heure dans la société la plus brillante de Paris, il s’y fit remarquer comme bel-esprit. II travailla surtout pour le théâtre, et donna, soitau Théâtre-Italien, soit au Théâtre-Français (1720 à 1746), un grand nombre de comédies qui eurent pour la
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plupart du succès, et dont les plus connues sont : la Surprise de f Amour (il donna deux pièces sous ce titre, l’une aux Italiens (1722), l’autre aux Français (1727) , les Jeux de l'amour et du hasard , 1730; le Legs , 1736; les fausses Confidences , 1736; YEpreuve nouvelle , 1740. On a aussi de lui plusieurs romans : le Don Quichotte moderne , Marianne , le Paysan parvenu , où l’on trouve trop sou vent des peintures offensantes pour les mœurs. M. fut reçu à l’Ac. en 1743. C’est un écriv. spirituel, délicat, original; ses écrits prouvent une étude profonde du cœur humain et surtout du caractère de la femme ; mais il tombe souvent dans une métaphysique alambiquée pour laquelle on a créé le nom de marivaudage . Ses œuvres ont été réunies en 12 vol. in-8, Paris, 1781 ; M. Duvicquet en a donné une édit, nouvelle, avec notice biographique et littéraire, 1826-30, 10 vol. in-8.
MARK (comtes de la). Voy. marck.
MARKERY, ville de l’Inde. Voy . mercàra.
MARKLAND (Jérémie), philologue anglais, né en 1693, mort en 1776, a publié une bonne édition des Silves de Stace, Londres, 1728; in-8, Remarques sur les lettres de Cicéron à Brutus et de Brutus à Cicéron , 1745, dans lesquelles il conteste l’authenticité de ces lettres; une édition des deux Iphigénies d’Euripide, 1771.
MARLBOROUGH, Cunetio , v. d’Angleterre (Wilt), sur la Kennet, à 124 kil. O. de Londres ; 3,050 hab.
MARLBOROUGH (John churgiiill, duc de), général anglais, né en 1650 à Ash dans le Devonshire, fit son apprentissage sous Condé et Turenne, dans un corps d’armée anglais que le roi d’Angleterre Charles II fournit à Louis XIV en Flandre, et se signala aux sièges de Nimègue et de Maastricht. Lorsque le duc d’York parvint au trône (sous le nom de Jacques II), Churchill, qui avait eu ce prince pour premier protecteur, fut comblé d’honneurs. Cependant on le vit un des premiers abandonner sa cause lors de la révolution de 1688. En 1702, dans la guerre de la succession d’Espagne, il fut nommé par la reine Anne, qui venait de succéder à Guillaume, généralissime des troupes unies de l’Angleterre et de la Hollande contre la France, et força les Français à évacuer la Gueldre espagnole : à son retour en Angleterre, il fut créé duc de Marlborough. Dans l’année 1704 il battit l’électeur de Bavière à Schellenberg, incendia plus de 300 villes de la Bavière, et remporta, de concert avec le prince Eugène, la célèbre victoire de Hochstett sur le général français Tallard et l’électeur de Bavière. En 1706 il défit Villeroi à Ramillies et s’empara d’Ostende, de Dendermonde et d’Ath ; en 1709, avec le prince Eugène, il gagna si r Villars, à Malplaquet, une victoire plus glorieuse encore que les deux premières. Mais ce fut là le terme de ses succès. Il tomba peu après (1712) dans une disgrâce complète auprès de la reine Anne, comme étant partisan des\Vhigs;on l’accusait aussi de se plaire à prolonger une guerre dont la fin était également désirée par les vaincus et par les vainqueurs, et de s’être rendu coupable de péculat. En 1714, à l’avénement de Georges I, il fut réintégré dans toutes se3 dignités. Il mourut en 1722. Marlborcugh eut les qualités guerrières de Condé et de Turenne, mais il n’eut point leurs vertus; son ambition était excessive, et la soif des richesses lui fit commettre de nombreuses déprédations. 11 a été publié des Mémoires du duc de Marlborough , par W. Coxe, 3 vol. in-4, avec portraits, cartes et plans, Londres, 1818 (en anglais). — La femme du duc de Marlborough jouit longtemps d’un très grand crédit auprès de la reine Anne; mais elle finit par se rendre odieuse à cette princesse par son caractère hautain et impérieux, et partagea la disgrâce du duc. Lady Masham la remplaça.
MARLE ou MALE, ch.-l. de canton (Aisne), à 22 kil. N E. de Laon; 1,500 hab. A eu jadis les
titres de seigneurie, puis de comté. Ce comté appartint aux maisons de Coucy, de Bar, de Saint-Pol de Luxembourg, enfin de Bourbon. 11 fui dans la suite aliéné en faveur de la maison de Mazarin.
MARL1AN1 (Barthélemi), antiquaire, né à Milan à la fin du xv* siècle, mort vers 1560 dans un âge avancé, a laissé les ouvrages suivants : Romœiopographice libri V , Lyon, 1534, souvent réimprimé; Consulum, dictatorum , ceusorumque Romanorum sériés t etc., Rome, 1549; In annales consulum et triumphos commentaria , Rome, 1560.
MARLOW (créât-), ville d’Angleterre (Buckingham), sur la Tamise, à 50 kil. N. O. de Londres; 6,162 hab. Tulle de soie noire, papier, usines diverses. Commerce de houille, etc.
MARLOWE (Christophe), poëte anglais, mort vers 1 593, a fai 1 6 trag., dont les meilleures 6ont Faust et Edouard II. Il a traduit du grec Y Enlèvement d' Hélène de Coluthus, Héro et Léandre de Musée, et du latin quelques Elégies d’Ovide et le 1er livre delà Pharsale. Ses OEuv.ontété rec. àLondr.,1826.
MARLY, dit aussi Marly-le-Roi , Marly-la-Machine , ch.-l. de canton (Seine-et-Oise), près de la rive gauche de la Seine, à 18 kil. O. de Paris, à 7 kil. N. de Versailles; 1,500 hab. Filature de cotov, draps, produits chimiques. Jadis superbe château . ancienne résidence royale; le château fut détruit pendant la révolution. On voyait à Marly une fameuse machine hydraulique qui conduisait l’eau à Versailles après l’avoir élevée à une hauteur de 162 mètres; elle avait été construite sous le règne de Louis XIV, par Rennequin-Sualem (de 1675 à 1682); elle était depuis longtemps hors de service, lorsqu’on l’a remplacée, en 1826, par une machine à vapeur aussi simple qu’admirable, due à M. Cécile.
MARMANDE, ch.-l. d’arr. (Lot-et-Garonne), à 49 k. N. 0. d’Agen ; 7,527 h. Collège, bibliothèq. Fabriques d’étoffes de laine, toile, cordages, chapeaux, esprits et eau-de-vie. — Ville trèsaneienne; déjà considérable au vin* siècle; elle fut alors détruite par les Sarrasins; reconstruite en 1185 par Richard- Cœur-de-Lion, puis ravagée en 12 1 9 par Amaury de Monlfort ; assiégée vainement par Henri IV en 1577 et par Condé en 1652. — L’arr. de Marmande a 9 cantons (Bouglon, Castelmoron, Duras, Lauzun, le Mas-d’Agénois, Meilhan, Seyches, Tonneins et Marmande), 115 communes et 104,172 hab.
MARMARA ou MARMORA (mer de) , Propontit, petite mer située entre la Méditerranée et la met Noire, unie à celle-ci par le détroit de Constantinople, à l’Archipel par celui des Dardanelles; elle n’a que 260 kil. sur 85 : elle doit son nom aux quatre petites îles de Marmara (ou de Marbre), dont la plus grande a 25 kil. sur 8 et a pour ch.-l. Marmara , l’ancienne Procon'ese. — La mer de Marmara sert d’écoulement à la mer Noire, dont les eaux se vident parce moyen dans la Méditerranée.
MARMAR1QLE, Marmarica , partie N. E. du désert de Barca , contrée de l’Afrique anc., entre l’Égvpte et la Cyrénaïque, était médiocrement peuplée et peu fertile, mais pourtant avait au i«r siècle de notre ère 27 villes ou bourgades, dont 11 près de la côte.
MARMAROSCH, comitat du royaume de Hongrie, dans le cercle au-delà de laTheiss , est borné au N. et au N. E. par la Gallicie, au S. par 1? Transylvanie, etc.; 200 kil. sur 100; 115,000 hab. Ch.-l., Szigeth; autres villt* , Rhonaszek, Iluszt. 11 est traversé par les monts Krapacks; et l’on en tire de l’argent, du fer, du cristal de roche (dit diamant de Hongrie); beauo. de sel. industrie peu active.
MARMELADE, ville d’Haïti, à 40 kil. S. O. du Cap.
MARMOL (Louis), écrivain espagnol, né à Gr-made vers 1 520, fit partie de l’expédition de Charles-Quint en Afrique, fut fait prisonnier par les Maures et parcourut une grande partio de l’Afrique septentrionale. Après son retour, il donna une curieuse