VALETTE (CITÉ
MASACC10, dit aussi Thomas Guidi di San Giovanni, peintre, né près de Florence en 1401, mort vers 1443, fut un des premiers réformateurs de fart, et connut les raccourcis. On admire ses peintures dans une chapelle des Carmes à Florence, et dans la chapelle de Sainte-Catherine de l’église de Suint-Clément k Rome , surtout le groupe d’Adam et Eve , le Baptême de saint Pierre.
MAS-A-FUERA et MAS A T1ERRA, îles du Grand-Océan austral. Voy. juan-fernandez.
MASAN1ELLO (pour Tommaso Aniello ), pêcheur de Naples , né en 1622 dans Amalü , se mit en 1647 à la tête du peuple insurgé contre les receveurs des impôts , assiégea le vice-roi (duc d’Arcos) dans son palais, et le força à le reconnaître comme gouverneur. Pendant sept jours il fut maître de Naples qu’il remplit de massacres; mais des émissaires du vice-roi l’assassinèrent dans un mouvement populaire. Il est le héros des deux opéras intitulés Masaniello et la Muette de Porlici.
MASBATE (île), une des Philippines, au S. de celle de Luçon, par 11° 52’-12° 37’ lat. N. et 120° 40’ long. E. : 100 kil. sur 60; 1,200 hab. Or, sel, ambre, cire, riz, etc. Aux environs, écueils.
MAS-CABARDÈS (le), ch.-l. de cant. (Aude) , sur l’Orbiel, à 17 kil. N. de Carcassonne ; 750 hab.
MASCAGNI (Paul), anatomiste , né en Toscane en 1732, mort en 1815, enseigna l’anatomie et la physiologie à Sienne , à Pise, à Florence , et fut associé de l’Institut de France. Il compléta la belle collection de pièces anatomiques du Muséum de Florence. On lui doit de savants ouvrages, entre autres : Anatomie universelle , qui parut après sa mort, à Pise, 1823-32, avec de magnifiques planches; c’est un des plus beaux ouvrages de ce genre qui existent.
MASCALI-NUÜVO, ville de Sicile (Calane), à 28 kil. N. E. de Catane, non loin de la mer; 4,000 hab. Coton, pistaches, noix de galle, esprit de vin.
MASCALUCIA, ville de Sicile (Catane), à 7 kil. N. de Catane; 1,800 hab. Détruite presque en totalité par l’éruption de l’Etna en 1669 et par le tremblement de terre de 1818.
MASCARA, Victoria , ville de l’Algérie (prov. d’Oran), à 70 kil. S.-S.-E. d’Oran; environ 6,000 hab. Ch.-l. de prov. ; 5 faubourgs; palais des beys. mosquées. Prise par les Français après un combat sanglant en 1835; cédée à Abd-el-Kader par le traité de la Tafna, et occupée de nouveau en 1841. — L’anc. prov. de Mascara, auj. prov. d’Oran, la plus occidentale de l’Algérie, est entre la Méditerranée au N., le Maroc à 1*0., le Bilédulgérid au S., les prov. d’Alger et deTitterie à l’E., et a 380 kil. sur 190. Fruits, coton, raisin, grains, etc. Tlemcen et Mascara en sont les plus grandes villes.
MASCAREIGNES (îles). On donne ce nom à plusieurs îles de la mer des Indes, situées à l’E. de- Madagascar (les îles de France, Bourbon, Rodriguez, etc.). On nomme plus spécialement ainsi l’île Bourbon. Ce nom vient du Portugais Mascarenlias qui la découvrit en 1545.
MASCARON (Jules), célèbre prédicateur, né à Marseille en 1634, entra en 1650 dans la congrégation de l’Oratoire, débuta en 1663 à Angers dans la carrière de la prédication, et s’y fit aussitôt une brillante réputation. Plusieurs grandes villes voulurent l’entendre ; il prêcha devant la cour l’avent de 1666, ainsi que le carême de 1669; il plut extrêmement à Louis XIV, malgré la franchise avec laquelle il reprocha aux grands et au roi lui-même leurs mœurs corrompues. En 1670, il fut chargé de l’oraison funèbre de Henriette d’Angleterre et de celle du duc de Beaufort, et devint en 1671 évêque de Tulle. En 1679, il prononça l’oraison funèbre de Turenne, que l’on regarde comme son chef-d’œuvre. Transféré en 1679 à l’évêché d’Agen, où l’on comptait 30,000 calvinistes, il sut en convertir un grand nombre par sa douceur et par son éloquence. Il remplit encore des stations d’avent et de carême à la cour en 1683, 84 et 94, et mourut en 1703, pleuré de tout son diocèse. Mascaron se distingue surtout, comme prédicateur, par la force, la rapidité, le mouvement; mais on lui reproche l’emploi d’hyperboles outrées , des rapprochements bizarres , un fatigant mélange de subtilité mé~