MA SI -1141- MASO
taphyfique et d’enflure. Le recueil de ses oraisons funèbres a été publié en 1704 ; on les trouve ordinairement réunies avec celles de Bossuet et Fléchier.
MASCATE ou MASKAT, Moscha, ville d’Arabie, capit. de l’imamat de Mascate, à 2,000 kil. E. de La Mecque, par 59° 20’ long. E., et par 23° 38’ lat. N., sur une baie du golfe Persique; 50,000 hab. Port sûr et fortifié. Climat brûlant et malsain. Mascate est l’entrepôt de toutes les marchandises qui de l’Inde sont amenées dans le golfe Persique, et le centre du grand commerce des perles d’Ormuz. — Prise par Albuquerque en 1507 et possédée par les Portugais jusqu’en 1G48.
mascate (imamat de), un des principaux états de l’Arabie, dans l’Oman, par53°-57° 50’ long. E. et 22°-27° lat. N., a 540 kil. sur 280, et 850,000 hab., dont un tiers esclaves. Ch.-l., Mascate. 11 est gouverné par un imam, qui réunit les pouvoirs spirituel et temporel. L’imam possède, outre l’imamat, une partie du Moghislan et les îles de Kischm et d’Ormuz, sous la souveraineté de la Perse, plus l’ile de Zanzibar et toute la côte E. d’Afrique, du cap Gardafui à Quérimbe, étendant ainsi son autorité sur plusieurs millions d'hommes. Le sol de l’imamat est bon et les côtes poissonneuses. — De 1507 à 1648, l’imamat de Mascate appartint aux Portugais; une révolution les en chassa. Les Wahabites, au commencement de notre siècle, ont mis son indépendance en péril ; mais l’intervention anglaise le préserva.
MASCLEF ( François ), savant hébraïsant, né en 1663 à Amiens, mort en 1738, était ehanoine d’Amiens. Il est connu par le système de lecture de l’hébreu sans points-voyelles, à l’appui duquel il publia : Grammatica hebraica , a punclis aliisque vwentis massorethicis libéra , Paris, 1 7 1 6, in-12. Il appliqua ce système aux langues chaldéenne, syrienne et samaritaine dans une grammaire de ces langues, imprimée à Paris, 1731.
MAS-D’AGÉNOIS (le), ch.-l. de cant. (Lot-et- Garonne), sur la Garonne, à 11 kil. S. E. de Marchande ; 2,600 hab.
mas-d’azil (le), ch.-l. de cant. (Ariége), sur l’Arize, à 19 kil. S. O. de Pamiers; 2,900 hab.
MASENIUS (Jacob), jésuite allemand, né à Dalen (duché de Juliers) en 1606, mort à Cologne en 1681 , professa les belles-lettres à Cologne. Il a composé un grand nombre d’ouvrages ascétiques, historiques ou littéraires; le plus connu aujourd’hui est un poëme intitulé Sarcotis ou Sarcothée (c.-à-d. la Chair), divisé en 5 livres, et renfermant l’histoire de la désobéissance d’Adam et d’Eve, de leur expulsion du paradis terrestre, et des malheurs du genre humain causés par l’orgueil. Ce poëme doit une grande partie de sa célébrité à Guillaume Lauder , critique écossais , qui prétendit faussement que Milton y avait puisé l’idée du Paradis perdu , et en avait imité les plus beaux passages. Ce poëme a été imprimé par Barbou, Paris, 1771.
MASERS DE LATUDE. Voy. latude.
MASHAM, ville d’Angleterre (York), à 19 kil. S. E. de Richmond; 2,800 hab.
MASHAM (Abigaïl), favorite de la reine Anne, avait été placée auprès de cette princesse par lady Marlborough, sa cousine. Abigaïl supplanta sa protectrice, obtint une grande influence et dirigea en 1714 les négociations secrètes entamées avec la France, du consentement de la reine, pour faire remonter le prétendant sur le trône. A la mort de la reine, lady Masham se retira de la cour, et elle mourut oubliée. Elle était fille de M. Hill, riche marchand de Londres, et avait épousé en 1707 M. Masham, qu’elle fit nommer pair d’Angleterre, ce qui excita la jalousie de lady Marlborough et amena la brouillerie des deux amies.
MxVSINA, étal de Nigritie, au S. E. de celui de Tombouctou, sur la gauche du Djoliba et près du
lac Dibbie, a pour ch.-l. une ville de même nom par 50° 15’ long. O., 14° 30’ lat. N.
MAS1NISSA, roi de Massylie en Numidie, suivit d’abord le parti des Carthaginois. Scipion lui ayant renvoyé sans rançon un de ses neveux, il fut tellement touché de cette générosité qu’il s’attacha désormais aux Romains. Il resta toujours depuis leur allié fidèle, et les aida puissamment à battre Syphax (203 av. J.-C.). Il avait, après la victoire, épousé Sophonisbe , fille d’Asdrubal et femme du roi vaincu ; mais Scipion ayant désapprouvé ce mariage parce qu’il voulait faire paraître Sophonisbe à son triomphe à Rome, Masinissa, pour épargner cette honte à la princesse numide, lui envoya du poison. 11 n’en resta pas moins attaché à la cause des Romains et contribua beaucoup au gain de la bataille de Zama (202) ; il reçut en récompense les états de Syphax et une partie du territoire de Carthage. 11 mourut l’an 149 av. J.-C., dans une extrême vieillesse, laissant un grand nombre de fils, entre autres Micipsa, Gulussa et Manastabal.
MASIUS mons , auj. le Karadja-dagh , chaîne de montagnes de la Mésopotamie septentr., sur le» limites de la Mygdonie, au N. de Nisibis, se détachait du Taurus et s’étendait depuis l’Euphrate , au S. E. de la Mélitène, jusqu’au Tigre.
MASKAT. Voy. mascate.
MASKELEYNE (Nevil), astronome royal , né à Londres en 1732, mort en 1811, alla en 1761 à Sainte-Hélène pour observer le passage de Vénus, avança l’astronomie en perfectionnant les instruments, fit adopter dans sa patrie l’almanach nautique proposé par Lacaille, et fit un grand nombre d’observations qu’il publia chaque année par cahiers. On a de lui en anglais le Guide du marin , 1763; l’ Almanach nautique, avec des tables , 1781.
MASON (William), poëte anglais, né en 1725 dan» l’Yorkshire, mort en 1797, était chapelain du roi et chef des chantres de la cathédrale d’York. Il a composé des poëmes dramatiques à l’imitation des anciens avec des chœurs ( Elfrida , Caractacus); des odes, les unes philosophiques [la Mémoire, la Mélancolie ), les autres poliPiques [la Tyrannie, Ode à la marine de l'Angleterre; A William Pilt , etc.) ,• des élégies; un Essai sur la musique des cathédrales ; V Art de peindre, poëme imité de Dufresnoy ; le Jardin anglais , poëme didactique. Il était intimement lié avec le poëte Gray. Ses œuvres ont été publiées à Londres, 1811, 4 vol. in-8.
MAS’OUD. Ce nom a été porté par plusieurs princes musulmans. Les plus connus sont : Abousaïd-Mas’oud, de la dynastie des Gaznévides, fils du fameux Mahmoud. Ce prince en mourant(1028) avait partagé ses étals entre Mas’oud et son second fils Mohammed ; mais Mas’oud déclara la guerre à son frère, s’empara de sa personne, lui creva les yeux et régna seul sur tout l’empire qui comprenait l’Inde et la Perse (1030). 11 se laissa enlever le Khoraçan par les Turcs Seldjoucides, et périt assassiné par un fils de Mohammed (1042). — Gaïatli- Eddin-Mas’oud, de la dynastie des Seldjoucides, se fit proclamer sultan de la Perse à Hamadan en 1134, déposa le calife Raschid pour mettre à sa place Moctafy(l 136), et mourut en 1152, après avoir porté au plus haut point la puissance des Seldjoucides. — Deux autres Mas’oud, issus aussi de la race des Seldjoucides , occupèrent le trône d’Iconium ; le premier de 1 1 1 7 à 1 1 56 ; il fut en guerre avec l’empereur grec Jean Comnène, avec les Croisés que commandaient Conrad III et Louis-le-Jeune, et avec Josselin, comte d’Édesse, et fut heureux dans presque toutes ses expéditions ; le second, de 1283 à 1294 ; il fut en guerre avec Amer-Khan, émir turc, le fit égorger, et fut lui-même tué dans une bataille que lui livi a le fils d’Amer. Avec lui finit l’empire seldjoucide d’ïconium.