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de *e retirer en Allemagne; en 1806 il accompagna Joseph Bonaparte, qui allait prendre possession du royaume de Naples, et battit plusieurs fois les rebelles de la Calabre; en 1809 il commanda en Autriche le cinquième corps de la grande année, et décida la victoire à Essling ; Napoléon, en récompense, le créa prince d’Essling. Il fut moins heureux en Portugal (1810), et ne put chasser de ce pays les Anglais commandés par Wellington. Depuis il n a rien fait de remarquable. 11 m. à Paris en 1817. Masséna avait été surnommé l'Enfant chéri de la Victoire. Il a laissé des Mémoires qui ont été publiés par le général Koch, 7 vol. in-8, avec atlas, 1849-50-
MASSERANO, v!lle des Etats sardes, à 33 kil. N. O. de Novare; 3,650 hab. Jadis ch.-l. d une principauté.
MASSESSYLES, Massessyli, peuple de la côte sept. d’Afrique, entre les Massylea à 10. et la Mauritanie à l’E. Voy. NUMIDIE.
MASSEUBE, ch.-l. de cant. (Gers), sur le Gers, à 17 kil. S. E. de Mirande ; 1,500 hab. Grand commerce de mulets.
MASSEVAUX, Masmunsier en allemand, ch.-l. de cant. (Haut-Rhin), à 18 kil. N. E. de Belfort, 3Ur la Dolleren ; 3,356 hab. Tissus de coton ; forges. 11 doit son nom à une célèbre abbaye de chanoinesses angustines nobles , qui est auj. une filature.
MASSIÂC, clu-h de cant. (Cantal), sur l’Alagnon, à 26 kil. N. de Saint-Flour; 1,600 hab. Toiles en quantité. Beau château.
MASS! LIE, ville de Gaule. Voy. Marseille.
MASSILLARGUES, ville de France (Hérault), à 5 kil. S. E. de Lunel, sur la Vidotirle : 3,382 hab.
MASSILLON (J.-B.) , célébré orateur catholique , né en 1663 à Hyèresen Provence, entra jeune dans la congrégation de l’Oratoire, professa les belleslettres et la théologie à Pézenas , à Montbrison , à Vienne; vint à Paris en 1696 pour être un des directeurs du séminaire de Saint-Magloire: fut chargé en 1698 par le roi d'une mission à Montpellier, dans laquelle il commença sa réputation,- prêcha en 1699 le carême dans l'église de l’Oratoire et l’avent à Versailles, et se plaça dès lors au premier rang des orateurs de la chaire. Louis XIV se plaisait à l’entendre, mais il ne fit rien pour son avancement ; le Régent fut plus juste et le nomma en 1 7 1 7 évêque de Clermont. 11 fut reçu à l’ Académie en 1719. Il passa le reste de sa vie dans son diocèse, et s’y fit bénir par sa charité et ses vertus évangéliques. H mourut en 1742. On a de Massillon: 1° des Sermons , au nombre de près de 100, parmi lesquels on remarque surtout les sermons réunis sous le titre de Petit Carême , prononcés en 1717 devant le jeune roi Louis XV, et où il traite des devoirs des grands; le sermon sur l 'Aumône, et celui sur le Petit nombre des élus; on trouve dans celui-ci une prosopopée célèbre sur le jugement dernier qui fit tressaillir tout son auditoire d’uri mouvement commun d’effroi ; 2° des Mystères et des Panégyriques de saints ; 3° des Oraisons funèbres , dont la plus belle est celle de Louis XI V; 4» des Conférences ecclésiastiques , Mandements , Discours synodaux ; 5° des Paraphrases de psaumes. Le genre de Massillon est une éloquence douce, insinuante, souvent pathétique, harmonieuse et abondante en développements. Vivant dans un siècle de philosophie, il s’adressa le plus souvent à la raison. 11 avait fait une étude profonde du cœur humain, et il en suit avec une admirable pénétration tous les replis. Ses œuvres ont été réunies par son neveu, Joseph Massillon, 1745-48; elles ont été souvent réimprimées depuis avec des additions, noiamnient par Renouard, 18 10, 13 vol. in-8; Méquignon , 1818, 15 vol. in-12. M. Renouard a donné pour l’usage des maisons d’éducation des Morceaux choisis de Massillon, 1812.
MASSIN1SSA. Voy. masinissa.
MASSIQUE (mont), Massicus mons, auj. Mon ■ dragone , montagne d’Italie (Campanie), près de Sinuessc et très près de Falerne, était renommée par ses vins.
MASS1VA, prince numide, parent de Masinissa. Lorsque Jugurtha fut mandé à Rome pour rendre compte de sa conduite, Massiva sollicita du sénat le royaume de Numidie; Jugurtha, craignant l’effet de sa démarche, le fit assassiner.
MASSON (Jean-Papire), historien, né en 1544 dans le Forez, mort en 1611, remplit à Paris les fonctions de substitut du procureur général. Ses principaux ouvrages sont : Annalium libri IV, quibus res gestœ Francorum explicantur -, Paris, 1577, 1598, in-4; Notitia episcopaïuum Gatliœ quœ Francia est, ibid., 1606, 16l0, in-8: Hisrjria calamitatum Gal/iœ , etc., a Constanlino Cæsare usque ad Majorianum. — Son frère, Jean Masson, aumônier du roi, a aussi laissé quelques écrits historiques, entre autres une Histoire de Jeanne d’Arc, 1612.
masson (Gharles-François-Phiiibert), né en 1762, à Blamont, mort en 1807, associé de l'Institut de France, passa très jeune au service de la Russie, fut major en premier, et secrétaire des commandements du grand-duc Alexandre. Paul I l’expulsa de la Russie, comme partisan de la révolution. On a de lui : Cours mémorial de géographie, à l'usage du corps d'artillerie des cadets, Berlin, 1787; Elmine ou la fleur qui ne se flétrit jamais, Berlin, 1790; Mèmoirts secrets sur la Russie , Paris, 1802; les Helvetiens, poème en 10 chants, 180 >; des Odes , et la Nouvelle Astrée , roman, Paris, 1802.
masson de mor villieks , né en 1740, mort en 1789, a publié : Abrégé de la Géographie de la France, 1774; — de i Italie, 1774; — de l'Espagne et du Portugal , 1776, in-12; Œuvres mêlées , en vers et en prose, Paris, 1789, in-8.
MASSORÈTES (du mot hébreu wr>*sora, tradition), docteurs juifs qui aidereui à fixer d’après les manuscrits et la tradition orale la leçon du texte sacré en y ajoutant les points-voyelles pour remplacer les voyelles, que l’on n’écrit point en hébreu. L’origine de ces points-voyelles est fort incertaine : elle a été attribuée aux docteurs de l’école de Tibériade, à Esdras, et même à Moïse; mais elle ne paraît pas remonter plus haut que le tx* siècle. Plusieurs savants hébraÏ9ants ont combattu cette innovation, notamment ('appel et Masclef.
MASSOUAH ou MATZOU, ville d’Abyssinie, dan3 le Samara. par 37° 17’ long. E., 16* 34’ lat. N., dans une île de la mer Rouge. Bon port ; 2,000 cabanes. Commerce maritime actif ; consul français.
MASSOURE (la). Voy. mansourah.
MASSYAD ou MASSIATE, ville et forteresse de Syrie, aux environs de Baïrout, peut être regardée comme lech.-I. des célèbres Assassins ou Ismaéliens de Syrie. Fille fut prise et détruite par les Turcs.
MÀSSYLES ou MASSYL1ENS, nation numide qui habitait toute la partie orientale de la Numidie, eut pour roi Masinissa. C’est à tort qu’on les confond avec les Massessyles. Voy. numidie.
MASTRE (la), ch.-l. <> canton (Ardèche), à 22 kil. S. O. de Tournon ; 2.Î18 hab.
MASTR1CHT. Voy. maestricht.
MASULIPATAM, ville de l’imleanglaise (Madras), dans un îlot, à 20 kil. N. de l'embouchure de la Kistnah, par 78° 56’ long. E., 16° 10 lat. N.; 60,000 hab. Bon port, forteresse importante. Beaux tissus dits chiais ; toile de colon, tabac, etc. Grand commerce avec la Chine, les Birmans, la Perse, l’Arabie. — Masulipatarn a été successivement aux Mongols, aui Mahométans, aux Français (1761) qui la fortifièrent, afüx Anglais (1759) qui l'ont gardée depuis ce temps.
MASUR1US SAB1NUS. Voy. sabinus.
MATAM0RAS, ville de l’Amérique sepienirio-