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MASS

MAS’OUDY, historien arabe, issu d’une famille de Médine, né à Bagdad vers 900, mort en 966, avait le titre de docteur et passa la plus grande partie de sa vie en voyages pour augmenter son instruction. On a de lui : Uist. des siècles passés ; Prairies dor et mines de pierres précieuses , encyclopédie fort curieuse.

MASPHAT, c.-à-d. lieu élevé, nom déplus, lieux de Palestine, entre autres d’une v. de la tribu de Juda, entre Hébron et Jérusalem, où le peuple assemblé élut Saül pour roi ; — et du quartier 0. de Jérusalem.

MASQUE HE FER (l’Homme au), personnage mystérieux qui fut détenu prisonnier en France plus de 40 ans et qui portait sans cesse sur la figure un masque noir, qui était en fer selon les uns, en velours noir selon les autres. Mis sous la garde de Saint- Mars, il fut conduit au château de Pignerol en 1 666, puis transféré en 1 686 à l’île Sainte-Marguerite, et en 1698 à la Bastille, où il mourut en 1703. il fut enterré sous le nom de Marchiali. L’autorité a toujours gardé le secret sur ce prisonnier, ce qui a donné lieu à mille suppositions. On a dit que c était îecomtedeVermandois, fiIsdeLaVallière,qui futenfermê pour avoir dontfé un soufflet au grand dauphin ; le duc de Beau fort, disparu au siège de Candie en 1669; le duc de Monmouth,neveude Jacques II, que la France aurait soustrait au supplice ; le comte Girolamo Magni ou Matthioli, ministre du duc de Mantoue, qui aurait été enlevé de Turin en 1679 ou 1685, pour avoir empêché son maître de vendre sa capitale au roi de France ; ou Jean de Gonzague, secrétaire de Matthioli, et enlevé avec lui ; ou un fils adultérin d’Anne d’Autriche et de*Buckingham; ou enfin un frère jumeau de Louis XIV, qu'on aurait fait disparaître pour prévenir la rivalité des deux frères. Cette dernière opinion, qui est celle de Voltaire, est la plus vraisemblable : elle est appuyée par les Mém. du duc de Richelieu (publ. en 1790), et par un ms. deSt-Mars même, que Ton conserve aux Affaires étr j cems.aétépubl.enl835, dans les Mém .de Tous.

MASSA, ville d Italie, ch.-l. du duché de Massa- Carrara, à 96 kil. N. O. de Florence, près de la mer; 10,000 bab. Château-fort. Beau palais ducal en marbre. Académie de sculpture et architecture. Commerce de marbre statuaire. — Il y a une autre ville de Massa, qui est dans le royaume Lombard- Vénitien, sur la gauche du Pô, à 35 kil. O. de Rovigo; 2,600 hab.

massa-carrara (duché de), principauté d’Italie, sur le versants, des Apennins, entre le duché de Toscane au N. et à l’E., la principauté de Lucques au S., les Etats sardes à l’O. : 44 kil. sur 17; 29,000 hab. ; 600,000 francs de revenu. Huile, vin, soie, chanvre, etc.; superbes marbres. — Ce duché est formé du ci-devant duché de Massa et de la ci-devant principauté de Carrara. Tout ce pays appartenait primitivement à litre de marquisat à la famille des Malaspina, d’où il passa dans celle de Cibo pour qui il fut érigé en duché. En 1743, la maison de Modène l’acquit par mariage. Sous la République, il forma en partie, le département du Crostolo. Napoléon le donna à sa sœur Ëlisa en 1806; en 1809, il conféra au grand-juge Régnier le titre de duc de Massa-Carrara. En 1814, ce duché a été restitué à Marie-Béatrix, héritière des maisons d’Este et de Cibo, pour retourner après sa mort au duc de Modène, qui en effet en a pris possession dès 1829.

massa-lombarda, ville des Etats de l’Église (Ferrare), à 28 kil. O. de Ravenne; 4,000 hab.

massa-lubkense, ville du roy. de Naples (Naples), à 4 kil. S. O. de Sorrenle; 2,800 hab.; évêché. On la nomme aussi Massa di Sorrento.

MASSACHUSSETS, un des États-Unis de l’Amérique du N., sur l’Atlantique, dans la région du N., entre 41° 12’-42° 52’ lat. N. et entre 72° 15’-72°50’ long. O., a pour bornes ceux de Vermont et deNew- Hampshire au N. celui de Rhode-lsland au S., ce-

i lui de New-York à TO., et l’Océan à TE. : 98 kil | du N au S., 200 de TE. à l’O.; 20,000 kil. carrés; 994,614 hab. Ch.-l., Boston. On le dfivise en 14 com- / tés. Montagnes à KO.; rivières, le Connecticut, le ! Merrimack, etc. Climat agréable et sain, très froid ! l’hiver. Le sol, aride sur les côtes, est fertile à l’intérieur. Marbres, granit, fer. Tissus de soie, de coton, de laine; verreries, distilleries; chantiers, etc.; commerce très prospère ; on pêche beaucoup le long des côtes. — Le Massachussets est du nombre des colonies anglaises qui se formèrent de 1621 à 1635 dans ce qu’on appelait Virginie septentrionale ou Nouvelle-Angleterre. C’est du Massachussets (Boston) que partit le signal de la révolte des États-Unis, et cet état fut plusieurs fois le théâtre de la guerre. En 1820, le Maine, jusque-là annexé au Massachussets comme district, en fut détaché pour for* mer un état particulier.

MASSADA, la plus forte place delà Judée, à TE. de Jérusalem et près de la mer Morte. Ilérode y fit faire d’immenses travaux pour la rendre inexpugnable; ce prince y avait un magnifique palais.

MASSAFRA, ville du royaume de Naples (Terre d’Olran(e), à 15 kil. N. O. de Tarente; 10,000 hab. Belle église collégiale.

MASSAGA , ville de l’Inde ancienne, chez les Assacènes, au N. de Peucela (Peichaver), et au N. O, de Taxila (Attok), fut saccagée pur les Macédonien! d’Alexandre. Elle occupait probablement l’emplacement de la ville actuelle d’ Achnayar ou celui d'Akora.

MASSAGÈTES, Massagetœ , peuple scythe, à l’E. et au N. de la mer Caspienne, entre l’iaxarte et l’Imaüs. Ilsétaientnomades,pasteurset ichthyophages, buvaient le lait de leurs cavales, et combattaient tantôt à pied, tantôt à cheval. On prétend qu’ils tuaient leurs vieillards et se nourrissaient de leur chair. Cyrus ne put les soumettre [Voy. thomyrib). II est croyable que le nom de Massagètes désigne collectivement un grand nombre de tribus tchoudei différentes; il parait signifier grands Gèles.

MAS-SAINTES-PUELLES (le), ville de France (Aude), à 6 kil. S. de Caslelnaudary ; i,200 hab. Patrie de P. de Nolasque, fondateur de Tordre de la Merci. — Cette ville, nommée jadis Recaudum , prit son nom de deux saintes filles qui y furent enterrées. Prise et brûlée par les Anglais (1355), et par Louis XJ II (1623). Elle avait été vainement assiégée par le duc de Joyeuse (1586).

MASSAT, ch.-l. de canton (Ariége), à 18 kil. S. E. de Saint-Girons; 7,180 hab. Mines de fer aux environs, forges.

MASSÉNA (André), prince d’Essling, maréchal de France, né à Nice en 1758, s’enrôla fort jeune dans un régiment français, se distingua dans les premières guerres de la révolution à l’armée du Midi, fut en 1796 promu au grade de général de division, et prit la part la plus glorieuse à la conquête de l’Italie par Bonaparte : c’est lui qui décida le gam de la bataille de Rivoli (1797). En 1798, il fut mis à la tête du corps d’armée chargé d’établir un gouvernement républicain dans l’État de l’Église; niais il fut accusé de dilapidations par sa propre armée, qui s’insurgea et le contraignit à se retirer. En 1799 il reparut à l’armée d’Helvetie, et se couvrit de gloire en battant à Zurich les Russes, qui menaçaient la France d’une invasion. Envoyé ensuite en Itaiie pour s’opposer aux Autrichiens qui reprenaient les pays conquis, il se jeta dans Gênes avec une poignée de soldats, et parvint à retenir le général autrichien Mêlas assez longtemps pour favoriser l’irruption de Bonaparte en Italie et préparer la victoire de Marengo. En 1804, il fut nommé maréchal et duc c;e Rivoli. En 1805 il reçut le commandement en chef de l’armée d’Italie et poursuivit avec vigueur le prince Charles, qui fut contraint

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