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MATT 1145 — MATT

1525, mort en 1597, se signala en 1552 aux sièges de Montmédy et d’Ivoy ; fut fait prisonnier à la bataille de Saint- Quentin (1557), et ne recouvra sa liberté qu’à la paix de Cateau-Cambrcsis en 1559. Devenu lieutenant-général, il battit les Anglais en 1563 devant le ihâteau de Falaise, et se distingua aux combats de Jarnac et de Moncontour. Non moins généreux que brave , il ne fit point exécuter dans Alençon et Saint-Lô, dont il était gouverneur, les ordres barbares de Charles IX lors de la Saint-Barthélemy (1572). En 1574, il fit prisonnier le malheureux Montgomery dans Domfront, et tenta vainement d’adoucir la reine à son égard. En 1579 il fut élevé à la dignité de maréchal de France, et fut nommé en 1585 lieutenant-général de la Guyenne. Il prit plusieurs places aux Protestants, et battit à Nérac, en 1588, le roi de Navarre lui-même ; il n’en fut pas moins un des premiers à reconnaître ce prince pour roi de France après la mort de Henri III (1589).

MATILLA, bourg d’Espagne (Salamanque), à 20 kil. N. E. de San-Munoz ; 900 hab. Château des ducs de Frias. Aux environs célèbre forêt infestée par des brigands et des guérillas.

MATISCO, ville de la Lyonnaise lre, auj. maçon.

MATLOCK , bourg d’Angleterre (Derby), sur la Derwent, à 22 kil. N. de Derby ; 3,000 hab. Eaux thermales.

MATO-GROSSü, prov. du Brésil, entre 60° et 69° long. O., 7° et 25° lat. S., est bornée au N. par celle de Para, vers l’E. par le Paraguay, à l’O. et au S. par la Bolivie et le Pérou ; elle a 1,700 kil. de l’E. à l’O., 1,600 du N. au S., et environ 300,000 hab. (dont beaucoup de tribus indigènes, notamment les Payaguas , les Guaycurus, les Bororos). (Ch.-l., Cidade de Mato-Grosso ouVillabella; 6,000 h.). Elle est très montagneuse , sauf au N.; plusieurs fleuves, l’Uraguay, le Paraguay, le Parana, la Madeira. Sol très fertile, mais peu cultivé; forêts immenses. Elle est célèbre par ses riches mines tant de métaux précieux que de diamants. C’est dans le Mato- Grosso que se trouve le fameux district Diamantin.

MATOUR, ch.-l. de canton (Saône-et-Loire), à 26 kil. O. de Mâcon ; 1,300 hab.

MATRONA, riv, de Gaule, auj. la marne.

MATSMAI, ville du Japon , capitale de l’île d'Yéso, à l'extrémité S. E. de l’ile; env. 50,000h. Bon port, ouvert aux Américainsen 1855. Commerce considérable.

MATTERSDORF , JXugy Martony en madgyar, ville de Hongrie (OEdenbourg) , à 13 kil. O. d’OEdenbourg; 3,050 hab.

MATTHÆI (Christian-Frédéric), helléniste, élève d’Ernesti, né en 1744 à Grost en Thuringe, mort en 1811, fut successivement professeur de littérature classique à Moscou, directeur de l’école princière de Meissen (1785), professeur de philosophie à Wittemberg. Ses ouvrages principaux sont: Chreslomaihia grœca, Moscou, 1773; Glossaria qrceca minora, ibid., 1774-1775; Xiphilini et Basilii oruliones inédites , 1775, in - 4 ; Jsocratis Epistolœ, 1776; Gregorii Thessalonicensis oraiiones , 1776, in-8 ; Nolitia codicum mss. græcorum bibliothecœ Mosquensis, 1776; Animadversiones ad Origenis Hexapla, 1779; Scholia ineditaad lliados T, Dresde, 1 786 ; Nemesius , de natura hominis, grec et latin, Magdebourg, 1802. Il fit de nombreuses recherches dans les bibliothèques de Russie et d’Allemagne et y découvrit plusieurs morceaux restés inconnus, entre autres une Hymne à Cérès attribuée à Homère. Elle a été publiée par Ruhnkenius, Leyde, 1782.

MATTHIÆ (Auguste-Henri), érudit, né à Gœltingue en 1769, mort à Altenbourg en 1835, fut professeur de littérature grecque et latine à Weimar, 1798, puis, en 1801, directeur du gymnase d’Altenbourg. On a de lui : Ausführliche griechische grammatike, Leipsick, 1825-27 , ouvrage qui fut traduit en français .par MM. Gail et Longueville,

sous le litre de Grammaire raisonnée de la langue grecque , 1831, in-8; Esquisses de littérature ancienne , Iéna, 1815; Manuel élémentaire de philosophie, Leipsick, 1823 (traduit en français par M. Porret) ; des éditions des Hymnes d’Homère et des Tragédies d Euripide , ainsi que des Miscellanea philologica, 1803, etc.

MATTHIAS (saint), disciple de J.-C., fut élu en remplacement de Judas Iscariote au nombre des douze apôtres. Selon la tradition, il prêcha en Cappadoce , et subit le martyre en Colchide. On lui attribue un Évangile apocryphe. Sa fête se célèbre le 24 février.

Matthias, empereur d’Allemagne, fils de Maximilien II, né en 1557, succéda en 1612 à son frère Rodolphe II, qu’il avait déjà forcé précédemment d’abdiquer en sa faveur la couronne de Bohême. L’Empire était alors en guerre avec les Turcs ; il termina cette guerre par un traité, en 1615. N’ayant pas d’enfant, il choisit pour lui succéder son cousin Ferdinand, et le fit couronner à Prague en 16l7. Mais l’intolérance de ce dernier fit révolter ses sujets de Bohême, et Matthias mourut en 1619 sans avoir vu la fin de ces troubles.

MATTHIAS CORVIN. VoiJ. CORVIN.

MATTHIEU (saint), Matthœus , nommé aussi Lévi , évangéliste, l’un des douze apôtres, né en Galilée, était d’abord publicain , c’est-à-dire receveur de tribut pour les Romains. Il exerçait sa profession sur les bords du lac Génésareth, lorsque Jésus-Christ l’appela et lui ordonna de le suivre. Après avoir prêché dans la Judée, il alla dans l’Ethiopie et dans la Perse, où l’on croit qu’il souffrit le martyre. Sa fête est célébrée le 21 septembre. L’Evangile de Saint Matthieu est le plus ancien des quatre ; on croit qu’il le rédigea huit ans après l’Ascension ; qu’il l’écrivit d’abord en langue syro-chaldaïque, d'où il fut traduit en grec, puis en chaldéen.On n’a plus l’original syro-chaldaïque ; la version grecque en tient lieu.

Matthieu ( Pierre ) , historien et poëte , né en 1563 à Pesmes en Franche-Comté, mort en 1621, fut d’abord avocat à Lyon et grand partisan de la Ligue ; mais ayant été député par les Lyonnais près de Henri IV en 1593, après la soumission de leur ville, il s’attacha à ce prince qui le nomma son historiographe. Il avait commencé par faire des vers; on a de lui plusieurs tragédies fort médiocres : Esther, 1585; la Guisiade ou le Massacre du duc de Guise, 1589; et des Quatrains moraux. On lui doit plusieurs histoires qui renferment d’utiles renseignements, mais qui, en général, sont mal écrites: Hisioire des troubles de France sous Henri III et Henri IV, Lyon, 1594; Histoire de France (de 1598 à 1604), Paris, 1606; Histoire de Louis XI, 1610; Histoire de la mort de Henri-le-Grand, 1611; Histoire de France, de François I à Louis XIII, 1631.

Matthieu paris, chroniqueur anglais. Voy. paris.

MATTH10LUS. Voy. mattioli.

MATT1ACI, peuple de Germanie, près du Rhin, à l’O. des Marses et des Sioambres, occupait une partie de la Hesse et du duché de Nassau , et avait pour ch.-l. Mattium (auj. Mar bourg). Matliacoe aquœ, une de ses bourgades, est auj. Wiesbaden.

MATTIOLI (Pierre-André), Matthiolus , médecin et naturaliste, né à Sienne en 1500, mort en 1577, exerça son art à Sienne et à Rome. 11 est auteur de Commentaires sur Dioscoride, publiés d abord en italien, Venise, 1544, puis en latin, 1554, qui offrent comme l’encyclopédie de son époque ; ils ont été trad. en franç. par A. du Pinet et J. Desmoulins.

mattioli (le comte Girolamo magni ou), ministre du duc de Mantoue, fut, dit-on, enlevé de Turin par ordre du cabinet de Versailles, en 1679 ou en 1685, parce qu’on craignait qu’il n’entravât les négociations entamées avec le duc son maître ; il fut conduit à Pignerol, et y mourut peu après. Oo

MAUD — Il

* prétendu que Mattiolî était VHomme au masque de fer .

MATURIN, dép. de la ci-devant république de Colombie, et auj. de la république de l'Equateur, est situé par 1° 20’— 1 1° lat. N. et 61°-7l° long. O.; il a pour bornes, au N. la mer des Antilles, au N. E. l’Atlantique, à l'E. la Guyane anglaise, au S. la Guyane brésilienne, à l’O. les dép. de l’Orénoque et de Vénézuéla ; 1,100 kil. sur 900. Ch.-l., Cumana. Rivières importantes : Orénoque, Cassiquiare, Garoni, Rio-Negro, Cuyuni. Climat très chaud; sol très fertile, mais marécageux; immenses pâturages. Vastes forêts. Habitants sauvages et indépendants. (

MATURIN (Ch. -Robert), écrivain irlandais, curé de Saint-Pierre à Dublin, né en 1782, mort en 1824. Il avait déjà publié quelques nouvelles (Montorio, le Jeune Irlandais , le Chef milésien ), qui n’avaient pas obtenu un grand succès, lorsqu’il fit représenter sur le théâtre de, Drury-Lane à Londres, en 1816, la tragédie de Bertram , qui eut une vogue extraordinaire. On a encore de lui quelques romans (Pour et Contre, Melmoth , les Albigeois). Bertram a été traduit par MM. Tavlor et Ch. Nodier, 1821.

MAUBERT DE GOÜVEST, littérateur, né à Rouen en 1721, mort en 1767 fut d’abord capucin, s’enfuit de son couvent en 1746, et se réfugia en pays étranger. Il mena la vie la plus ag!tée, fut militaire, précepteur, directeur d’une froupe de eomédiens, et se fit successivement chasse," de Hollande , d’Allemagne, d’Angleterre pour ses pamphlets. Il a publié le Testament du duc d’Alberoni, Lausanne, 1762; Histoire politique du siècle, 1764, etc. /

MAUBEUGE, Malbodium , ville forte de France, eh.-l. de canton (Nord), à 17 kif. N. d'Avesnes, sur la Sambre ; 6,363 h. Ane. manuf. d'armes, auj. supprimée ; broches et cylindres pour filatures; clous et ferblanterie, etc. Commerce de marbre, ardoises, vins. Collège. — Fondée au vu* siècle, longtemps capitale du Hainaut. Souvent prise et reprise par les Français et les Espagnols. Enfin Louis XIV la prit en 1649, et le traité de Nimègue (1678) lui en confirma la possession ; fortifiée par Vauban en 1680, assiégée en 1793 par le prince de Cobourg et délivrée par Jourdan.

MAUBOURGUET, ch.-l. de canton (H.- Pyrénées), à 26 kil. N. de Tarbes; 1,600 hab.

MAUCROIX (l’abbé François de), littérateur, né en 1619 à Noyon, mort à Reims en 1708, fut d’abord avocat et homme du monde, et se lia étroitement avec La Fontaine ; puis il embrassa l’état ecclésiastique, obtint un canonicat à Reims et se fixa dans cette ville. On lui doit un grand nombre de traductions estimées, celle entre autres de plusieurs Homélies de saint Chrysostôme, des Pliilippiques de Démosthènes, de quelques Dialogues de Platon, des Calilinaires de Cicéron , etc. 11 cultiva aussi la poésie, et fil quelques pièces de vers en commun avec La Fontaine. Elles furent réunies en 2 vol. in-12, Paris, 1686. M. Walkenaêr a publié ses Poés en 1820 à la suite de La Fontaine. M. L. Paris a donné à part ses Œuv. diverses en 1854, 2 v. in-12

MAUDOUD ( Aboul-Fethah 1, sultan de la dynastie des Gaznévides (1041-49), fils de Mas’oud, fit la guerre à Mohammed-l’Aveugle, son oncle, qu’il accusait d’être l’auteur de la mort de son père ; remporta sur lui, près des bords du Sind, une grande victoire, à la suite de laquelle il le fit périr, et bâtit en mémoire de sa victoire la ville de Feth- Abad. 11 eut à réprimer plusieurs révoltes, et périt après neuf ans de règne, en 1049.

maudoud, roi de Mosscul (1106-1114), était d’abord général de Mohammed , sultan de Perse. Il combattit en 1 1 1 1 les Francs maîtres de Jérusalem, ravagea la Mésopotamie, assiégea Edesse, Antioche.

'■6 — MAUP

battit Josselin, comte d’Edesse, et Baudouin, roi de Jérusalem, près de Tibériade en 1113. II fut assassiné peu après par un fanatique ismaélien. On le connaît dans l’histoire des croisades sous les noms corrompus de Manduc , Mendulfe, Malduc , etc.

MAUGARD (Ant.), né près de Metz en 1739, mort en 1817, fut d’abord chargé de recherches relatives aux anciens monuments de droit et d’histoire, puis s’occupa avec zèle d’instruction publique. On a de lui, outre quelques ouvrages de circonstance, un Cours de langues française et latine comparées, 1815 et ann. suiv., qui contient des principes de grammaire suivis d’applications, avec des traductions de Cornélius Népos et de Phèdre.

MAUGRABIN ou MOGRABIN, habitant des états barbaresques dits Mahgreb ou Mograb.

MAUGUIO, ch.-l. de canton (Hérault), à 11 kil. E. de Montpellier, sur l’étang de Mauguio, lagune liée à la Méditerranée; 1,750 hab.

MAULE, rivière de Chili, sort des Andes, coule à 10. , et tombe dans l’Océan Pacifique par 36° 50’ lat. S.; cours, 225 kil. — Un des dép. du ChiL se nomme dép. de la Maule et a pour ch.-l. Chauquenès.

MAULÉON , Malleo ou Malus Léo, ch.-l. d’arr. (B.-Pyrénécs), à 43 kil. S. O. de Pau, sur le Saizon ou Gave de Mauléon ; 1,259 hab. Jadis capitale du pays de Soûle. — L’arrondissement de Mauléon a six cantons (Iholdy, Saint-Etienne de Baigorry, Saint-J ean-Pied-de- Port., Saint-Balais, Tardets et Mauléon), 147 communes et 75,704 hab.

mauléon, Mons Leoitis, bourg du département des Deux-Sèvres. Voy. chatillon-sur-sèvre.

mauléon-barousse, ch.-l. dorant. ( H.-Pyrénées). à 23 kil. E. de Bagnères-de-Bigorre ; 850 hab.

MAULÉON (loyseau de). Voy. loyseau.

MAULTROT (Gabriel-Nicolas), né à Paris en 1714, mort en 1803, fut avocat au parlement de Paris. Il aneaucoup écrit sur le droit canonique; c’était in ardent janséniste. On a de lui ; Maximes du droit public français , 1772; Mémoires sur la nature t l'autorité des assemblées du clergé de France ,

( 777; De l Usure relativement au droit naturel, 1787, l vol.; Origine et étendue de la puissance temporelle, suivant les livres saints , 1789; Discipline de l'Eglise sur te mariage des prêtres, 1790, etc.

MAUPEOU (René-Charles de), premier président, père du célèbre ministre Maupeou, devint en 1743 premier président du parlement de Paris, se trouva mêlé aux disputes du parlement et du cierge, ne se fit remarquer que par la faiblesse de son caractère, et fut obligé de se démettre en 1757. Il fut néanmoins rappelé en 1763 pour remplacer Lamoignon, et eut les sceaux avec le 1111*6 de vice-chancelier. Il fut nommé chancelier en 1768, et céda 24 heures après sa place à son fils. Il mourut en 1776 à 87 ans. Sa famille était en hostilité ouverte avec la famille Lamoignon.

maupeou (René-Nicolas), chancelier de France, fils du précédent, né à Paris en 1714, s’éleva par la faveur de Dubarry et succéda en 1768 à son père, René-Charles Maupeou, dans la dignité de chancelier. Le parlement était alors en querelle avec l'autorité royale et apportait sans cesse des entraves aux volontés de Louis XV par ses remontrances et ses refus d’enregistrer les édits; Maupeou voulut, par un eoup d’état, débarrasser le roi de ces entraves. Le parlement fut exilé (1771), et à sa place on installa le conseil du roi, auquel le public donna par dérision le nom de parlement Maupeou. Cette mesure violente contre un corps respecté et aimé du peuple souleva l’opinion publique. Les avocats refusèrent de plaider; d’innombrables pamphlets furent lancés contre la cour et son chancelier; le parlement Maupeou tomba dans le mépris. La mort de Louis XV mit un terme à cet état de

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