MAUR
choses; Louis XVI rappela l’ancien parlement (1774 et Maupeou fut exilé dans ses terres, à Thuit en Normandie. Il y mourut en 1792, faisant à la nation un legs de 800,000 francs,
MAUPERTUIS, village du département de Seineet-Marn«, à 7 kil. S. de Coulommiers; 3i>0 liai). On y voyait jadis un châleau délicieux, auj détruit,
maupertuis (champ de), vaste plaine à 1 5 k. N. de Poitiers, où se livra la fameuse bat. dite de Poitiers.
MAUPERTUIS (P.-L. moreau de), géomètre, né en 1698 à St-Malo. mort en 1750, lit sous la direct, du géom Fr. Nicole de rapides progrès, entra à l’ Académie des Sciences à 25 ans (1723), voyagea pour s’instruire et se lia avec les hommes les plus distingués, tels que Voltaire, Rernouilli, La Condamine , etc. Il fut nommé en 1736 par Maurepax chef de l'expédition envoyée au pôle pour y mesurer un degré; à son retour il devint l’objet de l’attention générale, et fut reçu en 1743 à l’Académie Française. Le roi de Prusse, Frédéric 11, le nomma président de l’Académie de Berlin ; il alla peu après se fixer eu Prusse (1745). Là il eut de violents démêlés, d’abord avec Koenig, membre de l’Académie, qui lui disputait la découverte du principe de La moindre action sur lequel Maupertuis fondait toute la mécanique, et par suite avec Voltaire, qui l’accabla de ses plaisanteries. Il mourut en 1759, à Bàle, dans la famille des Rernouilli. On a de lui des ouvrages de genres fort divers: Statistique arithmétique , 1731; Commentaires sur les principes de Newton , 1732: Discours sur la figure des astres, 1732; Voyage au cercle polaire , 1738; Mémoire sur la moindre action , 1744 ; Essai de cosmologie , 1748 ; Essai de philosophie moi ale , Système de la nature , 1751; des Lettres philosophiques , etc. Ses œuvres ont été publiées à Lyon, 1768, 4 vol. in-8. Maupertuis était un savant distingué et un bon écrivain ; cependant il n’occupe nulle part le premier rang. U avait un orgueil et une susceptibilité extrêmes. Sa Vie, écrite par Labeaumelle, n’a été publiée qu’en 1856, in-12
MAIJH (saint), Mourus, disciple de saint Benoît, le suivit aux monastères de Sublac et du Monl- Cassin. 11 fut, à ce qu’on croit, envoyé en France dans le vi® siècle par saint Benoît, pour y établir des monastères de sa règle : mais rien n’est moins certain ,On fêle saint Maur le 15 janvier. — Un S. Maur, cité dans les écrits du temps comme abbé deGlanfeuil en Anjou, parait n’être pas autre que le précédent. — TTnp célèbre congrégation de Bénédictins prit, au commencement du xvu® siècle, te nom de Saint-Maur ; c’était une réforme de l’ordre de Saint-Benoît, qui fut accomplie en 1613 par quelques pieux religieux de Saint-Vannes; le pap„ Grégoire XV l’approuva en 1621. Cette congrégation Compta bientôt un grand nombre de maisons flo Tissantes ; St Maur , St-Denis, St-Germain-des-Prés, Saint-Remi de Reims, Marmoutier, Saint-Pierre de Corbie, Fleury ou Saint-Benoît-sur-Loire, Fé-j
camp, la Trinité de Vendôme, etc. Elle a produit un grand nombre de p<u aistingucs par leui
piété, et surtout par leur érudition. L Histoire de le congrégation de Saint-Maur a été écrite par doœ Tassin, Bruxelles (Paris), 1770, in-4.
MAUR (RABAN). Voy. RABAN-MAUR.
MAUR (dom). Voy. Jourdain (François-Claude).
MAURE, ch.-l. de canton (Ille-et-Vilaine), à 28 kil. N. de Redon ; 3,955 hab.
MAUREPAS (Jean-Frédéric piiéuppeaux , comte, de), ministre de Louis XV, né en 1701, mort en! 1781, petit-fils du chancelier de Pontchartrain, eut, dès l’âge de 24 ans, le département de la marine, et celui de la maison du roi, qui embrassait Paris et la cour. Pendant son administration, il embellit beaucoup Paris, fit fermer les maisons de jeu, envoya des savants, La Condamine, Maupertuis, etc., sous l’équateur et près du pôle boréal, pour mesix-
v-\3r deux degrés du méridien ; fit partir des officiers pour examiner les côtes et dresser des eartes: chargea Sévin et Fourmont de visiter la Grèce et l’Orient; Jussieu, d’aller étudier les plantes du Pérou. 11 fut exilé en 1749 pour avoir fait une épigramme contre madame de Pompadour, et resta 25 ans éloigné des affaires. Il fut rappelé par Louis XVI à son avènement (1774), et, sans avoir de portefeuille, présida le conseil d’état. U fit réintégrer les parlements exilés par Louis XV (Voy. maupeou) ; amena le roi à signer un traité d’union avec les insurgés d’Amérique; fit confier le ministère des finances à Turgot, puis à Necker; mais les fil disgracier l’un et l’autre lorsqu’il vit en eux des rivaux redoutables. Il mourut six mois après la disgrâce du dernier (octobre 1781). Mau repas avait de la pénétration et de la finesse ; mais il était léger, insouciant et frivole; ce ministre était peu capable de conjurer l’orage qui menaçait le trône.
MAL, R ES, Mauri , Mauritani, nom restreint d’abord chez les anciens aux habitants de la Mauritanie, à 10. du Muluchas (Molokath) , étendu ensuite aux habitants de cette portion de la Numidie qui forma depuis les Mauritani es césarienne et sitifine, est appliqué de nos jours à une forte partie des indigènes de l’Algérie, du royaume de Maroc, du Biledulgérid, de l’état de Sidy - Hescham et du Sahara. Ce qui les distingue surtout des Kabaïls, c’est que la plupart d’entre eux habitent les villes , et que chex eux l’organisation en tribus est moins marquée. On a dit que les Maures provenaient du mélange des Borbers et des Arabes avec la race européenne ou nègre; mais le nom de Maures existait longtemps avant ce mélange. — Les Maures forment la majeure partie de la famille atlantique; ils sont basanés, très forts et de complexion sèche; ils ont c’e beaux yeux et de belles dents Avides, cruels et fourbes, ils se livrent volontiers au brigandage et à la piraterie. Leur religion est un mahométisme mêlé de fétichisme. Dans l’histoire d’Espagne il ne faut pas confondre les Arabes et les Maures. La période de la conquête de l’Espagne et du califat de Gordoue est arabe; celle des Almoravides, Almohadeset Alhamarides (de Grenade ) est maure. Les Maures lurent bannis d’Espagne en 1 G09. — Leur nom vient de l’arabe Maghreb (pays occidental!
MAUKIACi, cn.-l. d’arr. gantai), à 32 kil. N. O. d’Aurillac; 3,420 hab. Tribunal de lr* instance, collège communal, commerce de chevaux, mulets, bestiaux ; étoffes de laine, cuirs, marais, fromages.
— L’arrondissement de Mauriac a 6 cantons (Champs, Pleaux, Riom. Saignes, Salers et Mauriac), 64 communes et 63,829 hab.
MAURICE (saint), chef de la légion thébéenne ‘(c.-à-d. levée en Thébaïde), composée de chrétiens, reçut la couronne du martyre, avec ses compagnons en286(ou303spouravôir refusé d’obéirà l’empereur Maximien qui leur ordonnai* de sacrifier aux fauxdieux. Cetévénem. eut lieu entre Agaunum (St-Muurice) et Octodurus (Martigny),dans‘le Valais actuel. Ou fêteS. Maurice et sesrompa sinon* le 22sept.
— Sigismond, roi de Bourgogne, fit bâtir au vrs. sur le lieu où leurs corps avaient été miraculeusement retrouvés, une abbaye devenue cél. ( V. s'r-MAURicE).En 1431,Amédôe VU l, duc de Savoie, créa sous le nom de S. Maurice un ordre militaire, qui fut renouvelé en 1572 par le duc Enim. Philibert, et qui existe encore.
Maurice, Mauritius Tihenus , empereur d'Orient, né en 539 à Arabisse en Cappadoce, fut proclamé en 582, rétablit Ghosroès 11 , roi de Perse, expulsé parses sujets; secourut l’Italie contre les Lombards, mais eut lui-même à se défendre contre les attaques et les perfidies du roi des Avares. Phocas se révolta contre lui, etj Payant fait prisonnier, le fit tuer avec ses six fils, 602. Maurice iie Nassau, de saxe, etc. V. Nassau, saxe. MAURICE (île). Voy. France (île de) .
MAL’ R — 1148 — MAVR
MAURIENNE (vallée de) , en italien Moriana , en latin Garocelia vallis , et comitatus Maurianœ,prov. de* Etats sardes (Savoie), entre les provinces de Savoie supérieure et de Tarentaise au N. , la division de Turin au S., la France au S. O. , et la Savoie propre à l’O. ; 90 kil. sur 26 ; ch.-l., Saint- Jean-de-Maurienne. C’est une vallée encaissée entre les Alpes Cottienn. et les A. Grecq., arr. par l’Arc et ses affl. On y trouve beauc. de goitreux.— Ce pay» a porté depuis le xie siècle le titre de comté : il est regardé comme le premier héritage des comtes de Savoie.
MAURIENNE (SAINT-JEÀN-DE-). Voy. SAINT-JEAN-DE- MAUR1ENNE.
MAURITANIE, Mauritania (auj. rov. de Fez dans l’empire de Maroc, et partie de l’Algérie), contrée de l’Afrique ancienne, au N. O., entre la Numidie à l’E., l’Atlantique à 10., la Méditerranée au N. ; ses limites au S. étaient vagues ; à l’E., elles varièrent souvent. Jusqu’en 108 av. J.-C. la Mauritanie s’arrêta au Muluclias ( Molokalii) ; depuis 107 elle alla jusqu’à 1 ’Ampsagas (Oued-el- Kébir). De là 2 Mauritanies , l’une dite Orientale , l’autre Occidentale , séparées par le Muluchas. — Sous Claude, quand la Mauritanie fut réduite en province romaine, la lre fut dite Mauritanie Césarienne , la 2e Mauritanie Tingitane; enfin la lr* fut subdivisée en Césarienne propre et Sitifine. Les ch.-l. de ces 3 Mauritanies étaient Césarée, Sitifi, Tingis. — Lors de la division de l’empire en diocèses, les 2 Mauritanies, Césarienne et Sitifine , furent comprises dans le diocèse d’Afrique ; la Tingitane dans celui d’Hispanie. — La Mauritanie, malgré sa fertilité et sa belle position, n’était pas riche et était fort peu civilisée; les côtes seules offraient bon nombre de villes; à l’intérieur habitaient comme de nos jours des tribus féroces et qui n’étaient soumises qu’imparfaitement. — La Mauritanie fut gouvernée par des rois dès les temps les plus anciens , mais son histoire n’existe que depuis la guerre de Jugurtha. La trahison de Bocchus, qui livra aux Romains son gendre Jugurtha, fut récompensée par le don de la Numidie occidentale ( du Muluchas à l’Ampsagas), laquelle devint la Mauritanie orientale. L’an 30 av. J.-C., Auguste créa pour Juba II , fils de Jubal (anc. roi de Numidie, dont les États avaient été réduits en prov. rom. ),un nouv.royaume composé des 2 Mauritanies et de la Gétulie; ce roy. eut des princes indigènes jusqu’en 42 après J.-C., epoque à laquelle Suetonius Paulinus en fit la conquête. Voici les noms des rois de Mauritanie que l’on connaît : Ammon, vers l’an 1000 Bogud, 46
Sésac, 973 Bocchus II , 38
Neptune et Antée Juba, de 30 av. J.-C.
ou Atlas , 950 à 23 ap. J.-C.
Bocchus I, 107 Ptolémée, 38
Ascalis, 85 Edémon, 38-42
MAURO (Fra), religieux de l’ordre des Camaldules au xve siècle , habile cosmographe, exécuta, de 1457 à 1459, une belle mappemonde qu’on voit encore aujourd’hui dans un monastère de Venise.
M. Zurla, religieux camaldule, a publié en 1806 une description de cette mappemonde.
MAUROCORDATO ou MAVROCORDATO , famille de Fanariotes, originaire de Scio, a fourni à la Grèce plusieurs personnages distingués : Alexandre , médecin et interprète du grand-seigneur, qui fut chargé par la Porte de diverses négociations auprès de la cour d’Autriche, et qui fit conclure la paix de Carlowitz (1699); il fut anobli; r-- Nicolas, fils d’Alexandre, qui fut aussi interprète de la Porte, et devint en 1707 hospodar de la Moldavie, puis de la Valachie ; — Constantin, frère de Nicolas, qui devint hospodar de Valachie en 3135; il abolit l’esclavage dans ses états, et donna à la Valachie des lois et d’utiles institutions; après avoir été plusieurs lois déposé et réintégré, il fut
définitivement disgracié en 1763, et sa famille eut depuis à subir toutes sortes de persécutions ; — le prince Alexandre, né en 1787, qui fut un des chefs les plus éclairés et les plus actifs de l’insurrection grecque de 1821, et fut quelque temps président du conseil administratif (1823) ; il se retira devant l’influence de Capo-d’Istria et des Russes ; mais il rentra depuis aux affaires : il était en 1841 président du conseil.
MAURON, ch.-l. de canton (Morbihan), à 18 kil.
N. E. de Ploërmel ; 4,101 hab.
MAURS, ch.-l. de canton (Cantal), à 31 kil. S.
O. d’Aurillac; 1,500 hab. Porcs; jambons renommés, cire et toiles grises.
MAURUS (terentianus). Voy. terentianus.
MAURY [J. siffrein-), cardinal, né en 1746 à Vauréas, dans le comtat Venaissin, d’une famille pauvre et obscure, vint de bonne heure à Paris, prêcha avec succès dans quelques églises de la capitale, publia des morceaux oratoires qui furent goûtés du public ( Panégyrique de saint Louis , de saint Augustin , Éloge de Fénelon , etc.), entra à l’Académie en 1785, et fut élu en 1789 député du clergé aux États-Généraux. Il porta la parole dans toutes les grandes questions , soit qu’il s’agît d’administration, de finances ou d’affaires ecclésiastiques; il défendit constamment l’Eglise et le clergé; protesta contre les décrets qui constituaient prisonniers le roi et la famille royale après leur fuit* de Paris, et lutta souvent avec avantage contre Mirabeau. Après la clôture de la session de l’Assemblée constituante, il quitta la France et se retira en Italie. 11 fut nommé par le pape Pie VI cardinal et évêque de Montefiascone, et par Monsieur (Louis XV111) son ambassadeur près du Saint-Siège (1799). Cependant en 1804 il demanda et obtint la permission de rentrer en France, et, depuis cette époque, il parut dévoué à l’Empereur. En 1810, il fut nommé par celui-ci archevêque de Paris à la place du cardinal Fesch, et conserva cette dignité, malgré les défenses du pape, jusqu’en 1814. Il fut alors contraint de quitter l'archevêché, et retourna en Italie; le pape le retint plusieurs mois en prison. Il mourut à Rome dans la retraite en 1817. L’abbé Maury était orateur abondant, habile logicien, écrivain correct ; mais il était loin d’avoir l’énergie et l’éloq. de Mirabeau. Gomme prêtre, il passait pour avoir des mœurs peu édifiantes. Ses oeuvr. divers, ont été publiées sous le titre d’ Œuvres choisies du cardinal Maury, etc., Paris, 1827, 5 vol. in-8. Le plu* estimé de ses ouvrages est Y Essai sur l'Éloquence de la chaire , qui parut pour la première fois en 1810.
MAUSOLE, roi de Carie, au ivc siècle av. J.-C., époux de la célèbre Arlémise, est connu par son opulence et par le magnifique tombeau que lui lit élever son épouse à Halicarnasse (353 av. J.-C.). Ce tombeau fut mis au nombre des sept merveilles du monde, et depuis on donna le nom de mausolée aux monuments de cette espèce.
MAUTERN, ville des États autrichiens (Autriche), sur le Danube , vis-à-vis de Stein, à 60 kil. N. 0. deVienne ; 700 hab. — Victoire de Matthias Corvin, roi de Hongrie, sur les Autrichiens, en 1484.
MAUVES1N, ch.-l. de canton (Gers), à 31 kil. S. E. de Lectoure; 1,800 hab. Jadis ch.-l. de la vicomté de Fezensaguet dans le Bas-Armagnac.
MAUZE , ch.-l. de canton (Deux-Sèvres), à 22 kil. S. 0. de Niort; 1,800 hab. Commerce actif (vins, eau-de-vie). Baudets estimés. — Il y a un autre Mauzé dans le même département, à 15 kil. de Thouars.
MAVROCORDATO. Voy. maurocordato.
MAVROMATi , village de l’état de Grèce (Messénie), sur les ruines de l’ancienne Messène.
MAVROM1CHALI, assassin de Capo - d lstria. Voy. cai’o-d’].strja.
ma XI — 1149 — MAS!
MAWARANNAHAR, contrée d’Asie. Voy. transoxiane.
MAXENCE, Maxentius , fils de Maximien -Hercule, prit le titre d’auguste en Italie à la mort de Constanee-Chlore (30G), et engagea ensuite son père, qui avait abdiqué, à reprendre la pourpre; il assiégea Sévère dans Raven ne, et le fit mourir ; il combattit et repoussa Galerius, puis se brouilla avec son père Maximien - Hercule , qu’il força à fuir dans les Gaules (307); il porta ensuite la guerre dans l’Afrique, dont le gouverneur s’était révolté, et la mit à feu et à sang. De retour à Rome, il se rendit odieux par sa cruauté et sa tyrannie et persécuta cruellement les Chrétiens. Constantin marcha contre lui et le vainquit sous les murs de Rome (312). Maxence se noya dans sa fuite, le pont Milvius s’étant écroulé sous lui. C’était un prince avare et débauché.
MAXIMA CÆSARIENS1S, MAXIMA SEQUANO-
RUM. Voy. GRANDE-CÉSARIENNE, GRANDE-SÉQUANAISfi.
MAXIME ou PUPIEN, Claudius Pupienus Maxiwu«,emp. après Gordien, était général et préfet de Rome lorsque le Sénat l’éleva à l’empire avec Balbin, l’an 237 de J.-C., pour l’opposer à Maximin. Celui-ci étant mort peu après, les deux empereurs régnèrent en paix pendant quelques mois; mais ayant voulu rétablir la discipline, Maxime fut, ainsi que Balbin, massacré par les gardes prétoriennes.
maxime, il lagnus Maximus , tyran des Gaules, avait d’abord servi sous Théodose et s’était distingué en Bretagne. Il se fit proclamer empereur, en 381 selon les uns, 383 selon d’autres; s’empara de la personne de Gratien qui régnait sur l Oecident, et établit à Trêves le siège de son empire. Il se fit reconnaître de la Gaule, de l’Espagne, de la Grande- Bretagne, et il allait s’emparer de l’Italie, lorsque Théodose marcha contre lui et le battit en Pannonie (388). Il fut livré au vainqueur et massacré.
maxime (pétrone-), Pelronïus Maximus, empereur d’Occident, renversa du trône en 455 Valentinien III, qui avait insulté sa femme, et contraignit la veuve de ce prince, Eudoxie, à l’accepter pour époux. Celle-ci, pour se venger, appela en Italie Genséric, roi des Vandales, et lui livra Rome. Maxime ne songea qu’à fuir, et le peuple indigné le lapida (455).
maxime de tyr, philosophe platonicien du nesièele, né à Tyr, vint à Rome, sous Commode; parcourut l’Arabie, la Phrygie, et termina sa vie en Grèce. On a cru à tort qu’il avait été un des instituteurs de Marc-Aurèle. On a de lui 41 discours ou dissertations sur des questions de philosophie. Daniel Heinsius en a donné une édit, estimée avec traduction latine, Leyde, 1614; Combe-Dounous les a traduits en français, Paris, 1802.
maxime (valère-). Voy. valère-maxime.
maxime (saint) , évêque de Turin au Ve siècle, prêcha avec succès dans la Lombardie, et assista au concile de Milan en 451. Il a laissé des homélies et autres écrits qui ont été imprimés à Rome en 1784, in-fol. On le fête le 25 juin. — Un autre saint Maxime, qui vivait vers le même temps, était abbé de Lérins et évêque de Riez. Il mourut vers 460. On le fête le 27 nov. Lacath.de Riez garde son corps.
maxime (saint), abbé de Constantinople, mort en C62, combattit les Monothélites et fut exilé pour la défense de la foi. On le fête le 13 août.
MAXIM 1ANOPOLIS, ville de Palestine. Voy. àdad-remmon.
MAXIMIANUS , poète latin du Ve ou VIe siècle, est le véritable auteur de six élégies que l’on met vulgairement sous le nom de Gallus. Contemporain et ami de Boèce, il remplit quelques fonctions administratives, et fit partie d’une ambassade envoyée par 'Théodoric, roi des Goths, à l’empereur Anastase.
MAXIMIEN HERCULE, M. Aurelius Maximianus Hercules , empereur romain, né près de Sirmium
en Pannonie, vers 1 an 250, servit d’abord comme simple soldai, s’éleva successivement aux premiers grades, et fut enfin (28G) associé 5 l’empire par Dioclétien dont il était le compagnon d’armes et l’ami.
11 fut chargé par lui du gouvernement de tout l’Occident (286-96) ; il avait sous ses ordres le césar Constance, qui commandait dans la préfecture des Gaules. Maximien avait remporté dans les Gaules et dans l’Afrique (286) plusieurs avantages ; mais il éprouva quelques revers dans la Bretagne. L’an 305, il abdiqua en même temps que Dioclétien ; mais il ne le fil qu’à contre-cœur, et reprit bientôt la pourpre (306) avec le secours de son fils Maxence, qui, lui-même, venait de se faire proclamer auguste. Maximien ayant voulu dans la suite (307) dépouiller ce fils, à qui il devait la couronne, ses troupes se révoltèrent contre lui ; il fut obligé de se réfugier dans la Gaule, auprès de Constantin, qui avait épousé sa fille Fausta; mais bientôt, trahissant aussi son gendre, il voulut le faire assassiner, afin de régner à sa place (308). Le complot fut découvert, et Maximien se vit réduit à s’étrangler. Il périt à Marseille, en 310. Ce prince avait persécuté les Chrétiens.
MAXIMILIEN ( S.) , subit le martyre en Numidie (295) , pour av. refusé le serv. milit. Hon. le 13 mars.
maximilien i, empereur d’Allemagne, fils de l’empereur Frédéric 111, né en 1459. Avant de monter sur le trône impérial , il avait épousé en 1477 Marie de Bourgogne, héritière des états de Charles- le-Téméraire, son père : ce qui l’engagea dans une longue guerre avec Louis XI, roi de France, qui prétendait à la succession de Bourgogne. 11 fut élu en i486 roi des Romains, et fut reconnu empereur à la mort de son père, en 1493. Il fit en 1495 la guerre à Charles VIII, et contribua à lui faire abandonner la conquête du royaume de Naples et d’Italie. En 1508 , il s’allia avec le roi de France, Louis XI 1, et avec le pape, pour former la ligue dite de Cambray, contre les Vénitiens ; mais il ne tarda pas à s’en retirer, excita le roi d’Angleterre à faire la guerre à la France, servit lui-même comme volontaire dans l’armée de ce prince, et eut la plus grande part à la victoire de Guinegate ou Journée des Éperons (1513). Il s’opposa aussi à la conquête du Milanais par François I, délivra Brescia assiégée par les Français, et investit Milan (1516); mais il ne put s’emparer de cette ville, et fut peu après obligé de mettre bas les armes. 11 mourut en 1519. Ce prince avait de grandes qualités, mais son caractère était bizarre et singulier; Maximilien fit entrer dans sa famille, par d’habiles alliances, outre la riche succession de Bourgogne, les couronnes d’Espagne et de Bohême. 11 eut poursuccesseurson petit-fils Charles-Quint.
maximilien il, empereur d'Allemagne, fils de l’empereur Ferdinand I, né en 1527, fut élu roi des Romains en 1558, et succéda à son père sur le trône impérial en 1564. 11 fut en guerre avec Jean Sigismond, prince de Transylvanie, avec les sultans Soliman Il et Sélim II, et finit par conclure une paix avantageuse avec les Turcs (1568). Lorsque le duc d’Anjou, roi de France sous le nom de Henri III, eut quitté le trône de Pologne pour celui de France, Maximilien fut appelé par un parti à lui succéder; mais Etienne Balhori lui ravit cette couronne. Il so préparait à soutenir ses droits par les armes, lorsqu’il mourut (1576). Maximilien était un prince sage et équitable, évitant la guerre autant qu’il le pouvait, cultivant et encourageant les sciences et les lettres. Il était fort tolérant, ei même inclinait, dit-on , vers le protestantisme.
maximilien, dit le Grand , duc de Bavière, fils du duc Guillaume, lui succéda en 1598, devint très puissant sous l’empereui Matthias, et fut chef de la ligue catholique qui avait pour but de résister à l’Union de Hall , formée par les Protestants. En