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MAYA — 1150 — MAYE

£619, il refusa . empire qu’on lui offrait. Il défendit Ferdinand contre son rival Frédéric, électeur palatin ; gagna sur ce dernier la bataille de Prague (1620), fut noimné ékect. en 1023, et vit peu après ses États en valus par Gust. -Adolphe. M.en 1651 ,à 70 ans.

maximilien-emmanuel, électeur de Bavière, né en 1662, entra d'abord au service de l'Autriche, se signala au siège de Neuhæusel en 1685, à celui de Bude (1686), à la bataille deMohacz (1687), et emporta Belgrade le 6 septembre 1688. En 1692, il alla gouverner les Pays-Bas pour le roi d’Espagne. Ayant pris le parti de la France dans la guerre de la succession d'Espagne, il fut mis au ban de l’empire et privé de ses états (1706), mais il y fut rétabli à la paix. 11 mourut à Munich en 1726.

maximilien-joseph, roi de Bavière, né en 1756, succéda à son oncle, Charles-Théodore, comme électeur, en 1799; il s’attacha à la fortune de Napoléon, donna sa fille à Eugène Beau harnais (1806), et vit la môme année ériger son duché eu royaume. Cependant en 1813, il consentit à entrer dans la ligue formée contre la France, et dut à cette conduite de conserver son trône après lachuiede Napoléon. Maximilien mourut en 1825, laissant le trône à son Qis Louis. 11 avait consacré son règne à introduire dans i’administratioQ uue fouie d’ameliorations.

MAXIMIN, empereur romain, né en Thrace de parents goths, avait d’abord été pâtre. S’étant enrôlé dans la milice, il s'éleva par son courage aux plus hauts grades, et se fil proclamer empereur l’an 235, après la mort d’Alexandre-Sévère. 11 remporta des avantages sur les Germains, les Sarmates et les Baces, qui ravageaient l’empire; mais il se rendit odieux par sa férocité. 11 fil périr plusieurs milliers de personnes soupçonnées d’avoir conspiré contre lui, et persécuta cruellement les Chrétiens. Le sénat lui opposa en 236 les deux Gordiens; mais ils furent bientôt battus et mis à mort par ses généraux. On nomma alors deux nouveaux empereurs, Maxime Pupien et Balbin. A cette nouvelle. Maximin, transporté de fureur, quitta la Germanie où il faisait la guerre, et marcha contre l’Italie. Mais s’étant arrêté pour assiéger Aquilée, il fut assassiné dans celle ville, en 288, par scs propres soldats, honteux de servirun tel tyran. Maximin était d’une taille colossale (de 7à8 pieds), d’une force et d’une voracité extraord.

MAXimin-daIa, neveu de Galérius, était fils d'un berger de Thrace, et fut d’abord berger lui-même. Galérius ie lit nommer césar par Dioclétien en 305, au moment où ce prince abdiquait; il fut proclamé auguste en 307. Après la mort de Galérius (31 1;, il partagea l’empire avec Constantin et Licinius; mais il ne tarda pas à se brouiller avec eux. Il fut défait par Licmius à Andrinople, et se vit réduit à fuir déguisé. H mourut peu de temps après à Tarse. Fort adonné au vin, Max i min avait eu la sage précaution d exiger qu’on n exécutât que le lendemain les ordres qu il donnerait dans l’ivresse.

maximin (saintl, évêque de Trêves, élu vers 332 mort vers 350. On le fête le 29 mai.

MAY (le), ville du dép. de Maine-et-Loire, sur la Mure, à 9 kil. N. O. de Chollet; 3,215 hab. Elle a beaucoup soutien pendant la guerre de la Vendée.

MAY (Thomas), écrivain anglais, né dans le comté de Susscx vers 1591, mort en 1650, fut d'abord en faveur auprès de Charles 1, puis embrassa le parti du Parlement et devint secrétaire et historiographe de cette assemblée. On a de lui divers ouvrages historiques, entre autres, \ Histoire du Parlement de 1640 à 1643, des tragédies et des traductions en vers des Géoryique s de Virgile et de la l’harsale de Luoain. il a en outre donné une continuation de la Pharsale jusqu’à la mort de César, daM»rd er-' anilaià' ,tî39' puis «n latin, 1640.

MAYAGIIEZ, riv. de. l'île de Porto-Rico. — Ville nmmerçante, sur la gauche de la riv., à 117 kil.

S. O. de Porto-Rico. Cette ville a été brûlée en 1841, MAYBOLE, ville d’Ecosse (Ayr), à 13 kil. S. d’Ayr; 5,200 hab. Couvertures.

MAYEN, ville des Etats prussiens. Voy. màyennk. mayen (île jean-), île de l’Océan Glacial arctique, par 7i® lat. JS. et 12° 24’ long. O., au N. E. de l’Islande et au S. O. du Spitzberg. Sol volcanique; haut volcan (le Beerenberg, qui fit éruption en 1818); immenses amas de glaces sur les côtes. — Découverte en 1611 par le navigateur hollandais Jean Mayen ; souvent visitée par les navires baleiniers.

MAYENCE, Mainz en allemand , Moyuntia ou Mnyuniiucum en latin, ch.-l. de la Hesse Rhénane, une des 3 prov. du grand-duché de Hesse-Darin- 3tadt, sur la gauche du Rhin, pies de IVnu»,,,,

Mayn ou JVlein, a 554 kil. N. E. de Paris, par 5° 29’ long. E., 50° lat. N. ; 25,600 hab. Evêché. Forte citadelle. Mayence est une des trois grandes forteresses fédérales de l’Allemagne. Des Prussiens et des Autrichiens y forment la garnison avec les Hessois. La ville est formée de deux quartiers, celui du Rhin, et celui du N. O. (ce dernier élégant et spacieux). Grand pont de bateaux communiquant avec Cassel (long de 650 mètres); cathédrale gothique renommée, églises de Saint-Ignace, Saint-Jacques, Saint-Etienne; arsenal et hôtel de l’ordre Teutonique; divers restes d antiquités. Lycée, école royale, séminaire, bibliothèque, galerie de peinture, cabinet de monnaies et médailles, cabinet d’histoire naturelle, musée d’antiquités romaines, etc. Industrie : faïence, meubles, cartes à jouer, tissus de coton , imprimeries; grand commerce de vins et de jambons renommés. Aux environs, très belle Chartreuse ; maison de plaisance d’été, dite la Favorite. — Fondée par Drusus l Oansav. J.-G.; place imp. sous les Romains; détruite lors de l’invasion des barbares (406), elle fut rebâtie |>ar les rois francs, et embellie par Charlemagne; elle avait été érigée en archevêché pour saint Boniface dès 75 1; elle eut longtemps une université, fondée au xv* siècle et détruite auj. Après avoir été ville libre et impériale pendant longtemps, elle fut soumise à l’archevêché depuis 1462. Souvent assiégée : par les Suédois en 1631, par les Français en 1644, 1688; prise par eux en 1792, remise aux Prussiens par capitul. après une belle défende, 1793; reudueà la France par la paix de Campo-Formio (1797), elle fut le ch.-l. du üép. de Mont-Tonnerre jusqu’en 18)4. Les alliés l’occupèrent alors; le congrès de Vienne la donna à la Patr. de <Tiittemberg,quiy a une statue (1837). mayence (archevêché et électorat de), un ües et&ü de l’empire d’Allemagne, dans le cercle du Bas- Rhin, comprenait une multitude de pays épars formant 3 masses : 1° vidamie de Mayence avec an nexes (Mayence, Cassel, Hœchst, Krouberg, Elfeld avec le Rhingau, Lohnstein, Steinheim, Biher, Diebourg, Orb, Aschaffen bourg, Seligenstadt, Miltemberg, Amorbach, Bisrholfsheim, Gernsheim, Amœnenbourg, Fritzlar, Bingen. Hochheim); 2® Erfurt et son territoire; 3° le Haut et Ras- Eichsfcld. Presque tous ces pays sont auj. à la Bavière; quelquesuns, y compris May eifte elle-même, sont à la Hesse; Nassau et d’autres états en ont aussi quelques démembrements. — L’archevêché de Mayence eut longtemps une grande inqiortance qu’il dut surtout au souvenir de saint Boniface, apôtre des Saxons; à la chute de Henri-le-Lion , il s’agrandit en partageant les dépouilles du seigneur proscrit. La dignité archiépiscopale était donnée par le chapitre. L'archevêque était électeur et avait le titre d’archi-chancelier de Germanie ; il tenait le premier rang parmi les sept électeurs. Lors des interrègne*, il avait le vicariat de l’empire; il nommait le vicechancelier pour le conseil aulique , et avait U chancellerie particulière à la cour impériale. La province ecclésiastique, après «V énormes réductions

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