MEDI
MÉDICIS (Pierre I de) , né en HH , succéda à son père Cosme 1 Ancien en 1464 dans l’administration de Florence. Il protégea comme lui les lettres et les arts, mais il ne fut point aussi habile politique • il mécontenta les Florentins en exigeant des sommes que son père avait prêtées à un grand nombre de citoyens. En 1466, il se forma une conspiration contre lui; il réussit à la déjouer, mais ses amis usèrent insolemment de la victoire. Il allait rappeler les exilés dans leur patrie, lorsqu’il mourut en 1469.
médicis (Laurent de), dit le Magnifique, né en 1448, mort en 1492, succéda à son père Pierre 1 conjointement avec son frère Julien , 1469. 11 assura bientôt son empire sur tous les cœurs par son éloquence entraînante, par la noblesse, la franchise de ses manières, et par une générosité sans bornes qui lui valut le surnom de Magnifique. Le pape Sixle IV, enn. des Médicis, forma conlreFiorence,avec Ferd., roi de Naples, le comte d’Urbin et les Siennois, une ligue qui mit l’État en péril ; en même temps les puissantes fam. des Pazzi et des Salviati conspiraient : Julien fut assassiné par les Pazzi , et Laurent blessé (1478); l’armée florentine fut défaite à Poggibonzi; mais en 1480 une invasion imprévue des Turcs en Italie fit conclure la paix, en appelant de ce côté toutes les forces de ses ennemis. Depuis ce temps, Laurent de Médicis jouit paisiblement de son pouvoir. Laurent aima les lettres, les cultiva même, et fut le protecteur des savants et des grands artistes de cette époque, tels que Ange Politien, Pic de la Mirandole, Michel-Ange. L’abbé Serassi a donné une édition des Potsie del Magnfico Lorenzo de' Medici, Bergame, 1763, in-8. La vie de Laurent de Médicis a été écrite en anglais par W. Roscoë, et traduite en français par M. Thurot, 1799. — Il a laissé plusieurs enfants : Pierre 11 et Julien qui régnèrent après lui; Jean, pape sous le nom de Léon X, et un neveu, Jules, aussi pape sous le nom de Clément VIL
médicis (Pierre II de), fils de Laurent-le-Magnifique, lui succéda en 1492; mais il ne montra que de l’incapacité. En 1494, le roi de France, Charles VIII, qui marchait sur Naples, s’étant emparé de plusieurs places qui appartenaient à la république , Médicis se rendit au camp de Charles VIII pour Iraitqr avec lui; mais au lieu de défendre les intérêts qui lui étaient confiés, il céda au roi dès la première demande les forteresses dont la conservation était l’objet de sa démarche, et il y ajouta bientôt les villes de Pise et de Livourne. Les Florentins indignés le chassèrent de leurs murs. II se réfugia successivement à Bologne et à Venise, et tenta plusieurs fois, mais en vain, de ressaisir le pouvoir; il suivit les armées françaises en 1503 dans le roy. de Naples, et périt celle même année dans un naufrage en vue de Gaëte.
médicis (Julien de), 3« fils de Laurent-le-Magnifique, né en 1478, partagea l’exil de son frère, Pierre 11, fut ramené à Florence et placé à la tête du gouvernement par le pape Jules 11 en 1512, et se démit l’année suiv. en faveur de son neveu Laurent II. 11 épousa en 1515 une tante du roi de France, François l, et reçut à celte occasion le titre de duc de Nemours. 11 mourut en 1516, ne laissant qu’un bâtard, le cardinal Hippolytc de Médicis (V. ci-après).
médicis (Laurent 11 de), filsde Pierre II, suivit son père en exil, revint en 1512 avec son oncle Julien, et devint en 1613 chef de la république florentine par l’abdication de son oncle Julien. 11 se laissa entièrement diriger par le pape Léon X, son oncle, et fut investi par lui en 1616 du duché d’Urbin, enlevé par le pape à la maison de la Rovère. Il gouverna despotiquement et se rendit odieux par sa hauteur et sa tyrannie. Il mourut en 1619. Il fut père de Catherine de Méd. et du duc Alexandre de M.