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médicis (Jean de), surnommé le Grand-Diable , descendant de Laurent, frère de Cosme-l’Ancien, né en 1498, fut d’abord employé par le pape Léon X à soumettre les petits tyrans de la marche d Ancône ; combattit en 1524 les Français dans la Lombardie, et prit d’assaut les villes de Garavaggio et de Biagrasso, dans lesquelles il commit d’horribles cruautés : c’est là ce qui lui valut le surnom de Grand-Diable. A la fin de 1524, il entra au service de la France, et fut blessé mortellement en 1 526 près de Mantoue. Ses soldats prirent le deuil, ce qui leur fit donner le nom de Bandes noires.
médicis (Alexandre de) , fils naturel de Laurentll de Médicis, ou, suivant d’autres, de Jules de Méd. (depuis Clément Vil), fut imposé comme chef àFlorence en 1530, après un siège meurtrier soutenu par les Florentins contre les troupes réunies du pape Clément VII et de l’empereur Charles-Quint, ses alliés, et fut fait par le pape duc de Civita-di-Penne. Il se conduisit en tyran , désarma le peuple , éleva une forteresse pour commander la ville, multiplia les sentences d’exil et de confiscation, fit empoisonner son cousin Hippolyte de Médicis, et s’adonna aux plus honteuses débauches. Il fut assassiné en 1537 par Lorenzino de Médicis, son parent.
médicis (Cosme 1 de) , 1er grand-duc de Toscane, né en 1519, mort en 1574, descendait de Laurent, frère de Cosme-l’Aneien. Il devint chef de la république florentine en 1537, après le meurtre d’Alexandre, avec l’appui de l’empereur Charles-Quint, qui, pour prix de sa protection, mit garnison dans les forteresses de Florence, Pise et Livourne. Comme son prédécesseur, Cosme fut un odieux tyran; il s’allia avec Philippe II, et, comme ce prince, sévit cruellement contre les Réformés ; il s’allia aussi avec le pape Pie V, qui lui conféra en 1569 le titre de gr.-duc de Toscane. Cosme I est soupç. d’avoir fait périr plus, personnes de safam. ; on lui imputamôme la mort de2de ses fils , emportés par la fièvre, àPise.
médicis (François de), 2e grand-duc de Toscane, fils et successeur de Cosme 1, régna de 1574 à 1587, et surpassa en tyrannie son père lui-même. Il ruina par des confiscations les premières familles de ses états, se livra aux plus honteuses débauches, et se montra tout dévoué à Philippe II, roi d’Espagne. Après la mort de la grande-duchesse, sa femme, il avait épouséla Vénitienne Blanche Capello ( Voy . capello), qui eut sur les affaires une funeste influence. François de Médicis tient néanmoins un rang distingué parmi les princes protecteurs des lettres et des arts. Il fonda en 1580 la superbe galerie de Florence. C’est sous son règne que fut fondée l’académie délia Crusca. Il fut père de Marie de Médicis.
médicis (Ferdinand 1 de) , grand-duc de Toscane, fils de Cosme I, né en 1551, mort en 1609, avait reçu les ordres et était cardinal lorsqu’il fut appelé à succéder à son frère François en 1587. Il était généreux, affable dans ses manières , noble et fier dans les affaires politiques, plein de zèle pour la prospérité publique. Il remit les lois en vigueur, fit fleurir le commerce, l’agriculture et les beaux-arts; Jean de Bologne, Jules Romain, Galilée eurent en lui un protecteur. 11 aida Henri IV à conquérir son royaume en lui faisant passer de forts subsides , et secourut de la même manière l’empereur Rodolphe 11, attaqué par les Turcs. Cependant il finit par s’éloigner de Henri IV, qui avait fait la paix avec le duc de Savoie, ennemi de Florence, et conclut lui-même une alliance avec l’Espagne, ennemie de la France.
médicis (Cosme II de) , né en 1590,morten 1621, succéda à son père Ferdinand l en 1609, et comme lui fit fleurir le commerce, l’agriculture et les arts. Sa marine, entretenue par des prises continuelles sur les Turcs, fit redouter le pavillon toscan dans foute la Méditerranée,
médicis (Ferdinand II de), grand-duc de Toscane, succéda en 1621, à l’âge de 11 ans, à Cosme II, son père, sous la tutelle de sa mère et de son aïeule, et régna jusqu’en 1670. Il se montra bon et généreux, mais faible; il laissa le pape s’emparer du duché d’Urbin, qui était l’héritage du duc d’Urbin à l’héritière duquel il était fiancé. Du reste, il encouragea les sciences , les lettres et les arts ; il fut l’ami de Galilée, de Toricelli, Redi et Viviani ; cependant il ne put soustraire le premier de ces savants aux rigueurs de l’Inquisition.
médicis (Cosme III de), grand-duc de Toscane, succéda en 1670, à l’âge de 27 ans, à son père Ferdinand H, mais n’hérita point de ses vertus. Il accabla le peuple d’impôts, ruina le commerce et l’agriculture, persécuta les savants et n’encouragea que les poètes disposés à le flatter. Il avait épousé en 1661 Marguerite - Louise d’Orléans, cousine de Louis XIV , qui montra toujours pour lui le plus grand éloignement ; il en eut néanmoins deux fils, Ferdinand et Jean Gaston, et une fille, la princesse Anne, mariée à Guillaume, prince palatin. Ses deux fils n’ayant point eu d’enfants , Cosme III fit déclarer par le sénat que sa fille, contrairement aux lois, qui excluaient les femmes du trône, régnerait après le dernier mâle de sa famille. Mais en 1718 la France, l’Empire, l’Angleterre et la Hollande, ayant par un traité solennel partagé l’Italie entre les maisons de Bourbon et d’Autriche, réservèrent la succession de la Toscane à un infant d’Espagne , à l’exclusion de la princesse palatine. Cosme III mourut en 1723.
médicis (Jean-Gaston de), dernier grand-duc de Toscane de la maison de Médicis, succéda en 1723, âgé de 53 ans, à son père Cosme III. Il diminua les impôts, supprima divers monopoles, abolit quelques supplices atroces. Comme il n’avait point d’enfants, les puissances européennes disposèrent de sa succession, d’abord en faveur de l’infant don Carlos, puis de François III , duc de Lorraine. Jean-Gaston se vit obligé malgré lui de reconnaître l’héritier qu’on lui imposait. Il mourut en 1737. Sa sœur, la princesse palatine Anne, mourut en 1743 , et avec elle s’éteignit la maison de Médicis.
médicis (Hippolyte de) , connu sous le nom du cardinal Hippolyie , fils naturel de Julien de Médicis, duc de Nemours, né en 1511, fut revêtu de la pourpre en 1529. Il était en concurrence avec Alexandre de Médicis, son cousin, pour le gouvernement de Florence ; mais Alexandre fut préféré par le pape Cle> ment VIL Le cardinal Hippolyte vécut à Rome, où sa maison devint le centre des Florentins mécontents. Il fut empoisonné en 1535 à Itri, par ordre d'Alexandre qui le craignait.
médicis (Lorenzino de), issu de la seconde branche des Médicis, tua en 1537 Alexandre de Médicis, tyran de Florence , espérant rendre ainsi la liberté à sa patrie; mais il ne put y réussir et périt lui-même, en 1548, assassiné par ordre de Cosme I de Médicis, après avoir longtemps erré de ville en ville.
médicis (Jules, Jean, etc.). Voy. les papes clément Vil, LÉON X, LÉON XI.
médicis (Catherine et Marie de), reines de France. Voy. Catherine et marie.
MÉD1E, Media, auj. V AderbaïdjaneiY hak-Adjemi, contrée d’Asie, entre l’Assyrie à l’U., les monts qui entourent la mer Caspienne au N. , la Susiane au S. , l’Hyrcanie et la Parétacène à l’E. ; se divisait en Atropatène au N., Médie propre au S., désert médique à l’E. Quelquefois on y comprenait quelques tribus errantes, les Sapuri , Gelce , Mardi , Pausici , resserrés entre les monts et la mer Caspienne. Du reste ses limites varièrent souvent. Ecbatane était le ch.-l. de la Médie propre ; Gaza, de l’Atropatène. — Le sol des deux premières Médies était fertile, le climat délicieux ; ce pays réu-
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nissait des montagnes, de riches plaines, des rivières, une situation favorable pour le commerce de transit. De bonne heure la civilisation s’y développa, et la Médie devint le plus puissant royaume parmi ceux qui se formèrent aux dépens du premier empire d’Assyrie. Arbacès en fut le premier roi (759) ; la mort de ce prince amena une longue anarchie, à laquelle Déjocès mit un terme (vers 733 ou 710). Après lui régnèrent Phraorte (690 ou 657), Gyaxare 1 (655 ou 634) , Astyage (595) , et Cyaxare 11 (560-536). Le roy. des Mèdes fut alors englobé dans la Perse sous Cyrus (536). Toutefois les noms de Mèdes , Médiques , furent aussi fréquemment employés que ceux de Perses et Persiques (par exemple, on nomma guerres Médiques les guerres entre la Perse et les Grecs). C’est probablement de Médie que sortit Zoroastre. — Au mesiècleav. J.-C. il y eut de nouveau, par l’effet de la décadence des Séleucides, des rois de Médie et même des roisd’Atropatène. On cite parmi ces rois : Atropate vers 330 ; Timarque vers 162; Mithridate, 89; Darius, Artavasde, 36-31. La Médie Atropalène fut soumise par les Parthes l’an 31 av. J.-C.
MEDINA ou MED1NET (c.-à-d. ville, en arabe), nom commun à un grand nombre de villes, soit en Arabie, soit ailleurs, mais qui toutes ont été fondées par les Arabes. Voici les, principales:
MEDINA OU MEDINET-EL-NABI, V. d’Arabie. V. MÉDINE. médina ou manama , ville d’Arabie (Oman), à 48 kil. N. E. de Lahsa, dans l’île de Bahrain ; 5,000 hab. Bon port, commerce.
médina, ville de Sénégambie, dans l’état de Kasson, à 40 kil. N. O. de Kounia-Kari.
médina, ville de Sénégambie, capitale de l’état d'Oulli, à 400 kil. S. E. de Saint-Louis; 1,000 maisons.
medina-celi , Arbobriga , Melhymna Ce lia , ville d’Espagne (Soria),sur le Xalon, à 23 kil. N. E. de Siguenza- 1,700 hab Palais des ducs de Medina-Celi. C'est là que ni. Aimanzor après sa déf. à Calatanazor.
hedina-de-las-torres, Contributa, ville d’Espagne (Badajoz), à 26 kil. N. O. de Llerena; 3,600 hab. Antiquités romaines.
medina-del-campo , Melhymna campestris , ville d’Espagne (Valladolid), sur le Zapardiel , à 44 kil. S. O. de Valladolid; 3,000 hab. Ancien séjour de plusieurs rois. Bons vins aux environs.
medina-de-rio-seco, ville d’Espagne (Valladolid), sur le Seco, à 31 kil. N. O. de Valladolid; 4,800 hab. Etamines, étoffes diverses, laines, papeteries. On y faisait au xvne siècle un commerce si considérable, qu’elle en avait reçu le surnom d 'India Chica (Petite-Inde). Victoire du maréchal Bessières suites Espagnols (1808).
hedina-sidoma , Methymna Asindo, v.d’Esp. (Cadix), à 32 kil. S. E.de Cadix, ch.-l. du duchédeMedina-Sidonia; 9,400 hab. Ruines romaines.
MED1NA-S1DON1A ( Gaspar- Alonzo - Perez de Guzman, duc de), était gou\erneur de l’Andalousie lorsque le duc de Bragance, son beau-frère, secoua le joug de l’Espagne et releva le trône de Portugal (1640); il voulut, à son exemple, soulever 1 Andalousie et s’y rendre indépendant; mais la conspiration ayant été découverte, il fut mandé à Madrid, confessa sa faute, et consentit, sur l'ordre de la cour d’Espagne, à provoquer en duel le duc de Bragance. Cette ridicule provocation ne fut pas acceptée.
MEDINE, en arabe Medinel-el-Nabi (c.-à-d. la ville du prophète), primit. Yatreb, Athrulla ou Jairepa en latin, v. du grand-chéri fat de La Mecque, dans une plaine, à 350 kil. N. O. de La Mecque, par 37° 3’ i- ng.E., 25° 20’ lat. N. ; env. 1 ,200 familles. Elle est fameuse comme ayant été le refuge et la première possession de Mahomet, qui partit de là pour conquérir l’Arabie, et comme étant le heu de sa sépulture. Les pèlerins y visitent son tombeau. Elle
a trente écoles. Médine fut quelque temps la capiG de l’empire des califes; mais quand Mohaviah eut renversé Ali , Damas la remplaça. Elle est avec La Mecque une des villes saintes. Voy. la mecque MED1NET-EL-FAYOUM. Voy. fayoum.
MEDINET-EL-NABI. VoiJ. MÉDINE.
mf.dinet-el-qasr. Voy. cazar (el).
MEDIOLANUM, nom commun à beaucoup de villes gauloises, entre autres: 1° Mediolanum Insu brum, dans la Gaule Cisalpine, ch.-l. des Insuhres, auj. Milan {Voy. ce nom) ; — 2° Mediolanum Eburovicum, ch.-l. des Aulerci Eburovices, dans la Gaule Transalpine (Lyonnaise 3e), auj. Evreux • — 3° Mediolanum Santonum, ch.-l. des Santones (Aquitaine2e), auj. Saintes; — Mediolanum Cuborum , ville des Bituriges Cubi, dans la Lyonnaise l>«,auj. Château - Meillant (ou Meylieu , suivant M. Walkenaër).
MED10MATR1CES , peuple delà Gaule Transalpine (Belgique lrc), entre les Treviri au N. et les Leuci au S.; avait pour ch.-i. Mediomatrices , d’abord Divodurum (auj. Metz), sur la Moselle ; leur pays correspondait aux Trois-Evêchés, au duché des Deux-Ponts et à une partie de l’Alsace.
MÉDIQUES (guerres) , nom donné aux guerres que les rois de Perse firent aux Grecs dans le ve siècle av. J.-C. Ces guerres sont au nombre de trois. La première eut lieu en 490, à l’occasion des secours fournis par Athènes aux villes grecques d’Ionie révoltées contre le roi de Perse Darius, fils d’Hystaspe. Datis et Arlapherne, généraux de ce monarque, conduisirent 300,000 hommes jusque dans l’Attique, mais ils furent repoussés par Mil tiade qui les mit dans une déroute complète à Marathon. — La 2e eut lieu dix ans après (480) : Xerxès, fils de Darius, conduisit contre la Grèce une armée innombrable; mais la valeur de Léonidas, les victoires de Thémistocle à Salamine (480), de Léotychide et Xantippe à Mycale, sur la Hotte du grand roi et de Pausanias à Platée sur Mardonîus (479), de Cimon sur l’Eurymédon (470), le forcèrent à la paix. — La 3e guerre commence en 450. Cimon s’empare de l ile de Chypre; mais meurt au siège de Ciltium. Toutefois avant de mourir, il a signé avec Artaxerxe une paix glorieuse pour Athènes (449), et qui met fin aux guerres médiques. Athènes promet de ne plus secourir les insurgés contre le grand roi; et celui-ci abandonne toute prétention sur les villes grecques d Europe et d’Asie; il s’engage en outre à tenir toujours ses flottes à trois jours de distance des côtes occidentales de l’Asie.
MÉDIT ERRANÉE (mer), M editerraneum mare ou Internum mare, immense golfe de l’Océan Atlantique, se lie à celle mer par le détroit de Gibraltar et s’étend de l’O. à l’E. entre l’Europe au N. et l’Afrique au S., jusqu’à l’Asie antérieure. Le littoral septentrional offre une foule de sinuosités qui forment trois grands golfes : 1° le golfe occidental entre l’Espagne et l'Italie ; 2° le golfe du milieu, vulgairement mer Adriatique, entre l’Italie et la péninsule turque : 3° le golfe oriental, avec les mers de Marmara, Noire et d’Azov, entre la péninsule turque et la Russie d’une part, et l’Asie de l’autre. La longueur des côtes sept, et mérid. (à vol d’oiseau) estd’env. 3,300 kil., la largeur moyennede 480 kil. La Sardaigne, la Corse et les Baléares à !'()., Candie et Chypre à l’E., la Sicile vers le centre, sont les îles principales de la Méditerranée: elle contient en outre un riche archipel. Beaucoup de grands fleuves s’y écoulent : l’Èbre, le Rhône, le Pô, le Nil, etc.
Méditerranée arctique, nom d o ti il é par quelques modernes à l’ensemble que forment la mei d’Hudson, la mer de Baflîn et leur entrée commune.
Méditerranée colombienne, nom donné à la réunion de la mer des Antilles et du golfe du Mexique.
MEDJERDA, Bagradas, rivière de l’Algérie et de l’état de Tunis, naît dans le S. E. de la prov de
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