‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 71 sur 1261 · ARCH · texte numérisé non relu

ARCH

l'an 429 av. J.-C., après avoir fait périr les enfants légitimes de Perdiccas son prédécesseur, dont il n’était que le fils naturel. Malgré ces crimes, Archélaüs fut un grand roi. Il fit fleurir son royaume, protégea les lettres et les arts, et appela les savants à sa cour encore sauvage et barbare; Euripide y passa une partie de sa vie. 11 mourut l’an 405 av. J.-C.

ARCHÉlaus, général de Mithridate, disputa laGrèce aux Romains, et fut battu à Chéronée et à Orchomène par Sylla, 87 ansav. J.-C.

archelaus, fils du précédent, servit dans les troupes romaines et reçut de Pompée la souveraineté de Comane dans le Pont. Ayant ensuite obtenu la main de Bérénice, fille de Ptolémée-Aulète et reine d’Égypte, il se fit, à la faveur de cette alliance, reconnaître roi d’Égypte, et se révolta contre les Romains, 57 ans av. J.-C.; mais six mois après il fut tué dans un combat contre Gabinius.

archelaus , fils du précédent , fut nommé roi de Cappadoce par Antoine, se fit maintenir par Auguste ; mais ayant déplu à Tibère, il fut jeté dans les prisons de Rome où il mourut.

archelaus, roi de Judée, fils d’Hérodc-le-Grand, lui succéda l’an 3 de J.-C. Ayant, à son avènement au trône, fait périr 3,000 de ses sujets, Auguste irrité le dépouilla d’abord de la moitié des états de son père, puis le relégua à Vienne dans la Gaule, où il mourut l’an 6 de J.-C.

ARCHËMORE, fils de Lycurgue, roi de Némée, et d’Eurydice. Les princes de l’armée d’Adraste, qui traversaient la forêt de Némée, ayant prié sa nourrice Hypsipyle de leur indiquer une source, celle-ci déposa l’enfant sur une touffe d’ache, et les conduisit à une fontaine voisine ; mais en son absence, un serpent piqua l’enfant qui mourut aussitôt. En mémoire de cet accident, on institua les jeux Néméens, qui se célébraient tous les trois ans. Les vainqueurs prenaient le deuil, et se couronnaient d’ache.

ARCHENA, Aquœ Calidœ, bourg d’Espagne, à 18 kil. N. O. de Murcie. Aux environs, eaux thermales.

ARCHENHOLZ (Jean-Guillaume), capitaine au service de la Prusse et historien estimé, naquit à Dantzick en 1745, et mourut près de Hambourg en 1812. Il servit sous Frédéric II pendant la guerre de Sept ans, rentra dans la vie privée après la paix de Hubertsbourg, et se fit bientôt connaître par de nombreux écrits. Il publia successivement : l'Angleterre et l'Italie , Leipsick, 1787, 5 vol., traduit dans presque toutes les langues; les Annales de ! Angleterre depuis 1788 ; Y Histoire de la guerre de Sept ans, Berlin, 1793, 2 vol; YHisioire de la reine Elisabeth, de Gustave Wasa, Tubingue, 1801 ; Opuscules historiques, Tubingue, 1803 ; la Minerve, journal politique, 1792-1812; cette feuille aservi de modèle à la Minerve française , qui parut après 1815.

ARCH1AC, ch.-l. de canton (Charente-Inférieure), à 14 kil. N. E. de Jonzac; 1,700 hab.

ARCHIAS, polémarque ou commandant de Thèbes, l’an 378 av. J.-C.; ayant reçu au milieu d’un festin une lettre qui l’instruisait du complot de Pélopidas, il en différa la lecture, en disant : « A demain les affaires sérieuses. » Mais il fut tué la nuit même.

archias, poëte grec, natif d’Antioche, se lia en Asie avec Lucullus qui lui fit conférer le titre de citoyen romaiu, et vint se fixer à Rome. Son titre de citoyen lui ayant été contesté, Cicéron plaida pour lui et obtint gain de cause : c’est à cette occasion que fut prononcé le Pro Archia. Ce poëte avait chanté la Guerre des Cimbres et le Consulat de Cicéron.

ARCHIDAMUS 1, roi de Sparte, 469-427 av. J.-C., soumit les Ilotes qui s’étaient révoltés; ravagea l’Attique, et assiégea Athènes pendant la guerre du Péloponèse.

ARCHIDAMUS il, roi de Sparte, 361-338 av. J.-C.,

ÀRCR

fils d’Agésilas, prit une grande part à la guerre sacrée contre les Phocéens. Il périt en Italie en secourant les Tarentins contre leurs voisins.

archidamus ni, roi de Sparte, 296-261, fut défait l’an 293 av. J.-C., par Démétrius, fils d’Antigone.

ARCH1DONA, ville d’Espagne (Séville), à 34 kil. N. O. de Malaga; 5,000 hab.

ARCHIDUC, titre particulier à la maison d’Autriche, et qui auj. est porté par tous les princes et princesses qui lui appartiennent. Anciennement il n’était porté que par le chef de cette maison lorsqu’elle ne possédait point encore les couronnes royales de Hongrie et de Bohême et la couronne impériale d’Allemagne. Il date de 1156, mais ne fut héréditaire qu’après la promulgation de la bulle d’Or (1 356); il ne fut reconnu par les électeurs qu’en 1453.

ARCHILOQUE, Archilochus, poëte grec, né à Paros vers l’an 700 av. J.-C., composa des satires, des odes, des épigrammes, des élégies, des fables, et fut l’inventeur du vers ïambique, dont il fit l’usage le plus terrible. Lycambe (père de Néobulé),qui lui avait promis sa fille en mariage, ayant retiré sa promesse, il déchira tellement le père et la fille dan3 ses satires, que tous deux se pendirent de désespoir Bupale, sculpteur célèbre, qui l’avait représenté sous des traits ridicules, eut le même sort. Archiloque périt assassiné, l’an 635 av. J.-C. Il était dans ses poésies aussi licencieux que méchant; aussi fut-il banni de plusieurs villes de la Grèce ; à Sparte on défendit de lire ses écrits. Cependant il était tellement estimé pour son talent poétique, qu’on le regardait presque comme l’égal d’Homère. 11 ne reste de lui que quelques fragments, qui se trouvent dans les Poêles grecs de Genève, 1606, dans les Analecta de Brunck, et qui ont été publiés à part par M. Huschke, Altenbourg, 1803; et par J. G.Liebel, Vienne, 1812.

ARCHIMANDRITE, du grec archê , chef, et man dra , troupeau. C’est chez les Grecs le supérieur d’un monastère ; il remplit les fonctions de nos abbés. Ce nom a été aussi donné quelquefois dans l’église latine à certains archevêques, tels que saint Sevère, archevêque d^ Ravenne. On dit encore auj. Y archimandrite de Messine.

ARCHIMÈDE, célèbre géomètre, né à Syracuse vers l’an 287 av. J.-C., d’une famille alliée à celle du roi Hiéron. Jeune encore, il se rendit à Alexandrie pour y entendre Euclide, et commença dès lors à se signaler par ses découvertes. Il trouva le moyen de dessécher les marais de l’Égypte et raffermit les terres voisines du Nil par des digues inébranlables. De retour à Syracuse, il consacra ses talents à la défense de 3a patrie assiégée par Marcellus, et prolongea 3 ans sa résistance. Tantôt il élevait les vaisseaux ennemis dans les airs à l'aide de ses constructions mécaniques, et les laissait ensuite retomber dans la mer où ils se brisaient ; tantôt il les incendiait, dit-on, avec des miroirs ardents. Enfin pourtant, les Romains pénétrèrent par surprise dans la ville. Archimède, tout occupé de la solution d'un problème, tarda trop à suivre un soldat qui venait pour le prendre ; celui-ci, sans vouloir attendre, le tua aussitôt, 2l2 av. J.-C. Archimède a fait avancer également la partie spéculative et la partie pratique de la science. Dans la théorie, on lui doit d’excellents traités : De la sphère et du cylindre , Des sphéroïdes et des conoïdes , De la mesure du cercle , Des spirales, Sur les centres de gravité des lignes et des plans, Sur l'équilibre des corps plongés dans un fluide; dans la pratique, on lui attribue l’Invention des moufles, de la vis sans fin et de la vis creuse qui porte encore le nom de vis d'Archimède ; il avait aussi fabriqué une sphère qui représentait les mouvements célestes. Il avait une telle foi dans la puissance du levier, qu’il disait : « Donnez-moi un point d’appui, et je soulèverai le monde. • 11 était enthousiaste de la science ; on raconte qu’ayant trouvé

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pendant qu’il était au bain, la solution d’un problème d’areométrie , il sortit du bain tout nu et courut par la ville en criant : « Je l’ai trouvé ! » L’édition la plus complète d’Archimède est celle que J. Torelli a donnée à Oxford, 1793, in-fol., avec les commentaires d’Eutocius, et une traduction latine. Ses œuvres ont été traduites en français par Peyrard, 1807, in-4, et 1808, 2 vol. in-8, revues par Delambre.

ARCH1NTO (le comte Charles), seigneur milanais, fonda en 1702 à Milan une académie qui embrassait dans ses travaux les sciences et les beaux-arts, et forma quelques années après la Société palatine , association de riches seigneurs amis des lettres, qui se réunissaient dans son palais ; ils firent imprimer à leurs frais plusieurs ouvrages importants. ( Voy . ÀRGELLATI.)

ARCHIPEL (du grec archipelagos , mer principale), mare Ægeum des anciens, partie orientale de la Méditerranée, communique avec la mer de Marmara par le détroit des Dardanelles, baigne à l’O. les côtes de l’Europe, à l’E. celles de l’Asie : l’île de Candie forme comme sa limite au S. Cette mer est remarquable par le grand nombre d’îles et de presqu’îles qui la remplissent. Parmi les îles il faut distinguer : 1° deux grands groupes, les Cyclades et les Sporades ; 2° les îles isolées, qui sont, les unes européennes : Salamine, Eubée (Négrepont), Samothraee (Semendraki) ; les autres asiatiques : Lemnos

ÎStalimène), Samos, Lesbos (Métetin), Chios(Scio), thodes, etc. Les Cyclades, les Sporades et les îles isolées situées sur les côtes de la Grèce , sont actuellement à l’état de la Grèce. — Voy. sanudo.

ARCHIPEL DANGEREUX, DES BISSAGOS , etc. Voy. dangereux, bissagos, et ainsi des autres.

ARCHONTES, premiers magistrats de la république d’Athènes, étaient au nombre de 9. Le 1er était nommé archonte éponyme; il donnait son nom à l’année et était surtout chargé de l’administration civile. Le 2e s’appelait archonte-roi, et présidait aux affaires de la religion. Le 3e se nommait polèmarque , et commandait les armées. L’archontat fut institué vers l’an 1132 av. J.-C. , après la mort de Codrus , dernier roi d’Athènes. Il n’y eut d’abord qu’un seul archonte ; il était perpétuel. L’an 754 av. J.-C., on borna la durée de ses fonctions à 10 ans ; l’an 684, l’archontat devint annuel ; c’est alors qu’on porta le nombre des archontes à neuf. Cette dignité fut abolie à partir de la fin du ive siècle av. J. C. (308) , lorsqu’Athènes tomba au pouvoir de Démétrius Poliorcète , ou du moins elle ne se conserva plus que de nom.

ARCH\TAS, philosophe pythagoricien, né à Tarente vers l’an 440 av. J.-C., mort vers l’an 360, fut à la fois mathématicien , astronome , homme d’état, général ; il fut élu six fois chef de la république par les Tarentins, et battit en plusieurs rencontres les ennemis de sa patrie. Platon le connut pendant son voyage en Italie et entretint un commerce de lettres avec lui. 11 mourut dans un naufrage sur les eôtes de l'Apulie. Horace a célébré sa mort (Odes, 1, 28). Archytas avait écrit sur les mathématiques, la musique, l’astronomie, la cosmogonie, la morale, la politique; il ne reste de ses ouvrages que de très courts fragments (recueillis par Meiners, Histoire des sciences chez les Grecs, III, c. 5). On a sous son nom un traité de la Nature des universaux , publié par J. Camerarius, Leips. , 1564, et dont l’authenticité est fort douteuse. On attribue à Archytas plusieurs inventions, entre autres eellesde lavis, de la poulie; il avait, dit-on, construit une colombe volante.

ARC1S-SCR-AUBE, Artiaca , jolie ville de l’ancienne Champagne, auj. ch.-l. d’arrond. du dép. de l’Aube, sur l’Aube, à 28 kil. N.deTroyes;2,753 hab. Bonneterie, filât, de coton etc. Àrcis a été brûlée

lors de l’invasion de 1814. Patrie de Danton. — L’ar* rond. d’Arcis-sur-Aube a 4 cant. (Chavange, Ramerupt, Méry-sur-Seine, Arcis), 90 communes et 35,744 hab.

ARCO, ville des États autrichiens (Tyrol) , sur la Sarca, à 12 kil. deRoveredo; 2,000 hab.

ARCOLE, v. du roy. Lombard-Vénitien, surFAlpone, affluent de l’Adige, à 25 k. S.-E. de Vérone. Célèbres combats livrés les 15,16 et 17 nov. 1796 : Bonaparte et Augereau y battirent les Autrichiens.

ARÇON (lemichaud d’), ingénieur, né en 1733 à Pontarlier, mort en 1800, entra en 1754 à l’école de génie de Mézières, perfectionna les méthodes de levé, fut attaché à l’armée du maréchal de Broglie, 1780, et chercha les moyens d’enlever Gibraltar aux Anglais. Il inventa pour cet effet des batteries flottantes, insubmersibles et incombustibles, dont on fit l’essai à l’attaque de cette place en 1782; mais n’ayant pas été bien secondé, il n’obtint pas le succès qu’il avait espéré. On a de lui : Réflexions d'un ingénieur, etc., Amst., 1800, in-12 ; Conseil de guerre privé sur l’événement de Gibraltar en 1782, 1785, in-8; Considérations sur les fortifications, 1795, in-8.

ARCONVILLE (mad.. thiroux d’). Voy. thiroux.

ARCOS, Arcobriga, nom commun à plusieurs villes de Portugal et d’Espagne. La seule importante est Arcos de la Frontera , à 59 kil. S. de Séville, sur le Guadalète: 12,000 h. Duché. Voy. masaniello.

ARGOT. Foj/.arcate.

ARCTIQUE (Océan glacial). Voy. glaciale (mer).

ARCTIQUES ANGLAISES (Terres), terres voisines du pôle arctique, au N. E. de l’Amérique septentrionale ; elles consistent en 3 parties : le Devon septentrional, la Géorgie septentrionale , et l’archipel de Baffin-Parry. Voy. ces noms.

ARCUEIL, village de France (Seine), prèsdela Bièvre, à 6 kil. S. de Paris ; 1,400 hab. Bel aqueduo construit en 1624 par Marie de Médicis, et restes d’un aqueduc romain.

ARCY, village de France (Yonne), à 6 kil. de Vermanton, près de la Cure; 1,500 hab. Belle grotte à stalactites.

ARDACHÈS, le dernier des Arsacides. Voy. AR-

SACIDES.

ARDAGH, ville d’Irlande, comté de Longford, dans le Leinster, à 11 kil.de Longford, ch.-l.de baronnie, eut un évêché jusqu’en 1741.

ARDATOF, nom de 2 villes de Russie d’Europe : l’uneà 165 kil. O. de Simbirsk, sur l’Alatyr ; l,400h.; l’autre sur le Lémet à 143 kil. S. O. de Nijnéi-Novgorod ; toutes deux ch.-l. des districts de même nom.

ARDEBIL , ville d’Iran (Aderbidjan), sur le Balouc-Tchaï, à 164 kil. E. de Tauris. Citadelle construite par des officiers français. Mausolée du cheik Séfy, tige des Sofis de Perse. P. en 1827 par les Turcs.

ARDECH, ville d’Arménie, est l’ancienne artaxate. Voy. ce nom.

ARDÈCHE, riv. de France, naît dans les Cévennes, à 15 kil.de Langogne, traverse le dép. qui porte son nom, et tombe dans le Rhône par la rive droite, à 2 kil. au N. du Pont-Saint-Esprit; cours, 110 kil.

ardèche (dép. de 1’), dép. de la France, le long du Rhône, qui le limite à l’E., entre ceux de la Loire au N. et du Gard au S.; 5,500 kil. carr.; 353,752 hab. Ch.-l. Privas. 11 est formé du Vivarais et d’une partie du Bas-Languedoc. Ce dép. contient d’assez hautes mont., plusieurs volcans éteints, des riv. affluents du Rhône, entre autres l’Ardèche, qui lui donne son nom. Houille, marbre, grès, etc.; olives, figues, vers à soie, bestiaux, bons vins, papeteries renommées, chamoiseries, bougies, soie, etc. Ce dép. a 3 arr. (Privas, Tournon, l’Argentière), 31 cant. et 330 comm.; il fait partie de la 8e division militaire, dépend du diocèse de Viviers et de la cour impér. de Nîmes.

ARDECH YR-BABEGAN, roi de Perse, fondateur

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