‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 72 sur 1261 · ARDU — 99 — AREN · texte numérisé non relu

ARDU — 99 — AREN

de la dynastie des Sassanides , est plus connu sous le nom d’Artaxerce. Voy. artaxerce.

ARDËE, Ardea , ville du Latium, cap. des Rutules, à 8 kil. de la mer, et à 30 kil. S. E. de Rome. C’est pendant le siège d’Ardée par Tarquinle-Superbe qu’arriva l’aventure de Lucrèce. Cette ville reçut une colonie romaine l’an 442 av. J.-C.

ARDÉ-KHOU, ville d’Iran (Aderbidjan), à 65 kil. N. O. d’Yezd ; 5,000 hab., dont moitié sontGuèbres.

ARDEN, riv. de Syrie. Voy. chéri’a (el).

ARDENNES, Arduenna sylva, vaste forêt qui couvre en partie le Hainaut, le Luxembourg, le grand duché du Bas-Rhin et le nord de la Champagne, et qui va ainsi se lier au S. avec l’Argonne. La Semoy, la Lesse, l'Ourthe et la Sure y ont leursource. — Beaucoup plus vaste sous les Romains, elle couvrait une partie de la 2e Germanie, limitant le territoire des Condrusi. Elle avait pour habitants les Pœmani.

Ardennes (départ, des) , départ.-frontière de la France, au N., entre ceux de l’Aisne, de la Marne, de la Meuse et la Belgique; ch.-l. Mézières. 5,069 kil. carrés; 306,861 hab. 11 est formé du nord de la Champagne et des principautés de Sedan, Carignan, Mouzon. Fer, marbre, ardoises, terre à four, argile blanche, sable pour verre blanc. Gibier petit et grand, moutons vantés pour la laine et la chair, chèvres cachemires, bons chevaux ; usines pour fer ; draps, châles, lainages divers; verreries, faïenceries, marbreries, tanneries, etc. Ce dép. a 5 arrond. (Mézières, Réthel, Rocroy, Sedan, Vouziers), 31 cant. , 478 comm. ; il dépend de la 4e division militaire^du diocèse de Reims et de lacourimpér.de Metz.

ARDENTES. Voy. saint-vincent-d’ardentes.

ARDES , ch.-l. de cant. (Puy-de-Dôme), sur la Couze, à 41 kil. de Clermont - berrand; 1,700 hab. Laves et basalte.

ARDISCUS, ville et riv. de Dacic, auj. ardjich.

ARDJ1CH, Ardiscus , riv. de Valachie, 8ort du mont Vistaman, coule du N. O. au S. E., arrose la ville d’Ardjich , et se jette dans le Danube après un ©ours de 270 kil.

ardjich , Ardiscus , ville de Valachie , à 1 33 kil. N. O. de Bucharest, sur l’Ardjich, était autrefois la résidence des princes valaques.

ardjich, Arsissa, petite ville delà Turquie d’Asie, pachalik du Van, sur le bord du lac Van et au pied de l’Ararat.

ARDJICh-dagh , Argœus mons des anciens, mont, de l’Asie-Mineure , portion de l’Anti-Taurus. Voy. ARGÆUS.

ARDOCH, ville d’ Écosse (Perth), à 40 kil. au N. de Perth. On y voit les restes d’un camp d’Agricola au pied du Grampius mons.

ARDON, village de Suisse (Valais), à 8 kil. de Sion, chez les anciens Ardues • 520 hab. Vin excellent qui simule le vin de Champagne. Mi ne de fer, h. fourneau.

ARDRA, état d’Afrique dans la Nigritie maritime, baigné à 10. par le Lagos, par 0° 45’ long. E., 6° 6’ lat. N., a pour ch.-l. Ardra, à 70 kil. N. O. de l’embouchure du Lagos. Comptoir anglais. Commerce d’huile de palmier.

ARDRES, ch.-l. de cant. (Pas-de-Calais), à 16 kil. S. E. de Calais, et à l'extrémité du canal d’Ardres; 2,000 b. Place de truerre. démantelée en 1850. Canal de 5 kil. de long qui communique avec celui de Saint- Omer. Ardres fut prise par les Espagnols en 1596, et rendue en 1598, à la paix de Venins. Aux environs, se tint en 1520 1 e Champ du Drap d' Or. Voy. ce mot.

ARDUENNA sylva, auj. les ardennes.

ARDU1N ou ARD01N, marquis d'Yvrée, fut élu en 1002 roi d’Italie , après la mort d’Othon 111 ; mais il fut dépouillé de ses états par Henri 11 , roi de Germanie qui se fit couronner à Pavie en 1004. Ardoin essaya de remonter sur son trône lorsque les Allemands se retirèrent; mais Henri ayant fait une seconde invasion, il déposa la couronne

et prit l’habit de religieux. Il mourut en 1015.

ARDYES, Ardyes , peuple de la Gaule, dans la province dite Alpes Penninœ , vers les sources du Rhône; leur nom se retrouve dans Ardon, à 10 kil. de Marti nach (Valais).

ARDYS ou ARDYSUS, roi de Lydie. Voy. Lydie.

AREBO ou ARBON, ville de la Nigritie maritime (Bénin), sur le Formoso,à 50 kil. de son embouchure. Jadis centre du commerce d’esclaves de Bénin,

ARÉCOMIQUES (Volces), Volcœ Arecomici , peu*pie de la Gaule (Narbonnaise 1 re), entre les Tectosages au S. O. et les Helvii au N., occupait les dép. du Gard, de l’Hérault et de l’Aude; ch.-l. Nemausus (Nîmes),

ARED (el) , chaîne de mont, en Arabie, com mence dans l’Hedjaz, à l’E. de la Mecque, et traverse le Nedjed de 10. à l’E. Le flanc N. 0. de ces mont, est escarpé, et la partie S. E. sablonneuse.

AREGENUS. nom Drimitif de Baiocasses , auj, Bayeux, ou plutôt, selon M. Walckenaer, Argentan.

AREK. Voy. aradus.

ARELAS, ARELATE, auj. arles (Bouches-du- Rhône).

ARLMBERG, bourg et château des Etats prussiens, dans la prov. du Bas-Rhin, surl’Ahr, à 50 kil. N. O. de Coblentz, entre Cologne et Juliers, était jadis la résidence des comtes et ducs d’Aremberg ; il n’y a guère aujourd’hui que 300 hab. — La terre d’Aremberg était d’abord un comté. Elle passa en 1298 dans la maison des comtes de la Mark. En 1547 , ce comté échut par mariage à Jean de Barbançon, de la maison de Ligne ; élevé au rang de principauté en 1576, il prit place parmi les étals germaniques. En 1644 , il fut érigé en duché, en faveur d’Albert, prince de Ligne et duc d’Aerschoot, et continua jusqu’en 1801 à être fief immédiat de l’Empire. 11 fut médiatisé en 1801 . En 1815, la plus grande partie du duché d’Aremberg passa sou» la souveraineté du roi de Hanovre , et le reste fut, avec le bourg d’Aremberg, enclavé dans le grandduché du Bas-Rhin, qui appartient à la Prusse. Le duché d’Aremberg compte environ 80,000 hab.

AREMBERG (Léopold-Philippe de ligne, duc d’), d’Aerschoot et de Croï, général au service de l’Autriche, né à Mons en 1390 , mort en 1754 , obtint fort jeune le gouvernement du Hainaut, fit le» campagnes de Hongrie sous le prince Eugène , et combattit à Belgrade en 1717. Nommé feld-maréchal en 1737, il fit la guerre en Flandre et se trouva en 1743 à Dettingen , où il fut blessé. Protecteur éclairé des sciences et des lettres, il s’est rendu surtout célèbre par le patronage bienveillant qu’il exerça envers J. -B. Rousseau dans son exil. 11 a aussi entretenu fort longtemps une correspondance avec Voltaire.

aremberg ( Aug.-Marie-Raymond ) , comte de la Marck, né à Bruxelles en 1753, mort en 1833 fut élevé à Paris. U l ut nom. député de la Flandre Iranç. en 1789 aux Etats généraux, se lia étroitement avec Mirabeau et se montra un instant défenseur des idées nouvelles; puis il se réconcilia avec la cour et serv it d’intermédiaire pour attirer Mirabeau dans le parti de la reine. Mirabeau le lit son exécut. testamentaire et mourut entre ses bras. En 1793, il se retira en Autriche, et y devint général. Il a laissé d’intéressants Mémoires sur Mirabeau (publiés en 1854).

A R ENA (Josepn), né en Corse vers 1772, d’une famille ennemie de celle de Bonaparte, servit avec distinction el devint adjudant^général (1793), puis chef de brigade de gendarmerie, et fut député par la Corse au Corps législatif. Après le 18 brumaire an vin (9 novembre 1799), Aréna. qui professait un républicanisme exalté, entra dans une conspiration contre le premier consul Bonaparte. Arrêté à l’Opéra au moment où le complot allait être exécuté, il fut mis à mort le 31 janvier 1801. — Son frère, Barthélemi Aréna, député de la Corse à l’Assemblée lé-

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gislative, puis au conseil des cinq-cent9, se précipita sur Bonaparte au 18 brumaire, au moment où ce général chassait à main armée les représentants de la salle des séances, et fut sur le point, dit-on, de le frapper d’un coup de poignard. Bonaparte le fit comprendre sur une liste de déportés ; mais il échappa par la fuite. 11 a constamment nié le fait qu’on lui impute. Mort à Livourne en 1829.

ARENDAL, ville et port de Norwége, à 60 kil. N. E. de Christiansand.

ARENIS-DE-MAR, ville d’Espagne (Barcelone), à 35 kil. de Barceione ; 3,600 hab. Ecole de pilotage.

ARENSBERG. petite ville des États prussiens (Westphalie), à 68 kil. S. E. de Munster ; 3,000 hab. Ch.-l. d’un gouvernement de même nom. — Le gouvernement d’Arensberg se compose du duché de Westphalie, du comté de la Marck avec Dortmund, de la ville de Lippstadt, de la principauté de Siegen et des baronnies de Wittgenstein et Hohenlimbourg. Popul. 380,000 hab.

ARENSBOURG, ville de la Russie d’Europe (Livonie), dans l’île d’OEsel, par 19° 58’ long. E., 58° 15’ lat. N. Port peu profond. Elle appartenait d’abord au Danemarck; elle est aux Russes depuis 1710.

ARÉOPAGE, tribunal d’Athènes, chargé du jugement des affaires criminelles, et ainsi nommé parce que, primitivement, il tenait ses séances dans un lieu appelé colline de Mars (en grec Aréos pagos ). Il fut. dit-on, institué par Minerve pour le jugement d’Oreste, meurtrier de sa mère, et reconstitué en 594 av. J.-C. par Solon. On n’y permettait aucun artifice oratoire pour émouvoir ou attendrir les juges. Aussi l’Aréopage jouit-il longtemps d’une grande réputation d’impartialité ; mais il la perdit au temps de Périclès. époque de la corruption générale d’Athènes.

AREQU1PA ville du Pérou, ch.-l. d’un des 7 dép. actuels du Pérou, à 40 kil. E. du Grand- Océan, à 270 kil. S. O. de Cuzco; ville grande et belle, commerçante, industrieuse ; 30,000 hab. Fondée par Pizarre en 1536. Manuf. d’étoffes de laine et de coton, de tissus d’or et d’argent ; taille de pierres précieuses. Aux environs, se trouvent le Guagua Putina et l’Uvinas, volcans qui font partie de la chaîne des Andes, et dont les éruptions au xvie siècle ont presque enseveli Arequipa.

ARÈS, nom grec de mars.

ARÉTEE, célèbre médecin grec, né en Cappadoce, vivait, selon les uns, du temps de Néron, et un peu plus tard, selon d’autres. On a de lui un ouvrage très estimé, intitulé De morborum diuturnorum et acutorurt} causis. signis et curatione, en 8 livres, dans lequel on trouve un talent d’observation digne d’Hippocrate. Ce médecin est le premier qui ait fait usage des cantharides en vésicatoire. Les meilleures éditions de l’ouvrage d’Arétée sont celles de Yigan, Oxford, 1.723; de Boërhaavc, Leyde, 1731, de Külin, Leips.,1828; d’Ermerins, gr.-l., in-4,Utrecht, 1847.

ARETHON, petite riv. de Grèce, auj. I’arta.

ARÉTHUSÉ, nymphe d’Élide, se baignant un jour dans l’Alphée, inspira de l’amour au dieu de ce fleuve. Pour échapper à sa poursuite, elle implora le secours de Diane, qui la changea en fontaine. L’Alphée mêla aussitôt ses eaux à celles d’Aréthuse, qui disparurent et vinrent jaillir à Ortygie, île voisine de Syracuse, où elles formèrent une claire fontaine. Voy. ORTYGIE.

ÀRÉT1N (Pierre l’), fameux par ses poésies mordantes et licencieuses, né en 1492, à Arezzo, était fils naturel d’un gentilhomme de cette ville. Chassé de son pays pour avoir fait un sonnet contre les indulgences, il se réfugia à Pérouse, puis à Rome, où il fut employé par les papes Léon X et Clément Vil ; fut encore chassé de Rome pour des sonnets obscènes, et trouva un asile à Milan auprès de Jean de Médicis. A la mort de ce seigneur (1537), Il alla 98 fixer à Venise, où il vécut du produit de

sa plume. Il n’épargnait point dans ses écrits satiriques les princes et les grands, ce qui le fit surnommer le Fléau des Princes ; la plupart, pour éviter les traits de sa satire, lui faisaient des présents considérables ; quelques-uns, cependant, ne le payèrent qu’avec le bâton. Impudent et vénal, il se mettait aux gages du plus offrant . î’est ainsi qu’après avoir chanté François 1, il négligea ce prince pour Charles-Quint qui le paya plus largement. Indifférent sur les moyens de s’enrichir, il écrivait à la fois des livres obscènes et des ouvrages de piété. On dit que, trompé par sa feinte dévotion, Jules III fut sur le point de le faire cardinal. Plein de vanité, il s’appelait lui-même le divin Arélin. 11 mourut à Venise, d’un fou rire, en 1557. Il avait été lié avec les hommes les plus distingués de son siècle, entre autres Michel-Ange, le Titien, Jules Romain. Il a laissé un grand nombre d’écrits en vers et en prose, les uns badins, les autres sérieux ; ils consistent dans des Dialogues , des Sonnets, des Stances, des Capitoli , des Comédies, et dans des ouvrages de piété; parmi ces derniers, on estime surtout sa Paraphrase des sept psaumes de la Pénitence (Venise 1534), deux fois traduite en français, et le traité De l'Humanité du fils de Dieu (Venise, 1535), traduit en français par Jean de Vauzelles. — Le nomd’Arétin, qui ne veut dire que natif d' Arezzo, a été porté par plusieurs autres personnages célèbres, entre autres par Guy, inventeur de la gamme ; Bernard Accolti, poète célèbre; François Accolti, jurisconsulte; Léonard Bruni , historien. Voy. ces noms.

ARÉUS, roi de Sparte. Voy. sparte.

AREVALO, Areva, petite riv. d’Espagne, arrose la prov. d’Avila et se joint à l’Adaja pour se jeter dans le Duero.

arevalo, ville d’Espagne, 50 kil. N. E. d’Avila, surl’Arevalo et l’Adaja, à leur confluent; 4,700h&b.

AREVAQUES, Arevaci, peuple de l’ancienne Espagne (Castille), au N. des Carpetani et au S. des Vaccœi, habitait sur les bords del’Areva, auj. Arevalo.

AREZZO, Arretium, ville de Toscane, à 74 kil. S. E. de Florence, dans la riche plaine de la Chiana; 8,000 hab. Citadelle. Magnifique portique sur la place du Marché. Cathédrale gothique. Ruines d’un amphithéâtre. Évêché. Patrie de Mécène, Pétrar-

Îue, Vasari, Guy d’Arezzo, de Pierre l’Arétin, de éonard Bruni, des Accolti, etc.; Michel-Ange naquit dans le voisinage. Collège Léopoldo, fondé en 1820.

ARGA, riv. d’Espagne, sort des Pyrénées, court au S. O., traverse la prov. de Pampeïune, et tombe dans l’ Aragon à Villafranca, après un cours de 1 10 kil.

ARGÆUS mons, auj. Y Ardjich-Dagh , un des points culminants de l’Asie-Mineure, à 13 kil. S. de Césarée de Cappadoce. On lui donne 3,800 mètres.

ARGAMASILLA-DE-ALVA, bourg d’Espagne (Tolède), à 75 kil. N. E. de Ciudad-Réal. On croit que c’est là que Cervantès a placé la résidence de don Quichotte.

ARGÉE, roi de Macédoine. Voy. macédoine. ARGELÈS, ch.-l. d'arr. (H .-Pyrénées), sur le Gave d’Azun, à 2 kil. de sa jonction au Gave de Pau et à 29 kil. S. O. de Tarbes, dans un vallon qui porte son nom; 1,350 hab. Collège. — L’arr. comprend 5 cant. (Aucun, Lourdes, Luz, Saint-Pé, plus Argelès) , 102 comm., et 40,582 hab.

argelès, ch.-l. de cant. (Pyrénées-Orientales), à 19 kil. S. E. de Perpignan; 1,300 hab.

ARGELLATI (Philippe), savant italien, né à Bologne en 1685, mort en 1755, travailla avec Muratori à la publication des Scriptores rerum ita lie arum , qu’il fit imprimer, ainsi que plusieurs autres grands ouvrages, à Milan, aux frais de la Société Palatine (Voy. archinto). On lui doit encore Bibliotheca scriptorummediolanensium, Milan , 1745: Diblioteca dei Volgarizzatori italiani, 1767. etc. —

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