‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 710 sur 1261 · MEME · texte numérisé non relu

MEME

Constantinc, coule au N. E. et tombe dans la Méditerranée à Porto-Farino. Cours, 380 kil. 11 reçoit l’Harnise.

medjerdà , port de l’Algérie, à 70 kil. O. de Tlemsen.

MKDJIBOJ, ville de la Russie d’Europe (Podolie), à 100 kil. N. E. «le Kamenetz; 4,300 hab.

MEDNOl-OSTROV. Voij. cuivre (île de).

M EDO AC LIS, nom commun à deux rivières de Vénétie, la lr® Medoacus major , auj. la Drenta; la 2e Medoacus rmnor , auj. le Baccliiglione. La lre venait du pays des Medoaci en Rhétie ; la 2e naissait chez les Euganei , et toutes deux se jetaient dans l’Adriatique. Voy. rrenta et bacchiglione.

MEÜOG (le), pays des Meduii , subdivision du Bordelais (gouvernement de Guyenne), au N., dans l’espèce de presqu’île formée par la Gironde et l’Océan. Ch.-l., Lesparre. Auj. dans le dép. de la Gironde. Ge pays est célèbre par ses vins.

MÉDON, fils de Codrus, roi d’Athènes, fut le 1er archonte (1132), et cette dignité resta dans sa famille pendant 12 générations (1 132-754).

MEDUANA, riv. de Gaule, auj. la Mayenne.

MED1JL1. peuple de Gaule, auj le ays de médoc.

MEDUSE, l’une des trois Gorgones, était seule mortelle. Elle était d’abord remarquable par la beauté de scs traits et surtout de sa chevelure ; mais ayant osé le disputer à Minerve, cette déesse irritée changea ses beaux cheveux en affreux serpents, et voulut que sa tête etrrayanle eût le pouvoir de chan ger en pierre celui qui la regardait. Persée, guidé par les conseils de Minerve, coupa la tête de Méduse à l’aide d'un miroir dans lequel il la voyait sans la regarder en face, et s’en servit contre ses ennemis. Selon quelques-uns, le sang de la Gorgone produisit le cheval Pégase.

MEDY1ED1TSA, riv. delà Russie d’Europe, naît dans le gouv. de Saralov, entre dans celui des Cosaques du Don, et grossit le Don. Cours, 480 kil — Un atlluent du Volga se nomme aussi Medvieditsa.

MEDWAY, rivière d’Angieterre , a sa source dans le comté de Surrey ; arrose Maidstone, Rochester, Chalarn, et 3e jette dans la Tamise â Nore.

MEDW1SCH , v. de Transylvanie. Voy. megyes.

MËEL (Jean), peintre flamand, connu en France sous le nom de Miel, né en 1619, mort à Turin en 1664, excellait dans les tableaux de chevalet: ses compositions se recommandent par la couleur et F expression, mais pèchent par le dessin, la grâce et la noblesse. Le musée du Louvre possède quatre de ses tableaux : un Pauvre demandant l’aumône à des paysans, te Barbier napolitain, une Halle militaire, la Dînée des voyageurs. Il a aussi gravé à l’eau-forte.

MKERBECKE, v. de Belgique. Voy. müerbeka.

MKERHOUT, ville de Belgique (Anvers), à 25 kil. S. O. de Turnhout ; 2,900 hab. Draps, toiles, liqueurs, eau-de-vie.

MEES (les), ch.-l. de canton ( Basses- Al pos) , à 22 kil. S. O. de Digne; 2,000 hab. Bon vin.

MEGABYZE, l’un des sept satrapes perses qui renversèrent du trône le faux Smerdis (521 av. J.-C.). fut un des serviteurs les plus zélés de Darius, 8t subjugua pour lui la Thrace dès l’an 506 av. J.-C. 11 fut père de Zopyre. — Petit-tlls du prec., remuait Inarus insurgé en Egypte contre Artaxeree (456), Battu par Ci mon en Cilicie (450), il fut disgracié.

MÉGACLÈS, Alcméonide, archonte d’Athènes en 598 av. J.-C. , déjoua la conspiration de Cylon, mais se rendit odieux en massacrant les conjurés qui s’étaient réfugiés dans le temple de Minerve. Ce sacrilège ayant été suivi de la peste, il fut banni avec tous les Alcméonides. — Chef du parti de la Côte, de la même fam., chassa en 560 l’usurpateur Pisistratejpuis

U1iuüon* 8a ^,e» sun'l à lui pour le rétablir/

MEGALO PO LIS {Grande ville), LeontariPv. d’Arcadie. sur 1 Hélissou.fut bâtie vers 370 av. J.-C par

le conseil d’Epaminondas, pour servir de capitale à l’Arcadie, et devint la rivale de Lacédémone. Cléomène, roi des Spartiates, la fit piller et incendier par ses troupes; mais elle se releva, entra dans la ligue Achéenne l’an 232 av. J.-C., et y joua un grand rôle sous Pliilopœmen dont elle était la patrie. Mégalopolis eut deux tyrans, Aristodèrne en 336, Lysiade en 266 av. J.-C.

MÉGARE, fille de Créon, roi de Thèbes, et femme d Hercule. Pendant la descente de ce héros aux enfers, Lycus voulut s’emparer de Thèbes et forcer Mégare à l’épouser; mais Hercule revint et tua Lycus. Junon, pour venger la mort de Lycus, inspira à Hercule un accès de fureur dans lequel il tua Mégare et les trois enfants qu’il avait eus d’elle.

MÉGARE, Megara, ville de l’ancienne Grèce, capitale de la Mégaride, entre Athènes et Corinthe, à quelque distance du golfe de Corinthe, avait pour port [Visée. Dorienne et voisine d’Athènes, qui la soumit même durant le vme siècle av. J.-C., elle détestait cette ville, qui s’en vengea en diffamant ses citoyens par toute la Grèce. — Euclide et Stilpon étaient de Mégare; ils fondèrent l’école philosophique mégarienne, dite aussi école éristique (c.-à-d. disputeuse), qui s’adonna surtout à la logique.

mégare-l’hybléenne, ville de la Sicile orientale, sur la côte, près du mont Hybla, colonie de Mégare, fut fondée vers 728 av. J.-C., fut détruite par Gélon (480), et prise (214) par les Romains; eile avait cessé d’exister sous Auguste.

M ÉG A R l D E , Jl/cg a ris , très petit état de la Grèce, se composait de Mégare et d’un faible territoire, mais avait de l’importance par sa position aux portes de l’isthme de Corinthe et du Péioponèse.

MÉGASTHÈNES, historien et géographe grec, remplit pour Séleucus Nicator (vers 295 av. J.-C.) une mission auprès d’un roi de l'Inde, Sandrocottus, et publia à son retour une Histoire des Indes, qui est citée avec éloge par les anciens, mais qui ne nous est point parvenue. Celle qui existe aujourd’hui sous son nom a été fabriquée par Annius «Je Viterbe ; on croit toutefois qu’elle renferme des fragments du livre de Mégasthènes.

MÉGÈRE, une des Furies. Voy. furies.

MËGLiN (J. -A.), médecin, né à Sultz (Alsace) en 1756 , et mort à Colmar en 1824, a publié: Traité sur la Névralgie faciale , Dissertation sur l'usage des bains dans le tétanos , Analyse des eaux de Sultzrnat, 1779, in-8. On lui doit les pilules anti-névralgiques qui portent son nom.

MEGNA, fieuve de l’Inde. Voy. Brahmapoutre.

MEGYES, dit aussi Mediasch et Medwisch, ville de Transylvanie, ch.-l. d’un siège, sur le Kockel, à 44 kil. N. E. de llermanstadt ; 4,300 hab. Etablissement d’instruction. — Le siège de Megyes a 30 kil. sur 26, et compte 40,000 hab.

MEHADIA, ville de Hongrie. Voy. meadià.

MEHALLET-EL-KEBIR, Cynopolis, ville de la Basse-Egypte, ch.-l. de la province de Garbieh, sur un bras du Nil, à 1 0-0 kil. N. du Caire.

MÉHÉDl ou MAHAD1. Voy. mahadi.

MËHËGAN (le chevalier de), littérateur français, né à Lasalle, près d’Alais, en 1721, mort à Paris en 1766, enseigna quelque temps la littérature française à Copenhague dans une chaire fondée par Frédéric V. puisrevinten France où il rédigea le Jounai encyclopédique, il donna dans les exagérations ,philosophi<iues de l’époque, ce qui le fit enfermer à la Bastille. Ses principaux ouvrages sont : Zo~ roasire, 1751; Origine des Guèbres ou la religion naturelle en action , 1751; Origine, progrès et décadence de l idolâtrie, 1756 (ce sont ces deux ouvrages qui ie firent poursuivre); Tableau de l’histoire moderne depuis !a chute de /'empire d' Occident jusqu'à la paix de Westphalie, J 766: c’est le plus estimé, Vllist vis-à-vis de la Religion de l’État, etc. 1767.

Ai&ÜE — 1159 — MEIB

MÉHÉMED, MEHÉMET, ou MOHAMMED I, roi de Cordoue, de la dynastie des Ommiades, succéda à son père Abd-er-Rahman II en 852. Son règne fut une suite de g» erres civiles et étrangères ; il déploya souvent avec un grand courage une rare habileté; cependant il fut battu plusieurs fois par Alphonse- le- Grand , et laissa Omar-Ibn-Afsoun fonder dans l’ Aragon une principauté qui résista 70 ans aux Ommiades. Méhémed mourut en 885.

méhëmed ou méhémet-el-nasser , roi d’Afrique et d’Espagne en 1199, tils d’Yacoub-al-Mansour, de la dynastie des Almohades, acheva de. ruiner en Afrique le parti des Almoravides, puis passa en Espagne, combattit les rois de Castille, de Navarre et d’Aragon qui s’étaient ligués contre les Musulmans, fut battu en 12 1 2 près de Tolosa, et s’enfuit dans son royaume d’Afrique. Use préparait à reconquérir ses états d’Espagne lorsqu’il mourut en 1213.

mehemed i (Abou-Abdallah), premier roi de Grenade, de la dynastie des Nasserides, servit d’abord avec distinction sous les rois almohades d’Espagne; se joignit, après la chute de cette dynastie, à Motawakkel , maître d’une partie do l’Espagne ; se révolta contre lui en 1232, et s’étant emparé de Jaên, de Guadix, de Lorca et de Grenade, se forma un état indépendant dont Grenade devint la capitale, et prit le titre de roi (1235). Il fut moins heureux contre les Chrétiens, fut forcé de se reconnaître vassal de Ferdinand, roi de Castille, 1245, et de payer tribut. 11 mourut en 1273. Méhémed I encouragea le commerce, les lettres et les arts ; il bâtit l’AIhambra.

méhémed il, surnommé Al Fakih, roi de Grenade, fils et successeur du précédent, régna 30 ans avec autant de gloire que de bonheur "’e 1273 à 1302. Il déjoua plusieurs complots, se n„ de nombreux amis par ses manières nobles et libérales, fit fleurir le commerce, remporta en 1275 une brillante victoire sur Alphonse X, et agrandit son royaume aux dépens des Chrétiens. Versé lui- même dans l’art oratoire et dans la poésie, il protégea les lettres, lea sciences et les arts.

méhémed iii, dit Ai Àmasch , troisième roi de Grenade, fils du précédent, lui succéda en 1302. Il s’empara de Ceuta,dans le royaume de Fez, en 1306, mais ne put résister aux rois de Castille et d’Aragon, et acheta la paix par quelques sacrifices. Ce traité avec des princes chrétiens fut le prétexte d’une sédition qui ôta le trône à Méhémed pour le donner à son frère Nasser (1314). Peu après, il fut mis à mort par les ordres de celui-ci.

méhémed iv, sixième roi de Grenade, fils et successeur d’Ismaël-ben-Féragh, fut proclamé, à luge de 12 ans, en 1321, après la mort violente de son père. Le commencement de son règne fut troublé par des dissensions intestines; et les Castillans, profitant de ces divisions, l’attaquèrent et le défirent deux fois. Mais peu après il parvint à rétablir sa fortune et reprit p'usieurs places sur les Chrétiens. Il périt assassiné en 1334.

méhémed v (Aboul-Walid), 8e roi de Grenade en 1 35 4 , fut renversé du trône en 1360 par ses frères Soleiman et lsmaël, mais y fut replacé dés 1362 par Pierre-le-Cruel. Méhémed, reconnaissant, fut toujours l’aillé du roi de Castille, et lui amena de puissants secours dans ses guerres contre Pierre d’Aragon et Henri do Transtamare. Il mourut en

méhémed vr, roi de Grenade, succéda à son père, Méhémed V, en 1379, et mourut après un règne pacifique, pendant lequel il encouragea le commerce, l’agriculture et les beaux-arts (1392).

méhémed vil, surnommé El Aïcar [le Gaucher ), roi de Grenade en 1423, gouverna ses états en tyran, fut détrôné par son cousin Méhémed-el-Soghaïr en Î427, rétabli deux ans après par le secours du roi

de Castille, détrôné de nouveau pour avoir refusé de payer tribut à son protecteur, proclamé encore une fois en 1432, et enfin dépouillé pour toujours de son royaume par son neveu Méhémed-el-Aradi 1445. Celui-ci fut à son tour renversé du trône par une nouvelle révolution en 1454.

méhémed baltadjy, grand-vizir sous Achmet 111, avait été d’abord lëndeur de bois ( bahadjy, ). En 1710, il marcha contre le czar Pierre-le-Grand à la tête de 200,000 hommes, et l’enferma avec toute son armée sur les bords du Pruth (1711). 11 se contenta de lui faire souscrire une paix honteuse* accusé de lâcheté et de trahison auprès du sultan par le roi de Suède Charles XII, il fut envoyé en exil à Lemnos et y mourut en 1713.

MÉhémed-riza-beyg, le premier ambassadeur de Perse qu’on ait vu en France (1714). U était chargé de déterminer Louis XIV à envoyer une escadre française dans le golfe Persique pour faire la guerre aux Arabes de Mascate, qui infestaient les côtes de Perse. Louis XIV éluda cette proposition et n en obtint pas moins, par un traité, les plus grands avantages. Méhémed, prévoyant le châtiment qui l’attendait pour avoir si mal réussi dans ses négociations, se donna la mort au moment de rentrer en Perse.

MEHENEDDY, rivière de l’Inde. Voij. kattak.

MEHUL (Etienne-Henri) , célèbre compositeur, né à Civet en 1763, mort à Paris en 1817, vint en 1779 à Paris, et y connut Gluck qui prit plaisir à cultiver ses heureuses dispositions. En 1790, Méhul donna à l’Opéra- Comique Euphrosine et Coradin , qui eut un succès prodigieux, et bientôt après : Stra tonice, 1792, Phrosine et Mélidor , 1794, le Jeune Henri , 1797, Vlrato , dans le genre italien ; Joseph, remarquable par la couleur antique et fonction religieuse (1807). Indépendamment de ses ouvrag. de théâtre, Méhui a composé des sonates , des symphonies y des hymnes et des cantates. C’est lui qui, sous la république, a mis en musique le Chant du départ , le Chant de victoire , le Chant du retour. On a reproché à ce compositeur d’avoir abusé des moyens d’effet jusqu’à confondre le bruit avec l’énergie. Méhul était de l’Institut depuis 1796.

MEHUN-SUR-YÊVRE, ch.-l. de cant. (Cher), à 15 kil.N.O. de Bourges; 3,557 hab. Jadis seigneurie. Ruines d’un château où mourut Charles Vil.

mehun-sur-loire. Voy. meung.

MEHUN (Jean de). Voy. meung.

MEIROM, Meibomius , famille allemande, a produit plusieurs savants: Henri Meibom, dit l'Ancien, né en 1555 à Lemgow (Lippe), mort en 1625 ; il fut professeur d’histoire et de poésie à Helmstædt, et publia des chroniques relatives à l'histoire de l’Alîemagne, et surtout de la Saxe. — J. Henri Meihom, fils du précédent, né à Helmstædt en 1590. mort à Lubeck en 1655; on a de lui une Vie de Mécène , en latin, Leyde, 1653, et plusieurs autres écrits curieux, mais oubliés auj, — Henri Meibom, dit le Jeune , fils du précédent, né à Lubeck en 1638, mort en 1700; il professa la médecine, la poésie et l’histoire à Helmstædt. On lui doit une dissertation De incubations in fauis, Helmstædt, 1659; Scriptores rerum ijennunicarum , 1688, etc. Il découvrit les glandes qui portent son nom. — Marc Meibom, philologue^ de la même famille, né vers 1630 dans le Sleswig, mort en 1710 à Utreeht ; il se fit connaître de bonne heure par d'intéressantes recherches sur la musique des anciens; séjourna quelque temps à la cour de Christine, puis en Danemark où il fut bibliothécaire de Frédéric III, et enfin à Amsterdam où il professa les belles-lettres. On a de lui : Antiques rnusicœ auciores , gree-latin , Amsterdam, 1652 ; une édition estimée de Diogène Laërce , Amsterdam, 1692 ; des Recherches sur la poésie des Hébreux , etc.

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