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un tison qui brûlait dans le foyer au moment de sa naissance, Althée, sa mère, éteignit aussitôt ce tison et le garda soigneusement. Méléagre se distingua de bonne heure par son courage; il prit part à l’expédition des Argonautes, et tua le terrible sanglier de Calydon. Une rixe s'étant élevée entre lui et ses ondes sur la possession de la hure de ce sanglier, il les frappa d’un coup mortel, dans la chaleur de la dispute. Ailhée, irritée du meurtre de ses frères, jeta au feu le tison fatal, et son fils expira presque aussitôt.
méléagre, un des généraux d’Alexandre, se prononça fortement pour Arrliidée après la mort du roi, et obtint la Lydie dans le partage des provinces. Perdiocas, voyant en lui un obstacle à sou ambition, le fit périr (323).
méléagre, poêle grec, natif de Gadara en Syrie, est le premier qui ait formé une anthologie; il vivait environ 150 ou, selon d’autres, 80 ans av. J .-G. On le croit le même qu’un Méléagre, cynique, auteur de satires en prose. L 'Anthologie de Méléagre ne nous est pas parvenue, maison a conservé dans les recueils postérieurs nombre de pièces de lui : elles se trouvent dans les Analecia di Brunck, dans Y Anthologie de Jacobs, et ont été im* primées à part par Græfe, Leipsick, 181t.
MELECE (saint), Meletius , né dans la Mélitène, prov. d’Arménie, fut élu évêque de Sébaste en 357 et patriarche d’Antioche en 361. Adversaire déclaré des Ariens, il fut successivement déposé par eux rappelé par Julien-l’Apostat, qui, au commencement de son règne, affecta la tolérance; exilé par ce même Julien, qui voulut ensuite relever l'idolâtrie ; rappelé par Jovien en 363 ; de nouveau exilé par Val eus en 364 ; et enfin rétabli sur son siège en 378 , sous Gratien. Il mourut l’année suivante pendant la tenue du concile d’Antioche, qu’il présidait. Les deux Églises d’Orienl et d’Occident l’ont placé parmi leurs saints. Sa fête se célèbre le 12 février. Saint Chrysostôme prononça son panégyrique. — Un autre Mélèee ( Melicius ), évêque de Lycopolis, qui vivait au commencement du ive siècle, fu; déposé comme ayant sacrifié aux idoles (326) ; ses disciples, connus sous le nom de Méléciens , se sont confondus avec les Ariens.
mélèce syrique, théologien de l’Église grecque, né dans l’île de Candie en 1586, mort à Galata en 1664, fut d’abord abbé d’un monastère de Candie, et fut ensuite appelé à Constantinople par le patriarche Cyrille Lucar, qui le nomma protosyncelle de son église. Mélèce assista néanmoins aux synodes de 1638 et 1642, où fut condamnée la doctrine de Cyrille Lucar. Il fut même chargé de réfuter la Confession de foi du patriarche, et il rédigea à cet effet un écrit devenu fameux (Paris, 1687), dont on trouve un extrait en français à la fin du tome III de la Perpétuité de la foi d’Arnauld.
MELLDA, Melita , île des Etats autrichiens (Dalmatie), dans l’Adriatique, par 15° 38’ long. E., 43° 5’ lut. N., n’est séparée de la presqu’île de Sabioueello que par le canal de Curzola : 48 kil. sur 6 ; 1,000 hab. Soi peu fertile, bois, un grand lac, 5 bons ports. Levill. de Babinopoglie en est le lieu principal.
M EL EDI N. Voy. melik-el-kamel.
MELEGNA1NO, ville d’Italie. Voy. marignàn.
ME!. EK. Voy. mélik.
M ELENDA, ville de l’Inde ancienne, auj. COCHIN,
MELENDEZ VALDEZ, poêle espagnol, né en 1754 à Ri liera (Estramadure) , mort à Montpellier en 1817, occupa une chaire de belles-lettres à Salamanque, fut nommé en 1789 juge au tribunal de Saragosse, et en 1797 procureur du roi à Madrid. Lors de l’invasion des Français, il s’attacha à Joseph Bonaparte qui le nomma directeur de l’instruction publique. 11 se réfugia à Montpellier après l’expulsion des Français, Ses poésies, qui consistent
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en odes, élégies, églogues, épîtres, sont surtout remarquables par la pureté et l’élégance. Elles ont été publiées à Valladolid (1798), et d’une manière plus complète à Madrid (1821).
MÊLÉS, auj. rivière de Smyrne, petite rivière de Lydie et Ionie, naissait près du Sipyle et tombait dans le golfe de Smyrne. On donnait Homère comme fils du fleuve Mêlés, d’où son nom de Mélésigène.
MELEZGERD , Maurocastrutn, ville de la Turquie d’Asie (Erzeroum), ch.-l. de livah, à 133 kil. S. E. d’Erzeroum, sur l'Euphrate et le Melezgerd.
MELFI, Aufidus, ville du roy. de Naples (Basilicate), à 42 kil. N. O. de Potenza; 7,000 hab. Évêché. Citadelle, cathédrale et plusieurs autres édifices.
MELGIG, grand marais de l’Algérie (Zab); 44 kil. sur 32 ; il reçoit le Djiddi.
MEL1APOUR, ville de l’Inde. Voij. san-thomé. MÉLICERTE, fils d’Alhamas et d’ino, fuyant avec sa mère les fureurs de son père, se précipita dans la mer. 11 devint une divinité marine sous le nom de Palémon, et l’on institua en sa faveur les jeux isthmiques. Mélicerte était surtout honoré dans l’île de Ténédos.
MELIK ou MALEK, mot turc qui signifie roi, a été porté par un grand nombre de princes que l’on distingue entre eux par leurs surnoms.
mélik-chah, surnommé Djelal-Eddijn (gloire de la religion), sultan seldjoucide de Perse, 1072-1093, succéda à son père Alp-Arslan, dont l’empire s’étendait du Djihoun à l’Euphrate, et agrandit tellement se9 états qu’ils finirent par embrasser presque toute l’Asie mérid., depuis la Méditerranée jusqu’à la Chine, et depuis le Caucase jusqu’à l’Yémen. Il éleva au califat Moktady Biamrillah (1075) ,. chassa les Grecs de l’Asie-Mineure et de la Syrie septentrionale (1075), soumit quelques petits tyrans qui ravageaient la Mésopotamie; s'empara d’Edesse, d’Alep, d’Antioche, et joignit l’Arménie à ses états. Il dut longtemps la prospérité de son règne à son vizir Nizam-el-Molouk ; mais à la fin, trompé par des intrigues qui avaient été ourdies contre ce fidèle ministre, il le déposa en 1092 et le laissa assassiner par le nouveau vizir. 11 ne lui survécut que dixhuit jours, etmourutà Bagdad d’une maladie aiguë, à l’âge de 38 ans. Ce prince, le plus illustre de sa dynastie, unissait à tous les avantages physiques les qualités les plus brillantes et les plus solides. 11 fonda en 1074 à Bagdad un observatoire, y rassembla des astronomes, fit réformer par eux le calendrier en fixant le premier jour du printemps auquel devait commencer l’année, et créa une nouvelle ère datant du 14 mars 1079 et dite ère djèlalienne (de son surnom de Üjelal-Eddyn). On lui doit aussi la création d’un grand nombre de villes, de palais, de mosquées, de colleges. 11 laissa trois fils, Barkiaroc, Mohammed et Sandjar, qui régnèrent après lui.
mélik-chah il, petit-lîls du précédent, succéda en 1152 à son oncle Mas’oud, eut à lutter contre plusieurs compétiteurs, et finit par établir son autorité dans Hamadan et Ispahan. 11 mourut en 1160.
mélik-arslan, sultan seldjoucide , fils de Togrul II, régna avec gloire sur la Perse occid., de 1160 à 1175. Il eut pour compétiteur son cousin Mohammed, fils de Seldjouk-Chah, mais il le battit à Kazwin ou Kasbin. 11 dépouilla les chrétiens de la Géorgie qui avaient envahi ses états.
mélik-el-afdahl, fils aîné du grand Saladin, se signala dès l’âge de dix-sept ans par son courage dans une expédition contre les Chrétiens, et tailla en pièces un corps de Templiers près de Tibériade 137). A la mort de son père (1193), il hérita des royaumes de Damas et de Jérusalem, tandis que ses frères Méllk-el-Aziz-Othman et Mélik-ed-Dhaher- Ghazy recevaient, le premier l’Égypte, le second Alep; maiB il ne sut passe maintenir dans ses états
et fut dépouillé d’abord par ses frères, puis par son oncle Mélik-el-Adei (1199). Ce prince cultivait 1» poésie avec succès.
mélik-el-adel (Saïf-Eddyn- Aboubekr -Mohaai' med) , connu sous le nom de Malek-Adel et de Saphadin , sultan d'Égypte et de Damas, de la dynastie des Ayoubites, était frère puîné du grand Saladin. Il contribua puissamment à établir la puissance de son frère, et obtint successivement les gouvernements de l’ Égypte, d’Alep et de Damas. Fendant la troisième croisade, il enleva aux Chrétiens plusieurs places importantes en Palestine. Chargé par Saladin d’entrer en négociation avec Richard Cœur-de-Lion, il conclut une paix avantageuse: il devait, comme condition de la paix, épouser Jeanne, sœur du roi d’Angleterre, et être couronné avec elle roi de Jérusalem ; mais cette princesse refusa de donner sa main à un infidèle. Après la mort de Saladin en 1193, ses fils se partagèrent son vaste royaume ; mais Mélik-el-Adel sut, en semant la division parmi eux, les affaiblir tous et s’emparer des contrées qu’ils gouvernaient. En 1203, il était maître de l’Égypte, de Damas, de Jérusalem et de la plus grande partie de la Mésopotamie. 11 tourna alors ses armes contre les Chrétiens; mais il ne fut pas toujours heureux dans ses expéditions. En 1217, une armée de Croisés, sous les ordres d’André II, roi de Hongrie, ravagea ses états et lui enleva Damiette. Il mourut en 1218, à l’âge de 75 ans. On ne peut reprocher à ce prince que sa conduite envers les enfants de Saladin. —F. aussi noureddyn.
méuk-el-kamel-naser-eddyn, connu chez les historiens occidentaux sous les noms de Mélêdin et de Mélek-d-Quernel, fils aîné de Mélik-el-Adel , succéda à son père sur le trône d’Egypte en 1218. Une armée de 400,000 Croisés venait de s’emparer du port de Damiette lorsque son père vivait encore ; le nouveau sultan ne put rentrer dans cette ville qu’en 1221, lorsque les Chrétiens, pressés par la disette, évacuèrent le port. En 1229, une querelle s’étant élevée entre ses deux frères, qui régnaient, l’un en Syrie, l’autre en Palestine, il prit le parti du premier, et, pour affaiblir le second, il invita l’empereur Frédéric 11 à envahir la Palestine; mais il se repentit bientôt d’avoir appelé un uliié aussi redoutable, et fut obligé, pour s’en débarrasser, de lui céder Jérusalem. En 1238, son frère Aschraf étant mort, il s’empara des états de ce prince sur son autre frère, Mélik-el-Saleh. Il mourut peu après, à l’âge de 70 ans. Mélik-el-Kamel protégea les arts et les sciences, les cultiva lui-même avec succès, et fonda plusieurs édifices somptueux, entre autres un grand collège au Caire. 11 fut tolérant envers les Juifs et les Chrétiens. — Il eut pour fils : 1° un second Mélikel-Adel, qui lui succéda en Égypte, mais qui, s’étant rendu méprisable par scs débauches et son incapacité, fut déposé en 1240 et confiné dans une prison où il mourut huit ans après; — 2° Mélikel-Saleh -Nedjm-Eddyn , qui régna d’abord sur la Mésopotamie, et qui fut ensuite mis sur le tvône d’Egypte à la place de Mélik-el-Adel II (1240).
méljk-el-moadhàm-chérif-eddyn, nommé par corruption Coradin dans les relations des croisades, fils de Mélik-el-Adel , s’empara de Damas après a mort de son père, en 1218, et régna dix ans sur la Syrœ. Il alla au secours de Damiette, assiégée par lès Chrétiens, leur fit la guerre avec succès dans la Palestine, prit Césarée, et contribua ensuite à faire rentrer Damiette sous la domination des Musulmans. Il se brouilla avec ses frères Mélik-el- Aschraf et Mélik-el-Kamel ; cette division eut pour résulta: principal l’expédition de l’empereur Frédéric II en Palestine (Voy. melik-el-kamel), et l'affaiblissement des Musulmans. Il mourut en 1227, âgé de 49 ans, laissant le trône de Damas à son fils Mélik-el-Nassir, qui fut bientôt dépouillé de son héritage par ses