MENE — 1168 - MEN
cesslvement archevêque de Séville et de Tolède, reçut la pourpre romaine en 1473, et rendit d’importants services à Ferdinand et à Isabelle pendant la guerre contre les Maures de Grenade. Il fonda un collège magnifique à Valladolid, et un hôpital à Tolède.
MENDOZA (DIEGO huptado de), né à Grenade en 1503, mort en 1675, fut tout ensemble guerrier, négociateur, géographe, historien et poêle. Il fut chargé par Charles-Quinl de plusieurs missions importantes, et fut pendant six ans commandant de la Toscane. Non content de cultiver les lettres , il en fut aussi le protecteur, et s’occupa de rassembler un grand nombre de manuscrits grecs dont il céda la collection au roi d’Espagne pour la bibliothèque de l’Escurial. On a de lui : Guerra de Granada hecha por el rey de Espana , Felipe II , contra los Moriscos, Madrid, 1610, in-4, ouvrage classique ; des poésies et œuvr. diverses publ. à Madrid, 1610, in-4 , et d’autres ouvrages restés inédits. On lui a attribué le roman comique de Lazarillo de Formes, attribué aussi à J. de Ortega, et qui a été plusieurs fois trad.en franç.(l 561 , 1 801 , et 1 842, par M.Viardot),
MENÉAC, ville de France (Morbihan), canton de la Trinité, à 33 kil. N. de Ploërmel ; 3,527 hab.
MENECRATE, médecin grec, natif (le Syracuse, qui vivait vers 360 av. J.-C., est célèbre par son orgueil et sa vanité. Il écrivit à Philippe, roi de Macédoine : Ménécrate Jupiter à Philippe , salut. Philippe lui répondit : Philippe à Ménécrate , santé et bon sens. Le même roi l’ayant un jour invité à sa table ne lui fit servir que de l’encens, tandis que les autres convives faisaient la meilleure chère. Ménécrate avait écrit plusieurs ouvrages qui ne bous sont point parvenus.
MENEDÈME, philosophe d'Erétrie, né vers la fin du IVe siècle av. J.-C., exerça d’abord dans sa ville natale l’état d’architecte. Ayant été envoyé à Mégare, il entendit Stilpon et s’adonna à la philosophie. Revenu -vins sa patrie, il y ouvrit une école et acquit tant de réputation qu’il fut élevé aux premières charges. 11 mourut de douleur de voir sa patrie soumise au joug d’Antigone et de Démétrius Poliorcète. Comme philosophe, il enseignait une logique subtile et n’attribuait la vérité absolue qu’aux propositions identiques.
MENELAS, roi de Sparte, fils de Plisthène (fils d’Atrée) et frère d’Agair.emnon, régna aprèsTyndare. R avait épousé la belle Hélène. Cette princesse lui ayant été eidevée par Paris, fils de Priam, roi de Troie, tous les Grecs s’armèrent pour forcer le ravisseur à la lui restituer, et vinrent avec lui mettre ie siège devant Troie. Ménélas se signala plusieurs fois par ses exploits durant le cours de la guerre, combattit corps à corps le traître Paris el le força à fuir. Après la prise de la ville, Hélène lui fut rendue, et il la ramena à Sparte. 11 mourut peu après son retour.
ménélas, géomètre d’Alexandrie, qui vivait à la fin du Ier siècle de notre ère, avait composé entre autres ouvrages un traité intitulé Sphériques. On en a perdu le texte, mais il en restait une traduction arabe et une autre hébraïque, sur lesquelles on a fait une traduction latine, imprimée à Oxford, 1707, avec un ouvrage de Théodose sur le même sujet.
MÉNÉN1US AGRIPPA, consul l’an 503 av. J.-C., obtint le premier le petit triomphe dit ovation. Dix ans après, le peuple s’étant retiré sur le mont Sacré, il parvint, dit-on, à ramener les mécontents en leur racontant la fable si connue des Membres et de l' Estomac : il fit accorder au peuple, pour prix de sa soumission, la création de deux tribuns.
MEN'ERBES, Machao , ville de France (Vaucluse), à 32 kil. S. E. d’Avignon ; 1,600 hab. Possédée par les Lombards au vie siècle.
MENES, ville de Hongrie (Àrad), à 19 kil, S. E dArad. Vins délicieux.
MENÉS, premier roi et fondateur de l’empire des Égyptiens, fit bâtir Memphis. 11 arrêta le Nil près de cette ville, par une chaussée de 100 stades de large, et lui fit prendre un nouveau cours, en le faisant passer entre les montagnes par où ce fleuve passe à présent. On le fait régner vers 2460 av. J.-C. Menés était sorti de This.
MENESTR1ER (Claude-François), savant jésuite, né à Lyon en 1631, mort en 1706, professa les humanités et la rhétorique dans plusieurs collèges de son ordre. Ses principaux ouvrages sont : la Nouvelle méthode raisonnée du blason , 1754; de la Chevalerie ancienne et muaerne , Paris, 1683; Traité des tournois , joûtes et autres spectacles publics , Lyon, 1669; Histoire de la ville de Lyon , Lyon, 1696; Histoire du régne de Louis-le-Grund par les médailles , emblèmes , devises, jetons, etc., Paris, 1693.
MENETOU-SALON, ville du dép. du Cher, à 17 kil. N. E. de Bourges; 2,000 hab. Distilleries.
menetou-sur-cher, ch.-l. de canton (Loir-et- Cher), à 13 kil. S. E. de Romorantin ; 800 hab.
MENGS (Antoine-Raphaël), peintre célèbre, surnommé le Raphaël de l'Allemagne , né à Aussig (Bohême) en 1728, mort à Rome en 1779, eut pour maître son père lsmaël Mengs, peintre du roi de Pologne, et montra dès son enfance les plus rares dispositions pour la peinture. En 1746 il fut nommé premier peintre du roi de Bohême, en 1754 professeur à l’Académie de peinture fondée au Capitole par le pape Benoît XIV, en 1761 premier peintre du roi d’Espagne, el en 1769 prince de l’académie de Saint-Luc à Florence. Sa santé l’obligea à séjourner presque toujours en Italie. 11 se lia étroitement à Rome avec le chevalier d’Azara , ambassadeur d’Espagne. Parmi scs principaux tableaux on cite : une Madeleine, un Cupidon aiguisant une flèche , et un grand tableau de l'Ascension, à Dresde; Apollon sur le Parnasse, à Rome : cet ouvrage passe pour son chef - d’œuvre. On place au second rang différents tableaux de la Passion , la Naissance de l'Aurore, Y Apothéose d' Hercule, à Madrid, enfin une Sainte Famille , au Louvre. Mengs avait fait une étude approfondie des compositions des grands maîtres, et dans ses tableaux il tend à réunir l’expression de Raphaël, le coloris du Titien, et le clair-obscur du Corrège. On a de lui, entre autres écrits, des Considérations sur la beauté el le goût en peinture. H. Jansen a donné une bonne édition de ses œuvres trad. en franç., Paris, 1786, 2 vol. in-4. Azara a écrit sa vie.
MENG-TSEU, philosophe chinois, nommé par nos anciens missionnaires Mencius, né vers 400 av. J.-C., dans la ville de Tseou, mort à 84 ans, suivit les leçons deTseu-sse, petit-fils de Confucius, et est regardé comme le premier des philosophes de sa nation, après Confucius. Longtemps il étudia les Rings ou se contenta de commenter et de mettre en ordre ces livres sacrés; il voulut enfin écrire lui-même afin d’éclairer et d’améliorer ses semblables. Son plus beau titre de gloire est un traité de morale qui porte son nom, le Meng-tseu , et que l’on joint à ceux de Confucius. Il y parle aux princes avec une grande hardiesse. Le style est en général fleuri et élégant. Le Meng-tseu a eu des milliers d’éditions; il a été traduit en latin par le père Noël (Prague, 1711), et plus récemment en latin par M. Stanislas Julien, 1824-29. M. G. Pauthier l’a traduit en français, 1841, in-12.
MEN1GOUTTE, ch.-l. de canton (Deux-Sèvres) à 22 kil. S. E. de Parthcnay; 850 hab.
MEN1LMONTANT, village du département delà Seine, contigu à la ville de Pari» au N. E., et faisant partie de la commune de Belleville; 1,800 hab. 11 s’étend sur une côte assez rapide.
MEN1N, Meenden en flamand, ville de BeHque (Flandre occidentale^ à U kil- S. O. de Courtray •
MENN 1 1
,000 hab. Flanelle, siamoises et autres lainages; a pprêt de draps, etc. — Cette ville n’était encore qu’un bourg en 1350; elle fut fortifiée en 1578, prise par les Français en 1(»58 et 1667, et de nouveau fortifiée en 1685 par Vauban. Prise par les alliés en 1706, et cédée à l'Autriche par le traité d’Utrecht, 1713; reprise en 1744 par Louis XV , ît en 1792 et 1793 par les armées de la République. Rendue en 1814.
MENIN (de l’espagnol menino , petit, mignon), nom donné, en Espagne, aux jeunes nobles destinés à être les compagnons des enfants de la famille royale; et, en France, à chacun des six gentilshommes qui étaient attachés à la personne du dauphin.
MEN1NSKI (François mesgnien, dit), orientaliste, né en Lorraine vers 1623, mort à Vienne en 1698, lut longtemps interprète du gouvernement polonais à Constantinople, et passa, en la même qualité, au service de l’Autriche, 1661. On a de lui: Thésaurus linguarum orienialium (dictionnaire arabe, persan et turc), avec une trad. latine, 3 vol. in-fol., Vienne, 1680; refondu en 4 vol. in-fol., Vienne, 1780-1802); ouvrage qui sert encore de base à l’étude des langues orientales, surtout pour le turc.
MEN1NX ou G1RBA, dite aussi île des Lotophages, auj. Zerbi , île de la Méditerranée, près de la côte N. E. de la Numidie, dans la Petile-Syrte, produisait beaucoup de lotos. C'est dans cette île que se retira Marius chassé de l’Afrique.
MENIPPE, philosophe cynique et poëte, natif de Gadara en Phénicie, s’établit à Thèbes, où, selon Diogène- Laërce, il amassa par l’usure des biens considérables. Lucien, dans ses Dialogues, le représente comme très désintéressé et comme méprisant tous les biens que le vulgaire estime le plus. Ménippe avait composé treize livres de satires en prose mêlée de vers, qui ne nous sont point parvenus.
MENIPPÉE (satire), célèbre pamphlet politique écrit du temps de la Ligue, moitié en vers et moitié en prose, à l’exemple des satires du poëte Ménippe, et publié peu de temps après la mort de Henri 111, dévoilait les intentions perfides de la cour d’Espagne contre la France, et l'ambition coupable des Guise. Cette satire se divise en deux parties : la lre, intitulée C aiholicon d'Espagne , fut écrite par Leroy, et flétrit tous ceux qui se laissaient corrompre par l'or de Philippe 11; elle parut en 1593; la 2e, qui fut publiée l’année suivante, fut l’ouvrage du conseiller au parlement Gillot, du savant P. Pithou et des deux poëtes Rapin et Passerai; elle est intitulée Abrégé des Étais de la Ligue ; c’est une critique ingénieuse de ce qui se passa aux étatsgénéraux de 1593. La Satire Menippée a été réimprimée par Leduchat(l730), par Ch. Nodier (1825), et parLabitte (1841 et 1856). - Varron. chez les Latins, avait aussi écrit des Satires menippées.
MENNA ou MENNON, appelé Simonis, c.-à-d. gis de Simon , né vers 1496, àWitmaarsum en Frise, et mort en 1561, est le fondateur d'une secte qui * a pris de lui le nom de Mennonites. D’abord prêtre catholique, il se sépara de l'Eglise en 1537 pour embrasser les erreurs des Anabaptistes en ce qui concerne le baptême. Proscrit par Charles-Quint en 1540, il mena depuis une vie errante et agitée qui ne ralentit point son zèle et ne diminua point le nombre de ses prosélytes. Ses œuvres ont été publiées à Amsterdam, en 1651.
MENNO (coiiorn, baron de). Voy. cohorn.
MENNONITES, nom donné aux disciples de Mennon; issus des fameux Anabaptistes, ils en désavouent les crimes, bien qu ils en professent les doctrines, ce qui leur a fait donner le nom d 'Anabaptistes pacifiques. Ils ne reconnaissent aucune autorité en matière de croyance, et se contentent de l’interprétation individuelle de la Bible. 11? n’administrent le baptême qu’aux adultes et se