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342 av. J. -G., mort en 290, avait composé un grand nombre de pièces dans le genre de la nouvelle comédie , qui différait de Y ancienne en ce qu'au lieu de personnalités elle présentait le tableau des vices et des ridicules ; il mérita d’être appelé le prince de la nouvelle comédie. 11 servit de modèle à Plaute si surtout à Térence. 11 ne reste de lui que quelques fragmenta qui ont été publiés par Leclerc, Amsterdam, 1 709 , et par Aug. Meineke, Berlin, 1823 ; ils ont été trad. en français par M. Raoul Rochette dans son Théâtre des Grecs. M. Mai a retrouvé de nouveaux fragments de ce poète (Rome, 1827).
MENANGKABOU, ville del’îlede Sumatra, capit. de l’état de Menangkabou, sur un petit affluent de l’indrageri, à 48 kil. S. E. de Pandjarrachung, est encore regardée par les Musulmans de Sumatra comme un des principaux sanctuaires de l’islamisme.
— L’état de Menangkabou était très vaste et s’étendait sur presque toute l’île de Sumatra. Il est auj. vassal des Hollandais.
MENAP1ENS, Menapii, peuple de la Gaule (Germanique 2*), entre l’Escaut et la Meuse. Très pauvres et presque sauvages, ils n’habitaient que des cabanes. Ils av.pour caD. C astellum Menap. (Kessel).
MENARS-LA-V1LLE ou MER. Voy. mer.
menars - le - chateaü, village de France ( Loiret-Cher), sur la Loire, à 9 kil. N. E. de Blois; 700 hab. Jadis ch.-l. d’un marquisat érigé en 1677. Beau château. Le prince de Chimay y forma, en 1832, sous le nom de Prytanée , un important établissement d’éducation (auj. Ecole d’agr., d’arts et mét.).<
MENAS (Sextius), lieutenant du jeune Pompée, commandait sa flotte. Il la livra à Octave, puis trahit Octave pour revenir au parti pompéien, et retourna encore une fois auprès d’Octave. Il périt en combattant les Illyriens.
MENAS-ALVAS, ville d’Espagne (Tolède), à 37 kil. S. O. de Tolède ; 3,500 hab. Faïence, étamines, poteries, tuileries, teintureries.
MENAT, ch.-l. de cant. (Puy-de-Dôme), à 28 kil. N. O. de Riom; 1,300 hab.
MENAY (île de), îlot entre l’île d’Anglesey et la côte de Caernarvon (en Angleterre). Un superbe pont en chaînes de fer unit les deux îles au continent depuis 1819; les navires passent dessous ; il est traversé par un chemin de fer-tube, achevé en 1850.
MENCIUS. Voy. meng-tseu.
MENGKE (Othon), savant allemand, né à Oldenbourg en 1644, mort en 1707 , professeur de morale à l’académie de Leipsick, fonda en 1682 les Acta erudilorum Lipsiensium , journal littéraire qui obtint un succès européen. On lui doit quelques ouvrages sur la politique ou le droit public, et des éditions de YHisloria Pelagiana du cardinal Noris, et de YHisloria universalis de Boxhorn.
mencke (J.-Burckhard) , fils du précédent , né à Leipsick en 1674 , mort en 1732, remplit la chaire d’histoire dans sa ville natale , fonda une académie pour le perfectionnement de la poésie allemande, et continua les Acta eruditorum de 1707 à 1732. On lui doit le premier Dictionnaire (biographique) des Savants, une curieuse dissertat ion De Charlaianeria eruditorum 1715, in-8, trad wi te en français (par Durand), La Haye, 1721; Scripiores rerum saxonicarum , 3 vol. in-fol., 1728-32, etc.
— Mencke (Fréd.-Othon), fils du précédent, né à Leipsick en 1708, mort en 1754, continua les A cm eruditorum depuis l’année 1732, et publia Ilibliotheca virorum mïlilia coque ac scriptis illustrium , Leipsick, 1734, in-8; Historia Angeli Politiani, 1736, in -4 ; Miscellanea Lipsiensia nova , 1742-54 , 10 vol. in-8, etc.
MENDANA DE NEYRA (Alvaro), navigateur espagnol du xvi* siècle, partit du Pérou en 1568, et fit la découverte des îles de Salomon. Dans un Noyage qu’il fit avec Quiros, en 1595» dans le
Grand-Océan Equinoxial, il décot vri U e groupe d’îlei? qui porte son nom. 11 périt en retournant aux Philippines.
MENDANA, archipel du Grand-Océan Equinoxial entre 7° 50'-10° 3’ lat. S., et entre 140°-1 43° long! O. Il se compose de deux groupes: les îles Marquises au S. E. et les îles Washington au N. O. Découvert au xvie siècle par l’Espagnol Alvaro Mendana, qui ne vit toutefois que la partie S. E (îles Marquises). Le groupe N. O. (îles Washington, fut vu en 1791 par le capitaine Marchand. Krusenstern réunit le premier ces deux groupes sous le nom de Mendana (1804). Voy. marquises.
MENDE, Mimate ou Meminate , ville de France, ch.-l. du dép. de la Lozère, à 570 kil. S. de Paris, sur le Lot; 5,909 hab. Evêché. Tribunal de première instance ; collège communal. Cathédrale. Société d’agriculture, sciences et arts; galerie de tableaux, papeterie. Mende est le principal entrepôt des serges et cadis nommés serges de Mende , qu’on exporte en quantité. Ville très ancienne. Longtemps capitale du Gévaudan. — L'arr. de Mende a 7 cant. (Mende, Bleymard, Grandrie*, Châteauneuf, Langogne , Saint-Amans, Villefort), 62 communes et 46,192 hab.
MENDELSOHN (Mosès), savant israélite, né à Dessau en 1729, mort à Berlin en 1786, montra, dès sa plus tendre enfance, des dispositions extraordinaires. Après avoir reçu de son père, qui était écrivain public et maître d’école, les premières leçons, il eut le bonheur de faire la connaissance du célèbre Lessing, qui le dirigea dans ses études et avec lequel il resta lié toute sa vie. Il devint lui-même un des premiers écrivains de l’Allemagne. La plupart de ses écrits traitent de sujets philosophiques ; plusieurs aussi roulent sur la religion judaïque. Mendelssohn s’efforça toute sa vie de rapprocher les Juifs et les Chrétiens, et d'élever les premiers à la civilisation des seconds. Parmi ses ouvrages les plus importants, nous citerons : Lettres sur les sentiments , Berlin, 1755; Lettre au diacre Lavater, Zurich, 1770 (traduite en français sous le titre de Lettres juives, Francfort, 1771) ; Phœdon, ou de fim mortalité de l'âme (traduit en français par J. -A Junker, Paris, 1774). Mirabeau a publié un petit écrit intitulé : Mosès Mendelssohn , Londres, 1787.
MENDEN, ville des Etats prussiens (Weslphalie), à 19 kil. O. d’Arensberg. Manuf. d'étoffes de soie et d’aiguilles. — Il ne faut pas la confondre avec Minden, autre v. de Westphalie. Voy. ce nom.
MENDÉRÉ-SOU, nom moderne de l’anc. simOïs.
MENDÈS, dieu égyptien. Voy. mandou.
MENDÈS, ville de l’Egypte ancienne (Delta), vers le N. O., près de la bouche du Nil appelée de là Mendésienne , au N. E. de Diospolis et de Sébennyte, et au N. O. de Tanis. On y «adorait un bouc, symbole du dieu Mcndès ou Mandou. Elle donnait son nom au nome Mendèsien.
mendès, ville de la Turquie d’Asie. Voy. mentech.
MENDIANTS (ordres). On donne ce nom aux religieux qui font venu de pauvreté et qui vivent d’aumônes. Les plus anciens sont les Franciscains , les Dominicains , les Carmes et les Augustins.
MENDOCE. Voy. mendoza.
MENDOZA , ville de l’Amérique méridionale (Prov. -Unies du Rio-de-la-Plata), près du lac de Laguna Grande, par 72° 7’ long. O., 33° 25 lat. S.; 20,000 hab. Rues larges, canal, ruisseaux d’eau vive; églises assez belles, jolie promenade; commerce actif. — Il y a dans le même pays une riv. de Mendoza qui coule 380 kil., se dirige d’abord au N. E., puis au S. E., traverse ensuite le lac de Guanacaehe, et mêle ses eaux ai» Rio-Colorado.
MENDOZA ou MENDOCE (Pierre gonzalès de), connu aussi sous le nom de cardinal d'Espagne , né en 1428 mort à Guadalaxara en 1495, fut suc-