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les gouvernements de Sedan, de Champagne-et- Brie, de Lorraine , d’Alsace , confinait par le N. au duché de Luxembourg et à l’électorat de Trêves et se composait : 1 0 de la ville et du territoire de Metz , de l’évêché de Melz,. des 4 prévôtés de Longwy, Jametz , Dun et Stenay; 2° du Luxembourg français (ch.-l., Thionville) ;• 3° du duché de Carignan, 4° du pays de la Sarre (ch.-l. Sarrelouis). Vers les derniers temps de la monarchie le petit-gouvernement de Verdun fut joint à celui de Metz, qu’on nomma alors gouvernement général de Metz.
metz (royaume do). Voy. austrasie.
MLTZU (Gabriel), peintre hollandais, né à Leyde en 1 6 1 5, mort vers 1659, a laissé un grand nombre de tableaux qui sont tous recherchés. Moins fini que Gérard Dow , plus vrai que Miéris, il se distingue par un meilleur goût de dessin. Le Musée du Louvre possède de lui : un Portrait de l'amiral Tromp; un Chimiste lisant près d une fenêtre; le Marché aux herbes d' Amsterdam, etc.
MEU DON , bourg du dép. de Seine-et-Oise, à 9 kil. S. O. de Paris ; 3,233h.Châteauroy.Haras. Bouteilles, poterie. Rabelais fut curé de Meudon.
MEUL AN , Mellentum, ch.-l. de c. (S.-et-Oise), à 35 kil. N. O. de Paris; 1 ,94 1 hab. Cartes à jouer, bonneterie, tanneries. — Ville jadis forte; réunie à la couronne par Henri 1. Prise par les Anglais en 1346, par Dugucsclin en 1363, et par le duc de Bourgogne en 1417. Vainement assiégée par le duc de Mayenne pendant les troubles de la Ligue.
MEÙLEN (van der), peintre. Voy. van dermeulen.
ML UN G ou MEHUN-SUR-L01RE, ch.-l. de canton (Loiret), sur la Loire, rive droite, à 17 kil. S. O. d’Orléans; 4,653 hab. Feutre, tanneries; commerce. Patrie de Jehan de Meung dit Clopinel.
MEUNG (Jehan de), poète français, surnommé Clopinel parce qu’il était boiteux, né vers 1260 à Meung-sur-Loire près d’Orléans, d’une famille noble et aisée, mort à Paris vers 1320, étudia les sciences cultivées de son temps , et réussit surtout dans la poésie. Sur la demande de Philippe-le-Bel, il entreprit de continuer le Roman de la Rose de Guillaume de Lorris; ayant supprimé les vers qui forment le dénouement de ce poème, il y ajouta plusieurs chants nouveaux qui contiennent 18,000 vers. Il s’exprimait avec une grande liberté sur les prêtres et sur les femmes, ce qui lui fil beaucoup d’ennemis. Il obtint de ses contemporains le titre de Père de V Eloquence. Les rneill. fuit» du Roman de lo Rose , avec la Continuation , sont celle de l’abbé Len glet'-Üufresuoy, Paris, 1735, 3 v. iu-12, et celle de M. îvléon, Paris, 1 '14,4 v. in-8. On a encore deJeliande Meung quelques autres poèmes moins importants.
MEURS, Mœrs, ville des États prussiens (Province Rhénane), à 50 kil. S. E. de Clèves ; 2,000 hab. — Jadis ch.-l. d’une principauté, de même nom. Ses fortifications furent rasées en 1764. Sous l’Empire français, elle fut ch.-l. de canton dans le dép. de la Roër. Près de là, ruines d 'Asciburgium.
MEURSAULT, bourg de France (Gôte-d’Or), à 8 kil. S. O. de Reaune; 2,000 hab. Vins renommés.
MEURSBOURG , Mœrsbury , ville murée du grand-duché de Bade (Lac-et- Danube), à 12 kil. N. E. de Constance; 1,400 hab. Résid. de l’évêque de Constance ; 2 châteaux. Commerce de transit.
MEURS1US (Jean), philologue et historien, né w; 1579 à Losdun près de La Haye, se fit remarquer dès sa jeunesse par un savant commentaire sur Lycophron ; obtint la protection du grand-pensionnaire Barneveldt ; accompagna pendant quelques années son fils comme gouverneur dans se« voyages en Europe ; fut nommé à son retour professeur d’histoire à Leyde (1610), puis de langue grecque (1611). Persécuté en Hollande après le supplice de Barneveldt , il se retira en Danemark où le roi lui avait offert la chaire d’hisioire de
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Sorœ (1626), et mourut dans cette ville en 1639. On a de lui des éditions très estimées de divers ouvrages, de Lycophron, de l’empereur Léon, d’Ilésyehius, d’Aristoxène , de Philostrate, de Pallade, etc.; il a en outre composé un Glossarium grœco-barbarum, de savants traités d'archéologie, des Hist. de la Belgique, 1612]— del'UniversitédeLeyde ( Athenœ batavœ, 1625, ouvrage mis à VIndex) ; — du Danemark, 1630, etc. — Son fils, nommé aussi J. Meursius, 1613-1653, s'est également distingué comme érudit. —On a missousle nomd'undes Meursius un ouvrage obscène et condamné [Elegantiœ lat. serra.), auquel ils n’eurent aucune part, et qui est de Cliorier.
MEURTHE, rivière de France, sort des Vosges, à 5 kil. S. E. de Saint-Diey; traverse le département de la Meurthe, devient navigable un peu au-dessous de Nancy, et joint la Moselle au-dessus de Frouard; cours, 140 kil.
meurthe (dép. de la), dép. de la France, entre ceux de la Moselle au N., du Bas-Rhin à l’E., des Vosges au S., de la Meuse à PO.; 6,089 kil. carr.; 424,366 hab. Ch.-l., Nancy. Formé de la Lorraine propre et du Toulois. Montagnes, collines et plaines. Marbre, albâtre, pierres lithographiques, de taille et autres; grès rouge et gris, tourbe, etc.; sources salées (à Vie) et immense banc de sel. Eaux minérales et thermales. Forêts à l’E. et à l’O. ; grains, fruits, légumes; pommes de terre, betteraves, lin, chanvre, navette, vin. Chevaux , bestiaux, moutons. Industrie active et variée ; métallurgie, verres et faïence, papiers et cartes à jouer, draps et toiles ; acides minéraux, teintureries, hongroieries. — Ce dép. a 5 arr. (Nancy, Lunéville, Toul, Château-Salins, Sarrebourg), 29 cantons, ’R communes; il appartient à la 5e division militaire , a une cour impér. et un évêché à Nancy.
MEUSE, 3/aas en hollandais, Mosa en latin, rivière qui prend sa source en France (Haute-Marne), au N. E. de Langres ; arrose les départements de Haute-Marne, Vosges, Meuse (auquel elle donne son nom), Ardennes; entre en Belgique un peu audessous de Givet, traverse les provinces de Namur et de Liège, sépare le Limbourg belge du Limbourg hollandais, pénètre en Hollande, sépare le Brabant septentrional des provinces de Gueldre et de Hollande méridionale, se divise alors en un grand nombre de bras, et se perd dans la mer du Nord après un cours de 900 kil. environ. Les principales villes que baigne la Meuse sont : Verdun, Slenay, Sedan, Mézières, Charleville, Givet, Dinant, Namur, Liège, Maëstricht, Ruremonde, Gorcum, Dordrecht, Rotterdam, etc. Affluents principaux : à droite, le Chiers, le Semoy, l’Ourthe, la Roër, le Wahal et le Leck (tous deux bras du Rhin) et l’Yssel inférieur ; à gauche, le Bar, la Sambre, la Mehaigne, la Dommel, etc.
meuse (dép. de la), dép. de la France, entre ceux des Ardennes au N. O., de la Moselle au N. E., de la Meurthe à l’E., des Vosges et de la Haute-Marne au S. , de la Marne à 10., et la Belgique au N.; 6,103 kil. carr.; 317,701 hab. Ch.-l. , Bar-le-Duc. Formé d’une partie de la Lorraine (Barrois, Verdunois, Clermontois). Montagnes, collines et plaines. Beaucoup de fer ; pierres de taille, marne, terre à potier. Céréales, lin, chanvre, navette, graines oléagineuses, vin (entre autres celui de Bar); belles prairies le long de la Meuse ; belles forêts. Chevaux petits ; beaucoup de bétail , porcs , chèvres. Nombreuses usines à fer, verreries, faïenceries, papeteries ; bonneterie , draps , tissus de laine , de coton, etc.; huiles, confitures (surtout celles de Bar) et dragées. — Ce dép. a 4 arr. (Bar, Verdun, Commercy, Montmédy), 28 cantons, 58S communes ; il appartient à la 5e division militaire, est dans le ressort de ’a cour impér. de Nancy, et forme le diocèse de Verdun.
meuse (dép. de sambre-et-). Voy. sambre-et-