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SI ETE

5TET il

Gravina, qui le fit instruire avec le pms granu soin dans les lettres grecques et latines, et qui à sa mort lui légua sa fortune (1718). il avait composé une tragédie dès l’âge do 14 ans, mais il ne commença à se faire apprécier qu’en 1724, par sa tragédie lyrique de Didone abbandonata , qui fut représentée à Naples et qui excita un enthousiasme universel. En 1730 il se rendit à Vienne sur l’invitation de l’empereur Charles VI, qui lui donna le titre de poeta cesareo; et là il fil paraîtresuccessivementle Giuseppe riconosciulo , le Demofnnte . la Clemenza de Tite et cette Olimpiade , que toute l’Italie surnomma la Divine. La mort de Charles VI, son protecteur, et les guerres qui en furent la suite, interrompirent scs travaux dramatiques, et il ne fit plus guère que des poésies légères. Les œuvres poétiques de Métastase consistant en : G3 tragédies lyriques et opéras de divers genres, 12 oratorios , 48 cantates , une foule d'élégies, idylles, sonnets; parmi ses ouvrages en prose, on remarque les Analyses des Poétiques d’Aristote et d Horace , des Observations sur le théâtre grec , et une Correspondance , souvent intéressante. La diction de Métastase est d’une pureté parfaite, d’une grâce et d’une élégance, soutenues, il a surtout une douceur ravissante dans) les vers destinés au chant; mais ses pièces ne sont pas en général fortement conçues et ses caractères' manquent de vigueur. Les éditions les plus estimées des s os œuvres sont celles de Turin, 1757, 14 vol. i n—4 ; Paris, 1780, 12 vol. grand in-8; Gênes, 1802,

G vol. in-8; Florence, 1810-23. On doit à Michelet une traduction anonyme de quelques-unes des pièces de Métastase, Paris, 1761-Gl, 12 vol.

MÉTAUKE, Meiaurus , auj. Mettro ou Metaro , riv. de l’Italie (Ombrie), passait à Forum Sempronii et se jetait dans l’Adriatique à Fanum Fortunée. Sur ses bords eut lieu en 207 une célèbre bataille où fut défait et tué Asdrubal, frère d’Annibal. — Le Métaure a donné son nom à un département du roy. d’Italie qui avait pour ch.-l. Ancône; il est auj. réparti entre les délégations d’Urbiu et d’Ancône.

MÉTEL1N ou MÉDEL1N, Lesbos, île de la Turquie d’Asie, dans l’Archipel, par 30° 10’ lut. N., 24® long. E. : G5 kil. sur 44. Ch.-l. , Castro ou Mélelin. Montagnes au centre; bois, sources nombreuses. Commerce d’olives, de fruits, de ligues, de coton et de mastic. Vin renommé. Célèbre dans l’antiquité ( Voy . lesbos). Elle souffrit beaucoup du tremblement de terre de 1765. C’est la patrie des deux frères Barberousse.

mételin ou Castro, 3Iitylène , capitale de l ile de Mélelin, sur la côte orientale ; 7,000 hab. Château î >rt, mosquées, égl. grecq. Al’O., ruines de Mitylène, nue des villes les plus florissantes de T antiquité.

METELLUS (famille des), branche de la famille plébéienne des Cécilius, fournit depuis l’an 283 av. J.-C. un grand nombre de généraux distingués, à qui leurs exploits méritèrent les surnoms de Macé- , ionique, Bàléarique, Numidiquo, Dalmatique et Créüque, etc. Dans l’espace de 260 années, 20 consulte, 17 censures, 2 dictatures, 4 grands-pontificats àiustrèreat celte famille.

métellus (L. cæc.), consul 1 an 251, battit les Carthaginois à Panonne. Il perdit la vue en sauvant le Palladium au milieu d’un incendie.

métellus (q. cæc.) macedonicus, préteur en 148 av. J.-C. , battit Andriscus , ainsi qu’Alexandre , et réduisit la Macédoine en provirfee romaine (147). La même année , il battit les Achéens à la bataille de la Scarphée, et s’empara de plusieurs villes importantes de la Grèce. 11 fut dans la suite consul, puis censeur, parvint à une extrême vieillesse , et vit ses quatre fils élevés aux plus hautes dignités.

MÉTELLUS (Q. CÆCILIUS) NUMIDICUS, Consul l’ail 100 av. J.-C., fit la guerre à Jugurtha, qui jusque-là n’ avait pu être vaincu, cl remporta sur lui de grand:

avantages, ii aiiait mettre fin à la guerre en s emparant de sa personne, quand il fut supplanté par Marius, son lieutenant. Il fut dans la suite exilé par les intrigues de Marius et de Saturninus , et ne put revenir à Borne qu’aprôs la défaite de leur parti.

métellus (q. cæc.), cons. en 69 av. J. -G., Eoumi les Crétois en 66, et prit de là le surn. de Creiicus .

METELLUS (Q, cæcilius) nus scipio, petit-fils de Scipion Nasiea, l'adversaire des Graeques, fut adopté par Q. Cæcilius Métellus Plus, cl prit le nom de sa nouvelle famille. Créé consul l’an 62 av. J.-C., il suivit pendant les guerres civiles le parti de Pompée qui avait épousé sa fille Cornélie. 11 passa en Afrique après la bataille de Pharsale, réunit ses efforts à ceux de Caton et de Juba, et rassembla une armée avec laquelle il livra bataille à César près de Thapsus, l’an 46 a\. J.-C. 11 y fut battu complètement, et se perça de son épée pour ne pas être livré au vainqueur.

METHODISTES, secte protestante. On nomma d’abord ainsi de jeunes théologiens de l’université d’Oxford, qui en 1720 s’étaient réunis sous la conduite de John et Charles Wesley dans le but d’observer ponctuellement tous les préceptes de l’Évangile. Wesley accepta cette dénomination, et en 1735, s’étant adjoint George Whitelield, ils travaillèrent ensemble à propager leurs doctrines. Ils firent des pré dcations publiques qui attirèrent bientôt des milliers d’auditeurs. Les adeptes se réunissaient matin et soir, et souvent en plein air, pour prier. Quelques-uns se livraient dans ces assemblées à des extravagances que les enthousiastes prenaient pourde l’inspiration. Les Méthodistes forment deux branches: les udliértnis de Wesley , qui s’interdisent le jeu, les spectacles, les bals, les parures, les liqueurs et le tabac, et qui ont adopté les doctrines d’Arminius; ceux de Whiiefield , moins nombreux que les précédents, cl qui ne sont guère que des Calvinistes purs. Les Méthodistes sont fort répandus en Angleterre (surtout dans le comté de Cornouailles), et aux Etats-Unis; on en trouve jusqu’à Calcutta et dans les îles Sandwich. Malgré leurs bizarreries, les Méthodistes sc distinguent par la pureté de leurs mœurs; ils ont beaucoup contribué à l’améliur. du peuple.

MÉTHODISTES (Médec.). V.ER ASISTR ATE cl THÉMISON

METHODIUS (saint), surnommé Eubulius , tut successivement évêque d’Olympe, de Patare, deTyr; fut exilé par les intrigues des Ariens, et subit le martyre en 312. On a de lui: un Poëwte de 10,000 vers contre Porphyre, un Truité du libre arbitre , etc. On le fête le 18 septembre.

METHomus, moine et peintre, né à Thessalonique , florissait vers le milieu du ix* siècle. 11 se trouvait à Constantinople en 853 , lorsque Bogoris, roi des Bulgares, l’appela à Nicopolis, pour lui faire peindre une salle de festins dans son palais. Il y représenta le jugement dernier, et produisit un tel effet sur l’âme du roi barbare, que celui-ci se iU chrétien et décida toute son armée à embrassa la même croyance. De concert avec saint Cyrille ou Constantin, Mothodius alla prêcher l’Evangile aux Moraves et à d’autres peuples slaves. L’Eglise l’a canonisé ; on le fête le 9 mars.

MÉTHONE, v. de Messénie, au S. 0., auj. modon — v. deThrace.sur le golfe Thermaïque, au N. 0. Phi lippe, roi de Macéd., perdit un œil en 1’ -^siégeant, 353.

METI1UEN (John), ambass. anglais, fit signer en 1703 au roi de Portugal Pierre II un traité par le quel l’Anglct. s’empara du commence du Portugal 1 METHYMNA. Voy. méthymne — methymna asidonia, nom latin de Médina Sidonia ; — campestris, de 3L. dcl Cumpo; — CE.T1A, de il/. Cœli; — sjcca de 31. dei Ilia Secco ; — turrium, de 31. de las Torres METHYMNE , 3Ïetkymna , auj. Mollevah, ville de Hic de Lesbos, sur la côle S., fut la seule qui resta fidèle à Athènes pendant la guerre sociale (359-3663 Arion était de Méthymne.

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METIDJAIL Voy. mitidjau.

MET1US SU KF ET I US , dictateur de la ville d’Albe, sous le règne de Tullua Hostilius, 3* roi de Rome, combattit d'abord contre les Romains, puis devint leur allié; mais les ayant trahis dans un combat, où il croyait par sa défection assurer leur défaite, Tullus s'empara de sa personne et le ht tirer par quatre chevaux (G63 av. J. -U,).

METius(Jacq.), Hollandais, né à Alkinaervers 1576, passe généralement pour être l’inventeur du télescope par réfraction ; il fit cette découverte vers 1G09, et la dut au hasard. — Son frère aîné, Adrien Melius, fut un géomètre et un astronome distingué»

METON, astronome athénien, du vesiècle av. J. -G., forma, vers l’an 432 av. J. -G., un cycle de 19 ans dans le but de faire concorder l'année lunaire avec l’année solaire ; c'est ce qu’on nomme aujourd’hui le Nombre d'or'.

METRA, fille d’Erésichthon. Voy. ce nom.

METTERMCII, village des Etats prussiens (Bas- Rhin), à 5 kil. 0. de ( .oblentz ; GOÜ hab. Berceau de la famille de même nom , à laquelle appartient le célèbre diplomate M. le prince de Metternicli.

METTRAY, village du dép. d’Indre-et-Loire, à 6 kil. N. de Tours; 1,300 hab. On y a formé tout récemment un établissement agricole et industriel en faveur des jeunes détenus libérés.

METULE, Melulum, auj.it/efhng, ville des lapodes, sur le Savus. Auguste fut blessé au siège de cette ville.

METZ , Divodurum, puis 4/ ediomatrices , et au moyen âge Meuis ou Metœ, ville de France, ch.-l. du dép. de la Moselle, sur la Moselle et la Seille, k317k.E. N. E. de Paris; 57,713 h. Fortifications; cathédrale goth iq. , belle église S t-V i ncent, arsenal d’artillerie, casernes, théâtre, hôtel de la préf., hôpital, pl. Napoléon, statue de Fabert. Évêché, sutfragaut de l’archu de Besançon, église consistoriale calviniste, synagogue. Cour imp., ch.-l. de div. milit. ; lycée, écoles d’artill. et de génie, de comin. et de dessin. Acad, des lettres et arts, des sciences médicales, jardin botanique, cabinet d’histoire naturelle, conservatoire des arts et métiers, bibliothèque. Industrie très active : tissus de fil, laine, coton, crin, velours, soieries; filature, passementerie, chapeaux, fleurs, instruments â vent et à cordes, tanneries, etc.; poudrerie royale, fonderies de fer; pépinière qui expédie en Allemagne et même en Russie. Gommerce de fer en barres, tôle, fonte, fer-blanc, bois de construction, liqueurs, grains, vins, huile, etc. Patrie de Fabert, Ancillon, Le Duchat, Pilatre de Rosier , rustines, Bouchotte, Lacretelle. — Metz était ch.-I. des Me üxomatrices. Les Romains l'embellirent, mais Attila la ravagea en 452. En 511 (après Glovis), elle devint capitale du royaume de Metz , qui plus tard fut dit royaume d’Austrasie {Voy. austrasie). En 923 Henri-l’Oiseleur, empereur d’Allemagne, s’en empara , et depuis elle resta aux successeurs de ce prince. Ses évêques étaient puissants et riches : aussi , à partir de la dynastie des Hohenstauffen, furent-ils les véritables souverains de Metz ; toutefois la ville était impériale et ne relevait point d’eux. Metz, l’un desTrois-Evêchés (Metz, Toul et Verdun), passa sous la domination française en 1552, et devint alors ch.-l. d’un gouvernement particulier auquel elTe donna son nom. Charles-Quint tenta vainement de la reprendre , 1553 ; le duc de Guise se distingua en cette occasion par sa belle défense. Les évêques de Metz continuèrent cependant à se reconnaître vassaux des empereurs jusqu’en 1633. A dater de ^occupation française, Metz perdit le titre de ville libre, et sa population se réduisit considérablement. — L’arr. de Metz a 9 cantons ( Boulay, Faulquemont, Gorze, Pange, Verny, Vigy, plus Metz qui compte pour 3), 276 communes, et 150,811 hab.

metz (gouvernement de), un des 8 petits gouvernements de France avant la révolution , entre

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