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MEZI — 11 S2 —
MEYRUEIS, ch.-l. de canton (Lozère), à 21 kiL S. O. de Florac ; 2,200 liai.
MEYZ1EU, ch.-l. decant. (Isère), à 12 kil, fi. de Lyon ; 950 hab.
MEZDJERDA, riv. d’Algérie. Voy. medjerda.
MÈZE, ch.-l. de cant (Hérault), à 31 kiL S. 0. •de Montpellier ; 4,516 hab. Eau-de-. ie, verdet.
MEZEL, ch.-l. de canton (B.-Alpes), à 12 kil. S. O. de Digne; 800 hab.
MEZEN(le),laplushautemont. des Cévennes, entre /Ard. et la H. -Loire, à 16 k. 0. duCheylard ; 1,766 m.
mezen, riv. de Russie, arrose les gouv. deVologdaet d’Arkhangel, coule au N. 0., traverse la v, de Mezen (située à 250 k. N. E. d’Arkhangel; 2,000 h.), et se jette dans la mer Blanche , après un cours d'env. 650 kil.
MÊZENCE, Mezentius, roi des Tyrrhéniens, célèbre par son impiété et ses cruautés, se fit chasser par ses sujets, se réfugia auprès de Turnus, roi des Rutnles, et combattit avec lui contre Enée. J* perdit son fils Lausus qu’il chérissait, et fut tué immême par Enée en voulant le venger. M. se plaisait à fairernourir ses victimes en les attach à descadavre*
MEZE RAY -ou MEZERETS, hameau du dép. de l’Orne, au N. d’Argentan, près de Ry, a donné son nom à la famille de l’historien Mézeray.
MÉZERAY (Erançois eudes de), historien, né en 1610 à Ry , près d’Argentan, mort en 1683, était fils d’un chirurgien de village. Il fut quelque temps commissaire des guerres, et suivit en celte qualité l’armée de Flandre ; puis il se fit homme de lettres et prit le nom dn hameau de Mézeray, voisin du lieu de sa naissance. Il débuta par des pamphlets politiques, dont la composition le conduisit aux études historiques. II conçut alors le projet d’écrire notre histoire, et s’enferma au collège de Sainte-Barbe où il travailla avec une ardeur qui mit sa vie en danger. Après plusieurs années d’un travail assidu, il publia sa grande Histoire de France (jusqu’à Louis XIII) ; elle parut en 3 vol. in-foL, à des époques assez éloignées, 1643, 1646 et 1651. Cet ouvrage lui fit bientôt une grande réputation: il fut nommé historiographe du roi, fut admis à l’Académie Française dès 1649, et devint, après la mort de Conrart, secrétaire perpétuel de cette compagnie. Pendant les troubles de la Fronde, Mézeray se signala parmi les adversaires de Mazarin et écrivit con.tre le ministre nombre de pamphlets. A la paix, il revint à ses études historiques et rédigea un Abrégé chronologique de l'histoire de France, qui mit le sceau à sa réputation : cet ouvrage, publié en 1668, en 3 volumes in-4, a été plusieurs fois, réimprimé, notamment à Amsterdam, 1755, en 14 volumes in-12, avec une Continuation par Limiers, contenant les règnes de Louis XIII et de Louis XIV. Quoique historiographe du roi, Mézeray écrivait avec une indépendance qui lui devint funeste : Colbert , choqué de la manière dont il s’exprimait au sujet de l’origine des impôts , fit supprimer une pension de 4,000 livres qu’il recevait de la cour. Dans ses dernières années, il se lia étroitement avec un cabaret ier de La Chamelle, près de Paris, et le nomma son légataire universel. Mézeray a le style clair, facile et nerveux; il môle à ses récits des jugements libres et sévères; mais le plus souvent il n’a pas pris la peine de recourir aux sources; il ne peut par conséquent faire autorité.
MEZETLU, Solis, puis Pompeiopolis, ville de la Turquie d’Asie (Adana), à 32 kil. S. O. de Tarbous, sur la Méditerranée. Môles magnifiques.
MEZ1DON, eh.-l. de canton (Calvados), à 22 kil. S. O. de Lisieux ; 600 hab.
MEZI ER-EN-BIVENN E ou MEZIÈRES, ch.-l. de eant. Jlndre), à 24 kil. N. du Blanc; 1 500 hab.
MEZIÈRES, Maccriæ, ville de France, -ch.-l. du dép. des Ardertnes. sur la Meuse, vis-à-vis de Char-
leville, à 233 kil. N. E. de Paris; 4,083 hab. Citadelle, bibliothèque publique. Industrie assez active, surtout aux environs. — L’armée de Charles-Quint, commandée par le comte de Nassau, /assiégea en 1521, mais ne put la prendre; Bayard alors la défendait. Les Prussiens la bombardèrent en 1816. — L’arrond. de Mezières a 7 cantons (Mezières, Charleville, Flize, Monthermé, Omont, Renwez. Signy-le-Grand), 110 communes, et 69,294 hab, méziëres , eh.-l. de canton (H.-Vienne), à !2 kil. O. de Bellac; 1,400 hab.
MEZ1N, ch.-l. de cant. (Lot-et-Garonne) sur la Gelize,à 11 k. S. O.deNérac; l,959h. — Voy. mézen. MÉZIR1AC (Bach et de). Voy. uachet.
M EZOE-BER ENY, ville de Hongrie (Bekes), à 22 kil. N. O. de Gy ilia ; 4,900 hab.
mezoe-hegyes , ville de Hongrie (Csanad), à 10 kil. N. de Csanad. Très grand haras.
mezoe-tcr, ville de Hongrie (Heves), à 80 kil. S. d’Hevcs; 4,000 hab. Poterie.
MEZZOVO, ville de la Turquie d’Europe (Roumélie), à 37 kil. N. O. de Janina, a donné son nom aux monts Mezzovo (l’anc. Pinde), qui s’étendent sur la limite des sandjaks de Monastir et de Janina, et dans l’état de Grèce jusqu’à Tricala. Voy. pinde.
MC LINE, ville de la Russie d’Europe (Tchernigov), à 200 kil. N. E. de Tchernigov; 5,100 hab. Commerce de chanvre.
MIAJADAS, ville d’Espagne (Badajoz), à 39 kil. N. E. de Mérida ; 4,300 hab. Vieux château-fort. MIAKO, île du Japon. Voy. miyako.
MlA-ô 1, riv. des Etats-Unis, naît dans i’étatd'Ohio, vers le centre, coule au S. 0., traverse le comté de Miami, arrose Troy, Dayton, Miamisburg, Ilamilton, et se jette dans l’Ohio, rive droite, à 30 k. au-dessous de Cincinnati, après un cours d’env. 200 k. Un canal suit le cours de cette riv. dans une long, de 100k. env.
Comté de l'Ohio, arrosé par la Miami, est situé dans la partie 0., a pour cap. Troy, et compte 30,000 h. Pays fertile. Deux ch. de fer. — Un comté de l’Indiana, au centre, porte le même nom. Il est arrosé parlaWabash, apourcap. Pérou, etcompte 12,000 h.
MIANEH, ville d’Iran (Aderbaïdjan) , à 115 kil. S. E. de Tauris ; 2,000 hab. Tapis de poils de chameau. Thévenot y est mort.
Ml A R IM ou MEARY, riv. du Brésil (Maranhao), sort des monts Dapicimi, et tombe dans l’Océan par 2° 50’ lat. S., 46° 40’ long. O. Cours, 660 kil.
MÎAVA, ville de Hongrie (Nentru), à 65 kil. N. O. de N-eutra ; 10,;000 hab. Lainages, étamines, toile^ hier", eau-de-vie de grains. Commerce.
MICI1AEL1S (Jean-Henri), savant orientaliste allemand, né dans le comté de Hohenstein en 1668^ professa d’abord la langue hébraïque à Leipsick, puis se fixa à Halle, et y ouvrit des cours de grec, de chaldaïque, d’hébreu, de syriaque, de samaritain, d’arabe et de rabbinisme. En 1698, il alla étudier l’éthiopien à Francfort, sous la direction de Ludolf, et occupa, l’année suivante, la chaire de grec à l’université de la môme ville. 11 devint ensuite inspecteur de la bibliothèque de l’université de Halle, professeur de théologie, inspecteur du séminaire, et mourut en 1738. On a de lui : De accenlibus Hebrœorum prosaicis, Halle, 1695, iti-8 : De peculiaribus Hebrœorum loquendi médis , 1702 ; De historia linguæ arabicas, 1706; De Isaia prepheta , 1712; De rege F.zechia, 1717; Biblia hebraica, 1720, in-foL michaelis (J. -David), célèbre orientaliste et théologien protestant, fils d’un prof, de théologie et petitneveu du précédent, né i) .'Halle en 1717, mort en 1791 , fut appelé en 1745 à l’université de Gœtfingue par Muneh-Hausen, fondateur de oei établissement , y professa la philosophie jusqu’à sa mort, fut admis en 1751 à l’Académie royale de Gœltingue, et devint secrétaire, puis directeur de cotte société; il fut aussi chargé des fonctions de secrétaire et de directeur