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du séminaire philologique. Il s’est surtout distingué en appliquant une immense érudition à l’explication des Ecritures et en faisant servir à l’interprétation de la langue morte des Hébreux les langues chaldaïque, syriaque et arabe. Il a laissé de nombreux ouvrages dont les principaux sont: Jugement flir les moyens dont on se sert pour entendre l hébreu, Gœttingue, 1767; Grammaire chaldaïque, 177 I , syriaque, 1784; Spicilegium geographice Hebrœorum, 1769-80; De Chronologla 7/ osis, 1769; Droit mosaïque, 1 7^. 0-75; Introduction au Nouveau Testament , 1750, 1787, etc. (mise à Ylndex) ; Introd. à T Ancien lestament, 1787 (resté incomplet); Traduction de l’Ancien Testament , 1769-85, 13 vol. in-4; du Nouveau Testament, 1788-92, 6 vol. in-4; Compendium Theoloyicc , 1760. Il a aussi composé quelques ouvrages philosophiques, entre autres : De l influence des opinions sur le langage, et du langage sur les opinions , en allemand, Brême, 1762, trad. en français par Mérian ; Morale philosophique, Gœtt., 1792.
MICHALLON (Claude), sculpteur, né à Lyon en 1751, élève de Coustou, remporta le grand prix de sculpture, alla à Rome, y exécuta en marbre le tombeau de Drouais, peintre d’histoire, son ami, et fut chargé pendant la révolution d'exécuter les statues colossales qui servaient aux fêtes nationales. Son dernier ouvrage fut le modèle d’une statue de Caton d Utique. Il a fait aussi le buste de Jeun Goujon. Il mourut en 1799, à luge de 48 ans.
michallon (Achille-Etna), fils du précédent, né à Paris, 1796, peintre paysagiste, élève de David, se distingua dès l’enfance, remporta plusieurs prix. Il mourut 5 26 ans en 1S22. Ses principaux tableaux sont : îloland à Roncevaux ; Combat des Lapilhes et des Centaures ; les Ruines du Cirque; Vue des environs de Naples.
MICHAUD (Joseph), littérateur, membre de l’Académie Française, né en 1767 à Albens (Savoie), mort en .1839, vint à Paris en 1791 et écrivit dans plusieurs journaux monarchiques; forcé de se cacher en 1792, il reparut bientôt après; mais il fut arrêté en 1795 (au 13 vendémiaire), et condamné à mort pour avoir professé des doctrines royalistes dans le journal la Quotidienne, dont il était le fondateur. U parvint à se dérober h l’exécution de ce jugement, qui fut révoqué l’année suivante. Sous l’Empire, il fut élu membre de l’Institut, et célébra par ses vers le mariage de l’empereur et la naissance du roi de Rome. Sous lu Restauration, Michaud fut nommé censeur des journaux et devint directeur-propriétaire de la Quotidienne. On doit à cet écrivain plusieurs ouvrages d’histoire, qui sont très estimés, notamment : Y Histoire des Croisades 1811-22, 5 vol. in-8 ; bp édit., 1836, 6 vol. in-8, l’ Histoire des progrès et delà chute de T empire ae Mysore, 1801, 2 vol. in-8; quelques poèmes, dont le meilleur est le Printemps d'un proscrit , 1803; et plusieurs brochures politiques, entre autres l'IIisloire des quinze semaines ou des Cent Jours , J 815, qui eut un grand succès. Il a en outre publ. une collection de Mémoires pour servir à l'hist. de France dep. lexui* s. (avec Poujoulat,32v. in-8, 1836, etc.) ; Correspond. d’ Orient (7 v. in-8, 1833-35). 11 fonda la Biographie univ. (avec son frère) et l’Institut historique.
MICHAULT ( P. ), poète du xve siccie, né, à ce qu’on croit, en Franche-Comté, fHt attaché au duc de Charolais (depuis Charles-le-Téméraire), et mourut vers 1467. On a de lui : le Doctrinal du temps présent, Bruges, sans date, réimprimé sous le titre de : Doctrinal de court, par lequel on peut estre clerc sans aller à l'escole, Genève, 1522 (ouvrage en prose, mêlé de vers de 8 ou 10 syllabes); la Dance des aveugles, Paris, 1506.
MICHAUX (André) , voyageur et botaniste, né à Satory, près de Versailles, en 1746, parcourut d'abord l’Angleterre, visita l’Auvergne avec Lamarck
et Thouin , voyagea ensuite deux ans en Perse (1782-84) et en rapporta de magnifiques collections. L’année suivante il fut envoyé aux États-Unis, en explora la partie méridionale, ainsi que les îles Lucnyes, la baie d’Hudson et le Canada. Il revint eu Fiance en 1796, mais s’embarqua de nouveau eu 1800, explora l’île de France et les côtes de l’île de Madagascar ; il mourut dans cette dernière île en 1802. On a de lui : Histoire des chênes de l'Amérique septentrionale, Paris, .1801, in-foL, avec 36 pl. dessinées par Redouté; Flora boreali-cmericana , ibid., 2 voL. in-8, avec 52 fig., également de Redouté.
MIGHEE, dit l'Ancien , prophète juif, vivait à Samarie dans le ixe siècle av. J.-C. Achab, rbi d’Israël, voulant décider le roi de Juda, Josaphat,scn allié, à se liguer avec lui pour faire la guerre à R-amoth de Galaad, l’engagea à consulter Miellée sur ce dessein. Le prophète prédit la dispersion de l’armée d’Israël ella mort d’Achab, et cesévénements s’accomplirent.— Miellée, l’un des petits prophètes, né dans une bourgade de la tribu du Juda prophétisa sous les règnes de Jonathan, d’Achaz et d’Ezécliias, c.-à-d. depuis l’an 752 jusqu’à 694 av. J.-C., et annonça que le Sauveur naîtrait à Bethléem.
MICHEL (saint), archange, dont le nom signifie Quis ut Deus ? U est le chef des bons anges qui forment la milice céleste : c’est lui qui précipita dans l’abtme les anges rebelles. Les peintres le représentent allégoriquement avec un casque éclatant, une lance d’or à la main. L’Eglise le fête le 29 sept. — ^ F rance a voulu avoir S. Michel pour protecteur : Louis XI créa en son honneur l’ordre célèbre de St-Michel. H est aussi en grande vénération en Russie.
michel i (ràngabé), dit Curopalate , empereur d’Orient, était gendre de l’empereur Nicéphore, et avait, par sa conduite dans plusieurs emplois élevés, conquis l’affection des Grecs, lorsque Nicéphore mourut en 81 1 . Il fut appelé d’une voix unanime 5 lui succéder. Il commença par secourir les veuves et les enfants des soldats moissonnés dans les guerres des Sarrasins et des Bulgares, et réprima les excès des Iconoclastes qui , sous le règne précédent, avaient cruellement persécuté les Chrétiens; mais il fut attaqué peu après et défait par r les Bulgares. Rappelé dans Constantinople par de nouveaux troubles qu’excitaient les Iconoclastes, il laissa le commandement de l’armée à Léon l’Arménien ; mais celui-ci se fit proclamer empereur (313), et relégua Michel dans l’île de Proté, où il prit l’habit religieux; il vécut jusqu’en 846.
MICHEL il, di l le Règue, né à Amorium en Phrygie, était le favori de Léon l’Arménien, qui le fit patricien. Accusé d’avoir conjuré contre l’empereur, il fut mis en prison ; mais l’empereur ayant été assassiné, Michel sortit de prison pour monter sur le trône (820). Il fut cruel et lâche envers les ennemis de son pouvoir ; il se laissa enlever la Crète, la Pouille et la Calabre. Il mourut par suite d’excès (829).
Michel ni, dit l'Ivrogne , né en 836, succéda en 842 à son père Théorhile, sous la régence de sa mère Théodora. Bardas, son oncle, qu’il avait nommé césar, s’empara de son esprit, et lui fit persécuter sa mère ; mais il fut peu après disgracié, et mis à mort
(866) . Basil e-le-Macédoni en , associé 5 l’empire, fit périr Michel, qui était exécré pour ses cruautés
(867) . Sous le règne de ce prince, commença ta schisme des églises grecque et latine, par la nomi nation du patriarche Photius en 858.
michel iv, dit le Paphlagonicn , né en Paphlago* nie, fut d’abord un obscur commerçant, 11 monta sur le trône d’Orient (1034) par les intrigues de l’impératrice Zoé, qui l’aimait, et qui avec son secours se défit de l’empereur Romain, son époux. Incapable de gouverner, il abandonna le soin des affaires à l’eunuque Jean, son frère ; il fit la guerre avec succès contre les Sarrasins et contre le» But-
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