‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 734 sur 1261 · M1CI · texte numérisé non relu

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gares. En 1041, poursuivi par ses remords, il prit l’habit religieux et mourut la même année.

Michel v, dit Calfate , fils d’un calfateur de vaisseaux, succéda en 1041 à Michel IV, son oncle; craignant les intrigues de l’impératrice Zoé, il l’exila; le peuple se souleva contre lui, on lui creva les yeux, et on l’enferma dans un monastère (1042).

MICHEL VI, dit Straiioùque , c.-à-d. guerrier , régna après l’impératrice Théodora (1066). Pour acquérir l’appui du sénat et du peuple, il choisit dans leur Vîin les gouverneurs et les principaux officiers de tJ’empire. Les officiers de l’armée, irrités de cette

f (référence, se révoltèrent et prirent pour chef saac Comnène. Michel abdiqua (1067), et mourut dans l’obscurité.

Michel vu, dit Parapinace, ainsi nommé d’un impôt mis par lui sur le blé, fils aîné de Constantin Ducas, fut proclamé en 1067 ; Eudoxie, sa mère, ayant épousé Romain Diogène, celui-ci se fit nommer empereur; mais Romain ayant été fait prisonnier par les Turcs en 1071, Michel remonta sur le trône ; il le perdit encore en 1078 et fut chassé de Constantinople par Nicéphore Botoniate, le meilleur de ses généraux, qu’il avait outragé. 11 fut enfermé dans le monastère de Stude, puis nommé archevêque d'Ephèse.

Michel vm, dit Paléologue , d’une des plus illustres familles d’Orient. Nommé régent de l’empire durant la minorité de Jean Lascaris, il se fit proclamer lui-même en 1260 et fit crever les yeux à son pupille. Il ne régna d’abord qu’à Nioée, mais il réussit (1261) à reprendre Constantinople sur Baudouin 11 et y établit le siège de son empire. Il fit plusieurs expéditions heureuses en Grèce et dans l’Archipel, traita avec les Turcs, les Bulgares, et employa tous ses efforts pocir faire cesser le schisme ’ qui séparait l’église d’Orient de celle d’Occident. Il m. en 1282, dans une expédit. contrôla Thrace. Il eut pour successeur son fils Andronic II et pour ministre George Acropolite. — Michel romanov. V. romanov.

michel-ange buonarotti , peintre, sculpteur et architecte du premier ordre, né en 1474 au château île Caprèse en Toscane, d’une ancienne famille, annonça dès l’enfance des dispositions extraordinaires pour les arts; fut placé chez Dominique et David Ghirlandajo, les artistes les plus célèbres de l’époque, et les quitta à l’âge de 16 ans, étant déjà supérieur à ses maîtres. Laurent de Médicis, dit le Magnifique , lui assigna peu de temps après un logement dans son palais, et le traita comme son fils. La mort le priva bientôt de ce digne protecteur; mais déjà sa réputation était établie; parmi ses morceaux de sculpture, on admirait à Mantoue le Cupidon endormi, à Rome le Bacchus, que plus tard Raphaël attribua, à cause de son extrême perfection, à Phidias ou à Praxitèle, et Notre-Dame de pitié, groupe fameux qu’on voit à Saint-Pierre ; parmi ses tableaux, la Sainte Famille et le grand carton de la Guerre de Pise. Jules II fixa Michel- Ange à Rome; il y sculpta le mausolée de ce pontife, monument magnifique, quoique inachevé, et peignit à fresque la grande voûte de la chapelle Sixtine, composition non moins admirable que la première. Il jouit également de la faveur des papes Léon X, Paul 111 et Jules 111. Il ne commença que vers 40 ans à s’adonner à l’architecture, et ne tarda pas à surpasser tous ses rivaux en construisant le plus bel ouvrage de l’architecture moderne , Yà coupole de Saint-Pierre. 11 y travaillait encore lorsqu’il mourut en 1663. Le génie de Michel-Ange n’a jamais été contesté ; tous le placent au premier rang comme peintre, sculpteur et architecte; on ne se lasse pas a admirer la belle fresque du Jugement dernier dans a c îapelle Sixtine, sa statue de Moïse pour le mausolée de Jules il, et enfin la magnifique coupole de ?50int l ierre. On trouve des beautés de. tous le*

genres dans ces ouvrages ; cependant ce qui s’y fait remarquer surtout, c’est le grandiose, l’austérité, la fermeté, la noblesse. Le grand tableau du Jugement dernier a été copié par le peintre Sigalon ; cette copie se voit à l’Ecole des Beaux-Arts à Paris. Michel-Ange a aussi laissé des Poésies légères (stances, sonnets, etc.), publiées en 1623 par son petit-neveu, Michel-Ange Buonarotti, dit le Jeune (1558-1646), poète lui-même, aut. de la Fiera, delà Tancia, coméd. estimées. La Viede M.-A. a été écrite par Vasari {Vies des peintres) et par Condivi, Rome, 1533; trad. par Hauchecorne,1783, etp. QuatremèredeQuincy,1835.

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