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fortifiée et titre d’une vicomté ; longtemps possédée po.r les Réformés, qui y tinrent en 1574 une célèbre assemblée; prise en 1629 par Louis XIII qui en rasa les fortifications. — 9cant. (Campagnac, Laissai-., Milhau, Nant,Peyreleau,St-Bauzeiy, Salles-Curan, Séveracle-Ghâteau , Vezins) , 78 communes et 65,800 hab.
milhac-les-vignes, b. du dép. du Gard, à 7 k. S. 0. de Nîmes; 1,300 hab. Vignes; eau-de-vie renommée.
MILIANA, Maliana ou Maniana, ville d’Algérie, au pied du Djebel-Miiiana, à 120 k. O. S. O. d’Alger, près du Chélif. Maisons couvertes en tuiles rouges; jardins et vergers. Eau excellente. Nombreuses ruines. On croit que le fils de Pompée mourut dans cette ville. — Occupée par Abd-el-Kader en 1834; par le maréchal Valée en 1840.
MILITAIRES (gouvernement des confins), en allemand Militair-Bezirke ou Grænze , nom donné à presque toute la partie des Étals autrichiens qui est limitrophe de la Turquie; elle est divisée en quatre régions appelées gènèralats, savoir: le généraîat réuni de Carlstadt-Varasdin et du banat de Croatie (ch.-l., Agram) ; celui de Slavonie (Petervaradin); celui du banat de Hongrie (Temesvar); celui de Transylvanie (Hermannstadt). Ces quatre généralals fournissent ensemble 18 régiments.
M1L1TELLO, ville de Sicile (Catane), à 32 kil. S. O. de Catane; 7,200 hab.
M1LLAS, ch.-l. de canton (Pyrénées-Orientales), à 15 kil. O. de Perpignan; 1,300 hab.
MILLEDGEVILLE , ville des États-Unis, ch.-l. de l’état de Géorgie, à 260 kil. N. O. de Savannah; 2,100 hab. Fondée en 1806.
MILLÉNAIRES, sectaires chrétiens qui croyaient qu’avant le jugement universel les élus demeureraient mille ans sur la terre pour jouir de toutes sortes de plaisirs. Cette opinion se répandit dès le Ier siècle.
MILLER (Philippe) , habile jardinier, né en Ecosse en 1691, mort à Chelseaen 1771 , a écrit : Catalogue des plantes officinales de Chelsea , 1730, in— 8 ; Dictionnaire des jardiniers, Londres, 1798, in-fol. ; Calendrier du jardinier, in-8, etc.
MILLERY, bourg de France (Rhône), à 14 kil. S. de Lyon; 1,600 hab. Vins excellents.
M1LLESIMO, bourg des Etats sardes, sur la Bormida, à 22 kil. N. O. de Savone ; 1,200 hab. Bonaparte y remporta une de ses premières victoires en Italie, le 14 avril 1796.
MILLEVOYE (Charles-Hubert) , poëte français, né en 1782 à Abbeville , renonça u*u barreau et au commerce de la librairie pour cultiver la poésie; il comrnençaen 1806 à concourir pour les prix de poésie de l’Acad. Française, et fut couronné pour l'Indépendance de l'homme de lettres (1806), le Voyageur (1807), la Mort de Rotrou (18 1 1), Belzunce , etc. Il retourna pour cause de santé dans sa ville natale. Des affaires l'ayant appelé à Paris, il y mourut en 1816. Ses Œuvres complètes , précédées d’une notice sur sa vie par M. J. Dumas , ont paru en 1822, 4 v. in-8, et en l«33, 2 v. in-8 (par Pongervillej.On y remarque Les Plaisirs du poêle, l'Amour maternel , Emma et Eginard, et de belles Elégies. Ce poëte avait pressenti sa fin et avait chanté lui-même les approches de sa mort dans des vers touchants , tels que l’élégie du Pacte mourant , la Chute des feuilles, la romance Priez pour moi qu'il composa huit jours avant sa mort.
M1LLIN (Aubin-Louis), naturaliste et archéologue, né à Paris en 1759, mort en 1818, apprit la plupart des langues modernes dans le but de se livrer aux lettres, puis étudia les sciences naturelles et fut l’un des fondateurs de la société Linnéenne. Arrêté en 1793, il fut sauvé par la révolution du 9 thermidor. 11 succéda en 1794 à l’abbé Barthélemy dans la place de conservateur du cabinet des médailles, fut ensuite chef de division dans les bureaux de l’instruction publique , puis professeur
d’histoire à l’école centrale du département de la Seine. Il visita en 1811 l’Italie et la Sicile, et en rapporta de riches matériaux. Il a publié un grand nombre i’ouvrages , dont plusieurs se ressentent de la précipitation avec laquelle il les rédigeait. Les principaux sont : Discours sur l'origine et les progrès de l'histoire naturelle en France , 1790; Minéralogie homérique, 1790; Antiquités nationales , 1790-98; Eléments d'histoire naturelle , 1794; Dictionnaire des Beaux-Arts , 1806 (en partie traduit de Sulzer) ; Galerie mythologique, 1811; Voyage dans le midi de la France , 1807 ; Voyage dans le Milanez, etc., 1817. Il a rédigé de 1792 à 1816 le Magasin encyclopédique, journal scientifique dont la collection forme 122 vol. in-8.
M1LLOT (l’abbé Cl. -Fr.-Xavier), historien, né en 1726, àOrnansen Franche-Comté, entra jeune chez les Jésuites, professa les humanités dans plusieurs de leurs collèges, puis la rhétorique à celui de Lyon. Ayant fait dans un de ses écrits l’éloge de Montesquieu, il encourut la disgrâce de ses supérieurs, et il se décida à quitter la compagnie. L’archevêque de Lyon le nomma un de ses grands-vicaires. Après avoir prêché quelque temps sans grand succès, l’abbé Millot, dans le but d’être utile aux jeunes gens , entreprit des livres élémentaires d’histoire qui le firent avantageusement connaître, et fut appelé en I768à une chaire d’histoire au collège de la Noblesse fondé à Parme par le marquis de Felino. En 1778, il fut nommé précepteur du duc d’Enghien. Il mourut en 1785. Il avait été reçu à l’Académie Française en 1777. Ses principaux ouvrages sont, outre des traductions et des discours académiques: Éléments de l'Histoire de France, Paris, 1767-69, 3 vol. in-12; 1806, 4 vol. in-12, avec une continuation de Ch. Millon et Delisle de Sales; Éléments de l'Histoire d' Angleterre, Paris, 1769, 3 vol. in-12, 1810, augmentés des règnes de George II et de George III, par Ch. Millon; Éléments d'Iîisluire générale ancienne etmoderne , 1772-83, 9 vol. in-12 (ces trois ouvrages ont été réunis sous le titre d’ Œuvres de l'abbé Millot, Paris, 1800, 15 vol. in-8); Histoire littéraire des Troubadours , 1774 , 3 vol. in-12 (cet ouvrage a été fait sur les matériaux rassemblés par Sâinte-Palaye) ; Mémoires pour servir à l'histoire de Louis XIV et de Louis XV, rédigés sur les manuscrits du duc de Noailles, 1777 , 6 vol. in-12; Extraits de l'Histoire ancienne, de l’Histoire romaine et de l’Histoire de France ( dans le Cours d’histoire à l’usage de l’école militaire). Les histoires de Millot sontécritesavec intérêt et lucidité ; mais souvent l’auteur y atüche un esprit philosophique bien peu conforme aux principes dans lesquels il avait été élevé. Ses Eléments d’ Histoire générale sont à l’Index .
MILLY, ch.-l. de canton (Seine-et-Oise), a 22 kil. E. d’Etampes; 1,950 hab. Beau château gothique. Commerce de grains.
Ml LO, Melos des anciens, île de l’état de Grèce, dans l’Archipel, une des Cyclades méridionales, par 22° 5’ long. E., 36° 43’ lat. N.; 24 kil. sur 16; 7,000 hab. Montagneuse et volcanique, mais fertile. — Cette île, possédée par les Grecs, puis par les Romains et les empereurs d’ürient, fut réunie au duché de Naxos, et enfin soumise par les Turcs; elle était comprise dans le gouvernement du capi tanpacha ; auj. elle appartient au roy. de Grèce.
mi lo , ville capitale de l’île de Milo, au S. E. , 500 hab. Évêchés grec et catholique; superbe port et nombreuses antiquités , notamment son amphithéâtre inachevé, ses murailles cyclopéennes , ses catacombes ; on y a trouvé diverses statues , entre autres la célèbre Vénus de Milo (1820), auj. au musée du Louvre.
M1LON , célèbre athlète grec, natif de Crolone, vivait au vi® siècle av. J.-C. ; il fut sept fois vainqueur aux jeux olympiques. Il était d’une force et
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d'une stature prodigieuses ; il portait , dit-on , un bœuf sur ses épaules , et le tuait d’un coup de poing. Dans sa vieillesse , ayant voulu fendre avec ses mains, au milieu d’une forêt, un vieil arbre déjà entr’ouvert, les deux parties du tronc se resserrèrent et le retinrent. Il fut dans cette altitude dévoré par les loups.
milon (T. annius) , Romain célèbre par sa haine pour Clodius, avait épousé la fille de Sylla. Nommé tribun l’an 67 avant J. -G. , il contribua puissamment au rappel de Cicéron , que Clodius avait fait exiler. Il brigua le consulat l’an 61 et il allait l’obtenir, quand, se voyant traversé par Clodius, il fit assassiner son rival par ses esclaves à la suite d’une rixe qui s’éleva sur une grande route où les deux ennemis s’étaient rencontrés. Cet acte de violence le fit exiler de Rome, et ce fut en vain que Cicéron prit sa défense. Il se retira à Marseille et y vécut en paix pendant cinq ans. Irrité de n’avoir pas été rappelé de son exil lors de l’avénement de César à la dictature, il rentra en Italie à main armée; mais il fut frappé mortellement d’un coup de pierre en assiégeant Compsa, 48 av. J.-C.
MILTENRERG, ville du roy. de Bavière (Bas- Mein) , à 63 kil. O. de Würtzbourg; 4,000 hab. Résidence du prince de Linange.
MILT1ADE, général athénien, fut chargé par scs compatriotes, vers l’an 6l2 av. J.-C., de conduire une colonie dans la Chersonèse de Thrace, et réussit parfaitement dans cette difficile mission. Préposé par Darius, lors de son expédition en Scythie (608), a la garde d’un pont que ce prince avait jeté sur le Danube, il voulait rompre ce pont afin de couper la retraite aux ennemis de la Grèce ; mais ses collègues s’opposèrent à ce projet, et il se vit obligé de se réfugier à Athènes. Lors de l’invasion de Darius en Grèce, il remporta sur lui, l’an 490 av. J.-C., la victoire décisive de Marathon, qui sauva sa patrie; dans celte bataille il défit, dit-on, 300,000 Perses avec 12,000 Athéniens. 11 alla ensuite reprendre plusieurs îles de la mer Egée qui s’étaient soumises aux Perses ; mais ayant échoué devant Paros , il se vit accusé de trahison par ses ingrats concitoyens, fut condamné à payer une amende de 60 talents, et, ne pouvant l’acquitter, fut jeté dans une prison où il mourut au bout de peu de temps d’une blessure qu’il avait reçue au siège de Paros. 11 eut pour fils Cimon, qui fut aussi un des plus grands généraux d’Athènes. — Selon Hérodote, Miltiade était neveu d’un Athénien nommé aussi Miltiade, qui était devenu roi des Dolonces en Thrace, et il gouverna lui-même ce peuple après son frère aîné Stésagoras.
miltiade, pape. Voy. melchiade.
MILTON, ville d’Angleterre (Kent), près de la Medway, à 17 kil. N. E. de Maidstone; 2,000 hab. Huîtres excellentes. Jadis résidence des rois de Kent ainsi que celle d’Alfred.
MILTON (John), célèbre poète anglais, né à Londres en 1608, mort en 1674, était fils d’un notaire. Il passa sa vie dans l’élude et les voyages jusqu’à la révolution de 1640, à laquelle il prit une part active, surtout comme écrivain. Jusqu’alors Millon ne s’était encore fait connaître que par des poésies latines d’une élégance et d’une harmonie tout à fait classiques, et avait tenté plusieurs essais poétiques remplis d’agrément, l 'Allegro et le Penseroso (publiés en 1646), ainsi que le Cornus (1634), espèce de comédie féerie; de ce moment, il se livra tout entier à la politique, se jeta avec ardeur dans ,e parti opposé à la cour, et publia des écrits contre Y épiscopat et sur la ré formation ecclésiastique. Lorsque la défaite du roi Charles I enhardissait Cromwell dans ses vues ambitieuses, Milton lança dans le public, sous le titre d ’Areopagelica, un livre plein de force en faveur de la liberté de la presse