‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 742 sur 1261 · MIMA · texte numérisé non relu

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que ce général voulait déjà réprimer. Cromwell a' 1 en nomma pas moins secrétaire-interprète du cor seil d’état pour la langue latine, et le choisit plis tard pour son propre secrétaire. Dans ce poste, il composa quelques autres écrits où il justifiait la mort de Charles I et défendait la révolution : tels furent V Iconoclaste (ou Briseur de portrait), en réponse au Portrait du roi ( Eikôn Basiliké), ouvrage attribué au roi Charles I, et les deux Défenses du peuple anglais, contre Saumaise. Après la mort de Cromwell, il abandonna la politique, et s occupa avec ardeur de la composition de ses écrits. Lors du retour des Stuart», il fut arrêté et emprisonné comme régicide; mais il fut sauvé par le poète Davenant et mis en liberté deux mois après. Il se retira alors dans la solitude, où il vécut pauvre et oublié; le principal fruit de son loisir est le Paradis perdu, dont il avait conçu l’idée pendant un voyage en Italie ; il était aveugle lorsqu’il le composa; sa femme et ses deux filles écrivaient sous sa dictée. 11 publia ce poëme en 1667 et le vendit à un libraire pour 30 liv. sterl. seulement. Le Paradis perdu fut accueilli peu favorablement du public, et Milton mourut sans se douter peut-être de la célébrité que ce poème devait lui procurer. Ce ne fut guère que 20 ans après sa mort qu’Addison, dans le Spectateur, proclama le premier son génie. Milton fit encore paraître plusieurs autres écrits sur des sujets et des genres tout à fait différents: un Abrégé de /’ histoire d’ Angleterre, qui ne va que jusqu'à la conquête des Normands; un Dictionnaire latin ; le Paradis reconquis , poëme en 4 chants, qui lait suite au Paradis perdu , mais qui tomba bientôt dans l’oubli où il est resté; une logique nouvelle, sous le titre d ’Artis logicce plenior insiitutio; un Traité de la vraie religion. Le poëme du Paradis perdu est aujourd’hui l’orgueil de l’Angleterre, et les plus savants critiques de tous les pays le regardent comme une des plus sublimes productions du génie de l’homme. Sans doute on trouve dans cet ouvrage des suppositions bizarres, de fastidieux détails de géographie et de mythologie, des subtilités de controverse, quelquefois d’insipides plaisanteries, un trop grand nombre d’expressions techniques; mais ces défauts sont amplement rachetés par des beautés du premier ordre : on y admire des peintures de caraclère inimitables , celle de Sat;;n surtout ; des discours d’une grande énergie, et même des descript. d’une ravissante douceur. C’est du reste, sous le rapport de la foi, un livre fort peuorthodoxe : il estcondamnéàRome.Les meill.éd. sont celles de Londres, 1749, 3 vol. in-i, et 1753, 2 vol. in-4 ; de Birmingham (par Baskerville), 1760, 2 vol. in-8 ; de Glascow, 1770, in-fol. Il a été aussi plusieurs fois trad. en français : en prose, par Dupré de Saint-Maur, Boismorand , L. Ra cine, Luneau de Boisjermain, Salgues, et M. de Chateaubriand, 1836; en vers, par Il.-M. Leroy, Beaulalon, Delille : cette dernière traduction est sans contredit la meilleure, bien qu’elle ne rende point encore toutes les beautés de l’original. Les Œuvres complètes de Milton ont été publiées par Todd, Londres, 1801, 6 vol. in-8, réimpr. en 1821. La vie de Milton a été écrite par Johnson (trad, par Boulard, 1806). On trouve un Essai historique sur Milton dans les Mélanges littéraires de M. Villemain.

M1LVIUS (pont), auj. pont de Moli, sur le Tibre, à 2 kil. de Rome, sur la route d’Etrurie. En avant de ce pont fut donnée la bataille à la suite de laquelle Maxence, vaincu par Constantin, se noya dans le Tibre, l’an de J.-C. 3 1 2.

MILYADE, Milyas, petit pays de l’Asie-Mineure, ainsi nommé de ses habitants les Miiyes, fut plus tard compris dans la Lycie.

M1MANSA, nom des 2 systèmes dits orthodoxes de la philosophie hindoue ; ils sont conformes aux

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loctrines émises dans les Yédas ; ce sont le pourra. ftt le védanta. La philosophie mimansa est la philosophie idéaliste de 1 Inde ; elle est opposée au sensualisme de Kapila. [Voy. ce nom).

MIM1ZAN, ch.-l. de cant. (Landes), à 65 kil. N. 0. de Mont-de-Marsan; 600 hab.

M1MNERME, poète et musicien grec, natif de Colophon, était contemporain de Solon. 11 jouait de ia flûte et chantait des vers de sa composition. On lui attribue l'invention du vers pentamètre et celle de l’élégie. 11 ne reste de ses productions que quelques fragments, dont le plus considérable, qui n'est que de 10 vers, a été conservé par Slobée dans ses extraits. On trouve ces fragments dans les Analecta et dans les Poeiæ gnomici de Brunk.

MINA (el-), ville de la Guinée supérieure. Voy.

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