‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 748 sur 1261 · MISS · texte numérisé non relu

MISS

découvrit l’embouchure du Mississipi en 1641; lea Français Joilict et Marquette, partis de Québec en 1673, le descendirent jusqu’au confluent de l’Arkansas; La Salle le parcourut tout entier et 1« nomma St-Louis , comme il avait appelé Louisiane îe pays que ce fleuve traverse.

mississipi , un des Etats-Unis de l’Amérique septentrionale, borné par les états de Tennessee au N., d’ALabama à l’E., l’Arkansas et la Louisiane à 10., par celle dernière et le golfe du Mexique au S. : 600 kil. sur 260; 482,574 hab. (dont 80,000 esclaves). Ch.-L, Jackson. Plusieurs rivières outre le Mississipi, (jui le borne à 10. et lui donne son nom ; lacs au S.; climat doux ; sol généralement riche et fertile : céréales, fruits, arbres de toute espèce. Industrie encore peu développée, mais en progrès. — La France possédait jadis cette contrée; en 1763 elle céda à l’Angleterre toutes ses possessions à l’E. du Mississipi; celle-ci, en 1783, céda aux États- Unis toute la partie située au N. du 31* degré parallèle, et le reste à l’Espagne qui, elle-même, vendit ce territoire à l’Union en 1798. Deux ans après, on érigea en territoire, sous le nom de Mississipi, tout le pays compris entre le Mississipi à l’O. et la Géorgie à l’E. Enfin, en 1817, ce territoire, s’étant accru par l'acquisition d’une partie du pays des Chactas, fut partagé en étal du Mississipi à l’O., et territoire d’Alabama à l’E.

, MJSSOLOJNGHl, ville de l’état de Grèce (Hellade occidentale), à 44 kil. O. de Lépanle, à l’entrée.du golfe de Patras. Vainement assiégée en 1822 par les Turcs et défendu héroïquement par Marco Botzaris; prise en 1826 après un nouveau siège d’un an (Noto Botzaris, qui commandait, se fit sauter avec la garnison). A. Fabre a écrit VHisi. du sièqe de M., 1826

MISSON (Maximilien), écrivain protestant, était conseiller au parlement lors de la révocation de 1 édit de Nantes (1681); il perdit son emploi et se réfugia en Angleterre où ii fut chargé de l’éducation d’un jeune seigneur avec lequel il voyagea en Allemagne et en Italie. Il mourut en 1721. On a de lui : Nouveau voyage d’Italie, La Haye, 1702, 3 vol. in-12. le Théâtre sacré des Cévennes, ou Récit des prodiges arrivés dans cette punie du Languedoc , Londres, 1707, etc. Son Voy. d’Italie est a V Index.

MISSOURI, très grande rivière de l’Amérique du Nord, naît vers 46° 10 lat. N., et 112° long. O., dans les monts Rocheux; coule successivement au N. (jusqu’aux Grandes-Cataractes , par 111° 12’ long.O.), puis à l’E., au S., au S. E.; baigne les districts des Mandanes et des Sioux, puis l'état de Missouri, et va joindre le Mississipi par 38° 62’ lat. N. et 92° 20' long. O., après un cours de plus de 7,000 kil. Le Missouri est beaucoup plus long que le Mississipi et roule un plus grand volume d'eau lorsqu’il le rencontre. Les principaux affluents du Missouri sont: à droite, leVellow-Stone, le Petit-Missouri (qui naît par 46° lat. N., 106° long. O., et coule au N. E.), ia Chayenne, le White-River, la Rapide, la Plalte, la Kansas et l’Usage; à gauche, la Maria, le Milk-River, le White-Earlh-River , le Yankton, le Sioux et ia Grande-Rivière.

Missouri, un des Etats-Unis de l’Amérique du Nord, entre les Sioux, les Mandanes, et les Usages au N. et à 10., l’Arkansas au S., lea états d’Illinois, de Kentucky et de Tennessee à l’E., par 36°-40° 30’ lat. N. et 91° 10 -96° 60’ long. O. : 700 kil. sur 600; 617,075 hab. Ch.-L, Jefferson. Sol plat ou légère* meut ondulé au N., montagneux ailleurs (monts Ozurk). Plusieurs rivières, Missouri, et ses affluents, etc.; lacs. Froment, maïs, 6cigle, avoine, orge, houbiou, fruits. Mines de plomb, fer, charbon de terre; antimoine, zinc, arsenic, sel, nitre, craie, plâtre,* etc. — Cette contrée, comprise au xvir siècle. dans la Louisiane, finit par être possédée par les États- Unis, forma en 1 803 un district annexé à la Louisiane,

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qui en 1811 prit le nom de territoire de Missouri, et en 1821 fut admis dans l’Union à litre d’état.

MISTECK, ville des Etats autrichiens (Moravie), à 30 kil. N. E. de Korneubourg; 2,600 hab. Archevêché. Beaucoup de draps.

MISTRA. Voy. misitrà.

MISTRETTA, Amastra ou Mytistratus , ville de Sicile (Palerme), à 88 kil. S. E. de Palerme ; 8,000 hab.

M1TAU ou M1TTAU, Jelgava en lithuanien, ville de la Russie d’Europe, ch.-l. du gouvernement de Courlande, surl’Aa, à 680 kil. S. O. de Saint-Pétersbourg; 12,600 hab. Vaste, mais peu habitée en proportion de son étendue. Gymnase , académie, bibliothèque , observatoire , cinq écoles françaises. Toile, bonneterie, savon; un peu de commerce. — Jadis capitale du duché de Courlande. Prise en 1701 par les Suédois, reprise par les Russes en 1706. Louis XVIII y résida plusieurs années pendant l’émigration.

M1TCHAM, ville d’Angleterre (Surrey), à 13 kil. S. O. de Londres; 4,600 hab. Moulins à tabac, imprimeries de calicot, etc.

MITHRAS, divinité ou ized des anciens Perses, subordonné à Ôrmuzd : les Grecs et les Romains l’ont confondu avec le Soleil. C’est une personnification d’Ormuzd, comme principe générateur et comme image de la fécondité qui perpétue et rajeunit le monde. On représente cette divinité sous la forme d’un jeune homme avec un bonnet phrygien, une tunique, et un manteau sur l'épaule gauche ; il est armé d’un glaive qu’il plonge dans le cou d’un taureau. Le culte de Mithras s’introduisit à Rome vers l’an 67 av. J.-C., et y obtint une grande faveur, surtout sous le règne de Commode. On célébrait en son honneur des fêtes nommées Milhriaques dans lesquelles on immolait, dit-on, des victimes humaines: tout y inspirait la crainte et la terreur, et les épreuves des initiations étaient si rigoureuses, que le récipiendaire y succombait souvent. Ce culte fut détruit au IV* siècle.

MITHRIDATE. Ce nom a été porté par plusieurs rois de divers états de l’Asie ; les plus connus sont ceux du Pont, qui se sont succédé dans l’ordre suivant : Mithridate 1, 402-363 av. J.-C.; — II, 337— 302; — 111, 302-266; — IV, 266-222; — V, 222-186; — VI, 167-123; — VII, 123-66. — Le plus célèbre de ee3 princes est Mithridate VII ou Eupaior, dit aussi Mithridate-le-Grand, l’un des plus terribles ennemis des Romains. 11 était fils de Mithridate VI et naquit vers l’an 136 av. J.-C. 11 perdit son père à l’âge de 12 ans (123), et resta pendant sa jeunesse en butte à mille intrigues de la part des prétendants à la couronne. Craignant pour sa vie , il se retira plusieurs années dans la solitude, se livrant à la chasse ou à l’étude, et acquit, avec une force et une adresse extraordinaires, une connaissance profonde des poisons et de leurs antidotes. De retour dans ses états après une absence d’environ six ans, il soumit les Scythes, conquit le Bosphore Cimmérien, la Cappadoce et plusieurs autres provinces. Les Romains, appelés au secours des Cappadociens, le forcèrent à renoncer à cette conquête ( 99 ) ; se sentant trop faible pour leur résister, il se soumit, mais dès ce moment il leur voua une haine mortelle. 11 détacha plusieurs peuples de leur alliance, s’unit contre eux à Tigrane, roi d’Arménie, rassembla en silence une armée nombreuse , fondit à l’improviste sur les provinces qu’il convoitait, subjugua avec rapidité la Cappadoce et presque toute l’Asie-Mineure, et, pour déclaration de guerre, fit égorger à la fols dans toutes les villes de l’Asie tous les Romains qui s’y trouvaient (88) : il en périt, dit-on, cent mille. 11 fil ensuite passer en Grèce son lieutenant Archélaüs, qui fut accueilli comme un libérateur. Celui-ci avait déjà battu plusieurs généraux romains lorsque Sylla fut envoyé contre lui ; ce général reprit Athènes (87),

battit Archélaüs à Chéronée et à Orchomène, reconquit l’Asie-Mineure , et tua à Mithridate en divers combats plus de 200,000 hommes. Mithridate ayant de plus perdu sa flotte entière par une défaite et une tempête, et inquiet sur la fidélité de ses sujets, demanda la paix ( 86 ) ; il ne l’obtint qu’à des conditions très onéreuses : il livra sesvaisseaux et restitua toutes ses conquêtes. Pendant les deux années suivantes il fit la guerre aux peuples rebelles de la Colchide et du Bosphore. Comme il ne retirait pas assez vite ses garnisons de la Cappadoce, Muréna, lieutenant de Sylla, l’attaqua, et ils se livrèrent quelques combats peu importants (82). Sept ans après (76), le roy. de Bithynie ayant été réduit en province romaine, Mithridate, qui prétendait avoir des droits sur cette contrée, reprit l’offensive, en fit de nouveau la conquête, tailla en pièces à C'halcédoine l’armée de Cotta, et mit le siège devant Cyzique. Mais Lucullus l’assiégea lui-même dans son camp, et le força à partir. Une de ses flottes fut détruite dans deux combats près de Ténédos et de Lemnos. 11 se relira alors dans ses états héréditaires ; Lucullus l’y poursuivit, et après quelques échecs le battit complètement (69). Mithridate s’enfuit en Arménie auprès de Tigrane, et revint bientôt à la tête d’une armée considérable. 11 fut encore vaincu deux fois, et il était sans ressources, quand Lucullus fut rappelé par les Romains. A la faveur de celte absence il reconquit tout son royaume (67); mais deux ans après Pompée le vainquit près de l’Euphrate, dans un combat nocturne. Mithridate s’enfuit alors dans le royaume du Bosphore où régnait Macharès, un de ses fils, et voulut engager ses soldats à porter la guerre au sein même de l ltali-e ; mais ceux-ci, effrayés d’une telle entreprise, se révoltèrent et proclamèrent roi Pharnace, son fils. Alors Mithridate, voyant qu’il fallait mourir, essaya de s’empoisonner; mais n’ayant pu y parvenir, parce que le poison n’avait plus d’action sur lui, il se fit tuer par un soldat gaulois (64). Mithridate était actif, intrépide, infatigable et fécond en ressources; il eût peul-êtr à jamais chassé les Romains de l’Asie et de la Grèce s’il n’eùt eu à combattre Sylla, Lucullus et Pompée. Mais sa férocité, sa perfidie et son caractère défiant ternirent ses grandes qualités. Il avait une mémoire prodigieuse et savait 22 langues (c’est à cause de cela que quelques savanls modernes ont donné son nom à divers recueils polyglottes). Mithridate avait épousé plusieurs femmes : la plus célèbre est Monime, jeune Grecque d une grande beauté. Mithridate, après sa défaite par Lucullus, se croyant perdu, lui envoya l’ordre de se donner la mort (69).

mithridate i, roi des Parthes, succéda à Phraale son frère aîné l’an 164 av. J.-C.; subjugua les Mèdes, les Perses, la Babylonie, la Mésopotamie; étendit sa domination depuis l’Euphrate jusqu’à l’Indus, et forma ainsi un empire plus puissant que celui des Séleucides. Il fit prisonnier le roi de Syrie, Démétrius 11, qui voulait lui reprendre ses conquêtes (143). Il le traita en souverain, et lui donna en mariage sa fille Rodogune. Mithridate I mourut vers l’an 139 av. J.-C., et eut pour successeur Phraate IL On lui attribue un code de lois très sages.

mithridate ii, fils et success. d’Artaban II, régna de 124à90av.J.-C.(oudel26à88), repoussa les Scythes, soutint en Syrie Philippe, fils d’Antiochus Grypus, contre Démétrius, son frère, vainquit plus, foisles Arméniens, mais fut tué dans une dern. bat. contre eux. Il résid. à Balk. — m. iii, fi Isaîné de Phraate III, monta surletrôneenassass.son père, l’an 61 (ou58av. J.-C.), fut chassé et mis à mort par son frère Orode en 53.

M1THR1DAT1UM, auj. Hussevi-Abad , vilie de l’Asie-Mineure , chez les Trocmes et sur la limite qui séparait la Galatie du royaume de Pont.

M1TIDJA, fameuse plaine de l’Algérie, qui s’étend surtout au S. d’Alger. Elle est fertile en grains,

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fruits, etc. Il s’y est établi beaucoup de fermiers et autres colons français.

M1TLÂ , ville de la Confédération mexicaine Oaxaca), à 200 kil. S. E. d’Oaxaca , dans une triste olitude. Nombreuses antiquités mexicaines , parmi esquelles on remarque surtout les Tombeaux de Milia , dont les appartements intérieurs offrent, pour la structure , de frappants rapports avec celle des monuments de l’Egypte.

M1TROW1TZ, ville des Étals autrichiens (Esclavonie), à 35 kil. S. O. de Peterwaradin ; 4,000 hab. Commerce de peaux et bestiaux. Cédée à l’Autriche par la Turquie en 1699.

M1TTAU. Voy. mitau.

M1TYLÈNE, auj. Médelin , capitale de l’île de Lesbos, sur la côte E. , entre Méthymne et Malée, était une des principales villes de la Grèce, et faisait partie de la ligue éolienne. Soumise à Athènes avec le reste de l’île , elle se révolta contre elle dans la guerre du Péloponèse, et dans la guerre Sociale (de 359 à 356). S’étant déclarée pour Mithridate en 86, elle fut ruinée par les Romains. Pompée la releva et y fit bâtir un superbe théâtre. Scs écoles d’éloquence étaient vantées. Pittaeus, Alcée, Sapho, étaient de Mitylène. Conon s’y laissa battre, 406.

MIYAKO ou MÉACO, ville du Japon, dans l’île de Niphon, sur la côte méridionale, à 40C kil. S. O. de Yédo, par 35° 24’ lat. N., 151° 10’ long. E. ; 600,000 hab. Résidence du daïri , souverain spirituel du Japon. La ville a 30 kil. de long sur 15 de large; citadelle; près de 6,000 temples en l’honneur de Rouddha et de Sinto. — Miyako est le centre de la littérature et des sciences de l’empire du Japon. Imprimeries, manufactures d’élofi'es et de porcelaines, ouvrages de verreries et de placage; commerce considérable.

MNÉMOSYNE, déesse de la mémoire, était fille du Ciel; elle fut aimée de Jupiter qui la rendit mère des neuf Muses. Elle les mit au monde sur le mont Piérius, d’où les Muses sont nommées Piérides.

MNFYIS, nom du bœuf consacré au soleil dans la ville d’Hcliopolis ; on lui rendait le même culte qu’au "bœuf Apis; c’était, dit-on, l’emblème d’Osiris.

MOAB, fils de Lolh. Voy. moadites.

MOAB1TES, Moabiiœ, peuplade arabe issue de Moab, fils de Loth , habitait au S. E. de la Palestine , à l’E. de la mer Morte, au S. du fleuve Arnen et au N. des Madianites. Leur pays jadis avait été occupé par les Emim, peuple de géants. Dieu défendit aux Israélites de troubler les Moabites dans la possession de leurs terres. Eglon , leur roi , tint 18 ansîes Hébreux en captivité (1332-1314 av.J.-C.). Plus tard, vaincus par Sa ü 1 , assujettis au tribut par David, battus par Joram, roi d'Israël, et par Josaphat, ils finirent par tomber sous le joug de l’Assyrie. Leur cap. était Ilabbath-Moab sur l’Arnon.

MÙADHAM. Voy. melik-el-moadham.

MOALLAKATS (les sept), nom que les Arabes donnent à sept poëmes qu’ils regardent comme sacrés, et dont un exemplaire est suspendu aux voûtes de la Kaaba à La Mecque.

MOAW1AH ou MOHAVIAH, 1er calife ommiade, né à La Mecque au commencement du vu* siècle de J.-C., était arrière-petit-fils d’Ommiah, cousin-germain du grand-père de Mahomet. Il était gouverneur de Syrie lorsqu’Othman fut assassiné (656). Sous prétexte de venger sa mort, il refusa de reconnaître Ali pour successeur d’Olhman, et se fit lui-même proclamer calife. 11 fut universellement reconnu après le meurtre d’Ali (661). Il goumit l’Egypte, Médine, La Mecque, l’Yémen, et recula par ses conquêtes les bornes de l’empire mugulman. En Occident, ses troupes pénétrèrent jusqu’à l’Océan Atlantique; en Orient, elles traversèrent l’Oxus, envahirent la Sogdiane, s’emparèrent de Samarcande et d’une partie de la Tartarie. Les

armes de Moawiah eurent moins de succès contre les Grecs. Son fils Yézid assiégea vainement Constantinople pendant 6 ou 7 ans, et Moawiah se vil contraint, après de grandes pertes, d’acheter la paix. 11 mourut à Damas en 680 , laissant le trône à son fils Yézid. — Moawiah II, fils d’Yézid ne régna que quelques mois (683).

MOBILE , ville des Etats-Unis (Alabama) , à 280 kil. N. E. de la Nouvelle-Orléans, à l’emb. de la Mobile, par 30° 40’ lat. N., 90° 41’ long. O. ; commerce de riz, goudron , fourrures, etc. ; 8,000 hab.

mobile, riv. formée de l’ Alabama et du Tornbecbée, se jette dans la baie de Mobile , partie du golfe du Mexique, après 90 kil. de cours.

MOBILE-NATCHEZ (famille) OU FLORIDIENNE. Voy. FLORIDE.

MOCARANGUA, étal de l’Afrique orientale, borné au N. par le Botonga (445 kil. sur 272), est un des plus puissants démembrements de l’empire du Monomolapa, et a, dit-on, pour capitale Zimbaoé, jadis capitale de tout le Monomotapa , et auj. celle du Mocarangua. Cliinad chaud , sain ; grande fertilité. Forêts, et bêles féroces en grand nombre. Commerce assez actif. Les Portugais ont dans le Mocarangua des comptoirs à Sena, au mont Foura, renommé par scs mines d’or, etc.

MOCEN1GO , famille patricienne de Venise qui a fourni plusieurs doges: Thomas, 1414-23; — Pierre, 1474-76 ; — Jean, frère du précédent; 1475- 85; — Louis, 1570-77.

mocenigo (André), historien, de la même famille, né à la fin du xv« siècle, remplit plusieurs emplois importants , et fut chargé de négociations dont il s'acquitta avec talent. 11 est connu par une histoire de la ligue de Cambrai, intitulée: Belli memorabilis Cameracensis adversus Venetos historiée libri F/,1525.

MOCHA (la), ville du Chili. Voy. conception (la),

MOCOMOCO, ville de l’île de Sumatra , capitale du roy. d’Anaksungei, à 200 kil. N. O. de Bencoulen. Poudre d’or , poivre, bois de construction.

MOCTADER, MOCTADY, MOCTAFY. Voy. mok-

TADER, MOKTADY, MOKTAFY.

MODAIN (el), c.-à-d. les deux villes , village de la Turquie d’Asie (Bagdad) , à 35 kil. S. E. de Bagdad, sur l’Euphrate, rive gauche, est bâti sur les ruines de Séteucie et de Clésiphon.

MODÈNE, Mutina, ville d’Italie, capitale du duché de Modène, entre la Secchia et le Panaro, à 130 kil. S. E. de Milan ; 27,000 hab. Ses rues ont des portiques, mais sont mal pavées (la principale s'appelle strada Maestra). Monuments: le palais ducal (avec de très belies collections); la cathédrale, don la tour Ohirlandina est une des plus hautes de l’Italie, el où l’on garde le seau de bois qui a été le sujet de la Secchia rapha [Voy. tassoni); églises Saint- George et Sl-Vincent; théâtre, casernes; université; collège de nobles; académie militaire des nobles; bibliothèque; académie des beaux-arts, des sciences, lettres et arts; académie des philharmoniques; société italienne des scienees (qui a produit de très savants mémoires). Patrie de Sigonius, Tassoni, Fallope. — Cette v. fut, à ce qu’on croit, fondée par les Etrusques. Tib. Sempronius Longus battit les Boii dans ses env.(l94).On nomme guerre de Modène le siège que Décimus Brutus soutint dans cette ville contre Marc-Antoine (43). L’armée sénatoriale, aidée des légions du jeune Octave, livra bataille à Antoine sous Modène. Marc-Antoine, vainqueur ,e matin du consul Pansa, fut vaincu le soir par Hirtius et Octave, et obligé de lever le siège. Ruinée , puis rétablie sous Constantin, Modène fut saccagée par les Goths et les Lombards. Elle était redevenue florissante sous Charlemagne ; elle passa alors successivement aux papes, aux Vénitiens, aux ducs de Milan, de Mantoue et de Ferrare, eut, comme toutes les villes lombardes, des tyrans au milieu du xni“

MODO — 1198 — MOGR

siècle, et fut enfin, en 1288, acquise par les princes de la maison d’Este pour lesquels elle fut érigée en duché en 1463. Sous le royaume d’Italie elle fut le ch.-l. du dép. du Panaro.

modène (duché de), petit étal d’Italie, entre le royaume Lombard- Vénitien au N., l’Etat de l’Eglise au S., etc. : 98 kil.sur 68 ; 490,000 hab. Ch.-l. , Modène. Autres villes , Reggio, Corregio, Bersello, Canossa, Carpi. Uu y ajoiut en 1847 la Lunégianecédée par le grand duc de Toscane — Ce pays formait depuis 1288 un petit état monarchique , dont la capitale était Ferrare; mais depuis 1453 Borso d’Este avait pris le titre de duc ; Alphonse II d’Este étant mort sans postérité en 1597, Clément VIII reprit le duché de Ferrare comme fief papal , et alors Modène forma un duché isolé dont l’empereur Rodolphe 11 investit César d’Este, fils naturel d’Alphonse. Celte nouvelle ligne s’est perpétuée jusqu’en 1797 , époque à laquelle Hercule lll fut dépossédé par les Français. Mais son petit-fils, François IV d’ Autriche, dit d’Este, a été réintégré dans le duché par le congrès de Vienne , et y est devenu tige d’une nouv. maison d’Este (1815),leduchérestant réversible à l’Autriche. Ce prince se signala, ainsi que Franç.V,son fils, qui lui suce.en 1846, par son oppos. aux idées libérales : Franç.V futexpulséen!848. — En 1797, le duché av. été compris dans la Rép. Cisalpine; il fut dep. réparti entre les dép. du Crostoloetdu Panaro.

MüDKR , riv. de France ( Bas-Rhin) , naît dans l’arrondissement de Sa verne , baigne Ingweiler et Haguenau; reçoit à gauche la Rothbaoh, à droite le Zinzel ; cotoie longtemps le Rhin du sud au nord , et s’y joint près de Sel tx après 80 kil. de cours.

MODERN, Modor en hongrois , ville murée de Hongrie, à 26 kil. N. E. de Presbourg; 4,600 hab. MOL) ESTERS.), sicilien, mart.au 3e s., fêté le 15 juin. MODESTIMJS (herknniiis), jurisconsulte romain du ni» siècle, disciple d’Ulpien, fut élevé aux honneurs sous Alexandre Sévère et Maximin, et fut consul avec Probus en 228. Il avait composé un grand nombre d’écrits dont il ne reste que quelques fragments, publiés par Jacques Lect, jurisconsulte gènevois, et par Brenkman, Leyde, 1706.

MODHAFFER ou MOLÎZAFFER-CHAH , dernier souverain musulman du Guzzerat au xvie siècle, fut dépouillé de ses états par l’empereur mogol Akbar en 1573, qui l’emmena prisonnier. Modhaffer fut ehargé plus tard par ce prince (1581) de conquérir le Bengale ; et se voyant libre, il souleva le Guzzerat en sa faveur, et reprit la couronne. Attaqué ensuite par les troupes mongoles, il se défendit longtemps avec courage , fut vaincu à diverses reprises, et se tua en 1592. Après sa mort le Guzzerat fut réuni à l’empire du Mogol.

MODHAFFER! ENS, petite dynastie de princes turcomans qui régnèrent indépendants dans le Farsistan depuis la mort d’Abou-Saïd, dernier souverain gengiskhanide de la Perse (1335), jusqu à l’invasion de Tamerlan (1394). Elle compte quatre princes : Modhaffer, 1318; Djelal-Eddin , 1365; Zéin-élab-Eddin , 1382; Chah-Mansour, 1394. Ils furent toujours en guerre avec les llkhaniens, les Djonbaniens et les Turcomans du Mouton blanc et du Mouton noir.

MOD1CA, Motyca , ville de Sicile (Syracuse), à 53 kil. S. O. de Syracuse; 25,000 hab.

MODL1N, ville de la Russie d'Europe (Pologne), à 65 kil. S. E. de Plock , au confluent de la Narew et de la Vistule ; ville très forte.

MODON, Mèihone , ville de l’état de Grèce (Messénie), ch.-l. de la Haute-Messénie, sur un rocher qui s’avance dans la nier, à 90 kil. S. O. de Tripofitza ; 7,000 hab. Petit port ; tour octogone sur un îlot: rues sales, mais assez belles maisons. Point d’eau potable. Modon appartint longtemps aux Vénitiens; le traité de Carlowitz (1699) la leur avait

rendue avec toute la Morée; mais ils la reperdirent par le traité de Passarovitz (1718). Les Français s’en emparèrent en 1828.

MOÜUGNO , viile du royaume de Naples (Terre de Bari), à 1 1 kil. S. O. de Bari ; 4,600 hab.

MOELAN, bourg de France (Finisterre), à 9 kil. S. 0. de Quimperlé; 4,200 hab.

MOELLENDORF ( H., comte de), feld-maréchal prussien, né en 1 7 24, m. en 1 8 1 6, se forma sous Frédéric II, dont il resta l’ami, fut chargé en 1793 d’effectuer le démembrement de la Pologne; remplaça en 1794 le duc de Brunswick à la tête de l’armée prussienne, gagna sur les Français une bat. à Kaiserslautern, mais se vit bientôt rejeté au delà du Rhin et fut battu à Erfurth en 1 806. Il était opposé à la guerre.

MOELSEN. Votf. MERSEBOURG

MOEN, île du Danemark, dans la mer Baltique, près de la côte S. de Pile de Seeland, par 54° 58' lat. N., 9° 55’ long. E. : 26 kil. sur 8; 7,000 hab. Ch.-l., Slege.

MOERBEKA ou MEERBECKE, ville de Belgique (Flandre orient.), à 19 kil. N. E. de Gand; 3,200 hab. Patrie de Guillaume de Mœrbeka.

MOERDYX, ville de Hollande (Brabant septent.), à 13 kil. N. de Breda, sur le Hollandsch-Diep, où Guill. de Frise, prince d’Orange , se noya en 1711

MOERIS, roi d’Egypte (de 2006 à 1990oudô 1740 à 1724 av. J .-C.?', est sui t, connu pour avoir fait creuser le lac qui porte son nom. — Ce lac, situé dans l’Heptanomide, à 10 milles iki Nil, était destiné à recevoir le trop plein des eaux du fleuve. Les géographes anciens varient sur sa grandeur: la plupart lui donnent 600 kil. de tour. Pomponius Mêla ne lui en donne que 30 environ. C’est auj. le lac Birketel-Kéroun. Le vrai nom deMœris est ThoutmèsIV.

MOERS, MOERSBURG. Voy. meurs, meursbourg.

MOES1E. Voy. mésie.

MOESK1RCH. village du grand-duché de Bade, dans le cercle du Lac. Moreau y battit les Autrichiens f 5 mai 1800).

MOESSINGEN, ville du roy. de Wurtemberg (Forêt-Noire), à 12 kil. S. E. de Rothenburg ; 3,350 hab. Brûleries d’eau-de-vie.

MOEZ-ED-DAULAH (Ahmed), dont le surnom veut dire la force de l'empire , le premier de la race des Bouïdes qui ait régné à Bagdad, monta sur le trône après avoir soumis le Kerman, le Kourdistan et plusieurs autres provinces ; déposa le calife Mostakfy , le priva de la vue (946), et s’empara de toute l’autorité sous son successeur Mothi. Il m. en 967.

moez-ledinillah , calife fatimite , fut d’abord souverain d’Almahdya depuis l’an 953, soumit à son autorité l’Afrique occidentale, conquit la Sicile (963), puis l’Égypte (968), fonda le Caire et y établit la dynastie des Fatimites qui y régna plus de 200 ans. Il mourut en 975 à 46 ans.

• MOGADOR ou SOUEIRAH, ville maritime de l’état de Maroc (Maroc), sur l’Atlantique, à 178 kil. S. O. de Maroc, par 11° 35’ long. O., 32° 32’ lat. N.; 16,000 hab. Port sûr; résidence de plusieurs consuls européens; citadelle, palais impérial. Commerce actif de mulets, maroquin, ivoire, ébène, etc. Fondée en 1760 par l’empereur Sidy-Mohammed, sur l’emplacement d’un ancien chàteau-fort construit par les Portug. Bombardée en 1844 par les Fr.

MOGHOSTAN ( pays des dattes ), l’ancienne Carmanie déserte , contrée d’Iran, dans le S. du Kerman. Ch.-l., Minab. Sol plat, sablonneux, où l’on ne recueille que des dattes. Les côtes sont soumises à l’imam de Mascate.

. MOGLAH, Alinda, ville de la Turquie d’Asie (Anatolie), ch.-l. du livah de Mentech, à 95 kü. S. E. de Ghuzel-Hissar.

MOGOL (le grand-). Voy. mongols.

MOGOL1STAN. Voy. Mongolie.

MOGRAB1N. Voy. maugrabin.

MOKA — ilü'j — M01R

MOGUER, Onuba ou Lontici, ville d’Espagne (Séville), à 80 kil. N. O. de Cadix, sur le Tinto; 6,000 hab. Port très petit.

MOGUNT1ACUM , auj. Mayence , ville de Ganïc , ch.-l. de3 Caracates et de toute la Germanique 1", sur le Rhin, fut très agrandie par Drusus, frère de Tibère, 10 ans av. J.-C. C’est là que Lollien et Jovin furent proclamés empereurs (267 et 363).

MOHACZ ou MOHATZ, ville de Hongrie (Baranya), à 90 kil. O. de Szegedin ; 4,000 hab. Siège d’un protopope grec : château-fort. Les Turcs y battirent complètement les Hongrois en 1526 ; Louis II périt dans cette bataille et les Turcs tirent une foule de prisonniers; mais les Hongrois et les Impériaux, commandés par Charles IV de Lorraine, y défirent les Turcs en 1687.

MOHAMMED, vrai nom du prophète que nous nommons Mahomet ( Voy . mahomet). — Le nom de Mohammed a été porté par un grand nombre de princes musulmans qui ont régné dans différents pays. Les plus célèbres sont:

mdhammed-ae-mahm, calife abbasside, fils d’Al- Manzor. Il régna de 775 à 785 de J.-C. à Bagdad, fit du bien et se montra clément ; mais il déploya un faste inoirt’.

mohammed- al -mahdi ( Aboul - Cacem ), dernier imam de la race d’ Ali, né en 859. Selon les uns, il fut tué à 1 1 ans par le calife Motamed ; selon les autres, il vécut jusqu’à 75 ans. Quoi qu’il en soit, les Musulmans de la secte des Chyites croient qu’il disparut mystérieusement et ils l’attendent comme un autre Messie.

mohammed-al-mahdi, calife ommiade d’Espagne, usurpa le trône de Cordoue sur Hescham II en 1006; fut renversé en 1009 par l’usurpateur Soliman, rétabli en 1010 et définitivement détrôné en 1015.

mohammed il AL-GAURY , empereur de l’Hindoustan, de la dynastie des Gaurides en Perse, fut associé au trône par son frère Gaïath-Eddyn (1171). Il obtint de lui le roy. de Gaznah, fit de nombreuses incursions dans l’Inde, s’empara du Guzzerat, de Lahore, de Dehly, d’Adjmir, de Bénarès; renversa les idoles et établit partout l’islamisme. Il périt assassiné en 1206.

mohammed ix, x, xi, plus connus sous les noms de Akbar, Géanyir, Chah-Djihan. Voy. ces noms.

mohammed xiv (Aboul-Modhaffer-Nasser-Eddyn) , empereur de THindoustan, monta sur le trône en 1717. Sous son règne arriva la dissolution totale de l’empire mogol dans l’Inde. Nadir-Chah, usurpateur du trône de Perse, fit une invasion dans 1 Hindoustan, et se fit céder par Mohammed toutes les provinces à 10. de l lndus. Mohammed mourut en 1747, et eut pour successeur son fils Ahmed-Chah.

mohammed-gaïath-eddyn, sultan seldjoucide de la Perse, et 2e fils de Mélik-Chah ; il disputa cinq ans l’empire à son frère et devint maître de toute la Perseenll05. Il mourut en 1118.

mohammed-khan , souverain de la Perse occid. Voy. ghazan-khan.

mohammed-ben-thaher, 5e et dernier prince de la dynastie des Thahérides, qui régna sur le Khoraçan de 820 à 872, monta sur le trône en 862, eut à combattre plusieurs compétiteurs , entre autres Yacoub-ben- Laïth, de la dynastie des Soffarides, et fut renversé après dix ans d’un règne orageux (872).

MOHAMMED-haçan-khan, fondateur de la dynastie des Kadjars, actuellement régnante en Perse, ûlsd un

gouverneur du Mazandéran. Il commanda d abord plusieurs corps de troupes et fut gouverneur d Astérabad sous Nadir et son successeur Adel-Chah; il fut un des premiers à sc déclarer indépendant à la mort du dernier (1748); s’empara du Mazandéran, du Khoraçan, du Ghilan, prit Ispahan et fut j gur le point de se rendre maître de toute la Perse ; , mais il finit par tomber au pouvoir de Kérim-Khan, !

son compétiteur, qui lui fit trancher la tête (1758).

mohammed-aga , fils du précédent, tomba avec son père entre les mains de Kérim qui le fit eunuque et le retint prisonnier ; mais il s’évada en 1779 reprit les provinces que son père avait possédées’, devint maître de toute la Perse, fit avec succès la guerreaux Géorgiens, etaffermit le trône dans sa famille. Il périt assassiné en llyï et eut pouF successeur son neveu, Baba-Khan (Feth-Ali-Chah).

mohammkd-bey, souverain de l’Egypte, qui succéda au fameux Aly-Bey; il entra dans le corps des Mamelouks, devint le gendre d’Aly et son meilleur général; mais il se révolta bientôt contre son bienfaiteur, le chassa du Caire, s’empara de toute l’Egypte (t 773), et se fit nommer par le sultan de Constantinople pacha du Caire. 11 mourut de la peste devant Saint-Jean-d’Acre (1776).

mohammed-ben-abd-el-wahab. Voy. wahabites.

— Pour les autres personnages de ce nom, Voy MAHOMET, MÉHÉMET, MAHMOUD OU leurs SUmomS.

MOHARBANDJ, Mohurbunge des Anglais, district de la présidence de Calcutta, entre la Soane et la Sobonryka, a été formé aux dépens de l’Orissa et a pour ch.-l. Hariorpour.

MOHAVIAH. Voy. moawyah.

MOHAWKS, peuple indigène de l’Amérique sept., est une des six nations que forment les Iroquois, eî habite dans le Haut-Canada et l’état de New-York.

MOHIGANS ou MOH1CANS, Indiens des Etats- Unis, dont on trouve encore quelques restes dans la partie S. E. de l’état de Connecticut.

MOHILEV, ville de la Russie d’Europe, ch.-l. du gouvernement de Mohilev, sur la droite du Dniepr, à 800 kil. S. de Saint-Pétersbourg; 21 ,900 hab. Archevêchés grec et latin. Château-fort. Remparts en terre. Assez belle place et nombreux bâtiments en pierre. Commerce. — Davoust y battit Bagration le 23 juillet 1812- — Le kouy de Mohilev. situé entre ceux de Vitebsk au N., deTchernigov et Smolensk à l’E., de Minsk à 10., a 370 kil. sur 548, et 990,000 hab. Ch.-l., Mohilev. Beaucoup de rivières (Dniepr, Soj, Ipout, etc.), marais, forêts. — Il y a une autre Mohilev dans le gouvernement de Podolie, sur la gauche du Dniestr, à 90 kil. S. E. de Kaminiec; 7,000 hab.

MQHON, ville du département du Morbihan, à 15 kil. N. O. de Ploërmel ; 3,593 hab.

MOHR1NGEN, ville murée du Hanovre, sur la Mohr, près de son confluent avec la Leine, à 16 kil. N. 0. de Gœttingue; 1,800 hab. Château.

MOHRUNGEN, ville des Etals prussiens (Prusse), à 95 kil. S. O. de Kœnigsberg: 1,900 hab. Victoire de Bernadette sur lesRusses, 1807.

MOINES ou SOLITAIRES, du grec monos (seul), étaient dans l’origine des laïques qui se séparaient volontairement du commerce des hommes, après avoir fait aux pauvres l’abandon de leurs biens, pour partager leur temps entre la prière et le travail. Un grand nombre de ces solitaires s’étaient déjà établis en Égypte lorsque saint Antoine en réunit quelques-uns en communauté monastique (270). La Syrie, le Pont, la Cappadoce, l’Ethiopie, l’empire romain rirent bientôt se former de pareilles associations. Quelques-uns restèrent néanmoins tout à fait solitaires : tels étaient les anachorètes ou ascètes , qui vivaient seuls dans les déserts, et les sarabaïiesA qui y habitaient deux ou trois ensemble une cast ou cellule; mais la plupart se réunirent en communautés, sous le nom de cénobites , et sous la direction d’un supérieur appelé abbé: c’est ce qui a donné naissance aux divers ordres religieux {Voy. leurs noms).

MOIRA, ville d’Irlande (Down), dans l’Ulster, à 28 kil. S. d’Antrim. Aux env., château de Moira.

MOI RA (François rawdon, comte de), marquis d’Hastings. Voy. hastïncs.

MOIT — 1200 — MOLA

MOIRANS, ch.-l. de canton (Isère), sur la Morge, à 27 kil. N. E. de Sl-Marcellin ; 2,000 hab. Chapeaux de paille façon de Florence, moulins à huile, forges, etc. — (Jura), à 12 k. N. ü. de St-Claude.

MOISDON-LA-RIVIERE, ch.-l. de canton (Loire- Inférieure), sur le Don, à 11 kil. S. de Châteaubriant; 2,400 hab.

MOÏSE, chef et législateur du peuple hébreu, né en Égypte vers l’an 1725 av. J.-C., fut exposé sur le Nil en vertu des ordres de Pharaon qui voulait faire périr tous les enfants mâles des Hébreux, mais fut sauvé des eaux par la fille même du roi, qui l’éleva et le fit instruire dans les sciences des Égyptiens. Informé de sa naissance, il quitta la cour de Pharaon à l’âge de 40 ans pour aller vivre avec les Hébreux, etayantvu un Égyptien qui maltraitait l’un d’eux, il le tua de sa propre main. Craignant d’être puni pour ce meurtre, il alla se réfugier dans le désert de Madian et y épousa la fille d’un prêtre nommé Jéthro. 11 reçut de Dieu, dans sa retraite, l’ordre de délivrer les Israélites de l’oppression des Egyptiens, et vint sommer Pharaon de laisser ses concitoyens sortir librement de l’Egypte. 11 n’éprouva d’abord que des refus; alors pour effrayer le roi, il accabla ses peuples de dix fléaux cruels connus sous le nom de plaies d'Égypte ; Pharaon se vit forcé de céder à ses demandes. Moïse sortit d’Egypte à la tête des Hébreux, l’an 1645 av. J.-C. : il leur fit traverser à pied sec la mer Rouge, fit engloutir dans les eaux de cette mer Pharaon qui les poursuivait, les conduisit dans le désert où il les nourrit d'une manne tombée du ciel, fit jaillir l’eau d’un rocher en le frappant de sa baguette, reçut de Dieu la loi sacrée sur le mont Sinaï, triompha de plusieurs peuples qui s’opposaient à son passage, et arriva jusque sur les confins de la Terre Promise. Il ne lui fut cependant pas accordé d’y entrer, parce qu’il avait une fois manqué de confiance dans le Seigneur, et il mourut sur le mont Nébo, d'où il pouvait apercevoir la terre de Chanaan, âgé de 120 ans, l’an 1605 av. J.-C. — Moïse est fauteur du Pentaleuque, c.-à-d. des cinq premiers livres de l’Ancien Testament (Genèse, Exode, Lévitique, Nombres, Deutéronome), qui renferment l’histoire sacrée depuis la création du monde jusqu’à l'entrée des Hébreux dans la Terre Promise, un code de lois et un recueil de prescriptions religieuses.

MOÏSE de khoren , historien arménien , né vers Tan 370 de J.-C. au bourg de Khoren , fit une étude profonde de la littérature grecque; visita Antioche, Alexandrie, Rome, Constantinople ; fut à son retour garde des archives patriarcales, puis archevêque de Pakrévant, et mourut vers 487. Il a laissé une Histoire de l’Arménie , imprimée à Londres en 1738, avec trad. lat. , et à Venise, 1841 , avec une trad. franç. , par Le Vaillant de Florival,

MOISK, la-c de la Russie d'Europe. Voy. ilmem,

MOISSAC, ch.-l. d’arr. ( farn-el-Garonne), à 25 kil. N. O. de Montauban, sur le Tarn; 30,618 hab. Tribunaux de première instance et de commerce. Bien bâtie; belle fontaine et pont remarquable. Environs fertiles en blé, fruits et vins. Fondée au v® siècle et jadis plus importante ; elle fut ravagée par les Normands et souffrit pendant la croisade contre les Albigeois et pendant les guerres entre la France et l’Angleterre. — L’arr. de Moissac a 6 eant. (Auvillar, Rourg-de-Visa, Lauzerte, Montaigu, Valence et Moissac), 90 communes et 62,735 hab.

M01TA, ch.-l. de cant. (Corse), à 22 kil. E. de Corte.

M01TTE (J.-Guil.), habile sculpteur, né à Paris sn 1747 d’une famille déjà illustrée dans la gravure ; étudia sous Pigalle et Lemoine, puis fut envoyé à Rome; entra à l’Académie en 1783, fut chargé sous la république et l’empire de plusieurs travaux importants 3 tels que le fronton du Pan¬

théon, représentant la Pairie couronnant les vertu» civiques et guerrières (ce fronton a été supprimé sous la Restauration), le mausolée du général Desaix au mont Saint-Bernard, une statue équestre de Napoléon en bronze. Moitte mourut en 1810.

M01VRE (Abraham), mathématicien, né en 1667 à Vitry en Champagne, de parents protestants, se retira en Angleterre après la révocation de l’édit de Nantes, se lia avec Halley et Newton, fut admis à la Société royale de Londres et à l’Académie des Sciences de Paris, et mourut à Londres en 1754. Moivre s’est surtout occupé du calcul des probabilités. On a de lui : De mensura sortis , qu’il reproduisit dans : The doctrine of chances , Londres, 1716; Annuities on tife ou Des rentes viagères, 1724 ; Miscellanea analytica , 1730.

MOJACAR , Murgis , ville murée d’Espagne (Grenade), à 105 kil. S. E. de Murcie et près de la mer; 3,600 hab.

MOJA1SK, ville de la Russie d’Europe (Moscou); 4,000 hab. Jadis fortifiée, fit partie de la principauté de Tchernigov, puis de celle de Smolensk, fut réunie au grand-duché de Moscou en 1341; fut plusieurs fois assiégée par les Polonais. Prise par les Français en 1812.

MOKA, ville d’Arabie (Yémen), dans l’imamat de Sana, sur la mer Rouge, à 2S0 kil. S. O. de Sana, par 41° long. E., 13° 20' lat. N.; 5,000 hab. Port à peu près ouvert, rade, quelques fortifications. De loin, assez bel aspect, mais l’intérieur est laid et hideux. Vents bridants, chaleur intolérable. Aux environs, contrée sablonneuse et aride. Le café renommé qui porte le nom de cette ville est cultivé dans les vallées de l’intérieur ; il est apporté à Moka par des caravanes; on exporte aussi de cette ville de la gomme, du mastic, de l’encens, des cuirs. Le commerce y est encore assez actif, quoique fort déchu. Factoreries française, anglaise, danoise. — Moka était encore sans importance au xvie siècle. Les Hollandais y établirent un comptoir au xvil* siècle, et les Français en 1708. Les Anglais les imitèrent ensuite, et ces derniers y exercent auj. une grande influence depuis l’abandon des villes de l’Yémen par le pacha d’Egypte.

MOKCHA, riv. de la Russie d’Europe, naît dans le gouvernement de Penza , entre dans celui de Tambov, et tombe dans l’üka. Cours, 400 kil.

MOKCHANSK , ville de la Russie d’Europe (Penza), à 41 kil. N. O. de Penza, sur la Mokcha ; 4,000 hab. Assiégée en 17 17 par les Tartares.

MOK'I ADER-BILLAH, calife abbasside, régna de 908 à 932, se laissa gouverner par ses femmes et ses eunuques, et hâta par sa mollesse la décadence de l’empire. 11 fut chassé de Bagdad et massacré par des soldats.

MOKTADY - BIAMRILLAH , calife abbasside, régna de 1075 à 1094, et épousa la fille de Mélik- Chah, par qui il avait été placé sur le trône; il favorisa les sciences, et surtout l’astronomie.

MOKTAF V-B1LLAH, calife abbasside, régna de 902 à 908, reprit l’Égypte et la Syrie aux Thoulounides (905'. et réduisit les Carmathes ou Ismaéliens

moktafy leamr-allah, régna de 1136 à 1160," et releva un instant le califat depuis longtemps asservi par les Émir-al-Omrah.

MOKTHAR, capitaine arabe, né lapremièreannée de l’hégire, Tan 622 de J.-C. fils d’Abou-Obéidah, fut le plus ferme appui de la famille des Alides) battit le calife Obéid-Allah, ennemi de celte famille, et conquit la Mésopotamie. Vaincu et pris quelques années plus tard par Mosab, général du calife. Abdallah, il lut mis à mort Tan 687 de J.-C.

MOLA, Turris Juliana , ville du roy. de Naples (Terre de Bari), à 22 kil. S. E. de Bari, sur l’Adriatique; 8,400 hab. Port. Savon, tanneries.

viola di gaeta , Formies ville du royaume de

MOLD

Naples (Terre de Labour), à 5 kil. N. E. de Gaëte et sur la mer Tyrrhénienne. Port.

MOLANUS(j. ver meulen, dit), théologien catholique flamand, né à Lille en 1533, mort en 1585, fut professeur de théologie à Louvain, puis doyen de cette faculté, il a publié entre autres ouvrages : Histona iacrarum imaginant , Louv. , 1570; De fde hœrelicis servanda, etc., 1584.

molanus (Gér. -Walter van debmueleis, dit), abbé de Lokkum, théologien luthérien, né à Ilameln en 1633, enseigna les mathématiques, puis la théologie à Rinteln, obtint en 1677 l’abbaye de Lokkum avec la direction des églises protestantes du duché de Lunebourg et du Hanovre, et mourut en 1722. Il eut en 1692 et années suivantes une correspondance avec Bossuet pour travailler à la réunion des églises catholique et protestante , et fut secondé dans ce travail par Leibnitz ; mais il fut impossible d’arriver à un résultat satisfaisant. On a de lui quelques écrits relatifs à la réunion, qui se trouvent dans les Œuvres de Bossuet, tome XXV.

MOLAY (Jacques de), dernier grand-maître des Templiers, entra dans l’ordre vers 1265, et devint grand-maître à la mort de Guillaume de Beaujeu. 11 se préparait à réparer les revers éprouvés par les Chrétiens dans l’Orient, lorsqu’il fut, en 1305, rappelé en France sous un prétexte par le pape Clément V, qui, de concert avec Philippe-le-Bel, avait décidé la suppress. de l’ordre. Il reçut d’abord un trèsbon accueil; mais, en 1307, le roi le fit arrêter à l’improviste en accusant tous les Templiers des crimes les plus odieux. Livré à d’horribles tortures, Jacques de Molay fit quelques aveux, qu'il rétracta plus tard; il n’en fut pas moins condamné à mort. 11 fut brûlé vif le J 8 mars 1314, à la pointe de l'île de la Cité, sur l’emplacement du terre-plein actuel du Pont-Neuf. Selon une tradition populaire, il cita à jour fixe devant le tribunal de Dieu le pape et le roi, qui, en effet, ne lardèrent pas à y comparaître. Il est probable que les Templiers s’étaient livrés, en effet, à de coupables désordres ; mais leur principal crime était de posséder d'immenses richesses qui excitèrent la cupidité do Philippe-le-Bel. Toutes les formes de la justice furent violées dans leur procès. M. Raynouard a publié : Monuments historiques , relatifs « la condamnation des Templiers , 1813, et a tiré de cette catastrophe le sujet de sa belle tragédie des Templiers.

MOLD, ville d’Angleterre (Flint), dans le pays de Galles, à 22k.0.de Chester ; 5,100 hab. Jolie église, tours d’un vieux château ; filatures hydrauliques.

MOLDAU, riv. de Bohême, sort des Bœlunerwald, devient navigable à Hohenfurt, arrose Prague, et tombe dans l’Elbe vis-à-vis de Melnik. Cours, 310 kil. ; affluents, le.Beraun, la Suszava, etc.

MOLDAVA , riv. d’Allemagne, qui donne son nom à la Moldavie, naît en Galicie, traverse la Bukovine, entre en Moldavie, arrose Baja et Roman, et tombe dans le Sereth. Cours, 140 kil.

MOLDAVIE, Molduu en allemand, Bogdan en turc (au moyen âge on l’appelait aussi Bogdanie), état vassal de la Turquie d’Europe, au nord du Danube, borné au N. et à l’E. par la Russie, à 10. par la Transylvanie et la Valachie, au S. par la Turquie: 320 kil. du N. au S., sur 400 de l’E. à 10.; 1 ,600,000 h.Ch.-l., Jassv (c’était jadis Suszava). Au N. s’étendent les monts Krapacks. Rivières : le Danube, le Prouth, le Sereth, la Moldava, la Bistritsa. Climat très variable ; sol très fertile en grains, vins, tabac, légumes, fruits, melons, etc. ; forêts, excellents pâturages. Bétail , abeilles innombrables ; gibier et poisson. Quantité de nitre (nitrate de potasse) et de naplne ; mines d'or, d'argent et de cuivre ri che mine de sel gemme (à Okna). — La Mold a fait partie de la Dacie Trajane, Ue i empire des Goths, de celui des Huns, de celui des Avares; elle fut

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