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MOLL

occupée, du ix« au xiv* siècle, parles Pctchenègues, les Cumans et les Mongols. Après l'expulsion aà ces derniers, Bogdau (ou Dragoch) vint vers 1352, avec des Valaques, fonder sur les bords ae la Moldava un faible état qui prit le nom de Bogdanie, et qui, en 1432, finit par se reconnaître vassal de la Pologne. Sous Etienne-le-Grand (1458-1504), la Moldavie jouit d’une indépendance temporaire entre la Turquie et la Pologne, qui s’en disputaient la suzeraineté. Mais en 1513, Bogdan II se soumit à Sélim I; puis Soliman 11, en 1538, dépouilla Pierre Rarech, le dernier du sang de Bogdan, et mit à sa place Etienne Laputiet ; de ce moment, la Porte nomma toujours le voïvode de Moldavie, elle le choisissait parmi les Grecs Fanariotes. Depuis le traité de Jassy, en 1792, la Russie est parvenue a exercer sur cet état un droit de protection. En 1812, elle s’en fit même céder une province importante, la Bessarabie (restituée en partie en 1856). Le chef des Moldaves porte indistinctement les noms de voïvode et de hospodar( V. ces mots). La population se distingue en boyards de diverses classes et paysans ; longtemps ceux-ci ne pur. être propriétaires. Bien que monarchique, le gouvernement est tempéré par un divan que le liospodar renouvelle chaque année.

Bogdan I (Dragoch), 1352 Pierre 111, 1448

Sas, 1361 Etienne V, 1449

Pierre I? Alexandre II, 1450

Etienne II? Bogdan 111,

Latsko, 1365 Pierre-Haron (ou

Bogdan II, 1373 Pierre IV), 1456

Pierre II, 1379 Etienne VI, 1458

Etienne III (ou I), 1390 Bogdan IV, 1504

Jaga et Roman I, 1400 Etienne VII, 1517

Alexandre I, le Bon, 1401 Etienne VIII, 1526 Elie et Étienne IV, 1432 Pierre V (Rarech), Roman II, 1447 1527-1535

MOLÉ ( Edouard ) , célèbre magistrat , né en 1558 à Paris, mort en 1614 , était fils d un conseiller au parlement , et fut successivement conseiller, procureur-général , puis président à moi tié, au parlement de Paris. Enveloppé avec toute sa compagnie dans les persécutions qu’eut à subir le parlement en 1589, il fut quelque temps emprisonné à la Bastille par les Ligueurs , puis contraint d’accepter les fonctions de procureur-général et de prêter serment à la Ligue. Quoique exposéàmille dangers, iiresta fidèleàla cause royale, négociaen secret l’abjuration de Henri IV, et fit rendre par le Parlement l’arrêt qui lui assura le trône (28 j uin 1593). Il fut nommé en 1602 président à mortier, charge qui resta dans sa famille j usqu’à la Révolution .

molé (Matthieu), fils du précédent, né en 1584, mort en 1656, fut conseiller au parlement en 1606, procureur-général en 1614, premier président, 1641, et enfin garde des sceaux, 1650. Dans sa longue carrière il déploya une fermeté à toute épreuve , et sut concilier les devoirs d’un grand citoyen avec l’obéissance due à l’autorité royale. Pendant les troubles de la Fronde, il alla, à travers les barricades et au risque de sa vie, réclamer à la cour deux conseillers arbitrairement arrêtés (1648); il fut également député à Ruel auprès de la reine pour proposer un accommodement entre la cour et les Frondeurs (1649) , et parvint par ses efforts à rapprocher les partis. Cependant il avait fait un grand nombre de mécontents. Apprenant que sa présence au ministère était pour quelques-uns un obstacle à la réconciliation, il s’empressa de résigner les sceaux; mais on fut bientôt obligé de les lui rendre. Od cite de Matthieu Molé plusieurs traits qui prouvent que le courage civil ne le cède en rien au courage militaire. C’est de cette famille qu’est issu M. Molé, pair de France, et ancien président du conseil.

molé (Fiançois-René), dont le vrai nom était Molef, acteur né à Paris en 1734, débuta à la Co

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