‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 75 sur 1261 · ARIS · texte numérisé non relu

ARIS

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la cliaase par ses chiens, il quitta la Grèce, passa à Cos, de là en Sardaigne, puis en Thrace, où Bacchus l’initia aux mystères des orgies, et ûxa enfin son séjour sur le mont Hémus ; mais il en fut enlevé et disparut tout à coup. Virgile en fait, dans ses Gèorgiques (iv* livre), l’amant d'Eurydice, et le montre faisant sortir des flancs d’un taureau immolé d’innombrables essaims d’abeilles.

arisjée, Aristeas, officier de Ptoléméc Philadelphe, fut, selon une tradition douteuse, chargé d’aller en Judée pour y chercher les livres saints ; il ramena avec lui 70 savants pour les traduire, et fit faire à son retour la version dite des Septante. On a sous le nom d’Aristée une Histoire de la traduction des Septante, qui paraît apocryphe, mais qui n’en est pas moins fort ancienne. Elle a été imprimée à Oxford, 1692, grec-latin.

AR1STÊNÈTE, écrivain grec et auteur d’un roman en forme de lettres, dans lequel on trouve des détails curieux sur les moeurs de son temps. 11 était né à Nicée vers 300, et périt, dit-on, dans le tremblement de terre qui renversa Nicomédie en 358. Il était contemporain et ami de Libanius. Les Lettres d’Aristéneic ont été publiées à Anvers, 1666; à Utrecht , grec-latin , avec des notes de Pauw , 1737; et à Paris, 1823, par M. Boissonade, édit, préférable à toutes les autres. Elles ont été traduites ou imitées en français, par Cyre-Eoucault, 1697; Lesage, 1696; Moreau, 1762; F. Nogaret, 1797.

ARISTIDE, Aristides , Athénien célèbre par ses vertus civiles et militaires , eut une grande part à l'administration de la république, et reçut du peuple le surnom de Juste. Il est un de ceux qui commandaient à la bataille de Marathon. Thémistocle, son rival , jaloux de son crédit, le fit bannir par l’ostracisme, 483 ans av. J.-C. Rappelé lors de l’invasion de Xerxès, il contribua aux succès de Salamine et de Platée, et fut chargé , après l’expulsion des Perses, d’administrer le trésor commun de toute la Grèce. Il m. dans un âge avancé (469), et si pauvre, que l’état fut obligé de pourvoir a ses funérailles et de doter ses filles. Cornélius et Plutarque ont écrit sa vie,

Aristide (saint), philosophe athénien, se convertit au christianisme, et présenta à Adrien, l’an 126, une Apologie pour les Chrétiens, que nous n’avons plus. On place sa fête au 31 août.

Aristide (Ælius), orateur grec, né en Bithynie vers l’an 129 de J.-C., se fixa à Smyrne, où il enseigna la rhétorique avec un grand éclat. Smyrne ayant été renversée par un tremblement de terre l’an 178, il détermina par son éloquence l’empereur Marc-Aurèle à la rebâtir. 11 reste de lui 64 Discours et quelques autres écrits. Samuel Jebb, savant anglais, en a donné une édition gr.-lat., Oxford, 1722,

2 vol. in-4, avec des notes. G. Dindorlî a publié en 1829, à Leipsick, une nouvelle édition en 3 vol, \ qui renferme quelques morceaux récemment découverts.

Aristide (Quintilien), auteur grec qui paraît avoir vécu dans les premiers siècles de notre ère et dont il nous reste un traité important sur la musique ancienne. Meibomius l’a inséré dans la collection des Auctores sepiem anliquœ musicæ, Amsterdam, 1662,

2 vol. in-4.

AR1STION, sophiste d’Athènes, fit déclarer cette ville en faveur de Mithridate, contre les Romains, et y usurpa un instant le souverain pouvoir. Sylla, s’étant rendu maître d’Athènes, le mit à mort, 87 ans av. J.-C.

ÀRISTIPPE, philosophe grec de la secte dite Cyrénaïque ,nê à Cyrène vers 436 av. J-.C. , d’une famille riche, vint à Athènes étudier sous Socrate, et fonda lui-même une école dans laquelle il dénatura la morale de son maître ; il proposait pour but unique de la vie la recherche du plaisir ; toutefois il proscrivait les excès et voulait que l’homme possédât la

volupté sans se laisser posséder par elle. Il mit eetta doctrine en pratique , et passa ses plus belles années à la cour de Denys-le-Tyran dans la mollesse et les délices. Aristippe avait la répartie fine et l’esprit brillant,- l’on cite de lui beaucoup d’heureuses saillies. Il eut une fille nommée Arété, et un petit-fils nommé aussi Aristippe, qui enseignèrent sa philosophie.

ARISTOBULE I, surnommé Philhellène , c.-à-d. Ami des Grecs, prince juif, succéda à son père. Jean Hyrcan, comme grand-prêtre, l’an 107 av. J.-C., et prit le titre de roi. Son règne ne dura qu’un an, et fut souillé de crimes.

aristobule il , fils d’ Alexandre Jannée , détrôna son frère Hyrcan II , et devint roi de Judée l’an 70 av. J.-C. Assiégé par Arétas, prince arabe, il fut délivré par les Romains qu’il avait appelés à son secours; puis il se brouilla avec eux, fut assiégé dans Jérusalem , pris par Pompée (63), et env. à Rome, où il rpourut eu prison, 46 ans av. J.-C

AR1STOCLES, péripatéticien duiiesiècle de J.-C., né à Messène, composa une Histoire des philosophes et de leurs opinions, dans laquelle il combattait le scepticisme d’Ænésidème. Eusèbe en a conservé des fragments dans sa Préparation évangélique.

ARISTOCRATE, nom de deux rois d’Arcadie : le 1 *r régna l’an 720 av. J.-C.; le 2e vers l’an 680. Celui-ci trahit les Messéniens , ses alliés ; le peuple indigné le lapida et abolit la royauté, en 671 ou 668.

ARISTOCRATES (du mot grec aristocrateia , gouvernement des meilleurs ou des plus puissants), dénomination sous laquelle on désigna dès le commencement de la révolution française les anciens nobles, et qui s’étendit dans la suite à tous ceux qui sa montraient opposés aux doctrines révolutionnaires et partisans de l’ancien régime.

ARISTODÈME, un des Héraclides qui, à la tête des Doriens, vinrent conquérir le Péloponèse, régna à Sparte, de 1190 à 1186, et fut père de Proclès et d’Eurysthène, chefs de deux branches qui après lui régnèrent conjointement à Sparte.

aristodème, roi de Messénie, 744 av. J.-C., soutint de 744 à 724 la guerre la plus opiniâtre contre le» Spartiates, les battit à Ithome et prit leur roi Théopompe.On raconte que, sur la foi d’un oracle, il sacrifia sa Cille pour le succès de la guerre, et qu’ensuite, pour obéir à un nouvel oracle, i! se perça de son épée.

ARISTOGITON, Athénien qui, avec son ami Harmodius, projeta de délivrer Athènes de la tyrannie d’Hippias et d’Hipparque. Harmodius fut tué après s’être défait d’Hipparque. On se saisit d’Aristogitcn, et on le mit à la question pour lui faire déclarer ses complices. 11 nomma tous les amis du tyran, qui furent aussitôt mis à mort. Interrogé s’il n’en restait pas d’autres , il répondit qu’il n’y avait plus qu’Hippias qui méritât de mourir. Le tyran le fit aussitôt conduire au supplice. Après l’expulsion d’Hippias (509) , une statue et des fêtes publiques consacrèrent la mémoire de ces deux généreux citoyens.

ARISTOMÈNE , roi et général des Messéniens vers 684 av. J.-C., souleva ses compatriotes contre les Lacédémoniens, et excita la deuxième guerre de Messénie. Deux fois il fut fait prisonnier, et chaque fois il s’échappa de la manière la plus merveilleuse. Il remporta de grands avantages et soutint dans Ira un siège de 11 ans (682-671 av. J.-C.), mais ne put empêcher l’asservissement de sa patrie. Vaincu, il se retira en Arcadie avec une partie de Messéniens, tandis que les autres allaient en Sicile.

ARISTONIC, fils naturel d’Eumène II, roi de Pergame, voulut enlever aux Romains le royaume de Pergame qu'Attale 111 leur avait légué en mourant, 132 av. J.-C. Il fut accueilli avec transport par la nation, et remporta d’abord d'assez grands avantages; mais enfin il fut vaincu et pris par la consul Perpenna ; on le fit étrangler en prison (129).

ARISTOPHANE, célèbre poète comique grec, né

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vers l’an 450 av. J.-C., à Athènes selon lea uns, dans l’île de Rhodes ou dans celle d’Egine selon d’autres, commença à se faire connaître 1 an 427, et fit représenter sur le théâtre d’Athènes un grand nombre de comédies dans lesquelles il attaquait sans ménagement les philosophes, les hommes etat, les poètes, le peuple d’Athènes et les dieux eux-mêmes. Il porta si loin la licence que Ion tut obligé, vers l’an 388, de rendre une loi qui défendait de représenter et de nommer sur la scène aucun personnage vivant: ce qui mit fin à ce que I on appelle X ancienne comédie. Ceux qu il poursuivit avec le plus de violence furent Socrate, contre lequel il fit la comédie des Nuées (vers l’an 423); Cléon, qu’il attaqua dans les Chevaliers; Euripide, qu’il fit figurer dans les Acharniens , les Femmes à la fête de Cérès et les Grenouilles. De 64 pièces qu’avait composées Aristophane, il n en reste que 11: Plutus , Lysistrate, les Nuées , les Grenouilles , les Chevaliers, les Acharniens, les Guêpes (imitées par Racine dans les Plaideurs), les Oiseaux , la Paix, les Harangueuses , les Femmes à la fête de Cèi'es. Les allusions, les personnalités, les jeux de mots dont elles sont remplies, les rendent fort difficiles à entendre ; en outre, on est souvent choqué de la grossièreté des plaisanteries et de la bizarrerie des idées; mais on ne trouve nulle part plus de sel et de causticité. Les meilleures éditions d’Aristophane sont

coupables de la condamnation de Socrate, un nouvel attentat contre la philosophie. Il alla s’établir à Chalcis en Eubée, ou il mourut peu après, en 322, âgé de 62 ans. On a répandu sur le genre de sa mort les versions les plus contradictoires. On a dit même qu’il avait mis fin à ses jours. — Aristote est le génie le plus vaste de l’antiquité; il a embrassé toutes les sciences connues de son temps et en a même créé plusieurs. Ses écrits forment une sorte d’encyclopédie ; pendant un grand nombre de siècles, ils posèrent la borne du sav oir humain, et jouirent d’une autorité absolue. La plupart de ses ouvrages nous sont arrivés, mais quelques-uns mutilés ou altérés. Les principaux sont : l 'Organon, composé de différents traités de logique ; la Rhétorique , la Poétique , deux traités d' Éthique ou de Morale, la Politique , l ' Économique, Y Histoire des Animaux, les Parties des Animaux , la Physique , les traités du Ciel, de la Génération cl de la Corruption, des Météores, du Monde, les Problèmes, le traité de Y Ame, la Métaphysique ou Philosophie première. Le mérite d’Aristote en philosophie fut de donnei à la science une base plus solide que n’avaient fait ses prédécesseurs, et d’accorder davantage à l’expérience, sans méconnaître le rôle de la raison. C’est ainsi qu’il a rejeté la doctrine de l’idéal, qu’avait professée Platon, et a concentré toute réalité dans les objets individuels. Selon lui, les points de vue sous j lesquels ces objets peuvent être envisagés se réduisent

G. Dindorf, Par., 1 839, gr. in-8,chez F. Didot (avec les Scholies, 1840). Les comédies d’Aristophane ont été trad. en franç. dans ie Théâtre des Grecs par A.-Ch. Brottier (vol. x à xm), et séparément par Poinsinet de Sivry ( 1 7 84) , et par M. Artaud, 6 vol. in-32, 1828-1830 : cette dernière trad. est la plus estimée.

Aristophane, grammairien grec, natif de Byzance, vint à Alexandrie vers l’an 198 av. J.-C., et y fut nommé chef de la grande bibliothèque. Il eut pour disciple le célèbre critique Aristarque. On lui attribue l’invention des accents, la ponctuation et le Canon (ou catalogue raisonné) des Auteurs classiques grecs, publié par Nanck, Halle, 1848, in-S.

ARISTOTE, Aristoteles, célèbre philosophe grec, surnommé le Prince des philosophes, fondateur de la secte des Péripatéticiens, né à Stagyre en Macédoine, l’an 384 av. J.-C., eut pour père Nicomaque, médecin distingué, ami d’Amyntas 111, roi de Macédoine. Il vint vers l’an 368 à Athènes, y suivit pendant 20 ans les leçons de Platon, et commença dès lors à se faire connaître par ses écrits. Après la mort de son maître (348), il quitta Athènes, blessé, dit-on, de n’avoir pas été désigné pour lui succéder, et se retira d’abord en Mysie, auprès d’Hermias, souverain d’Atarné, dont il épousa la sœur Pythias; puis à Mitylène dans l’île de Lesbos. Là, il reçut de Philippe (343) une lettre dans laquelle ce prince le priait de se charger de l’éducation de son fils Alexandre, lui disant qu’il se félicitait moins de ce qu’il lui était né un fils que de ce que ce fils était né du temps d’Aristote. Après avoir passé plusieurs années à la cour de Macédoine, il suivit, à ce que l’on croit, son disciple dans ses premières expéditions en Asie, mettant à profit, pour les progrès de l’histoire naturelle, les trésors et les conquêtes du roi; puis il vint se fixer à Athènes vers l’an 331, et y fonda, dans une promenade voisine de la ville et nommée Lycée, une école nouvelle, qui prit le nom de Lycée; on la nomme aussi école péripatéticienne (du mot grec péripatos, promenade). A la mort d’Alexandre (323), Aristote, resté en butte à la calomnie et aux attaques de ses envieux, se vit accusé d’impiété; il sortit d Athènes sans attendre le jugement.

quatre principes, la matière, la forme, la cause efficiente et le principe final, principes qui doivent se retrouver partout et que la philosophie a pour mission de déterminer. Aristote poursuit ensuite les applications* de cette théorie dans toutes les branches de la science. En psychologie, il essaie de classer les facultés de l’âme, et considère l’âme elle-même comme la puissance cachée qui produit et maintient l'organisation. En logique, il passe en revue les différentes formes du raisonnement déductif ou syllogisme, dont il donne un code complet. En théodicée, il fonde la démonstration de l’existence divine sur la continuité du mouvement, et présente Dieu comme la fin ou le but du monde, comme le centre auquel tout aspire. Dans l’art, il ramène le beau à l’imitation de la nature ; en morale, la vertu à l’équilibre entre les passions, et au milieu entre les excès ; en politique, il assigne pour fin à la société, l’utilité. Des travaux aussi vastes, où la richesse des détails le dispute à l’harmonie de l’ensembie, suffiraient pour justifier l’admiration que dans tous les temps le génie d’Aristote a excitée, quand on ne connaîtrait pas son Histoire naturelle et ses recherches sur l’anatomie comparée, qui, de l’aveu de Cuvier, n’ont pas été surpassées. Il est juste d’ajouter, cependant, qu’Aristote eut la prétention mal fondée de tout déduire par le raisonnement d'un petit nombre de principes hasardés; qu’une partie de sa logique et de sa métaphysique roule sur de vaines subtilités; que, dans sa physique, il se borne trop souvent à des explications purement verbales, et que par là il a nui quelquefois aux progrès de l’esprit humain. — Les œuvres d’Aristote ne furent rassemblées et publiées dans l’antiquité même que fort tard Enfouies ou cachées pendant près de deux siècles ( Voy . nélée de scepsis), ce n’est, dit-on, que vers le temps de Sylla qu’elles furent réunies par Apellicon de Téos et revisées par Andronicus de Rhodes. Dans les temps modernes, on ne connut pendant longtemps que Y Organon ; c’est aux Arabes et aux Grecs émigrés de Constantinople qu’on dut la connaissance et la propagation en Europe de ses autres ouvrages. La première édition complète des écrits

voulant, disait-il, épargner aux Athéniens, déjà d’Aristote fut publiée à Venise par Aide Manuce

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[1495-98, in-fol.), parmi les éditions postérieures, les plus estimées sont celles: de François Sylburge, Francfort, 1585-86, toute grecque ; de Guillaume Durai, Paris, 1619 et 1654, in-fol., greo-latin ; de Buhle, dans la collection de Deux-Ponts, publiée à Strasbourg, 5 vol., 1791-1800 (non achevée) de Bekker, grec-latin, avec un choix de commentaires, publiée par l’académie de Berlin, Berlin, l830 etann. suiv. On a en outre donné une foule d’éditions spéciales des ouvrag . détachés. 11 n’existait jusqu’içi aucune traduction française complète d Aristote ; les principales traductions d’ouvrages séparés sont : celle de la Morale et de la Politique , par Thurot, Paris, 1823, 2 vol. in-8 ; de la Rhétorique , par Gassandre , Paris, 1675, et par Ch.-E. Gros, Paris, 1822 ; de la Poétique, par Dacier, Paris, 1692, et Le Batteux (dans les Quatre Poétiques), 1771 ; de Y Histoire des animaux, par Camus, Paris, 1783 ; du Traité du monde , par Le Batteux, dans son Traité des causes premières; de la Logique , par Ph. Ganaye, sieur de Fresnes, Paris, 1589, in-fol.; de la Métaphysique , par MM. Pierron el Zevort. 18 11, 2 v. iu-8°. M. Barthélemy St-Hilaire en publia unetrad. complète ( Politique , 1837,2 vol. in-8, et

1848, 1 v. in-8, Logique, 1839-44 , 4 v„ Traité de Y âme, 1846, Opuscules philos., 1847 ; Morale, 3 v., 1856, etc.). A. a eu une foule de commentateuis: nous nommerons, chez les anciens. Ammonius, Alexandre d’Aphrodisie, Simplicius, Olympiodore, Boëce; au moyen âge, Alkendi, Averroës, Avicenne, Avenpace, Albert-le-Grand, saint Thomas. La vie d’Aristote a été écrite chez les anciens par Diogène Laërce et par Ammonius. On a publié sur, pour et contre sa doctrine une foule d’écrits. Launoy a fait ’histoire des vicissitudes qu'a éprouvées l’enseignement de sa philosophie chez les modernes, dans son livre De varia Aristotelis fortuna. M. Jourdain a donné de sav. Rech. sur les trad. lai. d Aristote, et M. Ravaisson un excell. Essai sur la Métaphysique.

ÀR1STOXENE, philosophe et musicien grec, né à Tarente vers 350 av. J. -G., fut un des plus célèbres disciples d’Aristote. Il avait, selon Suidas, composé 453 ouvrages. 11 ne reste de lui que des Éléments harmoniques , en 3 livres, publiés par Meibomius, Amsterdam, 1652, et un Fragment sur le Rhythme, trouvé à Venise parMorelli, 1785. Aristoxéne n’admettait pour juge en musiqueque l’oreille et rejetait lescalculs mathématiq . des Pythagoriciens. G. L. Mahne a écrit : De Aristoxeno, Amst., 1793.

ARIUS, fameux hérésiarque , né vers l’an 270 dans la Cyrénaïque, ou, selon d’autres, à Alexandrie, fut ordonné prêtre dans un âge avancé, s’établit à Alexandrie et commença en 312 à y enseigner une doctrine nouvelle, qui se répandit rapidement ; il combattait la Trinité, niait la consubstantialité du Yerbe avec le Père et par cuite sa divinité môme, et soutenait que Jésus- Christ est unp simple créature tirée du néant,trèsinférieureauPère. ilfut successivement combattu par saint Alexandre et par saint Athanase, évêques d’Alexandrie, condamné par plusieurs conciles, et notamment par le concile de Nicée en 325, anathématisé et exilé pendant plusieurs années. Mais soutenu par Eusèbe, évêque de Nicomédie, homme de son parti, il se lit absoudre par quelques conciliabules et parvint même à égarer Constantin qui le rappela de l’exil et le rétablit dans Alexandrie. Cependant son retour ayant excité des troubles dans cette ville , il se retira à Constantinople ; il allait, malgré l’opposition de saint Alexandre , devenu patriarche de cette ville , entrer en triomphe dans l’église, lorsqu’il mourut subitement d’une violente colique, l’an 336. Ses partisans prétendirent qu’il avait été empoisonné ; ses adversaires Virent dans cette mort extraordinaire une punition envoyée par Dieu même. Après la mort d’Arius , son hérésie fit de grands progrès : elle fut ouvertement protégée par l’empereur Constance et par plu¬

sieurs de ses successeurs; elle fut approuvée par

plus, conciliabules, et pendantlongtemps elle compta de très-nombreux partisans. L’empereur Théodose parvint à étouffer presque entièrement cette herésie dans le sein de ses états, mais elle fut embrassée par la plupart des peuples barbares qui avaient envahi l’empire romain, et subsista pendant plusieurs siècles chez les Goths, les Vandales, les Bourguignons et les Lombards. Elle s’éteignit vers l’an 660, par l’abjuration d’A-ribert I, dernier roi arien des Lombards. Depuis la réformation, l’arianisme s’est reproduit, mais sous de nouvelles formes, principalement sous celle du socinianisme, et a eu pour principaux défenseurs Servet, Socin, Capiton, Cellarius, etc. C Voy . ces noms). L’Histoire de l'Arianisme a été écrite par le P. Maimbourg.

ARJONA, Urgao, petite ville d’Espagne, à 28 kil.

N. 0. de Jaen; 3,300 hab.

ARK ANSAS, fleuve des Etats-Unis, sort des monte Rocheux, coule au S. O., et tombe dans le Mississipi, après un cours de 3,200 kil. environ. 11 a pour affluents le Canadien à droite, le Vert-de-Gris, le Neocho, le petit Illinois à gauche ; arrose Téta d’Arkansas et sépare les Etats-Unis du Mexique.

arkansas, un des États de l’Union, borné au N. par l’état et le territoire du Missouri, à l’E. par le Mississipi, au S. par la Louisiane et le Texas, à l’O. par le Mexique seul : 940 kil. sur 390; 14,800 hab. en 1820, 191,057 en 1855; cli.-l. Arkopolis ou Little-Rock. Climat varié. Plusieurs rivières : Missis¬

sipi, Arkansas, riv. Rouge, riv. Blanche, Saint- François. Tabac, coton, mais, riz, vin. — L’Arkansas forma nu territoire dès 1 819, et devint un état en 1836.

'AHKansas ries), peuple indigène de l’Amérique du Nord, qui jadis habitait sur les bords de l’Arkansafl et lui a donné son nom.

ARKHANGEL, ville de Russie, ch.-l. du gouvernement de même nom, sur la mer Blanche, à l’embouchure de la Dwina, et à 750 kil. N. E. de Saint- Pétersbourg ; 19,000 bab. Beau port, mais qui n’est librede glaces que 4 mois de l’année. Bâtie en bois, sauf quelques monuments. Archevêché, séminaire: chantiers de marine; école de navigation; pêche de la baleine ; commerce considérable. Arkhangel était une ville anséatique au moyen âge : elle fut la seule place maritime commerçante de la Russie avant la fondation de St-Pétersbourg. — Le gouvernement d’Arkhangel est situé entre la mer Glaciale et la mer Blanche au N., le gouvernement de Tobolsk & l’E., ceux de Yologda et d’Olonetz au S., et la Laponie àl’O. ; 1,550 kil. sur 780. PopuL 263,000 hab., Russes, Samoïède? et Lapons. Il est en partie situé sous le cercle polaire et oomprend la Nouvelle-Zemble et plusieurs autres île de la mer Glaciale. L’été y zst court et pluvieux. Pe.!etenes.--Arii.nangel doit son nom à saint Michel Y archange, son patron.

arkhangel (nouvel-), fort établi par les Russes, sur la côte N. O. de l’Amérique septentrionale, dans l’île et sur le détroit de Sitka, par 137° 36’ loni? O 57o 3’ lat. N. * *’

ARKONA, extrémité nord-est de l’île de Rugen ; contrée célèbre par le culte du dieu Svantovit. Près de là était un petit lac que l’on soupçonne être celui où les Scandinaves baignaient annuellement l’effigie de la déesse Hertha. Beau phare.

ARKOPOLIS, ville des États-Unis, ch.-l. de l’Arkansas. Voy. LITTLE-ROCK.

ARKWRIGHT (Richard), mécanicien anglais, né en 1732 à Preston (Lancaster), d’une famille pauvre, mort en 1792, fut jusqu’à l’âge de 36 ans simple barbier. Doué d’un génie naturel pour la mécanique, il réussit, après des difficultés sans nombre, à exécuter une machine à filer le coton d’une perfection admirable, prit en 1771 un brevet d’invention, établit une fabrique à Cromfort (Derby) et fit bientôt une immense fortune. L’invention d’Arkwight

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