‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 74 sur 1261 · ARGO — 102 — ARGO · texte numérisé non relu

ARGO — 102 — ARGO

14k.N.O. de Paris, surlar. droite de la Seine; 4, 600 h. Beau pont. Chem.de fer. Petit vin. — C’est au prieuré d’Argenteuil qu'avait été élevée Héloïse : c’est là qu'elle se retira en 1120, avant d’aller au Paraelet. ARGENTEUS rivus, riv. de Gaule ; auj. I’argens. ARGENT1ÈRE (1’), ch.-l. d’arr. (Ardèche), à 33 kil. S. O. de Privas, 2,900 hab. Plomb argentifère aux environs. — L’arr. de l’Argentière a 10 cant. (Burzet, Coucouron, Joyeuse, Monpezat, Saint-Etienne de Lugdarès, Thuoys, Valgarge, Vallon, les Vans, plus l’Argentière) , 104 comm. et 106,740 hab.

argentière (!’), ch.-l. de cant. (H.-Alpes) , à 16 kil. S. O. de Briançon ; 950 hab.

argentière ( col de 1’ ) , passage des Alpes maritimes : la route de Mont-Dauphin et de Barcelonette à Coni passe par ce col. — Une des aiguilles du Mont-Blanc se nomme aussi F Argentière ( hauteur, 4,090 mètres ).

argentière (île de Y ) ou KIMOLO, Cimolos , dans l’Archipel, près de Milo; lat. N. 36° 47’ ; long. E. 22° 47’. Ile jadis volcanique, stérile, presque inhabitée (200 familles) ; eaux therm.,anc.mines d’argent non exploitées, et terre dite cimolèe , célèbre chez les anciens pour blanchir le linge.

ARGENTINE (république). Voy. rio-de-la-plata (provinces unies du).

ARGENTOMAGUS, ville de Gaule (Aquitaine 1”), dffez les Bituriges Cubi , auj. argenton-sur-creüse.

ARGENTON-LE-CHATEAU, ch.-l. de cant. (Deux- Sèvres), à 17 kil. N. E. de Bressuire, près de la riv. de Bressuire ; 450 hab. Ce village a été à peu près détruit pendant les guerres de la Vendée.

ARGENTON-SUR-CREUSE , Argenlomagus , ch.-l. de cant. (Indre), sur la Creuse, à 34 kil. 0. de la Châtre; 3,700 hab. Antiquités, restes d’un châteaufort ; terre à poterie fine.

ARGENTORATUM, ville de Gaule, capit. des Triboci, auj. ^tra: bourg. Julien y battit les Germ., 367.

ARGENTO VARIA ou ARGENTUARIA, ville de Gaule (Germaniaue lreï, chez les Rauraci , est auj. Colmar ou Horbourg sur l’ill. près de Colmar. Yict. de Gratien sur les Germains (378).

ARGENTRË, ch.-l. de cant. (Mayenne), à 8 kil. E. de Laval; 1,600 hab. — Autre ch.-l. de cant. (Ille-eG Vilaine), à 8 kil. S. E. de Vitré; 2,000 hab.

ARGENTRÉ (Bertrand d’), historien, né à Vitré en 1519, mort en 1590, fut sénéchal de Rennes et cultiva la jurisprudence et l’histoire. On a de lui des Commentaires sur la coutume de Bretagne et une Histoire de Bretagne qui fait autorité.

ARGHANA, ville et livah de la Turquie d’Asie (Diarbekir) ; 4,000 hab.

arghana-maden, lieu voisin d’Arghana, à 8 kil. des sources du Tigre. Mines de cuivre immenses. ARGROUN, un des noms du fleuve amour.

ARGHOUN, fi la d’Houlagou, fut proclamé empereur par les Mogols après la mort d’Ahmed, en 1284; mais ce prince faible se laissa toujours gouverner par ses favoris, surtout par le fameux Saad-ed-Daulah ; celui-ci ayant été assassiné par les grands, Arghoun en mourut de douleur (1290).

ARGIE, fille d’Adraste et femme de Polynice, est célèbre par la tendresse qu’elle portait à son époux. Après la défaite des 7 chefs qui périrent devant Tnèbes, elle alla avec Antigone, sa belle-sœur, rendre à Polynice les derniers devoirs, au péril de sa vie.

ARGINUSES, îles de la mer Egée, entre Lesbos et rAsie.LesAtlién.ydéf.les Spartiates, 406 av. J. C.

ARGOLIDE, Argolis, région de la Grèce anc., dans le Péloponèse, au S. de la Corinthie et de la Sicyonie, à l’E. de l’Arcadie, au N. de la Laconie, et le long de la mer Egée, comprenait, outre létal d'Argos, h Trézénie, l’Hermionie, l’Epidaurie. Villes principales : Argos, Mycènes, Tirynthe, Nauplie, Trézène, Hermionfc, Epidaure. L’Argolide appartint d’abord eux luachidcs (1986-1 57 Danaüa, fils de Bêlas

Égyptien , les en chassa, et leur substitua la dynastie des Bélides. Après la mort d’Abas (1498), l’Argolide fut partagée entre ses fils, et Acrisius, l’un d’eux, régna à Argos ; il eut pour successeurs Persée, Sthénélus et Eurysthée, l oncle d’Hercule. Les Pélopides y régnèrent ensuite au détriment d’Hercule et de ses descendants ; Agamemnon , petit-fils de Pélops et fils d’Atrée , possédait Argos au temps de la guerre de Troie (1280). Les Héraclides rentrèrent dans le Péloponèse en 1190 et Argos échut à Téménus. En 820 , après la mort d’Eratus, la royauté fut abolie dans l’Argolide ; elle fut alors remplacée par l’oligarchie. Depuis cette époque cette contrée fut toujours soumise aux Spartiates. L’an 233 av. J.-C., l’Argolide se réunit à la ligue Achéenne; mais les Romains s’en emparèrent en 146 av. J.-C. , et la réduisirent en province romaine. Elle a depuis obéi successivement aux Romains, aux empereurs grecs, aux princes croisés, aux Vénitiens, aux Turcs. Elle est auj. une province du nouveau roy. de Grèce, et a pour villes principales, Nauplie, Argos, Corinthe, Castri, Paros. Voy. argos.

ARGONAUTES, héros grecs qui, sous la conduite de Jason, allèrent en Colchide conquérir la toison d’or, vers l’an 1330 av. J.-C. Ils étaient montés sur le navire Argo , d’où vint leur nom. On n’est pas d’accord sur leur nombre ; l'opinion la plus commune le porte à cinquante environ. Les plus célèbres après Jason furent Hercule, qui abandonna ses compagnons en route, Orphée, Tiphys , pilote du vaisseau, Esculape, Lyncée, Castor et Pollux, Calaïs et Zéthès, Tydée, Nestor. Partis d’iolchos, ils arrivèrent à travers mille dangers et après mille retards en Colchide, s'emparèrent de la toison , avec le secours de Médée, fille du roi de ce pays, et revinrent en Grèce, selon les uns, par le Danube et la Méditerranée, ou même, selon d’autres, par le Volga, la mer Baltique, l’Océan, le détroit de Gadès et la Méditerranée. On a sur cette expédition trois poèmes anciens: l’un attribué faussement à Orphée, celui d’Apollonius de Rhodes et celui de Valérius Klaccus. Plusieurs mythologues n’ont voulu voir dans le voyage des Argonautes qu’une pure fiction ou bien un emblème de la marche des corps célestes; cependant il est à présumer qu’il a eu réellement lieu, et qu’il avait pour but l’exploitation des mines d’or que renferme le Caucase, ou la colonisation des riches contrées situées au N. de l’Asie-Mineure.

ARGONNE , partie de la Champagne et de la Lorraine, occupait 75 kil. de long, depuis Sedan (Ardennes) jusqu’à Ste-Menehould (Marne) , sur les deux rives de l’Aisne; ch.-l, Ste-Menehould. On y trouve beaucoup de forêts et des montagnes qui offrent plusieurs passages ou défilés fort difficiles à franchir; ce qui a fait surnommer l’Argonne les Thermopyles de la France. On a donné le nom d’Argonne à la campagne de 1792. Elle fut signalée par la victoire de Valmy, qu’y remporta Dumouriez, et qui sauva la France de l’invasion étrangère.

ARGONNE (dom Ronaventure d ), né à Paris en 1634, fut d’abord avocat, puis se fit Chartreux à Gaillon, près de Rouen, et mourut en 1704. On a de lui : Traité de la lecture des PP. de l'église; Mélanges d' histoire et de littérature , publiés sous le nom de Vigneul de Manille ; Education , maximes et réflexions de Moncode. Ces ouvrages sont estimés.

ARGOS, Argos et Argi chez les anc., Argo des Vénitiens, ville de la Grèce, ch.-l. de l’Argolide actuelle, à 9 kil. N. O. de Napoli (Nauplie) ; 6,000 hab. Ruines nombreuses ; citadelle dont les assises sont de construction cyclopeenne, amphithéâtre, long passage souterrain taillé dans le roc et communiquant avec la citadelle vestiges de temples, etc. Argos, la plus ancienne ville de la Grèce avec Sicyone, eut pour fondateur Inachus ; elle fut la capit. du roy. d’Argos de 1986 à 820 av, J.-C., et ensuite d’une

AJRGY — 103 — ARIE

république qui ne joue qu’un rôle secondaire dans l’histoire ( Voy . argolide). Les Romains s’en emparèrent l’an 146 av. J.-C. et en firent la capit. d’une province. Lors du partage de l’empire grec par les Latins au xnr siècle, Argos reconnut pour maître Geoffroy II de Villehardoin, qui la donna en fief au duc d’Athènes, vers 1230. Après avoir été possédée par plusieurs maisons , elle fut prise d’assaut, en 1397, par Bajazet, qui réduisit en esclavage 30,000 de ses habitants, et les remplaça par des Tartares. Elle fut reprise par les Vénitiens en 1686, et devint alors le ch.-l. des possessions vénitiennes en Grèce; mais elle leur fut enlevée en 1716 par les Turcs, et resta au pouvoir de ces derniers jusqu’en 1 825, époque où la Grèce recouvra son indépendance.

argos AMPHiLOCHiuM, ville de l’Acarnanie sept., Bur le golfe d’Ambracie, fut fondée par Amphiloque, fils d’Amphiaratis.

ARGOS hippium, ville d’Apulie. Voy. àrpi.

ARGOSTULI , ch.-l. de l’île Céphalonie , avec un port ; 5,000 hab. Evêché. Bon vin muscat.

ARGOUN. Voy. arghoun.

ARGOVIE, Aargau des Suisses, cant. suisse, entre Zurich, Zug, Luceruc, Soleure, Berne, Bâle ; 53 kil. sur 35 ; 199,850 h., dont 107,000 protestants et 1,560 jqifs; ch.-l. Aarau. Des chaînons du Jura en occupent la partie N. 0. 11 est arrosé par l’Aar, iaReuss, laLimmat. Vins, céréales; soieries et étoffes de coton. L’Argovie n’a le titre de can ton que depuis 1798 : jusque-là, ce pays était en partie sujet de Berne, en partie des 8 anc.cantons.Labasse Argovie,avecle comté de Baden, le Kellerampt et le Frickthal, a formé le canton actuel.

ARGUE1L, ch.-l. de cant. (Seine-Inf.) , à 17 kil. N. 0. de Gournay ; 300 hab.

ARGUIN (île d’), dans l’Océan Atlantique , par 18° 57’ long. O., 20° 37’ lat. N., au S. E. du cap Blanc ; 6 kil. de tour. Ile d’un abord dangereux. Découverte par les Portugais en 1452. On croit que c’est l’ancienne Cerné.

ARGUS, descendant d’Inachus, fut le quatrième roi d’ Argos, de 1866 à 1846 av. J.-C., et succéda au roi Apis qui avait été massacré par les Telchines de Sieyone et dont il vengea la mort sur les coupables. Il eut pour femme Évadné, et fut père de Griasus et de Phorbas qui régnèrent après lui.

ARGUS, surnommé Panoptès (c.-à-d. qui voit tout), prince argien, petit-fils du précédent, avait, suivant la fable, cent yeux, dont cinquante étaient ouverts, pendant que le sommeil fermait les cinquante autres. Junon lui confia la garde d’Io, qu’elle venait de changer en vache ; mais Mercure l’endormit au son de sa flûte, et lui coupa la tête. Junon prit ses yeux, et les répandit sur la queue du paon, ou le métamorphosa en cet oiseau. La fable d’ Argus peut être un symbole de la vigilance. — On cite encore plusieurs autres Argus; mais ils sont peu connus.

ARGYLE, comté d’Ecosse, entre ceux d’Inverness, Perth, Dumbarton, la baie de la Clyde, la mer d’Irïande et l’océan Atlantique ; ch.-l. Inverary ; 101 ,400 hab. Ce comté est en grande partie composé d’îles Gslay, Mull, Coll, Jura, Colonsay, Icolmkill, etc.). Plomb, cuivre, fer, beau marbre, houille, ardoises.

ARGYLE (Archibald, comte d’), seigneur écossais, de la secte des Indépendants, fut l’ami de Cromwell, prit part à la condamnation de Charles I et fut décapité après la restauration, en 1661. — Son fils, Archibald II, conspira contre Jacques II, dans la première année de son règne, tenta sans succès une invasion en Ecosse , fut pris à Dumbarton et exécuté, 1685. — Le fils de celui-ci fut lait duc après la révolution de 1688, combattit les Jacobites, se distingua en Flandre sous Marlborough, et fut gouverneur de Minorque et de Gibraltar.

ARGYRIPPE, ville d’Apulie. Voy. arpi.

ARGYROPULO (Jean), savant grec, né à Constantinople, vint dès 1434àPadoue,y eriseig. la philos.

[ fut appelé en 1456 à Florence parCôme deMédicis,

| enseigna le grec au fils et au neveu de ce seigneur, se rendit à Rome en 1480, et y professa la philosophie d Aristote. 11 a traduit en latin la Physique eî la Morale de ce philosophe, Rome, 1662, in-fol.

ARIANE, Ariana, province d’Asie. Voy. arie.

ARIANE, Ariadne , fille de Minos et de Pasiphaé, connut de l’amour pour Thésée qui avait été envoyé en Crète pour être livré au Minotaure, et le tira du labyrinthe, en lui donnant un peloton de fil qui lu? permit de retrouver son chemin. Thésée, en sortant de Crète, l’emmena avec lui ; mais il l’abandonna bientôt dans l’île de Naxos. Bacchus eut pitié d'elle et l’épousa.

Ariane, princesse grecque, fille de l’empereur Léon I , épousa Zénon , qui monta sur le trône en 474. Dégoûtée des cruautés de son époux, elle le fit, dit-on, enterrer pend, qu i! était ivre, elép. Anastase qu’elle plaça sur le trône. Elle mourut en 515.

ARIANISME, hérésie d’Arius. Voy. arius.

AR1ANO , ville du roy. de Naples (Principauté ultérieure), à 26 kil. N. E. de Montefusco; 12,000 hab. Evêché. Les Latins la noram. Equotuiicus.

ARIARATHE. Ce nom fut porté par 10 princes qui régnèrent en Cappadoce de l’an 370 à l’an 92 av. J.-C., et dont les règnes n’offrent guère que des crimes et des assassinats. Les derniers s’allièrent avec les Romains, qui finirent par réduire leurs états en province romaine. Voy. cappadoce.

ARIBERT, fils de Clotaire II, roi de France, et frère de Dagobert I, eut le roy. d’Aquitaine, et se fit couronner à Toulouse vers 628 ; il mourut en 630, ne laissant qu’un fils qui le suivit bientôt.

aribert I, roi des Lombards, succéda en 653 à Rcdoald et abolit l’arianisme, 660. 11 mourut en 661 et partagea son royaume entre Pertharite et Gondebert, ses deux fils.

aribert ii, roi des Lombards en 701, était fils de Ragimbert, duc de Turin, qui avait usurpé la Lombardie. Il se signala par le meurtre de Luitpert,) que son père avait dépouillé, et de Rotharis, son allié; il fut détrôné en 712 par Ansprand.

ARICA, ville maritime du Pérou (Aréquipa), à 295 kil. S. E. d’ Aréquipa; 29,000 hab. Petit port; territoire fertile.

ARICII (el), Rhinocolura des anciens, fort de la B.-Égypte, à 280 kil. N. E. du Caire, par 31° 28’ long. E., 31° 6’ lat. N. Pris par les Français en 1799; en 1800 ils y signèrent une déplorable capitulation.

AR1C1E, princesse athénienne de la famille des Pallantides, qui avaient été détrônés par Thésée, était aimée d’Hippolyte, qui l’épousa lorsqu’Esculape l’eut ressuscité. Elle donna son nom , selon la fable, à une petite ville et à une forêt du Latium où elle se cacha avec Hippolyte. Voy. l’art, suiv.

ARICIE, Aricia, auj. la Riccia, ville du Latium, à 15 kil. au S. de Rome, la première qu’on trouvait sur la voie Appienne. Aux environs étaient un bois célèbre et un temple de Diane Aricinc; le prêtre de ce temple, dit roi d' Aride, était toujours un esclave fugitif; tout esclave fugitif qui le tuait le rempla*. çait jusqu’à ce qu’il subît à son tour le même sort. La tradition donnait Hippolyte comme fondateur du temple et du culte d’Aricie. C’est dans la forêt d’Aricie qu’Egérie apparaissait à Numa.

ARIDÉE (Philippe). Voy. arrhidée.

ARIE, Aria, prov. de l’ancien empire perse, bornée au N. par la Bactriane, au S. par la Drangiane, à l’E. par la Paropamisie, à l’O. par la Parthie Ch.-l. Aria, auj. Hérat. Elle correspond au Sedjistan actuel et à la partie orientale du Khorassan. — On étendait quelquefois le nom d’Arie ou d’Ariane à toute la contrée située entre la Perse et l’Inde, et alors elle comprenait, outre l’Arie propre, les 2 Carmanies, la Gédrosie, l’Arachosie, la Drangiane, la Pa> ropamisie la Choarène, etc.

ARIO — 104 - ARIS

ÂRIÉGE, Aurigera , riv. de France, prend sa source dans les Pyrénées, coule du S. au N., passe à Cintegabelle, Pamiers, Yillefranche, et tombe dans la Garonne à Pinsaguel, après un cours de 140 kil. Elle roule un peu d’or dans ses eaux : d’où son nom à.' Aurigera, et par corruption Ariége.

ariége (dép. de 1’), dép. de la France, sur la frontière d’Espagne, entre la H. -Garonne à l’O. et les Pyrénées-Orient, à l’E. ; 5,690 kil. carrés; 260,536 hab.; ch.-l. Foix. 11 est formé du comté de Foix, du Couserans, d’un fragment du Languedoc. Forêts au S.; lacs poissonneux; un peu d’or dans l’Ariége et le Salat. Fer, marbres, ardoises, albâtre, plâtre, grès à paver, etc. Forges à la catalane, martinets; gros draps, bonneterie, étoffe de coton , de laine ; tanneries , faïenceries , verreries. Commerce en liège, résine, jayet ouvré, ouvrages de corne, de buis, etc. — Ce dép. forme 3 arr. (Foix, Pamiers, St-Girons), 20 cant. et 336 comm. Il appartient à la 11e division militaire, est dans le dioc. de Pamiers et ressortit à la cour impériale de Toulouse.

ARIENS, hérétiques. Voy. ariüs.

ARIG1SE 1, duc de Bénévent, succéda à Zotton en 591, enleva Crotone aux Grecs en 596, et mourut en 64 1 .

ARiGiSE il, duc de Bénévent, succéda en 758 à Luitprand, lutta 13 ans contre Charlemagne, qui le soumit enfin en 787 ; il mourut cette même année. Il avait pris en 774 le titre de prince de Bénévent.

ARIMANE, Ahriman, principe du mal chez les anciens Perses, était opposé à Oromaze (Ormuzd), principe du bien , et était représenté par les ténèbres.

AR1MASPES, Arimaspi, peuple imaginaire de l’Asie, dont les Grecs faisaient des Cyclopes qui disputaient aux griffons l’or du fleuve Arimaspius.

ARIMATRîE, anc. ville de Syrie. Voy. rama.

ARIMINUM, ville d Italie; auj. rimini.

AR1NTHOD, ch.-l. de cant. (Jura), à 35 kil. de Lons-le-Saulnier ; 1,300 hab. Bâti sur les ruines d’un temple gaulois dédié à Mars.

ARIOBARZANE, nom de trois rois de Cappadoce. Voy. CAPPADOCE.

ARION, poète et musicien grec, né à Méthymne, dans l’île de Lesbos, florissait vers l’an 620 av. J. -G. fl vécut longtemps à la cour de Périandre, roi de Connthe, et fit avec ce prince un voyage en Italie, où il amassa de grandes richesses. A son retour, ses compagnons de voyage résolurent de le tuer, afin de se partager ses dépouilles ; mais Arion, connaissant leurs desseins, leur demanda la permission de toucher une dernière fois de la lyre , puis il s’élança dans les flots ; on raconte qu’alors un dauphin , que sa mélodie avait attiré près du vaisseau , le reçut et le porta au cap dé Ténare en Laconie. Le dauphin qui avait sauvé le poète fut rangé parmi les constellations. On regarde Arion comme l’inventeur du dithyrambe.

ARIOSTE (Ludovico ariosto, dit T), célèbre poète Italien, né en 1474, à Reggio (duché de Modène), de Nicolo Ariosto, gouverneur de Reggio, annonça dès sa première enfance des talents poétiques, et fut de bonne heure apprécié par les ducs de Ferrare, qui le fixèrent à leur cour et l’admirent dans leur intimité ; il passa sa vie auprès d’eux, partageant son temps entre la poésie et les affaires. En 1512, il fut député par le duc Alphonse auprès du pape Jules II ; en 1521 , il fut chargé d’étouffer des troubles qui s'étaient élevés dans une province infestée de brigands. On raconte qu’il tomba entre leurs mains, mais qu’en apprenant son nom, ils le laissèrent partir en le comblant de marques d’honneur. Il employa dix années à composer l’ouvrage qui l’a immortalisé , le Roland furieux , Orlando furioso, qui forme le pendant du Roland amoureux deBoïardo. Il y raconte les exploits des paladins, mêlant avec un art inimitable le plaisant et le sérieux,

le gracieux et le terrible, et faisant marcher de front une foule d’actions diverses auxquelles il sait également intéresser. Il publia son poème pour la première fois en 1516, en 40 chants ; il ne cessa depuis de le retoucher, et il en donna en 1532 une édition fort perfectionnée et augmentée de six chants, ce qui en fit comme un nouvel ouvrage. Il mourut peu après, en 1533, d’une maladie de vessie. Il joignait aux avantages de la figure et de la taille un esprit aimable , un caractère doux et affectueux ; il eut pour sa mère le plus tendre attachement. L’Arioste a laissé , outre son grand poème , des satires , des rimes ou poésieB diverses, quelques comédies et des vers Mins. Ses œuvres complètes ont été publiées à Venise, 1766, par les soins de J.-A. Barotti, en 6 vol. in-12. Il a été fait un grand nombre d’éditions du Roland furieux ; les plus estimées, après les éditions originales de 1516 et 1532 données par l’auteur même à Ferrare, sont celles de Franeeschi à Venise, 1584 et 1603, accompagnée d’arguments et de notes; de Baskerville à Birmingham, 1772; de Molini, Paris, 1788; de Bodoni à Parme, et de Mussi à Milan, 1812. Le Roland a été traduit en français par J. -B. Mirabaud, 1741 ; d’Ussieux, 1775; Tressan, 1780 ; par Panckoucke et Fraroery, avec le texte en regard ( traduction fidèle, mais servile ), et plus récemment par A. Mazuy, avec une vie de l'Arioste et des éclaircissements, 1 839, 3 v. in-8 ; par M. A. Delatour, 1842, 2 v. in-8, et par V. Philipon oe la Madeleine, 1843 , in-8. Creuzé de Lesser et

M. Du vau de Chavagne l’ont mis en vers. La vie de l’Arioste a été écrite par J. -B. Pigna et par Garofalo (dans l’édit, de Venise, 1584).

ARIOV1S1 E, roi des Suève3, appelé en Gaule par lesSéquanes contre les Eduens, battit ceux-ci à Ama getobria , 63 ans av. J.-C., et bientôt opprima ses propres alliés. Il voulut s’opposer aux conquêtes de César, après avoir feint d’être l’ami des Romains; mais il fut complètement défait près de Vesondo , en 58. Selon tes trad. il se retira sur le mont Taunus.

AR1PERT, roi des LomDards. Voy. aribert.

AR1SPE, ville du Mexique (Sonora), à 570 kil.

N. de Sinaloa ; 7,600 hab. Ancienne r4idence d’un intendant.

AR1STARQUE, astronome et mathématicien grec, natif de Samos, florissait vers 280 av. J.-C. II est un des premiers qui aient soupçonné que la terre tourne sur son axe et autour du soleil ; il fut accusé, pour cette opinion, de troubler le repos des dieux. On a de lui un Traité de la grandeur et de l'éloignement du soleil et de la lune , publié par Wallis, Oxford, 1688, grec-latin; traduit en français par M. de Fortia, Paris, 1810.

aristarque, critique et grammairien célèbre, né dans la Samothrace , vers 180 av. J.-C., disciple d’Aristophane de Byzance, vint de bonne heure à Alexandrie, fut chargé de l’éducation des fils de Ptolémée Philométor, et m. dans l’île de Chypre à 72 ans. Aristarque est surtout célèbre pour ses travaux sur Homère ; il soumit V Iliade et l’ Odyssée à la critique la plus rigoureuse et en donna une édition nouvelle qui jouit du plus grand crédit chez les anciens ; cependant on l’accuse d’avoir arbitrairement changé ou rejeté un grand nombre de vers. Il avait également travaillé sur Pindare, Aratus et plusieurs autres poètes. Aristarque était un censeur sévère, mais d’un goût sùr, et son nom est resté comme le type du critique. Villoison a donné dans son édition de Y Iliade les corrections d’Aristarque.

AR1STEE, Aristœus, berger célèbre , fils d’Apollon et de la nymphe Cyrène, fille du fleuve Pénée, était né dans la Libye (Cyrénaïque). Il apprit aux hommes l’art de soigner les troupeaux, de faire cailler le lait et d’élever le3 abeilles. 11 épousa Autonoé, princesse de Thèbes, de laquelle il eut Actéon. Désespéré de la mort de son fils, qui fut déchiré à

Page 1