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MONA

d’Ainboine, celui de Randa(Vby. ees deux noms) et celui des Moluques proprement dites. Dana ces de nières, on remarque Gilolo, la plus grande des Moluques ; Ternate, dont le prince étend sa domination sur une partie de Gilolo et de Célèbes et sur Mortay ; Mortay, lidor, Batciuan, Mysol, etc. C’est à Ternate qu'est le centre de l’exploitation des Moluques par la Hollande. Les Moluques sont très fertiles, et la nature de leur végétation les a fait nommer îles à épices; deux arbres surtout, le muscadier et le girotlier, y croissent en abondance (les Hollandais ont longtemps cherché, mais vainement, à concentrer à leur profit dans les Moluques la culture de ces deux arbres). Les indigènes des Moluques sont des Alfourous et des Malais, la plupart féroces et très guerriers. Ceux de la côte exercent la piraterie. — Les Moluques furent découvertes en 1611 par les Portugais, qui les exploitèrent dans le plus grand secret. Les Espagnols survinrent peu après et en disputèrent d’abord la possession aux Portugais ; mais, par le traité de Sai agosse (1629), Charles-Quint céda ses prétentions sur les Moluques à Jean 111, contre 360,000 ducats d’or. Les Hollandais s’eu emparèrent en 1607, et ils les ont toujours gardées depuis, sauf l’intervalle de 1809 à 1814, pendant lequel les Anglais les possédèrent.

MOLWITZ, ville des Etals prussiens (Silésie), à 37 kil. S. E. de Breslau. Victoire de Frédéric H sur Marie-Thérèse en 1741.

MOLYNEUX (Guillaume), savant irlandais, né à Dublin en 1666, mort en 1698, s’adonna aux mathématiques et 6 la physique, fonda en 1683 à Dublin une société scientifique qui n’eut qu’une existence éphémère, fut reçu en 1686 à la Société royale de Londres, se retira en Angleterre pendant les troubles de l’Irlande, et fut nommé en 1692 représentant de Dublin au Parlement. Il publia la même année une Diopirique en anglais qui a longtemps ser\i de manuel aux opticiens. Molyneux était iort lié avec Locke ; il lui demanda si un aveugle auquel on rendrait la vue pourrait aussitôt reconnaître la forme des corps. Locke lui lit une réponse négative, qui fut depuis confirmée par les expé~ riences de Cbeselden : ce problème est connu sous le nom de problème de Molyneux.

MOLZA (Fr. -Marie), poète italien, né à Modène en 1489, se fit de bonne heure remarquer par des vers pleins d’élégance et de facilité qui lui valurent de puissants protecteurs; mais il se plongea dans la misère par l’irrégularité de sa conduite, et mourut d’une maladie honteuse (1644). Il a laissé des capiioli, des rime, des nouvelles et des vers latins, parmi lesquels on remarque des élégies qui le placent près de Tibulle. Ses ouvrages ont été publiés par Serassi, Bergame, 1747-64. — Sa petite-fille. TarquiniaMolza, née à Modène en 1642, morte en 1617, se distingua aussi comme poète et fut louée par le Tasse et Guarini. On a d’elle des sonnets, des madrigaux, etc., impr. avec les Œuvres de son grand-père.

MOMBAZA, île de la mer des Indes, sur la côte de Zanguebar, par 37° 20’ long. E., 4° 3’ lat. S. ; 26 kil. de tour; bons ports; grande fertilité ; commerce d’ivoire, gomme, etc ; habitants mahometans. Possédée par les Portug. de 1519 à 1720 et par les Angl. en 1824-26. Auj. à l’irnan de Maseate.

MOMlEBS.c.-à-d. Comédiens , nom ironique donné en Suisse aux Méthodistes, et spécialement à une association mystique formée vers 1 81 8 à Genève par H.- L. Empaytaz. MM. Bost et Malan s’y tir. remarquer.

MOMONIE, prov. d Irlande. Voy. munster.

MOMES, dieu de la raillerie et des bons mots, fils du Soleil et de la Nuit, tournait en ridicule les dieux et les hommes. On le représente un masque et une marotte à la main.

MONA, île do l’0céan Atlantique, auj. anglesk^

MONABIA, île de l’Océan Atlantique, auj. han.

MONACO (jadis en français Mourges), Herculis

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