‹ Dictionnaire universal d'histoire et de géographie contenant:Chapitre 752 sur 1261 · MON G — 1204 — MOND · texte numérisé non relu

MON G — 1204 — MOND

Monœci portus , ch.-l. de la principauté de Monaco, sur un rocher qui s’avance dans la mer, à 1 1 kil. E. de Nice; 1,200 hab. Port, rade (où mouillent les petits navires). Château, citadelle. Tribunal (dont la cour d’appel siège à Paris). Pêche assez active. Un peu de commerce. — La principauté de Monaco, à l’E. du dép. du Var, bornée ailleurs par la Méditerranée et les Etals sardes, et qui n’a que 130 kil. carrés et 7,000 hab., est pourtant état souverain ; mais le roi de Sardaigne tient garnison à Monaco ; l’endroit principal est Mentone (3,000 hab.). Ce fut d'abord une

8‘mple seigneurie appartenant, dès le xe siècle, aux rimaldi, une des plus puissantes familles de Gênes. Au xvi% le titulaire avait le titre de prince. En 1605 le tuteur d’Honoré II mit la principauté sous la protection espagnole. Mais Honoré II, en 1641, se mit sous la protection de la France, ce qui lui fit perdre les fiefs qu’il avait en Espagne. La France l’indemnisa par la cession du duché de Yalentinois et d’autres fiefs importants. La maison de Grimaldi s’éteignit dans les mâles en 1731 : l’héritière porta alors la principauté dans celle de Matignon, qui prit dès lors le nom de Grimaldi. Honoré V, mort à Paris en 1841, eut pour success. son frère Florestan I,m.en 1856. — Patriedu statuaire Bosioetdu comp. Langlé.

MONAGHAN, ville d’Irlande, ch.-l. du comté de même nom, à 100 kil. N. de Dublin. — Le comté de Monaghan (Ulster), entre ceux de Tyrone, Armagh, Louth, East-Meath,a 1,140 kil.carr.,et 240,000 hab. Ch.-l., Monaghan. Sol assez fertile. Faible industrie.

MONALDESCHI (Jean de), issu d’une famille noble d’Orvieto, dans l’État romain, entra jeune au service de Christine, reine de Suède, devint son grand-écuyer, l’accompagna dans ses voyages après son abdication, et vécut avec elle dans une étroite intimité. Pendant son séjour en France, Christine l’accusa de trahison et le fit assassiner ar château de Fontainebleau (1657). On atiribue ce crime à la jalousie; selon d’autres, M. avait composé un libelle contre sa bienfaitrice.

MONAST1ER (le), ch.-l. de cant. (Haute-Loire), à 14 kil. S. E. du Puy; 3,628 hab.

MONASTIR oubitolia, Octolophum, v. de Turquie d’Europe (Roumélie), à 180 kil. S. O. de Salonique; ch.-l. d’un livah; 15,000 hab.; commerce. Ali- Pacha l’a cruellement pillée en 1806.

monastir, ville de l’état de Tunis, à 22 kil. S. E. deSousa, à 10. du cap Monastir ( Dionysii prom .) ; 12,000 hab. ; étoffes de laine, et surtout bournous.

MONBARREY, ch.-l. de cant. (Jura), à 12 kil. S. E. de Dole; 1,000 hab.

MONBAZENS, ch.-l. de cant. (Aveyron), à 22 kil. N. E. de Villefranche ; 1,000 hab.

MONBODDO (Jacq. burnf.tt, lord), philosophe écossais, né en 1714 à Monboddo (Kincardine), suivit d’abord le barreau d Edimbourg, fut en 1767 nommé juge dans cette ville, et conserva ces fonctions jusqu’à sa mort (1790). Cet écrivain professait une admiration excessive pour la philosophie grecque et s’est livré à des recherches curieuses sur l'antiquité, niais trop souvent il s’est laissé entraîner au paradoxe. On a de lui un traité de V Origine et des progrès du langage , en anglais, 6 vol. in-8, 1773- 92. et la Métaphysique des anciens , 6 v in-4, 1779-99.

MONCADE, Moncada , ville d’Espagne (Valence), à 9 kil. N. O. de Valence ; 2,600 hab. Voy. Béarn.

MONCADE (Hugues de), capitaine espagnol, se 'mit successivement au service de Charles VIII, roi de France, de César Borgia, de Gonsalve de Cordoue ; prit parti pour les Colonne contre le pape Clément VH, s’empara en 1627 du Vatican et le pilla, se fit nommer peu après vice-roi de Naples, et périt en 1628 dans un combat en défendant Naples contre Lautrec et Doria.

MONCAGLIER1, ville des Etats sardes, à 8 kil. S. de Turin; 7,400 hab. Château royal, b. jardins.

MONCALVO ou MONCAL, ville des Etats sardes, à 20 kil. S. O. de Casale; 3,500 hab.

MONCAYO, Caunus , pic de la chaîne Ibérique (Espagne), sur la limite des provinces de Soria . Calatayud et Saragosse. A sa base sont les plaines d’Araviano, connues par la mort tragique des sept infants de Lara; dans ces mêmes plaines, le comte de Transtamare défit les Castillans en 1639.

MONCEAUX, hameau du dép. de la Seine, au N. de Paris, auj. réuni aux Batignolles. Voy. batignolles. — Le nom de Monceaux est resté à un beau parc royal auj. dans les murs de Paris.

MONCHABOU ou MOKSOBO, ville de l’Empire birman (A va), à 100 kil. N. d’Amarapoura ; 4,000 hab. Patrie d’Alompraqui en fit sa capitale (1766).

MONCHIQUE, ville de Portugal (Algarve), à 23 kil. N. de Lagos, au pied de la Sierra de Monchique ; 2,700 hab. Jambons renommés; oranges (les meilleures des Algarves). Eaux thermales aux environs.

monchique (Sierra de), montagnes qui séparent l’Algarve de l’Alentéjo occidental, puis courent au S. O. jusqu’au cap Saint- Vincent.

MONCHY, village du dép. du Pas-de-Calais, à 13 kil. S. O. d’Arras; 1,200 hab.; adonné son nom à lamaison de Monchy, d’où sort celle de HocquincourL

MüNCK, général anglais. Vou. monk.

MONCLAR, ch.-l. de cant. (Tarn-et-Garonne), à 18 kil. S. E. de Montauban; 2,200 hab.

MONCLAR, ch.-l. de cant. (Lot-et-Garonne), à 14 k. N. O. deVilleneuve; 2,173h. — V. ripert-monclar.

MONCLOVA ou COHAHUnLA, ville du Mexique.

Voy. MONTELOVEZ.

MONCONTOUR, ch.-l. de cant. (Côtes-du-Nord), à 18 kil. S. E. de Saint-Brieuc ; 1,800 hab. Toiles.

MONCONTOUR, ch.-l. de cant. (Vienne), à 16 kil. S. O. de Loudun; 700 hab. Henri 111 (alors duc d’Anjou) y battit l’amiral Coligny en 1669.

MONCOUTANT, ch.-l. de cant. (Deux-Sèvres), à 26 kil. N. O. de Parthenay; 1,900 hab. Grand entrepôt de breluches (étoffes de laine sur fil).

MONCR1F (Paradis de), écrivain spirituel, né à Paris en 1687, mort en 1770, obtint de bonne heure des succès dans le monde par sa figure, son esprit et ses talents ; il était à la fois poète, musicien, et jouait agréablement la comédie. Il fut d’abord secrétaire du comte d’Argenson, puis du prince-abbé le comte de Clermont, et devint en 1734 lecteur de la reine Marie Leczinska. Il avait été reçu à l’Académie en 1733. On a de lui : Essais sur la nécessité et les moyens de plaire , 1738 ; une Histoire des chats y ouvrage Irivole sous une forme sérieuse qui l’exposa à bien des sarcasmes; des romans, des poésies chrétiennes, des poésies fugitives, parmi lesquelles on trouve d’excellents morceaux; des chansons. 11 excellait surtout dans la romance. Ses œuvres complètes ont été imprimées en 1761,1768 et 1801.

MONCUQ, ch.-l. de cant. (Lot), à 22 kil. S. O. de Cahors ; 1,400 hab.

MONDA , l’ancienne Munda , ville d’Espagne (Malaga), à 31 kil. O. deMalaga; 10,250 hab. Inscriptions et antiquités romaines. Voy. munda.

MONDEGO, Munda, riv. du Portugal (Beira), sort de la Sierra d'Estrello, coule au N., à l’O., au S. O. ; passe à Celorico, Coimbre, Montemor-o- Velho, et tombe dans l'Océan après un cours de 200 kil. — Un autre Mondego, dans l’Amérique mérid., tombe dans le Paraguay par 19° 40’ lat. S., après avoir séparé le Paraguay du Brésil.

MONDONEDO, Mindoma, ville d’Espagne (Galice), jadis ch.-l. de prov., auj. dans la prov. de Lugo ; 6,000 hab. Evêché. Toiles, corroieries.

MONDON\ ILLE (cassanea de), musicien compositeur, né à Narbonne en 1715, mort en 1772, 8e fit remarquer par un talent précoce sur le violon, vint se fixer en 1737 à Paris, composa et publia successivement des motets, des sonates, des trios, des

Page 1