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Louvain, 1516, ouvrage allégorique dans le goût j parte, en qui il ne voyait qu’un rival, commença à de la République de Platon, où il propose des idées I s’élever contre lui et noua des relations avec Piche-

gru et Georges Cadoudal. Il fut arrêté, et, à la suite

fort singulières sur le partage des biens, le suicide, etc. Il a été traduit en français par Gueudeville, 1715, et Th. Rousseau, 1780. Th. More avait aussi écrit une Vie de Richard III, — d' Edouard V. Ses Œuvres ont été recueillies en 2 vol. in-fol., Londres, 1559. et Louvain, 1 566. Sa vie a été écrite par son gendreRoper,ü\f.,1716,etparTh. Stapleton.

MOREAC, ville de France (Morbihan), à 18 kil. S. E. de Pontivy; 3,500 hâte.

MOREAU (Jacob-Nicolas), écrivain, néà Saint-Florentin en 1717, mort en 1803, fut d’abord conseiller à la cour des comptes de Provence; vint ensuite à Paris, où il écrivit sur la politique et l’histoire ; il défendit les principes monarchiques et religieux, et obtint par là la faveur de la cour; on le chargea de rédiger divers traités d’éducation pour les petits-fils de Louis XV; il fut nommé bibliothécaire de la reine, historiographe de France, et fut, en cette qualité, chargé de former un dépôt de chartes et de législation. Ses principaux écrits sont: l’ Observateur hollandais , 1755-59, espèce de journal politique en forme de lettres; Mémoires pour servir à l’histoire des Cacouas, 1757 , ouvrage plaisant où il bafoue les philosophes, et qui lui attira leur haine; Leçons de politique, de morale et de droit public , puisées dans l’histoire de notre monarchie, 1773 , composées pour 1 instruction dos enfants du dauphin (Louis XVI, Louis XVIII , Charles X); les Devoirs d’un prince ou Discours sur la justice , dédié au roi, 1775, ouvrage justement estimé; Principes de morale politique , 21 vol. in-8, 1777-S9, ouvrage beaucoup trop étendu ; Exposition et défense de la constitution française, 1789, etc.

moreau (J. -Michel), dessinateur et graveur, né à Paris en 1741, mort en 1814, étudia sous Lebas, obtint par son talent la protection de Caylus, fut nommé en 1770 dessinateur du roi, en 1797 professeur aux écoles centrales de Paris. Il a dessiné et gravé plus de 2,000 pièces, entre autres de nombreuses estampes pour les œuvres de Voltaire, J.-B. Rousseau, Molière, etc.

moreau (J .-Victor), l’un des plus grands généraux de la République, né à Morlaix en 1763, üls d un avocat, suivit d'abord la carrière judiciaire, et était prévôt de droit à Rennes en 1787. En 1792, il devint chef d’un bataillon de volontaires, puis alla servir sous Dumouriez ; fut nommé général de brigade en 1793 et général de division en 1794. 11 commandait alors sous Pichegru , à 1 armée du Nord, dont il prit bientôt le commandement en chef. I fut ensuite mis à la tête des armees de Rhin-et-Moselle, 1796, repoussa l’ennemi au-delà du Rhin, battit l’archiduc Charles et le força à se replier sur le Danube ; mais bientôt il se vit contraint de s’arrêter devant des forces supérieures, et effectua cette belle retraite qui suffirait pour immortaliser son nom. Soupçonné d’entretenir des intelligences avec Pichegru , il fut disgracié par le Directoire et mis à la retraite: mais en 1798 il fut nommé inspecteur-général, et en 1799 envoyé en Italie, où i trouva l’armée dans une position difficile et se vi obligé de se tenir presque toujours sur la défensive Il sauva l’armée à Novi après la mort de Joubert Chargé de nouveau du commandement de l’armée du Rhin, il passa le fleuve en 1800, remporta plusieurs victoires sur les Autrichiens , repoussa le général jJray jusqu’au-delà 3u Danube ; là, il garnie encore la vict. decis.de tlociistajdl, et signe le 15 j uj 11. 1 armis ticede Parsdorff. A la reprise des hostilités il remporte la célèbre victoire de Hohenlinden et s’avance sur Vienne. La capitale de l’Autriche n’est sauvée que par l’armistice de Steyer : la paix de Lunéville met fin à cette glorieuse expédition, 1801. A cette époque Moreau , mécontent du premier consul Bona-

d’un procès fameux, condamné à une détention de deux années, qui fut commuée en un exil aux États-Unis. Là, des i ropositions lui furent faites de ’a part de l’empereur de Russie, Alexandre; Moreau, toujours irrité contre Napoléon, les accepta, et consentit à porter les armes contre sa patrie, se flattant, disait-il, de ne combattre que pour rendre la liberté à ses compatriotes. Il débarqua à Gothembourg, le 24 juillet 1813; partout sur son passage on l’accueillit avec les plus grands honneurs ; mais à peine fut-il arrivé au quartier-général des alliés, devant Dresde, qu’il eut les deux jambes emportées par un boulet de canon, le 26 août 1813. Il mourut quelques jours après.

moreau (Hégésippe), néà Parisen 1810, m.en 1838, était enfant naturel et resta de bonne heure orphelin ; undeses parents l’avait recueilli et mis au séminairede Fontainebleau ; ilen sortità 15 ans et vint à Paris, où il croyait que son talent poétique lui créerait une position brillante. Bientôt déçu dans ses hautes espérances, il tomba dans le découragement et la misère, et mourut de phthisie à l’hôpital de la Charité. Hégésippe Moreau avait un véritable talent; son style est plein de grâce et de fraîcheur. Trois mois avant sa mort il avait publié un volume de poés.intit. : Myosotis, dont une 2e éd. a paru en 1851.

moreau de la sarthe ( Jacques-Louis ) , médecin et écrivain, né en 1771 près du Mans, mort à Paris en 1826. Forcé par une blessure qu’il reçut à la main droite de renoncer à la pratique de la médecine, il se mit à écrire sur cette science-et se fit bientôt un *!*m célèbre dans le monde savant. On a de lui (outre de nombreux articles dans le Journal de médecine). Essai sur la gangrène humide, 1776; Esquisse d'un cours d’hygiène , 1797 ; Traité de la vaccine , 1801 ; Histoire naturelle de la femme, 1803,

3 vol. in-8; des éditions de plusieurs ouvrages, etc.

MORÉE (l’ancien Péloponèse), presqu’île qui termine au sud le roy. de Grèce. Cette presqu’île, située par 18°43’-21° 12’ long. E., et par 36° 30’-38° 18’ lat. N., a environ 290 kil. de long sur autant de large; 500,000 hab. (presque tous Grecs); elle est liée à l’Hellade par l’isthme de Corinthe, et a pour bornes la mer Ionienne à l’O., l’Archipel à PE., la Méditerranée au S., le golfe de Corinthe au N. Elle forme auj. cinq provinces du roy. de Grèce, savoir: 1° l’Argolide, 2° l’Achaïe et Élide, 3° l’Arcadie, 4° la Messénie , 5° lu Laconie. Très montagneuse, surtout au centre, elle a une température et un climat très variés; le sol y est en général fertile .-grains, vin, huile, fruits et surtout raisins. Abeilles, vers à soie, gros bétail, mouflons, moutons, chèvres, etc., mais aussi beaucoup d’animaux farouches. Pêche lucrative; commerce encore peu actif, mais qui peut le devenir infiniment. ■ — La Morée doit son nom à l’inunonse quantité de mûriers (morus) dont elle se couvrit au vie siècle. Ce pays, après avoir été indépendant sous le nom île Péloponèse, puis partie de l’empire romain et de l’empire d’Orient, fut après la prise de Constatinople en I2u4 occ. par les Franç., puis par les Vénitiens, passaanx Turcs presque en entier de 1463 à 1479 , leur fut repris par Venise en 1687 , mais fut encore reperdu en 1715, et définitivement cédé à la Porte par la paix de Passaro witz (1718). Les Turcs en tirent un éialet ou pachalik, celui de Tripolitza, divisé en 19 cantons régi3 par des voïvodes , plus le Maïna qui de fait était indépendant ( Voy . ce nom). Pendant la guerre de l’indépendance, la Morée a souffert d’épouvantables ravages de la part des Turcs et des Egyptiens. Enfin en 1828, une expédition française, sous les ordres du général Maison, chassa les Egyptiens de toutes les places du pays et en assura l'indépendance.

MO Ri:

morée (château de], fort de Grèce, sur la côte N. de la Morée, à l’entrée du golfe de Lépante, visà-vis du château de Roumélie, à 9 kil. N. E. de Patras.BâtiparBajazet 11,1482. Pris par lesFr., 1828.

morée, ch.-l. de cant. (Loir-et-Cher), à 17 kil. N. E. de Vendôme; 1,000 hab.

MOREL , famille d’imprimeurs établis à Paris, b’ est distinguée aux xvi* et xvne siècles, par le grand nombre d’éditions savantes qu’elle a publiées, et par les progrès qu’elle a fait faire tant à la typographie qu’aux études classiques.

Morel (Frédéric), un de ses membres les plus distingués, néenl558auTeilleul (Manche), mort en 1630, fut savant helléniste en même temps qu’imprimeur. Il remplaça en 1581 son père comme imprimeur du roi, obtint jeune par son érudition l’amitié d’Amyot, et fut, avec l’appui de ce savant, nommé en 1585 professeur d’éloquence au collège de France. En 1600 il s’associa comme imprimeur son frère Claude, et tous deux publièrent d*excellenles éditions; Henri IV les aida souvent de sa bourse dans des entreprises qui furent plus utiles aux lettres que lucratives pour eux. Ses principales publications sont de belles éditions A' Aristote, de Strabon , de Dion Chryjostôme ; des traductions en latin de Libanius , d 'Hiéroclès ; en français des discours des Pères grecs, etc. — Claude Morel, son frère, 1574- 1626, a publié: Saint Basile , Saint Cyrille , Saint Grégoire de Naziame , Philostrate , etc.

MORELL (André) , savant numismate, né à Berne en 1646, mort en 1703, vint à Paris en 1680, et y fut nommé conservateur-adjoint du cabinet royal des médailles; mais ne touchant point la rétribution que méritaient ses longs travaux, il réclama avec vivacité et se fit incarcérer. Il alla en 1694 se fixer en Thuringe, auprès du comte de Schwartzbourg- Arnstadt, qui le nomma conservateur de son cabinet. On a de lui : Specimen universœ rei nummariœ antiques, 1683 ; Thésaurus Morellianus, publié par Havercamp, 1734, 2 vol. in-fol.

morell (Thomas), savant théologien et lexicographe anglais, né en 1701, mort en 1784, a publié des éditions recherchées du Dictionnaire latin d’Ainsworth, et du Lexicon grec de Hedericus, et a rédigé lui-même : Thésaurus grcecœ poeseos , Eton , 1762 , ouvrage excellent, fait, à l’imitation de nos Gradus ad Pamassum.

MORELLÀ, Iiisgarri , ville d’Espagne (Valence), à 60 kil. N. de Valence; 6,000 hab. Mur flanqué de tours. Château-fort. Tissus de laine, teintureries. Pendant la dernière guerre civile de l’Espagne elle ser'it de résidence à Cabrera, général de don Carlos, qui l’avait prise c?i 1838 et qui portait depuis le titre de comte de Morella. Espartero la lui enleva en 1840.

MORELLET (l’abbé) , littérateur, né à Lyon en 1727 , fut admis en Sorbonne à sa sortie du séminaire , et , tout en étudiant la théologie , se lia avec les philosophes , notamment avec Turgot, d’Alembert, Diderot. Il fut chargé en 1752 d’une éducation qui lui procura l’occasion de visiter l’Italie; publia en 1762 le Manuel des inquisiteurs, et se fit dès lors une réputation de tolérance et d’esprit qui le fit admettre dans la société de Mm* Geoffrin. Il était aussi admis dan3 celle du baron d’Holbach ; mais loin de partager les opinions qui y dominaient, il y combattait courageusement l’athéisme. Palissot ayant attaqué les Encyclopédistes dans sa comédie des Philosophes , Morellet écrivit contre lui un pamphlet intitulé la Vision de Ch. Palissot, qui le fit mettre à la Bastille , mais il en sortit au bout de deux mois. 11 donna en 1766 une traduction du Traité des délits et des peines de Beccaria, et publia depuis divers morceaux sur la politique et le commerce ; il fut admis à l’Académie Française et reçut de Louis XY1 une pension de 4,000 livres. Ruiné

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